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 au temps gâché et aux fantômes du passé (auróvald)
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Auróra Digh
Storboendr - Noble vikings

behind the shield.
POSTS : 356
SEPTIMS : 1425
ARRIVAL : 29/01/2017
IDENTITY : nanda parbat, laurie.
FACECLAIM : eleanor tomlinson, © aslaug.

AGE : vingt-cinq ans.
STATUT CIVIL : mariée à un homme qu'elle n'a pas choisi et qu'elle a pourtant appris à aimer.
METIER : gérante de l'orphelinat de skogen. elle s'occupe des enfants abandonnés ou des orphelins quand personne ne peut s'en occuper.
LOCALISATION : skogen.

INVENTAIRE : (un premier joker) une dague dissimulée sous ses frusques pour se défendre des rustre, un pendentif qui appartenait autrefois à sa mère et que tous les membres de la famille targen possèdent.


there's a warrior.

FEUILLE DE PERSONNAGE.
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Sujet: au temps gâché et aux fantômes du passé (auróvald)   - Sam 25 Fév - 23:20




Ces terres qui ne semblaient qu'être de vagues souvenirs, elle ne s'imaginait pas les revoir un jour. Et ces frères qui n'étaient jusqu'ici que des fantômes du passé, Auróra pouvait les aimer sans regrets. Elle se maudit parfois de tirer profit de cette liberté engendré par la mort, par les mensonges et les remords. Il est mort, et elle jouissait de cette perte comme une coupable le ferait ; mais ça la ronge et elle ne cherche plus que la force de s'accrocher à ces frères et sa tendre enfant. Elle arbore ce sourire, comme cette même coupable le ferait, qui ne dévoile ni peine ni souffrance ; mais Auróra est heureuse, et elle n'a aucune raison de se dissimuler derrière des plaintes et des pleurs inventés.

Ce jour-là, il n'y avait rien d'autre que le soleil dans le ciel. L'astre dominait les nuages et les ombres ; un temps parfait pour observer les vagues, comme elle le faisait autrefois. Aujourd'hui elle ne peut prétendre qu'à cela, la rousse s'est résignée à oublier l'épée et le bouclier. Elle a apprit à se contenter de ceci, de ce petit bout de monde qu'elle entretient, et à se persuader que plus loin rien ne l'y attend. La seule arme dont elle dispose, c'est cette lame de fer dissimulée sous ses frusques et une connaissance certaine de la nature. Bien qu'encore novice, elle peut se venter de connaître ces forêts environnantes autant que les Spriggans. Enfant, elle n'avait aucune difficulté à perdre son plus jeune frère au milieu de centaines arbres les jours d'été ; son père ne lui permettait pas de sortir du village l'hiver, de peur que les forêts abritent les bêtes sauvages en quête de nourriture et que le froid n'emporte sa fille. Ils redoublèrent de vigilance lorsque la gamine commença à developper les symptômes de sa dystrophie musculaire. Auróra fut condamnée à ne faire qu'observer, attendre, et haïr les dieux.

Thorvard était singulièrement enjoué, se faufilant entre les pieds de la jeune femme et aboyant sans aucune raison. Auróra s'arrêta dans son activité - elle s'était mise à pendre aux fils des vêtements lavés aussitôt que sa fille eut trouvée le sommeil - pour prendre un bâton au sol et le lancer aussi loin que la force de son bras droit pouvait le permettre. Son autre bras commençait à prendre en fatigue, jusqu'à ce que le soulever lui soit trop dur. La maladie ne semblait pas s'arranger, et elle ne tardera pas à lui prendre autre chose ; un bras, ou une jambe peut-être. Aucun guérisseur n'a jusqu'ici trouvé la cause, ni même un moyen d'estomper les syndromes. Ca n'empêchait pas Auróra de travailler comme n'importe quelle femme, et n'importe quel homme. Sa mère, tout comme son père, devenait trop âgé pour faire certaines tâches, et ses frères passaient le plus clair de leur temps à la Svart, si ce n'est à se battre entre eux.

Le chien, revenu de sa course, ne s'attarda pas pour revenir aux pieds de la demoiselle. Mais dans son passage, il rencontre un obstacle dans lequel il manque de se précipiter, avant de rapidement revenir vers la rousse. Un jeune homme vêtu de noir, portant une épée à la taille, se tenait à quelques pas, mais Thorbard, anormalement, n'agissait pas avec lui comme il avait l'habitude d'agir avec les inconnus. — Bonjour, s'efforça-t-elle d'articuler. Cet air lui semblait familier, mais Auróra n'arrivait pas à poser un nom sur ce visage, ni même un souvenir. — Si vous cherchez l'un de mes frères, ils sont à la chasse. La jeune femme se penche pour retirer le bâton d'entre les dents du chien, avant de le caresser machinalement sur le haut du crâne, sans quitter des yeux l'invité. — Est-ce qu'on se connait ? demanda-t-elle, un sourire accroché naturellement à son visage et un air interrogateur. Rien ne lui revenait, pourtant comme avec tous ses frères, la gamine à la chevelure rougeoyante passait son temps à vouloir l'impressionner.

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Sujet: Re: au temps gâché et aux fantômes du passé (auróvald)   - Dim 26 Fév - 17:52

Ces airs qui n'étaient que de vieux souvenirs, il ne s'imaginait pas les revoir un jour. Des traits féminins qui s'embellissent avec les années, les jours, les heures, les minutes et secondes. Dès que la demoiselle est rentrée à Skogkatt après tout ce temps, c'était quelque chose de très étrange. Au départ, il ne pouvait mettre un nom sur son visage - mais des cheveux roux et un bras plus fin que l'autre, Ragvald n'eut besoin que de quelques heures pour se souvenir. Pour que les rires d'autrefois résonnent dans sa tête, pour que les combats enfantins remontent dans son esprit. Pour que son prénom un peu trop poétique s'échappe une nouvelle fois de la barrière de ses lèvres. Auróra.

Elle s'était éloigné du village, la rouquine, et Ragvald n'allait pas attendre plus longtemps. Il était temps qu'il aille lui parler, lui demander la vérité, le pourquoi du comment quant à son retour et quelques informations à propos à son départ. Elle était partie si rapidement qu'il avait eu à peine le temps de lui dire au-revoir. Bon, entre eux deux, il n'y a jamais eu d'amour ou quelque chose dans le genre. C'était une relation assez forte, mais en amitié. Ça baignait dans le positif ; sauf que l'on ne pouvait pas dire que Ragvald était indifférant face à la petite Targen. Il n'en était pas amoureux, du moins c'est ce qu'il disait en faisant mine de vomir - car l'amour c'est pour les nuls, mais ses yeux étaient légèrement trompeurs. Il marchait plusieurs mètres derrière elle, silencieux comme une tombe, une ombre. Pour lui, Auróra n'était pas très différente. Ses airs malicieux sont toujours là, son côté fille forte également. Pour finir elle reste la petite Roro de la bande, celle qui voulait toujours se battre comme une Skjaldmö malgré la légère infériorité musculaire. Seulement, son quatorzième anniversaire débarqua avec un cadeau empoisonné.

Elle était devenue quelqu'un de totalement différent. Une renfermée, une solitaire, une gamine qui voulait garder tout pour elle. Peut-être qu'elle voulait juste cacher son défaut, sa faiblesse ; mais Ragvlad ne l'a jamais compris. Au contraire. Il s'est imaginé des choses. J'ai fait un truc qui fallait pas ? J'ai dit un truc ? C'est ma faute ? Triste de voir la rousse se renfermer dans le silence de cette manière, il prit un coup s'imaginant avoir été le pire ami pour elle. Il avait perdu sa meilleure amie, quasiment sa seule véritable amie, la seule qui arrivait à le comprendre un minimum dans les mauvais moments. Il avait perdu la rousse qui illuminait ses nuits noires. Dégoûté, dépité, il venait tous les mercredis déposer une petite fleur sur le rebord de sa fenêtre dans l'espoir qu'elle lui remonte un peu le moral. Nombreuses sont celles qui ont fané.

S'étant planqué quelques secondes pour trouver comment l'aborder, il manqua de trébucher à cause de Thorvard - levant le pied gauche à temps pour qu'il passe entre ses jambes afin de ramener le bâton à sa maîtresse, Ragvald eut un léger sourire de surprise. Son visage vide est revenu bien rapidement quand, d'une voix assez légère, la  rouquine plongea ses yeux dans les siens. Un simple mot venant d'une voix si unique. « Bonjour, » Inclinant légèrement sa tête quand il l'entendit parler de ses frères, il reprit assez rapidement. « Oh non, non, je suis là pour autre chose.. » Et là, c'est la claque. Comme une rupture. Comme si le ciel venait de lui tomber sur la tête, les souvenirs avaient disparu. Déjà ? Il était à ce point différent ou était-elle à ce point insensible à tous ces moments passés ? Légèrement surpris, Ragvald n'allait pas fuir maintenant. Pas après toutes ces années. Baisant légèrement sa tête vers le sol, il reprit doucement. « Je pensais que tu allais te souvenir un minimum de moi, Auróra. » C'est à la prononciation de son prénom que ses yeux replongèrent dans les siens, tandis qu'il mordait légèrement l'intérieur de ses lèvres, contractant ses dernières. Déçu, il espérait qu'elle puisse se rappeler de lui. D'eux.
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Sujet: Re: au temps gâché et aux fantômes du passé (auróvald)   - Lun 27 Fév - 20:46




Un timbre de voix qu'elle ne reconnaissait qu'à peine, des traits familiers qui ne faisaient que créer le désordre et le doute dans les pensées de la belle. Un doux mélange de nostalgie et de nouveauté qu'elle ne tarda pas à vouloir démêler. Maladroitement, elle entamait d'en découdre un par un les fils, avec insistance et impatience. Elle s'arrêta sur ses cheveux corbeaux et des boucles prononcées. Dans ses traits, elle ne lisait rien, mais elle s'impatienta sur ses yeux ; des yeux aux pupilles si indistinctes que la gamine s'y perdait, et s'y retrouvait à la fois. Ces iris, elle avait l'habitude de les admirer, parmi bien d'autres choses chez lui qu'elle enviait, et aimait. Un amour que l'âge ne lui permet plus de comprendre.

Il était plus âgé, plus grand, plus fort ; un guerrier né, de ces hommes pour lesquelles elle s'enthousiasmerai encore, qu'elle contemplait un jour, et haïssait l'autre. C'était une amitié animée par la compétition, plus que les espoirs d'une fillette à vouloir que le garçon pour lequel elle s'entichait, voit en elle une femme plutôt qu'une enfant. Elle se souvient des épées de bois, du bruit lorsqu'elles s'entrechoquaient, et les encouragements de son frère face à un adversaire bien plus aguerri qu'elle. Avant qu'il n'est l'âge de participer aux raids, elle aspirait encore à le dominer, mais les années passèrent et le garçon devint un homme, tandis que la gamine ne restait.. qu'une gamine. Et vint la quatorzième année, la plus rude pour la rousse, qui vit ses rêves se réduire en cendre et sa volonté se détériorer.

Elle refusait de voir quiconque ne possédait pas le nom Targen. Lui, n'échappait pas à la règle. Bientôt elle ne serait plus qu'un souvenir, au mieux, un regret, dégradé par le temps et les rencontres, pensait-elle. Voilà que la gamine n'espérait pas avoir marqué d'esprit, particulièrement de celui-ci, aussi sa solitude est moins pénible si elle pensait qu'au delà de ses murs, rien ni personne ne l'attendait. Elle était en vérité trop lâche pour s'avouer être si faible. Elle était effrayée par l'idée de ne créer aucun interêt, et d'entendre les moqueries portées par le vent. Quatre années plus tard, elle était mariée, à un homme qu'elle tenta d'apprendre à aimer, contrainte à quitter ses terres pour Skogen et à oublier le reste comme un souvenir pénible.

Ragvald ? Ça lui avait échappé, elle trouvait cela presque idiot. Elle doutait de ce que son impulsivité pouvait encore lui réserver ; sauter à son cou et oublier qu'elle l'avait abandonné. Sa langue s'engourdissait, sa gorge se serrait, et ses pensées s'embrouillaient. La Targen osait à peine ouvrir la bouche, de peur que les mots ne sortent en désordre et se perdent dans les regrets. Son regard s'égare, tandis qu'un sourire sincère de son embarras et de son bonheur, qu'elle ne put s'empêcher de réprimander, en vain, étirait ses traits. Ce sont ses jambes qui l'entraînèrent vers lui, sans qu'elle n'en est le moindre véritable contrôle, et ses bras s'attelèrent à l'enlacer. Elle positionna son visage au creux de son épaule, les yeux à demi clos, afin de se laisser baigner par le flot de souvenir dans lequel elle n'avait ni peur ni remords de s'y noyer. Un moment s'écoula avant que la rousse se résigne à défaire son emprise, un peu trop effrayée à l'idée qu'il se lasse déjà de l'affection irréfléchie qu'elle lui offrait. Auróra sourit de nouveau, pointant furtivement à plusieurs reprise la maison, les lèvres entrouvertes comme si les mots n'osaient plus les franchir. — Tu veux rentrer ? fini-t-elle par demander. La rousse ne lui laissa que peu de temps pour répliquer, elle se retourna et passa le seuil de la porte sans un mot. À l'intérieur, elle pose deux gobelets au milieu de la table en bois. Une grimace déforma ses traits lorsqu'elle s'empara du pichet plein. Elle se ventait de pouvoir porter ce dernier vide sans difficulté, mais son bras à demi infirme ne lui laisser pas d'autres choix que de laisser cette charge à son bras droit. Auróra avait cette fière habitude de ne jamais demander l'aide de quiconque ; jamais elle n'eut besoin de quelqu'un, mais dès lors qu'ils crurent que la rousse ne pouvait plus subvenir à ses besoins, quand ses rêves furent décimés et son avenir incertain, elle fut mariée. Une fois délivrée de ce fardeau, un sourire se redessina et illumina de nouveau le pâle visage que sa chevelure rougeoyante lui donnait. — Je me suis longtemps demandé à quoi tu pouvais ressembler en grandissant. Rien de ce qu'elle supposait n'avait ne serait-ce qu'un air de réalité. — Je m'attendais pas à ce que tu changes autant, et que tu me reconnaisse aussi facilement. Auróra secoua faiblement la tête de gauche à droite, un air étonné accroché au visage. — Je n'étais qu'une gamine quand je t'ai laissé. Son visage s'assombrit lourdement au fur et à mesure que ces derniers mots résonnaient comme une erreur qu'elle n'était pas prête à réitérer. La gosse avait laissé le mal l'emporter, au prix d'une des choses qu'elle avait le plus chère au monde, au prix de Ragvald.
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