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 the dawn will come - signi (hot)
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Sujet: the dawn will come - signi (hot)    - Dim 26 Fév - 12:04


- the dawn will come -

Les heures coulent et découlent, l'hydromellerie se fait bientôt vide et l'astre lunaire est déjà haut dans le ciel quand Soren décide de sortir de cet endroit, le pas légèrement chancelant. Tradition ou envie de boire un peu trop, trop de goût sucrée et âcre sur ses lippes, trop d’embruns parfumés à l'hydromel autour de sa personne. C'est comme cela de temps en temps, après une journée d'entraînement longue et douloureuse à la svart, pour oublier les douleurs de l'entraînement, les coups reçus et la fatigue quotidienne. Mais il reste lucide, Soren. Suffisamment pour retrouver son chemin et arriver chez lui. Je ne veillerai pas tard. Il l'avait dit, mais il n'avait pas réussi à dire non à un verre et encore un autre. Sitôt qu'il traverse la porte, le guerrier s'en veut déjà et observe, le regard vitreux, mais conscient, les bougies toujours allumées. Elle ne dort pas. Soren aurait préféré que cela soit le cas, qu'il puisse se déshabiller sans craindre d'être vu dans cet état par son épouse, puis se glisser sous une couverture en peau de bête chaude pour y trouver le sommeil et oublier, fuir, partir loin, dans des contrées où il pourrait rencontrer quelques dieux égarés et pourquoi, festoyer avec eux. Mais ce n'est pas le cas.
Il sent déjà le regard accusateur de son épouse sur lui quand il laisse tomber son manteau, lourd et épais, au sol pour se retrouver en chemise, une chemise qu'il a bien du mal à retirer par manque de force, par fatigue et surtout, parce qu'il est à demi-ivre. Léger soupir expulsé tandis que l'homme se laisse tomber sur la chaise et croise enfin le regard de son épouse. Signi est là, attentive et silencieuse, mais sans aucun mot ne sort d'entre ses lèvres, Soren les entend quand même, le tout grinçant à l'orée de ses oreilles. « J'étais à l'hydromellerie. » souffle-t-il enfin, presque pour se justifier et lui assurer qu'il ne l'a pas encore honteusement trompé, parce qu'il lui a promis, parce qu'il compte vraiment être un époux fidèle. Son regard en biais, il se baisse pour ôter ses braies légèrement boueuses et les lance plus loin avant de laisser ses bras tomber sur la table devant lui, sa tête dessus. « On ne devait boire que quelques verres... Mais les jeunes recrues, ils ont une sacrée descente. » il se met à rire un peu, un rire léger, presque enfantin car innocent, mais un rire sombre qui cache une façon de faire disparaître ses propres démons et surtout, l'ombre d'un siège, celui du jarl, celui que l'homme refuse.

Les yeux vitreux, il ne cesse de fixer son épouse, de longues minutes, de très longues minutes. Les lèvres toujours humides de l'alcool ingurgitée, il se lève, manque de tomber en arrière avec la chaise, mais se rattrape, réflexe de guerrier et avance vers elle. Il sait qu'il fait peine à voir, il le sait et s'en veut, mais dans son comportement d'homme lâche et fuyard, il ne sait trouver d'autres façons d'oublier ses soucis que par l'hydromel, encore et toujours. Les lèvres posées sur le front de Signi, Soren l'embrasse avec toute l'affection qu'il peut lui porter avant de sortir de sa poche, une petite bourse qui n'est pas pleine d'or. Il s'empare de la main gauche de sa femme et la met dedans. « L'autre jour, tu parlais qu'il te manquait cette plante non ? On la trouve près de la forêt qui borde la confrérie... Je pensais qu'elle te serait utile. » une façon détournée de dire que je pense à toi et que j'essaie de t'aimer, mais que tout ceci est affreusement maladroit, car l'homme est avant tout un guerrier et non un amant, encore moins un père de famille, alors un jarl, il n'est même pas question d'en parler. Faisant volteface, Soren sort d'une pièce pour aller dans une autre, séparée par le bois épais de la forêt et se laisse tomber à la renverse sur le lit. Ils ne dorment pas ensemble, jamais. Ils ne partagent pas la même couche, car il refuse de la toucher, car il ne veut pas donner satisfaction à son père, mais peu importe. Signi est sa femme, par la volonté des dieux et de Freyja, cela ne peut être échangé alors l'homme, dans un élan de force et de lucidité, se redresse pour réussir enfin à ôter sa chemise encombrante. « Dors avec moi, ce soir. Partage ma nuit. » la voix rauque, le teint austère comme à son habitude, il plante de nouveau son regard d'un bleu nacré sur celui de son épouse. Non je ne te ferai pas de mal, non je ne te manquerai d'aucun respect, j'ai fait une promesse devant les dieux. Les muscles fatigués et tendus, son esprit souhaite dormir, mais sa volonté est tout autre. Il pourrait parler, Soren, parler jusqu'au bout de la nuit, le brave guerrier. Les cheveux détachés, les longues mèches tombant sur ses épaules, il attend et jauge la réaction à venir de son épouse. « Demain, nous irons au temple de Freyja et nous demanderons à la déesse de nous aider à devenir un foyer heureux et à nous offrir une descendance. » silence lourd et presque pesant s'en suit, c'est la première fois que l'homme ose parler d'un foyer et d'une descendance, d'engendrer des enfants, de partager une nuit avec elle. Sans doute, l'alcool le rend taquin et espiègle dans ce domaine, fougueux comme un étalon, mais sa lucidité est là, latente, mais présente, car nul doute que ses yeux déshabillent déjà son épouse du regard, appréciant le futur touché de ses formes féminines, la volupté dans son plus simple appareil.

Et demain, ses lèvres en trembleront encore.


Dernière édition par Soren Ødegard le Mer 1 Mar - 11:19, édité 2 fois
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Sujet: Re: the dawn will come - signi (hot)    - Dim 26 Fév - 21:20


L'empreinte de l'hiver. Elle apparaît définitive pour sa longueur et la morsure glaciale de ses vents. Elle est aussi inscrite dans le cycle des saisons, un temps pour l'hibernation avant de laisser libre cours à celui de la renaissance. Il te semble aussi que cette saison n'a rien de commune aux autres et pourtant tu ne prends aucune mesure de t'en inquiéter. Les journées s'additionnent les unes aux autres mais les activités ne manquent aucunement pour garder ta conscience en éveil. Celle qui s'annonçait ne serait pas différente de la veille ou encore moins d'un lendemain. La fatigue avait gagné ton corps avant même que le début d'après-midi ne soit entamé et l'expression soucieuse de ton père évitait des questions curieuses. C'était ainsi, les temps de grands froids avaient tendance à affaiblir les plus jeunes, les moins robustes et les personnes âgées. Prendre soin de ton prochain, aider autrui, le soutien à la santé, des motivations que tu fais tiennes lorsque cela est en ton pouvoir, en ta capacité. L'honnêteté prend alors forme comme une dévotion implicite envers des arts que tu maitrises pour les avoir observés, appris et pratiqués. Le dernier patient était un jeune gamin – à peine plus vieux que ton cadet – mais atteint d'une toux caverneuse et de fièvre, un mal bénin mais qui rongeait la maitresse de maison. Unique enfant, la peur constante fait naitre le remord et l'angoisse. L'image du pire survient alors mais après quelques heures de veille par tes soins et remèdes administrés, les signes étaient encourageant. Un sourire était alors venue éclairer ton visage, un sourire qui se fait bien trop rare. La lumière s'inclinait sous la présence du la lune lorsque tu rentrais au domicile de ton époux. Un abri qui était également le tien désormais. Plongée dans l'obscurité, la solitude devient une compagne bénéfique pour les prochaines heures à venir. Un temps que tu aurais pu consacrer pour te reposer mais que tu mettrais à profit pour étudier davantage. Une curiosité évidente depuis ton enfance mais surtout une manière indirecte de t'éloigner un moment et pour souffler d'un combat que tu mènes seule.

Délicatesse d'une œillade sur un nombre éternel de lignes et l'écriture fluide qui défile sous ton regard couleur de sienne. Les flammes des bougies dansent en une chorégraphie doucereuse tandis que la cire s'écoule de son support. Les feux tamisent la pièce pour une ambiance mystérieuse où la pérennité règne. Une sensation de confort et de sécurité. Une fleur d'acier n'a-t-elle pas le droit d'ouvrir ses pétales, Signi ? Tu passes les deux mains sur ton visage espérant chasser les murmures traitres de ta conscience qui apprécie glisser ses ironies. Le miaulement de ton félin est plus que bienvenue, toujours lorsqu'il s'agit de te distraire et de te rappeler à l'ordre de la solitude dans laquelle tu t'abimes. L'animal vient se prélasser sous la caresse de ta paume avant de s'attarder sur la lanière de ta ceinture. Accroché à ta taille, elle retient l'étuis de ta lame ainsi qu'un morceau de cuir tressé. Un gri-gri de la part de ton jeune frère. Jan avait tendance à croire profondément aux récits des anciens, un enfant dont tu devais protéger cette innocence bien trop passagère dans ce monde. Hésitant à jouer avec la lanière en cuir, le chat la frôle d'un coup de patte mais le claquement sourd de la porte d'entrée met fin à ce moment complice et fugace. Le guerrier s'avance d'un pas vacillant mais assuré, la stature d'un homme de fer qui porte un fardeau de maux sur ses épaules. Inutile de le connaître pour le savoir. Chez cet homme tout se devine, le tout entre des lignes que peu de personnes peuvent franchir. Pas même toi, princesse. Etrangère sur la terre meuble, tu sembles être la seule pousse qui s'épanouie sur un tas de ruines. La force ne vient que de l'esprit et de rien d'autre. Le cœur est faiblesse pour détruire et subir. Le meilleur engendre le pire, l'inverse serait-il possible ? Y croire serait en rire, il n'y a pas d'autre source à cela. La fourrure qui lui serre de manteau tombe sur le sol et ses gestes maladroits démontrent combien les verres d'hydromel consommés enivrent encore ses sens. Le liquide le berce vers un monde où la chaine de la liberté ne sont plus à briser. Tu ne lui en veux pas, il ne te doit rien. Après tout ton frère était de la même souche après des heures d'entrainements sur le terrain. « J'étais à l'hydromellerie. ». Des propos qu'il débite comme pour se justifier et ton silence lui semble pesant tout à coup. Assis en face de toi, vos deux reflets sont étrangers l'un à l'autre et pourtant le contraire de l'un serait capable d'équilibrer celui de l'autre. Soleil contre lune, aucun ne peut l'emportait sur l'autre, eux qui se succèdent chaque jour puis chaque nuit. « On ne devait boire que quelques verres... Mais les jeunes recrues, ils ont une sacrée descente. ». Le son d'un rire juvénile résonne puis cela devient une éclipse qui par ombre vient masquer la vérité : celle d'une route qu'on le pousse à prendre mais un avenir auquel il se refuse. Dans ton regard dansent les fantômes d'un passé, certes, mais également de la compréhension pour cet être auquel tu es lié. Il ne peut le voir et c'est mieux ainsi. Tu ne peux te permettre l'écart qui te ferait tout perdre, Signi. Demeure et reste cette fleur de fer car rien ne peut l'atteindre, rien ne peut avoir de l'emprise sur elle. Son regard bleuté et brumeux ne cesse de te fixer et les minutes deviennent témoins d'un échange visuel peu commun entre vous. Cependant, tu as besoin de rompre ce contact bien trop impérieux dont l'ampleur se dérobe à l'œil nu. Tu te lèves pour fouiller dans ton sac à la recherche d'un peu de camomille que tu avais broyé un peu plus tôt dans la matinée. Elle ne serait pas d'une grande aide pour dessouler mais suffisante pour favoriser son sommeil. Au moment où tu te retournes, les lèvres de Soren se pose sur ton front avec une tendresse précieuse mais subtile. Il te montre alors la bourse qu'il tient dans sa main puis de l'autre vient saisir la tienne pour que tu puisses la mettre à l'intérieur du sac. Tu fronces un sourcil mais sa voix t'interrompt. « L'autre jour, tu parlais qu'il te manquait cette plante non ? On la trouve près de la forêt qui borde la confrérie... Je pensais qu'elle te serait utile. ». Le souffle de ses mots s'échoue sur tes joues alors qu'au toucher tu reconnais sans grand mal la matière velouté de la fleur d'aubépine. Une plante qui te manquait en effet car son usage pour renforcer le rythme cardiaque ainsi que ses vertus pour les insomnies en font une remède excellent pour les infusions et les cataplasmes. Il se détourne pour rejoindre sa partie de la bâtisse, celle que vous ne partagez pas. Néanmoins, tu n'es pas hermétique à son attitude et tu as perçu sa parenthèse à ton égard. Celle où il tente de te laisser l'apprivoiser mais aussi de te donner un peu de lui-même.

Occultant les pensées, tu verses un peu d'eau chaude dans un cône dont le bois d'érable et le travail à la main le rend si particulier. Un détail bien futile à cette heure de la nuit où l'étoile nocturne est à son apogée. Tu y verses le mélange de feuilles de camomille avant de prendre la direction de la pièce où le cavalier s'est étalé de tout son long. L'obscurité ne règne pas en solitaire dans cette chambre, non accompagné par la chaleur accueillante d'un feu dont les flammes crépitent le long des buches en bois. Appuyée légèrement contre l'une des deux poutres de la porte, tu le toises calmement alors qu'il se redresse et enlève sa chemise qui laisse choir sur le sol. Tu ne peux nier l'évidence d'une vérité : Soren possède un corps dont l'esquisse est déjà une œuvre d'art pour un artiste et ses muscles soulignent une musculature qu'il entretient. Il est un plaisir pour les yeux mais pas pour les tiens. Il est un désir pour la gente féminine et cela n'est pas de ton ressort. Tu t'avances près de lui non sans trop t'attarder sur sa présence – quand bien même son regard d'encre de chine t'observe avec insistance – et dépose le breuvage encore fumant sur la table à coté du lit. « Tiens, ça ne sera pas efficace contre l'hydromel mais ça t'aidera à ne pas être agiter dur – ... ».  « Dors avec moi, ce soir. Partage ma nuit. ». Son timbre rocailleux ne laisse aucune place à une réponse ouverte mais tu la perçois comme une assertion où il a fait place à une réflexion personnelle. Ses dires te surprennent, sa réaction soudaine tout autant. Il n'est pas âme très loquace, ne parle que pour communiquer l'essentiel et la plupart du temps il fuit. Il se faufile à travers les ombres pour ne laisser aucune trace derrière lui. Il joue a travers la couleur mordorée du liquide qui par son accent fort inhibe sa force. Il entremêle sa vie aux fils du destin que lui imposent les dieux mais sait hâtivement récuser ce qu'il l'effraie. Derrière le voile, à travers les ténèbres mystérieuses, sa présence captive qu'il le veuille ou non. Et que tu le veuilles ou non, la corde qui entaille tes poignets, qui les maintient liés à une raison d'être et se doit de devenir. Ce n'est qu'un corps, l'enveloppe charnelle certes mais tu perds dans tes songes alors que ses iris cobalt continuent de te scruter. Pourquoi maintenant ? Qu'est-ce qui a changé Soren ? Sans doute la promesse qu'il t'a fait lors de sa longue convalescence. L'encre de ton regard s'égard, vagabonde ailleurs et tes doigts se referment sur le fragment d'ambre accroché autour de ton cou. Une habitude coutumière lorsque tu réfléchis. « Demain, nous irons au temple de Freya et nous demanderons à la déesse de nous aider à devenir un foyer heureux et à nous offrir une descendance. ». Et le silence s'égraine un peu plus pour donner plus d'attention aux flammes qui réchauffent la pièce. De sa bouche, c'est bien la première fois qu'il évoque une perspective d'avenir où le nous rassemble et non divise. Tu imagines tout ce qui peut tourbillonner dans sa tête alors que l'empreinte de ses yeux ne cesse de te toiser. Tu peux le sentir même le dos tourné. « Les dieux ne pourront rien dans ces prières tu sais, parce que tout dépend des membres du foyer. ». Ton intonation est calme peut être trop calme mais elle tranche avec la différence de vos années. Jeunesse mais une maturité éveillée depuis bien trop longtemps. Tu ne t'es même pas rendu compte en lui répondant que tu t'étais rapproché. Assise sur tes genoux à même le lit mais toujours l'une de tes mains sur le collier dont la signification à toute sa réalité. « Tu m'as fait une promesse je sais mais … ». Tu sais qu'il allait répliquer alors tu déposes ton autre main sur ses lèvres pour l'inciter à te laisser finir. « … On est dans la même situation toi et moi, je comprend. ». Il était inutile d'en dire plus, il avait compris que tout comme toi il ne voulait pas de cette union forcée que l'on apparente à une prison. « Je ne remet pas en doute ta fidélité mais je ne veux pas être celle que tu détestes parce que tu es lié à une promesse. ». Un murmure posé mais d'une sincérité limpide. Tentation ou peur de partager, tiraillée entre deux pôles tu préfères fermer les paupières et ton front se pose contre le sien.

Les dieux font peut être une erreur en prétendant qu'une fleur ne peut s'épanouir dans l'obscurité.
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Sujet: Re: the dawn will come - signi (hot)    - Lun 27 Fév - 14:18


Le temps est nécessaire pour bâtir. C'est un dicton que répète souvent la mère du guerrier, mère attentionnée, mère aimante, mais a-t-elle aimé du premier regard, l'homme qui partage sa couche, l'homme ou le jarl ? la question se pose et a longtemps torturé l'esprit du garçon. Aujourd'hui encore, il se la pose. Il ignore si sa mère a aimé l'homme avant le jarl ou inversement. Dans le passé, quand la nuit faisait encore peur au jeune garçon, il n'était pas rare qu'il se cache pour observer ses parents, sa mère s'occupant de frida encore nourrisson et de ragvald, bien trop jeune pour s'occuper de lui seul. Rares étaient les moments d'affection, ils ont pourtant existé puisque plusieurs enfants sont nés de cette union, mais publiquement, le couple a toujours été discret, plutôt que démonstratif. Un comportement qui se reporte aujourd'hui sur l'ainé de leurs nombreux enfants. Il ne veut rien laisser paraître, il n'y arrive tout simplement pas. Montrer de l'affection publique envers Signi ? Non. Il reste courtois, polis, attentif, mais il ne lui prend pas la main, ne dévoile pas ses sentiments et jamais il ne l'embrassera devant les autres. Tout en Soren démontre un comportement froid, austère et presque dédaigneux, mais le bleu de ses yeux cache un respect profond et une envie d'aller plus loin, de briser ce mur invisible qu'il s'est lui-même construit, en plus de sa carapace naturelle. C'est son rôle à elle. Signi doit apprendre d'elle-même à percer la carapace et à gravir le mur pour se jeter dans le vide. En est-elle capable ? Soren l'a appris, il ne faut pas sous-estimer la plus juvénile des créatures et derrière sa fragilité peut se cacher le souffle d'une bête qui ne demande qu'à dévorer tout ce qui oserait s'approcher trop de ce qu'elle garde jalousement.
Hier encore, le guerrier voyait dans sa femme, une jeune créature qui ne connait rien à la vie, talentueuse et jolie certes, mais sans doute trop frêle et manquant cruellement d'expérience dans la vie. C'est la conclusion hâtive d'un guerrier qui a déjà croisé le fer, vu la mort et l'a donné à plusieurs reprises. Oui, les guerriers pensent que seule tenir une épée peut forger un caractère et dissocier les faibles des forts, une règle universelle stupide, mais que Soren a longtemps cru comme vérité, parole du dieu Odin qui n'accueil à sa table, que les plus valeureux d'entre eux. Alors comment pourrait-il avoir changé d'avis sur sa femme ? Parce qu'il n'est plus aveugle. Louée soit Freyja, elle lui a permis de voir au delà de la simple guérisseuse en apprentissage, de voir la force d'un ours qui dort encore, de voir une femme qui sera fidèle, une bonne mère pour les enfants qu'ils auront. Si Soren n'a certes, pas eu son mot à dire sur cette union, son père a fait là, un choix judicieux et il serait stupide de ne pas le reconnaître. C'est une chance que Freyja a provoqué et plus les pensées de l'homme s'y perde, plus il souhaite apprendre à aimer Signi. Sans doute ce soir, l'hydromel y est pour quelque chose, accentuant ses envies, ses passions et tous les plaisirs de la chaire, sans doute ce soir, il a envie de découvrir le corps nu de son épouse, sans doute, l'hydromel lui joue des tours, mais au fond de lui, Soren sait. Il sait que cette chance doit être saisie et il veut le faire maintenant.

Elle ne te croit pas ? C'est l'expression qu'il arrive à lire sur ce visage tandis que Signi se tient dos à lui, préparant un nouveau breuvage miraculeux. Alors Soren prend le temps. Il prend le temps d'observer les courbes du dos légèrement courbée de son épouse. Il s'arrête sur sa longue chevelure, s'imagine tortillant quelques mèches sombres entre ses doigts pour les poser sur l'épaule et y dévoiler sa nuque, partie intime qu'il aime caresser du bout des doigts. L'envie l'enivre autant que le goût du miel qui se cache dans l'hydromel, mais ce n'est pas simplement pour ce soir, pour une nuit Signi, c'est pour bien plus. C'est pour marquer le début d'une relation et d'une promesse qui doit être tenue. Elle ne le comprend sans doute pas, elle songe que l'alcool est le responsable, mais tout ceci n'est pas vrai. C'est plus complexe et difficile à décrire, mais c'est un besoin d'essayer, de construire sa propre famille, d'accepter la situation et de se placer comme chef de famille. C'est la volonté des dieux. Des questions posées et une réponse évidente que Soren accepte enfin. Enfin, Signi se retourne et approche avec le breuvage dans un verre en forme de corne qui a creusé jadis. Elle le lui tend, commence à parler de sa voix douce et presque innocente, « Tiens, ça ne sera pas efficace contre l'hydromel mais ça t'aidera à ne pas être agiter dur – ... » elle ne termine pas sa phrase, car l'homme la coupe et lui demande de passer la nuit ensemble, de commencer à écrire un chapitre avec lui, si elle le souhaite et qu'elle en convient, en aucun cas il ne la forcera. Sa main se referme sur la corne et il boit lentement son contenu. Le goût est légèrement amer avec une pointe fruitée subtile et qui se ressent à la fin de la gorgée. Soren boit tout d'un trait avant de poser le verre plus loin et de continuer à parler à celle qui est sa femme selon la volonté de Freyja. Il lui propose d'aller rendre hommage demain à la divinité, d'envisager une famille, un avenir. Oui, c'est la première fois qu'il en parle, peut-être trop rapidement et sans doute avec la fièvre dans le sang qui accentue ce qu'il souhaite, mais la sincérité n'est pas un point sur lequel on peut douter. « Les dieux ne pourront rien dans ces prières tu sais, parce que tout dépend des membres du foyer. » elle se retourne enfin et approche, son époux fronce brièvement les sourcils, parce qu'il croit aux dieux et en leur volonté, que s'ils le souhaitent, ils auront un enfant ou plusieurs. « Ils nous ont pourtant réuni. » susurre-t-il, plus pour lui que pour elle. Son regard vitreux observe les gestes de Signi, elle s'assoit près de lui, elle s'approche un peu plus, une proximité nouvelle et qui éveille des sensations chez Soren, un désir d'être encore plus proche. « Tu m'as fait une promesse je sais mais… » mais ne dis plus rien. Le doigt posé sur ses lèvres, Signi l'empêche de lui couper à nouveau la conversation. Il ne riposte pas, se laisse volontairement faire. « … On est dans la même situation toi et moi, je comprends. » je sais bien. Des songes qui s'éloignent et qui s'éparpillent, où la guérisseuse veut-elle en venir ? Sceller un destin commun ou les dissocier pour ne rien bâtir ?  « Je ne remets pas en doute ta fidélité mais je ne veux pas être celle que tu détestes parce que tu es lié à une promesse. » son front contre le sien, sa chaleur contre la tienne. Le silence semble prendre le dessus et pourtant, Soren n'y tient pas. Il glisse doucement une main sur la nuque de la jeune femme, approche son visage du sien, un peu plus, conserver le contact et la proximité, un désir qui devient de plus en plus fort, au rythme des battements du coeur qui semble s'accélérer crescendo. « Ce n'est pas le cas, crois-moi. » un murmure intime, entre elle et lui. « Je veux bâtir cet avenir que nous destinent les dieux avec toi, ensemble, ce soir et pour toujours. » souffle-t-il avant une pointe d'hésitation, sans doute par peur du rejet et du refus. Ne le repousse pas. Et ses lèvres viennent se sceller sur celles de son épouse. Un baiser au goût de miel, un baiser appuyé, un baiser tendre et simplement, qui dure certainement une fraction de secondes, mais la sensation est plus forte, la volonté également. Soren recule le visage quelques temps après, les yeux clos s'ouvrent de nouveau pour croiser les regards ceux de Signi. « Je le veux, certes, nous n'avons pas choisi ce mariage, nous n'avons rien choisi de tout ceci, mais plus le temps passe, plus je pense que tu es une chance que je dois saisir. Nous pouvons choisir cela, sous la volonté de Freyja. Choisir de nous aimer et de bâtir ce foyer, nous en sommes libres. » ses lèvres se posent cette fois, sur la joue de la jeune femme à la peau de porcelaine pour l'embrasser une nouvelle fois, découvrir la chaleur de ce corps, chaque parcelle de son intimité. « Le veux-tu, toi aussi ? » l'interrogation persiste à la lueur des bougies.
Les enfants que l'on met en cage, peuvent-ils encore aimer ?


Dernière édition par Soren Ødegard le Mar 28 Fév - 19:30, édité 2 fois
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Sujet: Re: the dawn will come - signi (hot)    - Lun 27 Fév - 20:51


Les ombres aspirent à emporter avec eux, la beauté du monde des lumières. Au soleil, la luminescence du ciel est tout autre et peu semblable à la trace de la noirceur. La lumière chasse la peur, fait guerre au ténèbres. Les ombres aiment voler ce qui tend à briller, ce qui se veut mystérieux mais surtout ce qui est rare. Tu ne le sais pas encore Signi mais tu es cette fleur qui au sein des ténèbres aura toujours le loisir de s'épanouir et de fleurir quelques soient la variance des saisons. Des mots et encore des mots. Pourtant qu'ils sont mélodieux et caressant de mélancolie ses mots. Ils sont le fruit d'une intelligence que l'on inscrit dans la philosophie d'une poésie que certains peine à comprendre tandis que d'autres y trouvent la sérénité recherchée. Une bribe de mémoire qui se froisse comme un drap de soie pour câliner ton oreille et ne pas oublier qu'une lutte est une volonté au delà de la matière. C'est ainsi que le seigneur de la guerre t'incite à croire en lui, à persister là où lui s'est arrêté. Lui l'enfant solitaire derrière sa muraille de pierre, lui le cavalier sans crainte mais sans une réelle étreinte. L'homme te pousse à gravir ses propres montagnes afin de vaincre là où il échoue à chaque fois. Il est celui qui manie les armes et la puissance des coups, tu es celle qui fait mouvement vers le cœur et la raison de l'honnêteté. Soit celle qui apprivoise l'étalon sauvage et qui accepte son brasier. Alors soit celui qui insuffle la confiance humaine, celui qui sera mon bouclier contre les peurs qui dansent en éternelle souveraine. Ô oui, elles ondulent sur les champs du sommeil et parcourent des chemins même à l'état d'éveil. Des pensées intérieures qui font rage entre les feuilles de ta tige mais que tes épines griffent au moindre assaut. Pour les faire taire, pour les occulter mais c'est impossible que de le vouloir totalement. Vouloir et pouvoir tel le devoir et le droit sont deux choses bien distinctes, deux idées que l'on ne peut entremêler. Tu le sais mieux que quiconque et pourtant tu te plis aux décisions des anciens et de l'influence des divinités qui se jouent des destins. Encore fillette et les joues pourpre de froid, tu rêvais que Sagà ait des projets pour ton âme songeuse dont l'imagination s'est posée par un beau jour ensoleillé de juillet. L'illusion éphémère s'est envolée avec les cendres d'une figure maternelle dispersées au quatre vents, laissant aux soins de Sif et Zéphyr de prendre sa douceur et sa beinveillance entre leurs chants et leurs brises.  Il n'y a dès lors plus de musicalité et d'étoiles dans les rêves. Les rêves sont devenues des symbioses oscillant entre cauchemars et réalité constante. Aujourd'hui jeune femme, c'est Freya qui s'est révélée avoir l'audace de devancer ton avenir. Une union arrangée au fils ainé de ton jarl, un homme que ton père connaît et respecte depuis tant d'années. Le regard de l'être destiné à être aimé se voulait alors emplit d'un dédain éloquent et d'une ignorance claire au dehors. Cependant, son honneur et sa décence à ton égard suffisant à récompenser ta patience. Le viking ne te demandait rien, strictement rien en retour mais il ne pouvait s'empêcher de dépeindre une possessivité qui n'avait aucune raison d'être. Il ne supporte pas que l'on touche ce qui lui appartient, tu es son objet et j'arrive pas à croire que tu supportes ça ! Les paroles de ton ami avaient été véhémentes mais s'étaient perdues dans le bruit tonitruant du fer qui se croisent. Le regard azuréen du cavalier n'avait alors cessé de toiser  le tien et là le silence avait fait trembler le sublime. Celui de plonger dans son océan, de découvrir ce qu'il s'y cache.

Tu n'hésites alors pas à mentionner que le désir des dieux n'égale pas forcément celui des humbles vivants, que seuls les deux partis – en l'occurence lui et toi – pourraient faire la différence. Laquelle exactement ? Celle d'être l'effort ou celle d'être la croyance à une situation non souhaitée ? Une combinaison de croire aux deux seraient d'être aliéné par la poésie de la chimérie et rien de plus. Tu sais comment cela va finir Signi. Tu vas trembler sous une ivresse qui pourrait tout inverser, tout chambouler. L'acier à surpasser la porcelaine, elle n'a plus le droit de l'être à nouveau. C'est vrai, parce qu'accepter l'échange c'est prendre un risque : celui de se lier et d'oublier ou bien celui de donner et de partager. Confier un peu de ta personne pour qu'il ne pas que celui qui lutte sous les ombres ne noie davantage. « Ils nous ont pourtant réuni. ». Ses dires ténus ne t'échappent pas et prouvent combien il croit fermement aux cieux d'un monde supérieur et de la puissance des divins esprits qui l'accompagnent depuis toujours. Tu y crois aussi mais à ta manière, avec ta propre vision des choses. Soit, ils t'ont mis sur son chemin, t'ont destinés à un homme qui est vainqueur sur la montagne enneigée du combat mais un vaincu qui se relève contre le défi du nous commun. Mais l'homme face à toi et aussi capable de plus. Tu t'es imposée à lui, Soren a entendu le calme de ta voix, de chacune de tes paroles. Ton front posé contre le tien pour seul attache, tu conserves toujours la prise sur la pierre d'ambre. Tu pouvais supporter ses œillades dont le dialogue mystérieux t'est devenu coutumier mais tu ne pourrais endurer davantage s'il venait à sentir enchainer. Les liens de ta corde s'entourent autour de tes membres, ils se resserrent un peu plus à chaque instant. Cesse de lutter, de te battre. Le cœur tambourine et s'encline d'un regain d'effort lorsque tu sens la chaleur de sa paume se poser sur ta nuque et tu sais que son geste mise à la fois sur le contact et la contiguïté. Un besoin de faire parler le touché pour mieux vous rapprocher. « Ce n'est pas le cas, crois-moi. ». Un chuchotement lent à la parenté secrète, une vérité pour faire mettre un terme à ton discours. « Je veux bâtir cet avenir que nous destinent les dieux avec toi, ensemble, ce soir et pour toujours. ». Son timbre est velours, adorable à entendre et elle berce ton ouïe en une sécurité apaisante. Ses mots laissent entrevoir le fil d'une indécision où circule l'angoisse que d'être repousser, que de te voir refuser. Tu sais comment sont les chasseurs, ils charment avant de d'éteindre la flamme de l'existence. « Tu veux tant de choses pour la volonté des dieux. Et toi dans l'histoire ? J'apprendrai te comprendre à défaut de te deviner déjà mais  – ... ». Un mais. Un énième mais sur lequel tu ne finiras pas parce ses lèvres capturent les tiennes. Un échange prononcé qui s'intensifie sous l'accent de la connaissance et de la délicatesse. Une saveur de gourmandise sucrée et de passion pour une effusion qui bouleverse les sens, qui bascule la raison. L'époux est tactile, le contact le conforme aux confins d'une sécurité qu'il cherche à construire. Les paupières closes et légèrement étourdie par son torrent d'énergie, son regard s'ancre sur le tien. Il soutient, il attend et hésite. « Je le veux, certes, nous n'avons pas choisi ce mariage, nous n'avons rien choisi de tout ceci, mais plus le temps passe, plus je pense que tu es une chance que je dois saisir. Nous pouvons choisir cela, sous la volonté de Freya. Choisir de nous aimer et de bâtir ce foyer, nous en sommes libres. ». Un soupir se faufile sur ta bouche, la sienne t'embrasse sur la joue, puis encore. Une proximité qui ne se limite qu'à quelques centimètres, l'une de ses mains s'attarde sur sa joue rugueuse d'une barbe de quelques jours. L'horizon visuel est loin d'être rompu et l'éclat de ses iris est un appel à la tentation. « Le veux-tu, toi aussi ? ». Elle subsiste cette question, la réponse est seule détentrice de ton accord. Libre d'avancer pas à pas pour renforcer l'équilibre qui serait le vôtre et uniquement vôtre. « Tu me vois autrement, une chance dis-tu, pourquoi ? ». Commences-tu d'un murmure avant de te rapprocher de lui, ta main force à le voir relever le menton. Le silence l'emmitoufle encore alors que tu caresses sa lèvre inférieure du bout des doigts. « Sache, que je te vois au delà de l'image que tu donnes, je vois derrière le masque glacial que tu défends. J'en ai vu assez Soren. ». Tu l'observes et les battements bourdonnent un peu plus dans ta poitrine. Et dans un mouvement fluide, tu te glisses sur ses genoux audacieuse mais calme à la fois. « Assez pour le vouloir aussi. ». Des paroles à peine audible mais d'une honnêteté ardente. Tu lui ravis un baiser où se mêle la saveur de l'alcool enivré et le sucre d'un partage que tu lui confis.

Fuis comme bon te semble, ta marque est cavalière et fièvre sur la rose de fer.
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Sujet: Re: the dawn will come - signi (hot)    - Mer 1 Mar - 12:08


Tu n'es qu'un homme. Le murmure des dieux semble plus fort et plus grand que tout autre chose. Être un homme, être un mortel, goûter à la mortalité pour mieux savourer la vie et ses multiples plaisirs. Le corps d'une femme dans son plus simple appareil, le désir subtile d'une caresse, l'intensité grandissante d'un baiser qui en engendre un autre, toujours plus fougueux et passionné. L'homme connait bien des faiblesses, Soren ne fait guère exception. Fils de Folker, jarl à devenir, il est plein de défauts. Lâche concernant ses obligations, brave sur le champ de bataille, solitaire et froid, nonchalant, presque muet par la volonté des dieux, il n'en reste pas moins protecteur et même friand de compagnie quand le soleil est à son zénith. Des paradoxes que l'on retrouve chez un seul homme, un homme qui n'est qu'un homme, loin d'être un dieu. Ainsi, résister à son épouse semble impossible. C'est pourtant sa volonté d'hier et de demain, y résister pour ne pas donner satisfaction à ce père qui est d'avantage un chef qu'un père à ses yeux, même si son sang coule dans ses veines et l'enivre de sa force, celle du grand guerrier d'autrefois. Ne pas succomber, pour montrer à Folker qu'il est capable de dire non, de refuser le destin qu'on lui destine et qu'il peut choisir à la place des autres. Non, Soren, tu as tout faux. Cette voix dans sa tête lui martèle en boucle cette phrase. La vérité n'est pas de savoir qui a tord et qui a raison, la vérité est devant les yeux du guerrier. Elle, Signi, celle qui porte le nom et l'enfant à venir si les dieux le veulent. Elle n'a pas choisi son destin, elle n'a pas choisi son époux, mais elle lui reste fidèle et présente. La toucher, la découvrir et l'aimer n'est pas donné raison à Folker ou à ce qu'il souhaite, avoir un fils qui engendre un héritier, c'est s'offrir une chance de trouver la personne que les dieux nous accordent. Avec Signi, c'est la chance de construire un foyer, de choisir le nom des enfants à venir et d'avoir un soutien face à sa famille car tous ont des projets pour Soren, mais tous se moquent de ce qu'il souhaite lui, excepté elle.
Elle est le rocher qui ne vacille pas contre la marée et les vagues qui s'éclatent sur elle, elle est la branche qui pousse malgré les cassures et les tempêtes, elle est le commencement d'un tout qui s'ouvre à l'homme, un cadeau des dieux qui, dans le malheur, peut s'avérer être une note d'espoir. Alors cesse de lutter. L'échange se veut léger, intense et chaste à la fois. Un baiser pour se rencontrer, un baiser pour se dire des choses que les paroles ne peuvent pas prononcer ou faire comprendre. Les lèvres scellés contre celles de Signi, Soren se veut tactile, appréciant le contact de la peau de porcelaine de son épouse. Il entortille entre ses doigts, une mèche de cheveux et appuie d'avantage ses lèvres contre celles de son épouse. Le rocher est solide, mais la fleur qui s'y cache est douce et savoureuse. Il en a envie de continuer, de ne pas s'arrêter, mais le souffle court oblige le viking à reculer légèrement la tête pour reprendre sa respiration, le rythme légèrement accéléré, saccadé même, le coeur battant la chamade, le sang se déverse plus rapidement dans le corps qui devient fiévreux et envieux. L'envie naissante prend forme et Signi, tout contre lui, lui fait tourner la tête d'avantage que l'hydromel consommé.

« Tu veux tant de choses pour la volonté des dieux. Et toi dans l'histoire ? J'apprendrai te comprendre à défaut de te deviner déjà mais – ... » le temps d'un baiser qui s'échappe et empêche l'épouse de terminer sa phrase, le temps d'un baiser qui se termine et émet l'interrogation de l'époux. « Mais ? » il se veut taquin, sans doute à cause des effets de l'alcool, mais pas uniquement. Il veut jouer avec celle que les dieux lui ont destiné, il veut apprendre à la connaître, à voir tous ces visages, tantôt Signi interrogative et observatrice, tantôt Signi colérique et belliqueuse, tantôt Signi désolée et embêtée puis tantôt, Signi obstinée et combattive. La tentation se fait grande, sans doute trop et voilà que l'époux embrasse la joue avant de mordre la lèvre inférieur de sa femme, parce qu'il a faim d'elle, parce qu'il veut tout découvrir d'elle, aller plus loin, aller dans les plaisirs que déverse la furie de Freyja dans ses veines, dans son corps. « Tu me vois autrement, une chance dis-tu, pourquoi ? » le menton relevé de force, l'homme acquiesce et observe, un sourire taquin se dessine sur ses lèvres tandis qu'il a hâte de découvrir la réponse. Soren a peut-être fait fausse route, s'est peut-être trompé, mais sa poigne de fer se referme autour des hanches finement dessinées de Signi. Il ne dit pas mot, reste muet, mais ses lèvres bougent pour lui et sans un son, dessine le mot pourquoi à l'intention de son épouse, se prendra-t-elle à son tour à ce jeu du désir et bien plus ? Elle si jeune, elle si fragile, elle si guerrière à devenir, elle qui commence à comprendre Soren, à dissocier le guerrier de l'homme. « Sache, que je te vois au delà de l'image que tu donnes, je vois derrière le masque glacial que tu défends. J'en ai vu assez Soren. Assez pour le vouloir aussi. » audacieuse, elle se hisse sur les genoux de son époux et revient s'emparer ses lèvres. Cette fois, c'est elle qui mène la danse, c'est elle qui dessine la cadence et décide du rythme. Un rythme qui s'accélère, qui va de paire avec l'envie grandissante. Soren émet un léger soupir d'aise à son contact, sent un frisson lui parcourir le dos pour remonter jusqu'à l'échine et y mourir.
Tu n'es qu'un homme et elle a su le voir derrière l'armure de glace.
La glace fond, le feu brûle et crépite tandis que le baiser se fait plus intense, plus profond, plus fougueux et plaisant. Les mains de l'homme se baladent et l'une saisit un pan de la robe de la cavalière pour le remonter. Ses doigts se posent sur la cuisse, caresse la peau subtilement et l'autre empoigne la nuque de la femme pour la rapprocher encore plus, pour rendre la proximité encore plus forte et pour rendre le désir plus brûlant. Le guerrier de glace disparaît et laisse sa place à l'homme embrasé. Signi a réussi à te dompter. Elle le fait parfaitement bien et son époux ne résiste pas. Après de longues secondes, le temps suspendu par Freyja qui règne dans cette demeure, Soren recule le visage et observe un long moment le visage de la femme qu'il tient contre lui. Ses yeux se plongent dans la contemplation des siens, tandis que l'une de ses mains s'empare de l'une de Signi pour l'ouvrir et y déposer un baiser à son creux. « Tu es celle qui voit au-delà de ce que les yeux peuvent voir. Tu es celle que je veux, maintenant et pour le reste de nos jours à venir. » susurre-t-il avant de se redresser légèrement pour allonger son épouse sur le lit et venir sur elle, comme un prédateur, comme l'homme que tu es. Le regard brûlant, déchiré par la passion du corps et de l'esprit, il revient saisir ses lèvres chaudes et humides pour un énième baiser tandis que l'une de ses mains entrelace les doigts de Signi pour s'y refermer et que l'autre s'emploie à dénouer les noeuds qui maintiennent la robe, des tissus de trop pour l'avenir si proche.

Tu n'es qu'un homme,
un homme qui brûle de désir.
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Sujet: Re: the dawn will come - signi (hot)    - Jeu 2 Mar - 17:20


Abandonne et transmet. Alloue les sensations et les émotions. L'ensemble des deux n'est qu'une distraction. Entend-le l'épine, n'oublie jamais cela. Donne et partage. Véhicule le sentiment qui bourdonne autour de toi et dans l'espace où le temps zigzague et te pousse un peu plus à rompre la distance qui te mène au roi d'un monde dont tu n'étais encore qu'une ombre. Pourtant, les profondeurs de ses yeux s'animent d'un feu sans faille qui ne cesse de briller encore et encore. Le rire à chasser l'ire du glacier, faisant place à une luminescence plus naturelle qui demande qu'à s'exprimer mais qui coquine encore. « Mais ? ». Voilage d'une malice qui se mesure, qui s'affame d'une patience pour être récompensée. La réponse en suspend mais tu saisis l'essentiel et son sens tactile n'est pas en reste. Il connaît les plaisirs charnels de la féminité, un avantage que tu n'as jamais eu peut être mais tu n'en demeures pas moins innocente pour autant. Silhouette gracile et angélique mais les apparences sont trompeuses. La rose ne se sépare jamais de ses épines les plus aiguisées. Baiser léger, puis une sensation plus accentuée lorsqu'il te mord tendrement la lèvre inférieure. Le guerrier est aventureux, dépeint son envie d'aller plus loin mais honore cette parole promise. La tiendra-t-il seulement Signi ? Une interrogation qui vient mourir lorsque la prise masculine autour de tes hanches se fait plus ferme. Du bout des lèvres il épèle à nouveau la finition de tes derniers mots. Tu secoues la tête mi amusée mi embrumée par la pression de son expression sur toi. Un corps qui lui est inconnu mais qu'il convoite sans la moindre réserve. Son contact est fluide et habile, il apprend à apprivoiser l'essence qui nait d'une proximité à la fois nouvelle et étrangère. Un tout et un rien qui lui appartiennent à la fois. L'aventure n'est qu'un défilé d'une fraction de secondes alors que tu prends la directive d'une proximité dont la corde s'équilibre et ne demande plus qu'à se consumer. L'une de ses mains se bloque sur ta nuque tandis que l'autre s'engage beaucoup plus en hauteur de ta cuisse. Des premiers tremblements oisifs mais bien là et la cadence du cœur qui s'argue d'un tambour ardent. Il résonne et galope davantage lorsque tu lui donnes la réponse si claire qu'il attend. Ta main gauche caresse sa clavicule et les effluves boisées de son parfum enivre tes sens. Des lèvres qui s'accordent pour une mélodie qui se renouvelle avec plus d'affection et de force. Vous êtes proches l'un de l'autre mais cela ne semble pas être suffisant. Un désert aride, l'oasis est un mirage. Réveille toi Signi ! Non, tu es déjà au lointain d'un chemin où l'aigle a déployé ses ailes pour se lancer dans une course dont il ne reviendra pas indemne. Tout sera différent ma douce, lutte avant qu'il ne soit trop tard. La raison s'écroule et le désir devient caprice. Le viking s'éloigne quelque peu, accostant sur le rivage de tes iris. Il saisit ta main et y pose un baiser au centre de ta paume. « Tu es celle qui voit au-delà de ce que les yeux peuvent voir. Tu es celle que je veux, maintenant et pour le reste de nos jours à venir. ». Des paroles véridiques, des dires qui bousculent les vents d'un cœur qui bat sous le bouclier d'acier, un premier battement pour un cœur qui ne doit pas cesser. Vous devenez un, peau contre peau, âme contre âme.
Symbiose à deux, l'essence de la volonté des dieux.
Le cavalier devient protecteur d'un terrain qu'il fait sien, qu'il marque de son empreinte.


~ ~ ~

Les dernières buches brulent sous le joug des petites flammes dont il ne restera bientôt plus que des cendres. Tu peux les entendre crépiter alors que son souffle danse comme un totem sous ton oreille. Tête posée contre le torse de ton mari, le bruit de ses respirations sont paisibles bien loin des pensées qui le trahissent en tourment lorsque l'encre de ses yeux se tarde sur le jour. Silence se fait, tu ne veux pas le réveiller ni même troubler ce qui vous avez partagez – il y a quelques heures encore –. Un don de toi que tu lui as confié que tu n'offriras jamais plus à un autre. Une vertu n'est rien mais c'était un acte que tu reculais pour des raisons tout comme Soren avait les siennes. Les interrogations tourbillonnent dans ton esprit, elles s'agitent et s'arment des troubles, se nourrit des inquiétudes. Ne t'avais-je pas dit d'être prudente ? De ne jamais serrer quelqu'un entre tes pétales ? Tu sais combien la perte est grande à chaque fois que tu te lies aux autres ma rose, cesse et redeviens armure. La conscience est un bouclier dont le revers est tranchant et sans appel. Elle prévient les conséquences pour préserver ses innocences que l'on a tant perdu. Tu fermes les paupières une fraction de secondes afin de faire le tri dans ce capharnaüm qui crie encore et encore. Doucement, tu te dégages de l'étreinte du guerrier afin de ne pas le réveiller. Il en a besoin plus que jamais avant que la réalité ne revienne hanter son âme avide de liberté et de course contre la bataille. Tu grimaces sous la douleur à fleur de peau des courbatures naissantes. Tu te faufiles au bout du lit avant d'attraper le premier vêtement qui te passe sous la main. La chemise en lin du guerrier. Un clin d'œil d'une intimité naissante et que l'homme mettrait sans doute cela sur la complicité des dieux. Tu es une chance que je dois saisir, avait-il dit. Etais-tu véritablement celle ci ? Tu ne le savais pas réellement et qui pourrait le savoir après tout ? Tu avais seulement la notion de l'aspect véridique de cette existence, celle où le cavalier d'honneur serait le gardien qui raviverait la flamme éteinte d'un cœur enrobé dans un fourreau d'acier. Tu enfiles le tissu qui glisse sur ta peau quelque peu froide alors que la température de la pièce est agréable pour une nuit qui embrasse la fin de son règne pour aujourd'hui. Les genoux rassemblés devant toi, l'encre sienne de tes iris s'occulte dans les ondulations hypnotiques du feu qui persiste à perdurer. Un énième murmure comme une allusion récurrente à ce que vous veniez d'échanger l'un envers l'autre. Union arrangée, mariage consommé. Les deux actions étaient respectées, certes et ce en accord des deux partis. Soren avait attendu ton aval, il avait persévéré dans ses interrogations, dans ses gestes, dans ses regards aphones. Son attention à ton égard était observatrice, douce et tout en finesse. Il était abrupte, franc dans sa manière d'être mais d'une honnêteté limpide qui ne s'apparentait à aucune violence de sa part. Tu n'as jamais eu une crainte quelconque du maitre d'armes, tu le défiais bien souvent là où cela lui était agaçant. Jeune par tes années mais tellement emplit de sagesse et d'expérience pour avoir trop vécu. Deux manières d'entrevoir la vie, deux façons divergentes de les exprimer. Instinct ment, ta main gauche se reporte sur ta chaine en argent avant de s'enrouler autour du fragment d'ambre. Un geste coutumier lorsque tu pars vers tes songes. La pierre est chaude sous tes doigts et bien qu'elle soit polie, tu affectionnes ses imperfections. Cela la rend unique à tes yeux en plus d'avoir appartenu à ton frère. Un miaulement rauque s'élève, Sif s'avance de sa démarche impériale et possessive en ta direction avant de s'aventurer sur l'édredon. Tu passes tes doigts sur la fourrure couleur sable et le chat se délecte de ce câlin. Un ronronnement de complicité qui s'atténue lorsque tu entends ton compagnon racler sa gorge comme pour attirer ton regard sur le sien. Ses pupilles cobalt ne sont que lyrisme. Une paix, souffle de tentation. Le paradis devient alors accessible, il devient terrestre. Cesse d'être ironique Sagà. « Bonjour ... ». Lui dis-tu doucement alors que l'esquisse d'un sourire prend naissance à la commissure de ta bouche. Le silence s'égraine comme une harmonie entre vous mais tu te décroches de ses yeux. Ils sont top fervent d'émotions et ce sans le moindre son.

De toi à moi l'unité n'a qu'un pas.
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