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 lost in memories. (r/ragvald)
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behind the shield.
there's a warrior.


Sujet: lost in memories. (r/ragvald)   - Dim 26 Fév - 16:02


lost in memories
we're still what's left
Aux cœurs perdus, des amitiés déchirées.
L'âme du disparu, des souvenirs liés.


Des instants oubliés qui demeurent figés. Dans le temps puis dans l'espace. Ce dernier semble se rétrécir à vue d'œil lorsque le pressentiment s'insinue dans le filon d'une pensée puis dans celui des veines. C'est une sensation qui taraude l'esprit et qui embrume les sens jusqu'à affaiblir une force jusque là insoupçonnée. Et pourtant, la vague glaciale ne fait que commencer lorsque les silhouettes se dessinent au lointain. Doucement mais certainement, elles se font plus concrètes et les traits des visages se déclinent. C'est là. C'est le moment que choisi le hasard pour abattre sa prochaine carte, celui où le joker abat son cavalier de trèfle. Ce trèfle qui a été si protecteur à ton égard, celui qui a été à l'aube de tes premiers sourires mais aussi de tes derniers. Alors le ressenti intérieur s'éveille à une réalité que tu avais deviné avant même qu'elle n'arrive, telle la fine pluie qui se profile à l'horizon. On hume son odeur lourde et humide et on sait que cela n'est qu'une question de temps avant qu'elle ne pleure ses caprices. Des caprices pour alimenter la terre, pour nourrir les récoltes, pour un cycle que la nature se doit d'accepter. Ces petites aiguilles qui jouent malicieusement avec l'angoisse sont endormies car tu ne leur laisses plus le champ libre d'agir. Tu ne peux plus te le permettre. Tu te dois d'être cette présence que tu as toujours été Signi, force d'un calme qui apaise les tourments. Et les tiens ? Ils n'ont plus droit d'être non plus. Annihilés des sentiments qu'ils soient d'ire ou d'allégresse, tu ne peux les conserver. S'ils subsistent ce n'est que pour le bien être des membres de ta famille, de ceux qu'ils te restent pour avancer chaque pas. Un de plus pour que le jour se lève et un deuxième pour que la nuit prenne le relais à son tour. Un cercle vicieux qu'est l'existence mais auquel tu apprends à te conformer tout en le déjouant. Un vestige antérieur prend ses aises dans les quartiers de ta mémoire, il danse comme une fleur qui éclos pour le rire charmeur et arrogant de ce frère qui tantôt ricanait  de ton entêtement parce que tu voulais absolument apprendre à maitriser l'arc. Cette arme pourrait être tienne disait-il, elle te ressemble petite sœur. L'empreinte de de son sourire qui disparaît au profit d'une expression impassible mais emplit d'une inquiétude avouée. La veille de son départ pour une bataille qui animait sa vie mais un combat auquel il ne se relèverait pas. Une part de moi, ne l'enlève jamais.

Les paupières closes, tu sens la paresse du vent caresser tes joues rougies par le froid. Un réveil tout en rudesse et douceur à la fois pour te ramener à l'instant présent. Tu secoues la tête d'un mouvement énergique avant de balayer cet aparté du passé de ton esprit. Ce dernier à tendance à s'envoler trop ailleurs  ces derniers temps, comme un aigle agité prise au piège dans une cage étroite. La liberté est un prix auquel tu n'es plus promise. Un soupir s'échappe d'entre tes lèvres laissant la buée s'évaporer pour témoigner de la baisse de la température. Pour autant, à couvert des feuillages des grands arbres tu peux sentir l'astre solaire qui se veut joueur lorsque ses rayons chatouillent le bout de ton nez. Les rayons se filtrent un passage sauvage et versatile où leur volonté égale peut être celles des dieux. Le plafond du ciel se parsème de nuages épais et brumeux et bien que souffle de la brise – soit quelque peu – sibérien, le timide soleil suffit amplement à ranimer la flamme de la chaleur. Les hululements des oiseaux nocturnes s'élève en fond sonore, bientôt l'heure de la chasse prendra fin. Tandis que tu marches en direction de la clairière où tu as l'habitude de récolter plusieurs plantes, tu sais que déjà que les regards accusateurs vont naitre à ton retour. La veille au soir, tu avais pu entendre les pas assourdissants de Soren rentrant d'une festivité arrosée à l'hydromel. Feindre de dormir avait été une requête personnelle, tu ne voulais pas être à vue de ses regards d'encre bleues emplit de colère. Quelques fois, le silence demeurait l'abri le plus certains à ton esprit et à ce cœur que tu emprisonnes dans l'acier de ses pétales. Le lendemain la gueule de bois serait le premier rendez-vous du guerrier et par acquis de conscience de la guérisseuse que tu étais, tu te devais de concocter le remède pour l'aider. Certes la potion buvable l'aiderait mais le goût lui passerait peut être l'envie de recommencer. Un rire amusé se dessine à la commissures de tes lèvres alors que tu arraches proprement quelques feuilles d'ortie. Crac. Le bruit léger mais portant d'une branche qui plie sous le poids mais qui alerte tes sens. Le craquement est redondant pour la seconde fois, une fois de trop. Tu sais reconnaître le bruit d'un animal et celui de l'homme et l'inconnu n'est plus très loin. Tu ranges les feuilles d'ortie à l'intérieur de ta besace en cuir puis la rajuste en travers de ton épaule gauche. Le capuchon de ta cape dissimule les mèches rebelles et noires qui s'échappent de ta tresse et l'anxiété alimente l'adrénaline qui fait écho tel un tambour dans ta poitrine. Tes songes t'auraient-ils emportée au delà de la barrière imposée pour que tu ne prennes pas garde ? Et qui pouvait bien être là à une heure pareille de la matinée? Ta main gauche glissent le long de ton corps pour saisir le manche de l'arme accrochée à ta ceinture. Les minutes ont défilées avec aisance et la respiration rauque de l'inconnu est bien loin de se vouloir à découvert. Non, bien au contraire il semble se destiner à aucune discrétion. Tu peux entendre ses pas le rapprocher de toi mais l'étranger aurait du faire mesure de prudence plutôt que de s'armer d'arrogance. Ta poigne ferme sur le stylet et avec agilité tu te retourne d'un mouvement furtif pour le placer sous la gorge de l'inconnu. Un homme mais pas seulement puis qu'il s'agit du second fils de ton jarl, du frère de ton mari, de l'un des proches amis de ton défunt lien fraternel. Le geste porté était aucunement hésitant, tu aurais frappé car telle est la nature humaine celle de l'instinct de survie. Pourtant, la seule chose que tu trouves à faire est de reculer d'un pas en soupirant calmement. « C'est pas vrai … ». Commences-tu tout en retournant alors que ton beau-frère semble s'amuser de la situation. Tu fronces les sourcils en toisant Ragvald de haut en bas. Il n'était pas du genre à se lever tôt et encore moins à trainer dans les parages, toi qui venait souvent ici à cette heure et bien d'autres. « Pourquoi tu es là ? » L'interroges-tu tout en rangeant ta lame dans son fourreau. « Décidément il est pas croyable … ». Ton intonation est emplit d'un agacement pondéré mais également d'une colère ténue que tu as toujours conditionnée en une impassibilité individuelle.  
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