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 Hail Freyja, Vanadis, I ask for protection (Folker & Ívar)
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Ívar Ødegard
Dengr - les guerriers vikings.

behind the shield.
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ARRIVAL : 26/02/2017
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AGE : 26
STATUT CIVIL : tout juste veuf et père d'un petit garçon, il est néamoins épris de Guiséla Ødegard, sa belle-soeur.
METIER : soldat, ambassadeur, combattant de la Svart Brotherhood
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Sujet: Hail Freyja, Vanadis, I ask for protection (Folker & Ívar)   - Jeu 2 Mar - 15:38


Hail Freyja, Vanadis,I ask for protection
Deep in the ocean, dead and cast away where innocence is burned in flames. A million mile from home, I'm walking ahead. I'm frozen to the bones, I am...A soldier on my own, I don't know the way I'm riding up the heights of shame. I'm waiting for the call, the hand on the chest. I'm ready for the fight and fate

Il tournait, tournait, encore et incessamment depuis plusieurs heures maintenant. Réfugié dans la maison familiale, Ívar était emprunt d’un stress qui faisait l’effet d’un orage même à l’intérieur. Et s’il n’avait de cesse que de faire des allers et retours, rester actif l’empêchait de trop se laisser submerger par la frustration qu’il éprouvait à cet instant. Si les premières heures il était resté tout à fait calme, plus le soleil continuait sa course dans le vaste ciel, plus il désespérait. Ce jour là, il allait s’en souvenir et si cela se poursuivait de cette manière, il n’en serait en rien un heureux événement comme cela devait l’être. Ívar vint guetter à l’entrée de la maison, laissant son regard s’échapper dans la rue et jusque vers sa propre habitation qu’il pouvait apercevoir d’ici, dans l’espoir de voir un signe, une autorisation à revenir chez lui. Jara était là bas, entre de bonnes mains, et tout leur avait laissé croire que leur enfant était en train de naitre avant qu’il ne fasse venir des matrones pour s’occuper de son épouse. Bien entendu, le père n’était pas autorisé à y assister, Jara avait besoin de s’entourer de personnes qui avaient l’habitude de voir et de faire cela, au risque qu’il mette une pression supplémentaire à son épouse et dont elle n’avait pas besoin.

« Ça fait une éternité. » Souffla t-il, excédé en revenant dans la maison afin de continuer ses allers retours comme un fauve emprisonné.

En parlant de fauve, India suivait son maitre du regard, dans toute la grâce qu’offrait ces chats norvégiens, elle était bien la seule qui parvenait à garder son calme ici mais observait la scène visiblement très intriguée. Savait elle seulement ce qu’il se passait et pourquoi était-il à ce point tourmenté ? Ívar vivait mal ces instants, parce qu’il avait eu de mauvais présages et la Volvä lui avait confirmé ses inquiétudes. Alors il avait l’impression que rien n’était contrôlable, que quoi qu’il arrive il continuerait d’être impuissant face à la situation. Le guerrier vint finalement cesser ses tours pour prendre place près du foyer, attrapa une miche de pain pour l’enfourner dans sa bouche et le mâchouiller avec agacement. Sa nervosité répandait de mauvaises ondes dans la maison familiale où il avait grandi, jusque là sa mère semblait avoir abandonné toute idée de le rassurer et de le calmer puisque rien n’y faisait tant qu’il n’aurait pas la conviction que Jara et son enfant étaient en bonne santé. Mais sa mère devait espérer que le retour de son père ici pourrait changer la donne et qu’il arrête d’agacer tout le monde en soupirant toutes les minutes.

« Si ça continue je vais le sortir moi-même ce gamin ! » Fit-il en plantant violemment son couteau dans un de ces poisson posé sur les grilles incandescentes sur foyer afin de le ramener vers lui et commencer à le découper pour manger sa chair. Pourquoi ce n’était pas aussi simple que d’ouvrir le ventre d’un poisson et le vider de ses organes ? Après tout les concevoir ces gamins ne demandait pas plus d’efforts et c’était même très plaisant! Pourquoi les sortir n’en était il pas autant ? Ívar marqua un temps de silence, se rendant compte à quel point l’insoutenable attente l’emplissait d’idées absurdes et illogiques.

« Dois-je te rappeler qu’à ta naissance, vous étiez deux ? » Déclara sa mère avec insistance, quelque peu amusée par la situation en fin de compte.

Un bref sourire se dessina sur les lèvres du guerrier quand il reporta son regard sur sa mère. Etait-ce une tentative pour le rassurer ? En tout cas ça ne marchait toujours pas. Mais elle avait raison, ironiquement il était en train de vivre ce que ses parents avaient sans doute vécu pour la naissance de Frida et lui. Pas un, mais deux enfants avaient vu le jour à ce moment là et donc doublement de travail et par extension bien plus de temps avait été nécessaire. Peut être qu’elle insinuait aussi qu’il aurait également des jumeaux ? Non, il ne le croyait pas, le ventre de Jara n’était pas assez gros pour ça et il l’aurait su car les dieux l’en auraient informé.

« Ça ne me fait pas rire mère… » Fit-il sèchement en se concentrant de nouveau sur son poisson pour en jeter un morceau à India

Entendant du bruit provenant de l’extérieur, Ívar cru entendre la voix de son père. Il se demandait ce que le jarl penserait de tout ça, lui qui n’avait pas approuvé son mariage. Jusque là il ne lui avait pas parlé de sa vie avec Jara, c’était d’ailleurs sans doute sa mère qui lui avait annoncé la grossesse de sa femme. Désormais il allait savoir qu’il serait grand père d’ici quelques heures. A défaut de ne pas le satisfaire sur son mariage, Ívar espérait avoir un fils qui serait alors l’un de ceux qui ferait perdurer le nom des Ødegard et intégrer la confrérie. Si c’était le cas, il espérait aussi que cet enfant n’ait pas à se battre constamment pour prouver sa valeur comme le faisait son père. Trop de choses à souhaiter, trop de choses à demander mais Freyja veillait et entre elle et son père, il préférait avoir la bénédiction de la déesse même avec tout le respect qu’il avait pour lui.

Quand il vit sa carrure de guerrier se dessiner sur le seuil de la maison, Ívar détourna les yeux, soudainement tout aussi nerveux de lui annoncer la nouvelle. Habituellement il se levait pour aller le saluer d'une accolade, mais là, il n'en avait clairement pas envie, mangeant son saumon dans un silence dérangeant







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Sujet: Re: Hail Freyja, Vanadis, I ask for protection (Folker & Ívar)   - Lun 6 Mar - 22:30

Décadente fierté
Ivar & Folker
L’amour a ses devoirs comme les batailles ont leurs conséquences.

L’astre solaire se fait timide entre l'épais rideau de nuages qui pèse sur les plaines de Skogkatt, terres malmenées et maudites de Norvège. Les hautes herbes se couchent, battues par la bise mordante qui tourbillonne comme annonciatrice d’une tempête à venir. La carrure du Jarl se tient perchée sur un vallon, son œil unique dirigé vers le ciel fracassé de tourments. Le poitrail se gonfle, les naseaux se dilatent et Folker Ødegard contemple les terres qu’il s’évertue depuis des décades à faire renaître de ses cendres. L’atmosphère est électrique – le Jarl le sent sur son derme tandis qu’un subtil frisson lui ébranle l’échine. L’orage ne va pas tarder à gronder et les pluies antédiluviennes s’abattront de nouveau, plongeant les sentiers dans une fange épaisse qui les rendent quasiment impraticables et malmenant les masures de bois sous une ondée semblable à une pluie de flèches en temps de guerre. Skogkatt l’indomptée. La furibonde. Telle une donzelle effarouchée, elle refuse de se soumettre. Sa panse nourricière semble viciée, les âmes qui la arpentent cachent parfois la corruption et la vésanie – et pourtant, Folker Ødegard refuse l’emprise du désespoir et du dépit. Les mêmes coupables qui ont gangrené son paternel, grignoté son estime et sa fierté.
La charpente s’abaisse, les phalanges fouillent la terre et en retiennent une poignée qu’il émiette au gré du souffle colérique du zef. Il aimerait comprendre – quelle malédiction suppure l’épiderme de la terre mère pour lui ôter toute fertilité. Quelque chose se prépare mais il ignore quoi.
Au loin, un éclair zèbre le ciel mais le grondement tarde à rudoyer ses tympans. Il reste peu de temps. La toison grisonnante semble animée de sa volonté propre. Le crin ondule et fouette le visage marqué par l’âge et les combats tandis que le corps reste immobile, embrassant les songes de l’esprit avec satisfaction. « Folker. On doit rentrer au village. » L’informe un bondi, à l’allure plus hirsute, tout vêtu de fourrures et de cuirs tannés. Ils sont plusieurs à attendre en contrebas. Ils sont des frères, ses féaux comparses dans le maintien des lois qu’il a établis. Le Jarl s’arrache à contrecœur à ses pérégrinations intérieures et redresse l’échine, la main se portant instinctivement à Tunglskin qui pend contre sa hanche. Il en a passé des ennemis sur le fil de cette lame. Celle qui boit le sang des vaincus – la vorace. Elle attend avec impatience, le prochain banquet qui lui sera servi. Au-delà des mers, probablement.
Le Jarl jette une dernière œillade contemplative au paysage de la côte décharnée contre laquelle se fracasse l’écume des vagues avant de se tourner vers les terres qui s’allongent à perte de vue. Skogkatt semble bien insignifiante vue d’ici - rocaille érigée près d’une sylve éparse et fébrile. Folker adresse un signe du chef à ses compagnons avant de leur emboîter le pas, telle une cohorte de bougres peu accueillants. Dans son dos, Folker sent les prémices du déluge et sait que ce qui les talonne les rattrapera forcément. A l’image d’un événement néfaste qui pourrait s’abattre sur leur peuple.

L’huis de la demeure familiale s’ouvre dans un sinistre grincement. La lumière de la fin d’après-midi a décliné à une vitesse fulgurante pour laisser place à un océan de nuages obscurs, accompagnés par le brouillard quasi omniprésent entre les murs de Skogkatt. L’effigie du mâle se tient dans l’encadrement de la porte, ruisselant des larmes du ciel sur le parquet usé de la bâtisse. Il décroche sa cape fourrée d’une pogne serrée et avise le brasero central de son onyx. Avec calme et silence, il dépose le vêtement puis accueille d’un sourire tendre la présence de son épouse à l’encoignure de la table en chêne massif. Mais c’est une autre silhouette familière qui dérobe son attention, faisant naître une muette circonspection au coin de ses lippes closes. Ívar. Son troisième – celui qu’il s’est évertué d’éloigner du combat, par crainte de voir sa fragile condition lui porter préjudice. Et pourtant, le gosse est devenu un homme – et plus que ça, il est devenu un guerrier. Le paternel entrevoit en lui la fougue du jeune étalon, prêt à braver tous les dangers dans l’espoir de s’épanouir – quitte à aller à l’encontre de ses opinions. Malgré les griefs qui les opposent, Ívar semble être celui envers qui Folker éprouve le plus de sollicitude, le mettant malgré lui en marge de ses frères représentant les fortes têtes au physique de braves vikings. Le Jarl interprète le regard de son épouse qui l’enjoint avec mesure et grâce à être conciliant avec son jeune fils. Elle l’embrasse sur la joue, lui étreignant l’épaule au passage puis s’échappe bien vite dans l’aile adjacente de la maison où s’affèrent les esclaves pour le repas du soir. Folker ne prend pas de suite la parole, préférant laisser le silence faire son œuvre. Il dépasse la table et son fils par la même occasion pour venir tremper ses pognes dans le bac d’eau fraîche. Si le faciès séculaire reste inexpressif, feignant l’indifférence, les pensées ne manquent pas de se bousculer dans la caboche de l’ancien. Pourquoi son fils est-il là ? De par sa réserve et son mutisme, le paternel devine l’ébauche de quelques écueils. Le clapotis de l’eau se tait et le Jarl s’empare d’un tissu pour y essuyer ses mains. Une fois cela fait, il se tourne finalement vers son fils et darde sur lui son œil attentif. « Et bien mon fils, qu’est ce qui t’amène ? » Lui demande-t-il en prenant place à la table, remplissant son écuelle de gruau avant de se saisir de la cruche de bière et de remplir la coupe d’ Ívar. Pas de chaleureuses salutations aujourd’hui – l’homme redoute de noires nouvelles qui iraient dans le sens de son pressentiment. Le Jarl remplit sa propre coupe, redressant son râble avant de jeter un œil autour de lui. « Où est ta femme ? Tu sais bien que ta mère aurait été ravie de sa venue. » Cette femme. Celle qu’il avait du accepter à contrecoeur des traditions. Une épouse d’un rang inférieur, mettant à mal les lois établies par le Jarl mais soutenue par la Volvä qui lui avait assuré que le destin était ainsi fait. Folker lit sur le visage de son fils une inquiétude teintée d’acrimonie. Fronçant les sourcils, il boit une gorgée du breuvage avant de se camper contre le dossier de son siège, détaillant la gestuelle d’ Ívar avec scepticisme. « Quelque chose ne va pas ? Parle. Ce qui est fait ne peut être défait. » Avise t’il son fils avec une pointe d’amertume. Avant de songer tristement. Excepté par la mort.  

                 
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Sujet: Re: Hail Freyja, Vanadis, I ask for protection (Folker & Ívar)   - Mar 7 Mar - 11:19


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L’ombre du père avançant plongea la pièce principale de la maison dans un silence dont Ívar savait être le principal intéressé. Ce dernier ne cilla pas, mangeant avec un appétit vorace comme si cela venait combler sa frustration alimentée depuis qu’on l’avait mis à la porte de chez lui. Tout ceci pour que Jara puisse travailler dans la quiétude sur son accouchement. Certes, mais Ívar aurait sans aucun doute préféré rester et lui tenir la main, savoir en temps réel ce qu’il se passait. Ce n’était pas coutume, il le savait, ainsi il n’avait pas insisté pour ne pas attirer davantage les regards sur lui. Sa mère avait alors donné toute la patience dont elle était dotée à son fils ; sa présence avait été un bienfait non considérable pour son moral et Ívar comptait bien la remercier une fois tout ceci terminé. Pour l’heure il ne lui adressa qu’un signe de tête avant de la voir s’éclipser, croyant bon de les laisser tous les deux – ou peut être parce qu’elle en avait tout simplement marre et il le comprenait. Désormais il ne restait que le père et son troisième fils. Ívar était certes moins réservé que ses grands frères quand il s’agissait de converser avec leur père, pour autant il demeurait des sujets sensibles et dont Jara faisait parti, alors il n’envisageait pas que leur conversation change quelque chose à la situation.

Ainsi qu’il avait été prévisible, Folker vint à demander une fois le pourquoi de sa visite ici alors qu’il avait sans doute d’autres choses à faire à cette heure-ci. Mais, Ívar resta prostré dans son silence, continuant de manger son poisson alors que bien des pensées se bousculèrent dans son esprit. Etait-ce une bonne idée de lui parler de cela ? Verrait-il ce gamin comme une bénédiction ou une malédiction à cause de ce mariage sans valeur? Le viking n’eut pas le temps d’y penser à deux fois qu’à nouveau la voix grave de son père venait couvrir cette oppressante quiétude entre eux, mentionnant Jara et attirant davantage son attention. Alors le guerrier leva ses yeux verts pour les poser sur son père, et s’empara de la coupe qu’il venait de lui remplir pour s’en abreuver à longues gorgées après avoir murmuré un bref « Skål ». Il avait eu la nette impression de percevoir de l’ironie dans ses paroles ou comme s’il se forçait de dire quelque chose de sympathique pour lancer un semblant de conversation. Il aurait sans doute mieux fait de ne rien dire car les nerfs à vif, Ívar se sentait peu disposé à atténuer tout propos pouvant probablement le vexer s’il en décidait ainsi. Il ne trouva finalement pas à relever ces propos là, que le père réitéra sa question en ayant bien remarqué que son fils n’était pas dans son état normal – lui qui était d’un naturel bien plus expressif. Il n’aurait rien pu lui cacher, Folker avait beau ne pas faire l’unanimité dans la famille, on ne faisait pas père plus attentif aux émotions sur les visages de ses rejetons.

Le bois du récipient retrouva celui de la table, et Ívar, lui retrouva la parole.

« Jara est en train de donner naissance à notre enfant. » Annonça t-il de but en blanc.

Ceci expliquait cela, et notamment le fait qu’il émane des ondes négatives, de stress et d’angoisses. Un père est toujours nerveux pour ses enfants à naitre, parfois cela prend du temps, oui il les avait entendues ces excuses, ces phrases toutes faites que l’on devait dire à tout nouveau père et que sa mère s’était tuée à lui exposer pour le rassurer. C’est ce qu’il aurait dû ressentir, oui : de l’inquiétude basique. Mais pas sans avoir eu de mauvais signes de la volvä et cela durait depuis qu'il avait pu observer dans la pénombre du ciel: ces larges trainées lumineuses qui avaient été plus rouges que vertes ces derniers temps – il n’avait pu s’y empêcher d’y voir la mort et la volvä lui avait confirmé ses craintes. Ívar fit alors le choix de taire les propos qu’Asunn lui avait tenus concernant la mort qu’elle avait entrevu. Le troisième fils ne souhaitait pas risquer d’écoper de remarques et de réprimandes mal placées de son père et ceux qui s’étaient opposés à cette union avec cette femme pourtant incroyable. La mauvaise épouse, voilà, c’était exactement cela, alors les dieux avaient finalement choisi de se ranger du côté de son père et venaient le lui faire payer ?

Non, Ívar n’avait pas besoin d’être parasité par ce genre de chose alors tout resterait scellé.

« Cela a débuté ce matin, le soleil est presque couché et je n’ai pas de nouvelles, c’est qu’il n’est pas encore né. » Ajouta Ívar, les mâchoires serrées.

Le premier venu de sa génération, un nouveau membre de la famille Ødegard, c’était très important pour Ívar que tout se passe bien car il y avait bien trop de faits en jeu. Et notamment le regard de son père à son propos et qui selon lui n’avait été que trop rarement comme il aurait voulu le voir. Mis en marge, sous-estimé, Ívar avait prouvé un bon nombre de fois qu’il était tout autant capable que les autres. Aujourd’hui il était un puissant viking, féroce au combat et volontaire mais il avait dû travailler et persévérer plus que ceux qui ont naturellement ces capacités là pour le nombre d’entrainements auxquels il n’avait pas pu assister. Alors cet enfant, s’il venait à mourir, ce serait comme s’il essuyait un échec qu’on ne lui louperait pas. Une manière bien égoïste de voir les choses, il en avait conscience, mais sa vie était rythmée par les preuves qu’il voulait donner à son père. Un jour il voulait lui dire qu’il avait eu tort de ne pas lui avoir fait confiance par le passé, même si cela avait été sa force.

« Cette attente, ça m'insupporte! » Fit il en tapant du poing sur la table dans un geste brutal.







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Sujet: Re: Hail Freyja, Vanadis, I ask for protection (Folker & Ívar)   - Dim 12 Mar - 23:13

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Le silence moribond du fils renvoie au père l’impression d’avoir allumé un bûcher en son nom. L’œil unique du Jarl ne cesse de dévisager les traits singuliers d’Ívar, analysant les expressions sous toutes leurs coutures pour tenter de comprendre ce qui trouble ce dernier. Folker reconnaît avoir ses torts – notamment dans son entêtement à suivre les traditions, ce qui a posé quelques problèmes lorsqu’ Ívar a voulu épouser une donzelle d’une situation moindre que la leur. Mais finalement, son fils a eu ce qu’il voulait. Il a épousé Jara avec le soutien de la Völva et l’amer paternel a appris qu’elle allait lui donner un enfant. Lueur vacillante au milieu de la toile trouble de leur mésentente. Ívar serait probablement le premier à perpétrer sa descendance, contrairement à ses deux autres fils qui rechignent à s’accomplir en tant que père. Le museau penché sur sa gamelle de gruau, Folker renifle avant d’en prendre une bouchée. Le tintement des écuelles et des choppes comble le silence un court instant avant qu’ Ívar ne se décide finalement à prendre la parole. La cuiller en bois reste suspendue dans les airs tandis que la nouvelle se décante dans l’esprit du vieux loup. Jara est sur le point de donner naissance. Il reste circonspect durant une poignée de secondes, avale une nouvelle bouchée puis repose ses paluches sur la table. Le râble coule à nouveau contre le dossier de la chaise tandis qu’une risette étire les lippes masculines. Enfin… Il se reconnaît dans le portrait de ce fils torturé par les événements à venir. Ívar, celui qu’il pensait être le moins responsable d’entre ses trois garçons, se révèle être le plus sensé et mâture de sa flopée de gamins. Le faciès redevient neutre et le Jarl se frotte la mâchoire dans un signe de nonchalance. « Les naissances sont des batailles que seules les femmes peuvent gagner. Et comprendre… » Répond-t-il à ses inquiétudes. Folker la connaît cette frustration – cette impuissance. Il l’a écopé cinq fois, s’est confondu en prières pour être entendu des dieux pour que cela puisse arriver. Le môme fulmine. L’attente est insoutenable. Lorsque le poing d’ Ívar s’écrase brutalement sur la table, Folker se redresse et enjoint son fils à en faire de même. « Alors ne la laisse pas te faire perdre raison. Suis-moi. » L’homme quitte la table et s’empare de sa cape pour se couvrir les épaules. Le poil hirsute de la fourrure ruisselle encore de l’averse précédente. D’un coup d’œil, il s’assure qu’ Ívar daigne le suivre puis ouvre la porte pour se jeter dans le tumulte des intempéries. L’orage s’est calmé mais la pluie est toujours là, inondant les rues de ses remous passagers. La démarche patibulaire ouvre la voie. Le Jarl remonte la petite place en direction du temple de Freyja qui se dresse sur un piton rocheux, au milieu d’une végétation luxuriante. La pluie qui l’arrose semble moins dense, comme si un rideau mirifique s’était attardé sur ce lieu de culte, lui conférant une aura bénéfique empreinte de quiétude. Folker grimpe les quelques marches et pénètre dans le cœur du sanctuaire d’un pas lent, avisant les quelques offrandes d’un œil respectueux. « Tu n’imagines pas le nombre de prières que j’ai adressé à Freyja avant que Soren ne naisse. J’ai d’ailleurs bien cru que nous n’aurions jamais de descendance. Que nous étions maudits. » Confie Folker sur un ton grave. Les doigts se tendent vers le bois ouvragé, totem sculpté à l’effigie de la déesse de l’amour. Les réminiscences de ce passé douloureux arrachent une grimace au vieil homme qui lâche d’un soupir. « Nous vous avons attendu des années durant. J’ai prié Freyja nuit et jour. Notre union a bien failli voler en éclat. Et pourtant, vous êtes là. Et j’en suis heureux. » Le Jarl se tourne vers son fils et pose une paluche sur son épaule, lui étreignant dans un sursaut d’émotion. « J’en suis fier. » Même s’il n’a pas soutenu ce mariage au prime abord, Folker demeure respectueux des faits. L’union de Jara et Ívar a été scellée dans les dogmes sacrés de la tradition. La famille a le devoir de se protéger malgré les griefs et les mésententes, une tâche qui incombe au patriarche de la maison plus qu’à quiconque. « Je suis borgne mais pas aveugle, Ívar. Je sais que la fureur bat tes veines. Elle est l’héritage de notre famille depuis des générations. Tu es un devenu un guerrier émérite et tu n’as pas à me confronter sans cesse pour être reconnu comme tel. »  

                 
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Sujet: Re: Hail Freyja, Vanadis, I ask for protection (Folker & Ívar)   - Mar 14 Mar - 14:26


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Si l’arrivée de Folker avait imposé un instant de silence, Ivar n’aurait pas pu le garder plus longtemps concernant ce qui le préoccupait à cet instant. Il n’avait pas eu besoin d’insister que le guerrier avait alors évoqué la longue attente de l’accouchement de sa femme. Les yeux rivés sur son poisson à moitié entamé, il n’avait pas daigné observer la réaction de son père quand à cette nouvelle, redoutant bien des choses. Quoi qu’il en soit, Folker eu bien vite fait de saisir la frustration qu le prenait, hélas il avait raison, en tant qu’homme, Ivar ne pouvait ni l’aider à gagner ce combat ni même le comprendre. Sa femme était forte et courageuse, il avait confiance en elle mais il lui tardait d’avoir le fin mot de l’histoire et savoir à quoi s’en tenir.

Son père incita Ivar à le suivre, ayant visiblement envie de lui changer les idées et ce dernier le suivit sans poser plus de questions. La fraicheur de l’extérieur, le fait de ne pas être enfermé, il avait déjà l’impression que le poids pensant sur ses épaules était moins lourd à porter. Aussitôt son visage semblait avoir reprit des couleurs, et il entreprit d’avancer aux côtés de son père jusqu’au temple de Freyja. Ici était là où il aurait dû se réfugier, afin d’appeler les dieux, qu’ils le supportent et le guident. Mais jamais la foi d’Ivar un jour n’avait été à ce point remise en doute. Alors à ce moment là, ce qui l’encourageait bien plus que des prières furent les mots de son père qu’il lui adressa. Bien sûr qu’il se sentait concerné, il l’avait vécu cinq fois, mais n’avait jamais imaginé qu’il pense ne jamais avoir de descendance. Alors Ivar pouvait clairement comprendre le souci qui l’avait traversé à cette époque là, le fait d’être jarl, impliquait une descendance, c’était une pression supplémentaire et en fin de compte, grâce aux dieux il avait été comblé.

Il avait cru ne pas pouvoir trouver de réconfort à ses côtés puisque cela concernait Jara, mais Ivar dans sa folle jeunesse oubliait parfois qu’il était père avant d’être Jarl et qu’il avait toujours tout fait pour ses enfants. Il fut agréablement surpris que ce dernier lui dévoile tout ceci, et en même temps, une nouvelle fois il tenait son rôle de père en l’aidant à en devenir un à son tour. Ivar était le seul des ainés à voir le bon qu’il y avait en lui et pour cela les relations étaient encore difficiles. Mais il espérait que lorsque ce serait à leur tour d’être parents, que leur père puisse poser cette main rassurant sur leur épaule et leur dire avec ce regard qu’il était fier. Le jeune homme inspira profondément, ému et touché par ce qu’il disait à son sujet, ce qu’il reconnaissait en lui. Toute sa vie il s’était battu pour le rendre fier, lui montrer qu’il n’avait pas besoin de s’inquiéter pour lui et là il y était enfin. Un cycle venait de prendre fin, un nouveau venait à commencer dans lequel Ivar serait un homme, un père, et Folker serait là à ses côtés pour le guider, que jamais il ne fasse d’erreurs et qu’il puisse à son tour apprendre à son fils ou a sa fille à être une bonne personne. Ivar étira un fin sourire à son père, posant à son tour sa main sur son épaule dans un geste de remerciement.

« Tu as été mon modèle en tant que guerrier, tu le sera en tant que père. »

Ivar vint à son tour se recueillir au totem de bois à l’effigie de Freyja, il était souvent venu prier pour que la grossesse de sa femme se passe bien et cette fois-ci serait sans doute la dernière concernant ce premier enfant. En temps normal, il n’avait qu’à poser ses paumes sur celle-ci pour ressentir cette énergie rassurante et maternelle de la déesse. Mais ce soir là, cœur d’Ivar était bien trop plongé dans le doute pour que sa voix parvienne jusqu’à lui. L’héritier en fit quand même le tour, envoyant d’inaudibles prières, demandant sa protection parce qu’il devait le faire. Mais c’était comme si le destin avait déjà été scellé avec les prédilections de la Volvä, des signes qui lui étaient parvenus. Trop tard - se répétait-il sans cesse, ne pouvant trouver le soutien des dieux pour la première fois de sa vie.

Le guerrier revint ensuite près de son père, soupirant longuement, le visage marqué par le doute.

« J’ai un mauvais pressentiment, Asunn me l’a confirmé, il se peut que tout ne se passe pas normalement. J’ignore ce que je ferai si je perdais Jara, mon enfant ou les deux. »

Ne pouvait-il rien lui cacher ? Lui qui avait été certain de ne rien lui révéler, jetait les armes à ses pieds. Mais une chose qu’un enfant ne pourrait jamais se passer à tout âge, était la sagesse de ses parents. Il avait de la chance que les siens lui aient toujours porté de l’amour, ainsi mettre un mot sur ses craintes contribuaient à le pas laisser l’angoisse grandir dans ses entrailles.

« C’est pour cette raison là que je suis soucieux. As tu déjà vécu quelque chose de similaire ?»








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Sujet: Re: Hail Freyja, Vanadis, I ask for protection (Folker & Ívar)   - Lun 20 Mar - 22:36

Décadente fierté
Ivar & Folker
L’amour a ses devoirs comme les batailles ont leurs conséquences.

Le vieux loup peut sentir la confiance de son jeune fils gondoler au-delà de ses calots emplis d’appréhension. Le voir ainsi pétri par de sombres turpitudes le chagrine mais c’est la voie de tout homme foulant les terres midgardiennes, tourmenté par le ressac d’une vie dont la quiétude n’est qu’un vague mirage dans l’ondée capricieuse. Les divinités aussi ont leur lot de contrariétés et de batailles à mener. Traîtrise, désillusion, abnégation, souffrance. L’Arbre Monde est peuplé d’injustices et ses ouailles s’abreuvent d’une pugnacité cavalière, une solide ferveur cimentée par un sens du devoir et une conscience aigue de leur communauté. Les démêlés que leur réservent les augures sont un poids qu’ils portent ensemble – que tous les Hommes se doivent de supporter à l’unisson. La forte paluche étreint l’épaule du fils et l’émotion qui soubresaute dans la carrure juvénile lui rappelle celle qui jadis l’a ébranlé – lui le vieux Jarl à la gueule balafrée. Ivar a encore beaucoup de choses à apprendre – maintes tempêtes l’attendent et des nœuds d’amertume le stranguleront. A ce sordide baiser destructeur, le jeune viking devra s’arracher. Et certains combats devront être menés seul. Les lippes friponnes offrent enfin un sourire et Ivar gratifie le père d’un regard qui fend l’égide flegmatique du vieil ours. Les témoignages d’affection sont bien rares chez les Ødegard – surtout depuis que le paternel a attiré les foudres de sa flopée de mômes progressistes qui lui reprochent d’être trop conservateurs Peu savent quel dilemme tiraille le vieux viking qui refuse de perdre ses filles – ne désire pas voir un père, un mari ou un frère se voir arracher la candeur enthousiaste d’une enfant, d’une épouse ou d’une sœur. Sa famille est sa faiblesse – bien plus que la réputation qu’arbore son nom, celle dont il se préoccupe tant. Le faciès usé du borgne affiche un froncement énigmatique. Il s’incline sur le côté, darde son œil attentif sur l’effigie divine qui leur est témoin puis parvient à articuler. « Je ne suis pas le plus irréprochable des hommes. Je ne suis pas le plus prévenant des pères. Et probablement pas le plus assidu des Jarls. » Il arque un sourcil, risette goguenarde lui fendant la face avec tristesse. Il s’entête, il s’esquinte à rendre la vie à Skogkatt meilleure mais ses efforts s’enlisent toujours dans la fange de l’échec et de l’humiliation. Les difficultés gangrènent toujours davantage le berceau de ses croyances mais le vieux loup ne compte pas déposer les armes. Ivar s’écarte, se recueille un bref instant contre la silhouette observatrice de la déité de l’amour avant d’en revenir à celui qui sent clapoter en lui les prémisses de l’impuissance. De nouvelles inquiétudes franchissent les lèvres du troisième fils – une confidence qui ébranle l’échine du patriarche dans un soupçon d’austérité. Ivar craint le pire et Asunn, la Völva, lui aurait confié des doutes quant au bien-être de Jara ou de l’enfant à naître. Une certaine aigreur s’empare du vieil Ødegard à l’idée que la Clairvoyante ait encore remué la tourbe – soulevé l’hypothèse. Fait entrer la mort. « Asunn a soutenu ton mariage. Et voilà maintenant qu’elle prédit de te l’ôter. » L’émail grince et le ressentiment se meut dans le creux de sa poitrine. Ivar a besoin de réconfort, ce que son paternel n’est pas certain de pouvoir lui apporter. Devrait-il lui dire que tout allait bien se passer ? La langue du Jarl ne se prête guère aux mensonges même lorsqu’il s’agit de dissiper les tourments des êtres qui lui sont chers. Le museau bas, paluche l’une dans l’autre, Folker reste un instant plongé dans ses pensées. Il fait quelques pas dans le temple écoute l’eau ruisseler le longs des aspérités du granite puis finit par se tourner vers Ivar, le faciès grave mais la carrure calme. « Je ne peux guère démentir ses augures – même si j’aimerais qu’elles soient fausses. » Glisse Folker avant de rabattre sa crinière humide vers l’arrière de son crâne. « Si j’ai déjà vécu quelques choses de similaire ? Nombreuses sont les femmes qui meurent en couche. Un paquet de mômes ne parvient même pas à passer l’hiver. La vie ici est bien plus précaire que dans la capitale. J’aurais peut-être du vous envoyer tout deux à Solstheim. Markvart se serait assuré que vous ne manquiez de rien, j’en suis certain. » A croire que ce coin veut sa peau. Que Skogkatt veut le voir abdiquer – quitter le commandement. Jusqu’à voir sa lignée éteinte. Une colère sourde lèche l’onyx du guerrier. La paupière se ferme un court instant – il soupire longuement avant de secouer la tête et chasser le désespoir. « Quoiqu’il en soit. Si un combat a lieu, c’est maintenant qu’il se joue. Mais tu n’es pas convié à ce duel, mon fils. Je sais ô combien cela peut sembler injuste. Mais la vie est ainsi faite. Espérons que Freyja ait entendu tes prières. » Folker fait rouler ses muscles sous sa peau. Il sait pertinemment qu’il n’existe aucun mot pour soulager les affres dont Ivar est captif. Pas de mot, non mais…
Il avise la sombre silhouette rocailleuse qui abrite la Svart Brotherhood et la désigne à son fils d’un bref hochement de tête. « A défaut d’avoir le talent de ta mère pour lénifier les appréhensions, j’ai une toute autre idée du remède à prodiguer pour faire taire les maux de cet acabit. Et si tu montrais à ton vieux père comment tu te défends ? » Lueur espiègle espérant faire taire la morosité de ses rebuffades intérieures. Larguer l’impuissance pour en revenir à ce en quoi il n’est pas mauvais. L’art de la guerre. Les secrets pour déjouer la mort.  

               
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Sujet: Re: Hail Freyja, Vanadis, I ask for protection (Folker & Ívar)   - Jeu 23 Mar - 14:42


Hail Freyja, Vanadis,I ask for protection
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Les prédictions d’Asunn avaient été en fin de compte quelque peu floues et s’étaient davantage portées sur l’enfant plus que sur Jara. La volvä lui avait ensuite déclaré qu’une vie équivalait à une vie, il y avait possibilité d’en sacrifier une pour sauver l’autre - Une décision qu’il n’était pas capable de prendre ni même seulement de penser. L’amour qu’il portait à Jara était fort, celui qu’il avait pour son enfant l’était tout autant car il l’avait tellement désiré et attendu, chaque fois où venait à se rendre compte que le ventre de sa belle était de plus en plus imposant avait été pour lui une véritable victoire et signe de bonne santé pour les deux. Sa femme n’était pas remplaçable puisque Jara était un être unique, et la venue au monde de son premier enfant était un événement des plus importants dans sa vie d’homme. Avec cela il ne comprenait pas pourquoi on voulait lui infliger cela ; lui qui avait toujours fait preuve de dévotion envers les dieux, qui les avait toujours honoré comme se doit de le faire un viking, pourquoi venait on le punir et le mettre face à un dilemme aussi cruel. Pour certains, cela ne devait pas être perçu négativement car voir son enfant choisi par les dieux devait être considéré comme un privilège, mais hélas,  Ivar n’était pas à même de l’accepter.

Ainsi qu’il s’y était attendu, Folker venait de nouveau souligner avec exaspération le mariage que la volvä avait soutenu, et si dans un élan de médisance mal placée il aurait plutôt parié sur des sermons, il n’en fit rien. Son père ne pouvait démentir les paroles de la prophétesse, mais qu’il espère les voir non réalisées quelque part apportait un peu de baume au cœur du viking qui dès lors se sentait bien plus soutenu qu’il l’aurait cru. Le concerné n’avait pas daigné y répondre, écoutant plutôt ce qu’il avait à lui dire sur le sujet et il ne pouvait qu’affirmer ses dires. Donner la vie parfois entrainait la mort, ces deux concepts jamais ne se côtoyaient d’aussi près qu’à la naissance d’un enfant. Ces surprenantes créatures qu’étaient les femmes étaient façonnées pour ce rôle laborieux, tout comme les premiers mois d’un nouveau sont les plus difficiles – il avait souvent entendu sa mère dire que le concernant ils avaient cru que jamais il ne grandirait à cause de sa santé fragile. En rien il était rassuré par ce qu’il pouvait possiblement découvrir quand le moment viendrait mais les mots de son père l’aidaient à ne pas se laisser trop envahir par la colère et la frustration. Et puis, comme s’il ne voulait toujours pas lui donner de moyens de se laisser submerger par ses pensées et occuper son esprit, Folker lui proposa d’aller s’entrainer un peu alors que d’ici ils apercevaient le repère de la Svart Brotherhood

Ivar accueilli sa proposition en étirant légèrement les commissures de ses lèvres. Un sourire amer, mais un sourire tout de même parce qu’il aimait beaucoup s’entrainer avec son père et qu’il n’avait pas toujours eu l’occasion de le faire. Mais il avait raison, cela allait l’aider à se libérer de ces ondes négatives qu’il trainait avec lui depuis quelques jours déjà. Cela l’avait empoisonné au point qu’il ne puisse pas dormir et il s’était montré particulièrement insupportable avec Jara, s’alarmant au moindre de ses mouvements comme l’on protégeait un œuf sur le point d’éclore. Le jeune guerrier emboita le pas derrière son père jusqu’à la Svart où le silence régnait : ils avaient les lieux pour eux seuls et c’était tant mieux. Il se délaissa de l’épaisse fourrure qui recouvrait chaudement ses épaules afin d’avoir un maximum de liberté de mouvement puis se concentra de nouveau sur lui-même, venant souffler doucement pour expulser ses inquiétudes.

Il était motivé, l’idée de pouvoir se défouler un peu
de cette manière lui plaisait bien et il aurait certainement bien fait d’y songer avant ; mais débordé dans ses inquiétudes, il avait été difficile pour lui de vouloir trouver quelques solutions notamment pour ne pas embêter sa mère tout au long de la journée. Le troisième fils du jarl dégaina son épée afin de se placer face à son père. Il allait devoir tout mettre en œuvre pour l’impressionner, se montrer à la hauteur de ses deux frères et au vu des années d’expérience qu’il avait comparé à lui, c’était loin d’être gagné. Mais tout comme il aurait ses désavantages, Ivar avait de nombreux atouts dont il savait user – En effet Ivar était fin stratège et souvent on lui avait répété qu’il tenait cette qualité de son père ; mais là il allait devoir faire la différence. Voilà longtemps qu’il n’avait pas eu l’occasion de croiser le fer avec son père dans le cadre de quelques petits échanges, et ce dernier allait sans doute constater qu’il avait beaucoup appris et bien évolué depuis le temps. Car Ivar avait toujours mis un point d’honneur à ses entrainements, du temps qu’il passait à perfectionner sa technique afin que jamais on ne dise qu’il était moindre en comparaison de ses deux grands frères. Avec cela, en raid, durant les batailles, il était un guerrier féroce, il avait en lui beaucoup de colère qu’il venait utiliser comme une force dans ces instants là, il devenait un véritable fléau. Quoi qu’il en soit, s’il avait cherché à rediriger ses pensées, cela semblait plus ou moins fonctionner et bien que Jara ne puisse quitter son esprit, il parvenait à se concentrer dans la volonté de rendre son père fier, recentrer son énergie sur quelque chose de bien plus positif.

D’un mouvement souple de poignet comme pour s’échauffer il fit tourner son épée et n’attendit pas l’accord de son père pour venir porter ses premiers coups. Ses appuis bien placés pour se montrer mobile et bouger avec facilité, son épée vint rencontrer celle de son père dans un fracas venant résonner contre les parois de ces lieux sacrés des guerriers de Skogkatt. C’est tout naturellement qu’Ivar fit honneur à sa réputation, ne venant pas flancher devant ce que représentait son père à ses yeux bien au contraire. Il se défendait tout autant, venant parfois rattraper les coups de justesse mais ne se faisait pas avoir. Un sourire amusé parfois venait se glisser sur ses lèvres, quand son épée venant fendre l’air donnait des difficultés à son père

« Où en es tu avec Frida ? Tu as des prétendants en vue pour elle? » Demanda t-il entre deux coups d'épée et histoire de changer un peu de sujet.








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Sujet: Re: Hail Freyja, Vanadis, I ask for protection (Folker & Ívar)   - Lun 3 Avr - 21:57

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La frustration pressentie lorsque les dieux se font absents – sourds aux prières, impuissants face aux demandes. Les mortels en demandent parfois beaucoup aux déités – celles qui possèdent comme eux des faiblesses. Qui s’enivrent de combat, qui pleurent leurs défunts et redoutent l’avenir. L’inéluctable bataille finale, celle qui fera soubresauter Yggdrasil de par chacune de ses ramures. Ivar est un fier guerrier, un homme bâti sur des incertitudes mais qui a su trouver sa voie et se hisser à l’image de ce qu’il a toujours désiré être. Folker persiste à penser qu’il a bien plus de mérite que lui – même si à travers son portrait téméraire, il perçoit l’ébauche de sa propre personne, une trentaine d’année auparavant, se battant contre l’image bafouée de son clan. Luttant avec ferveur pour endiguer l’aura nauséabonde de faiblesse traînée par le patriarche abattu par l’usure et le dépit. Lorsqu’il l’enjoint à tester ses aptitudes au combat, le vieux loup se réjouit de pouvoir voir croiser le fer avec son fils même si l’humeur se prête aux inquiétudes. L’inaction est un fardeau qu’il refuse de voir Ivar porter dans l’attente de nouvelles concernant Jara et du petit être à venir. Rien de mieux pour s’occuper l’esprit que de mettre à contribution ses paluches.

Le Jarl darde son œil unique sur l’architecture sombre et hume à pleins poumons la fragrance singulière de pierres humides qui règne en ces lieux. Beaucoup d’hommes ont battu les pavés usés, s’affrontant sous le regard attentif d’Ingvald, puisant dans la maîtrise guerrière de ce dernier pour être digne de l’élite du royaume. Folker se rappelle de cette initiative partagée – de l’alliance nouée avec les Lund et du mérite recueilli pour la création de cette institution. C’est une fierté, tout comme le viking qui se dresse devant lui aujourd’hui, l’arme au poing. C’est avec une risette amusée que le Jarl accueille l’entrée en matière de son adversaire, se positionnant face à lui, irradiant de cette témérité qui le caractérise. Folker se déleste prestement de sa fourrure et fait quelques pas avant de se saisir de Tunglskin et d’en admirer la lame dans un geste langoureux. Il commence par faire quelques moulinets, balayant d’un regard scrutateur la posture d’Ivar avant de pressentir l’assaut de ce dernier. Les lames s’entrechoquent dans un tintement, le métal cingle tandis qu’elles s’arrachent à leur étreinte mortifère.      
« Pense à protéger ton flanc. A rester solide sur tes appuis. » Un conseil qu’il ne peut s’empêcher de siffler entre deux attaques. Il fend l’air de sa lame, repousse brièvement la carrure du fils d’un coup d’épaules avant de reprendre position à quelques pieds de là, goûtant avec satisfaction à ce petit échange musclé. Ivar est tenace et démontre avec attention ô combien il est impliqué dans son enseignement. Le vieux loup tient encore la route mais sent sa vieille carcasse lui porter préjudice face à la vindicte ciblée de son fils. Les coups qu’il lui donne sont puissants bien qu’ils ne se laissent guère emporter dans une vaine soif de vaincre. Lorsque Folker pense mettre à nu quelques faiblesses, Ivar lui prouve qu’il est bien le fils de son père et se montre bien trop attentif pour être mis en défaut. Portant la lame en défense, le Jarl écoute la question qui lui est posée avec une certaine satisfaction. « Tu sais ô combien ta sœur me tient discorde. Elle ne cesse de me répéter qu’elle acceptera mariage que lorsque je lui accorderai une place à la Svart Brotherhood. » Lâche Folker, une pointe d’agacement couvrant son ton de défiance. Le sujet est fâcheux. La fratrie, Ivar y compris, a fait montre d’un avis réprobateur vis-à-vis du règlement appliqué par le Jarl. Et pourtant, il demeure incoercible – campé sur ses acquis et refusant de céder, même pour l’amour de sa fille. « Malgré votre connivence de naissance, je ne peux m’empêcher de vous trouver très différent l’un de l’autre. A moins que ce soit le fait d’être née femme qui lui vaut ce caractère irascible et cette terrible capacité à esquinter ma patience avec brio. » Il songe aux crises, aux mots et à la fureur qui gronde en deçà de cette tête blonde. Un minois qui l’attendrit toujours autant, bien qu’elle se montre aujourd’hui particulièrement revêche et distante à son égard. « Penses-tu qu’elle me haïsse à espérer me voir choir du trône de Skogkatt ? Ingvald laisse passer beaucoup de choses avec elle. Il a le bon rôle dans cette affaire. »  
 

               
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Sujet: Re: Hail Freyja, Vanadis, I ask for protection (Folker & Ívar)   - Mer 5 Avr - 10:14


Hail Freyja, Vanadis,I ask for protection
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C’était vivifiant de pouvoir manier l’épée en cet instant de trouble, car chaque coup du guerrier était motivé par le besoin d’expulser toute frustration accumulée et gangrenant en lui depuis quelques jours déjà. Parfois il se demandait si là n’était pas le résultat de son infidélité et il savait d’ors et déjà qu’il allait être pollué par cette pensée jusqu’à la fin de sa vie. Heureusement que son père était là pour l’accompagner, ce dernier n’imaginait pas à quel point sa seule présence lui permettait de vouloir rester fort. Il avait réussi à le raisonner, à dédramatiser cela en mettant en avant les aléas de la vie. Mais pour quelqu’un d’aussi superstitieux qu’Ivar c’était bien plus compliqué dans le fond. Alors l’entrainement lancé, Ivar donnait du meilleur de lui-même et mettait en place les conseils de son père en venant davantage gérer ses appuis afin de ne pas risquer d’être déstabilisé. Il essayait de ne pas se laisser impressionner par tout ce que représentait son père à ses yeux. Mais au travers de leur échange au fer, Ivar avait relancé la conversation en souhaitant l’axer sur sa jumelle.

Ivar étouffa un rire en écoutant les remarques de son père, entre deux coups, se permit d’imposer une distance pour pouvoir se reconcentrer dans le combat. Il savait que sa sœur tentait par tous les moyens d’entrer à la Svart mais elle ne lui avait pas précisé qu’elle refusait tout mariage tant que son désir n’était pas exaucé. Il la savait têtue, les dieux même savaient qu’elle tenait ce trait de caractère de leur père et pour ce coup-ci il devait avouer que c’était bien pensé. Toutefois, les sourires rieurs de guerrier vinrent à s’estomper sous les suivantes déclarations de son père. Frida irait elle jusqu’à vouloir le voir destitué ? Est-ce qu’Ingvald n’en profitait pas un peu ? C’était exactement le genre de choses pourquoi il se battait en défendant son père contre ses frères et sœurs. Pour Ragvald, il savait que cela était bien vrai, mais Frida était bien plus apte à la compassion que ce qu’elle ne le laissait parfois voir. Toutefois que Folker vienne à penser cela venait d’autant plus souligner qu’il y avait un véritable problème de communication au sein de leur famille et que s’ils n’y remédiaient pas, cela pouvait potentiellement mener à une belle catastrophe.

« Frida est impulsive… » Déclara t-il en tentant de percer la défense de son père

Quoi qu’ils disent, quoi qu’ils fassent, certains de ces fâcheux sujets revenaient toujours sur le tas. Et au final, ces deux là qui étaient venus jusqu’ici pour oublier de mauvaises pensées en mettaient d’autres sur la table, il en était désolé. Ivar était en mesure de raisonner Frida, mais le pas en avant devait se faire dans les deux sens et tant que Folker imposerait cette restriction aux femmes il ne pourrait pas dire à sa sœur d’essayer de décolérer. Il la connaissait suffisamment bien pour savoir que cela ne fonctionnerait pas et qu’elle se mettrait probablement à le détester si soudainement il essayait d’annihiler ses rêves pour le bon vouloir des traditions et parce que le Jarl l’avait décidé ainsi. Ivar était sans doute le seul de ses enfants avec qui le sujet ne montait pas en tension pour finalement faire des conflits, ça le peinait de voir leur famille aussi fragile, elle qui avait toujours été soudée. De toute façon cette histoire était bloquée au point mort, il n’y avait rien à dire de plus que les constats qu’ils faisaient régulièrement.

Toutefois il était du devoir d’Ivar d’arbitrer cela pour que ça n’aille pas aussi loin que ce que Folker évoquait quand il disait de le mettre hors de la tête de leur clan, notamment en venant traduire ce que les uns et les autres pensaient au plus profond sans vouloir y mettre des mots.

« Elle ne te hait pas, elle est juste en colère et souvent ses mots dépassent ses pensées. Si un jour l’envie de te voir destitué lui a traversé l’esprit je suis certain qu’elle le regretterait la seconde d’après. »

Folker restait son père, il avait été aimant, attentif à leurs besoins, elle n’aurait qu’à se rappeler de ce temps là quand ils étaient petits et que le jarl prenait de son temps pour le passer avec ses gamins. Frida était la première à vouloir la place à côté de leur père, et comme tous, elle l’avait admiré longtemps. Cela restait dans un coin de son esprit, parce qu’Ivar n’avait qu’à évoquer ce bon vieux temps pour l’entendre soupirer de nostalgie - Alors, il n’y avait pas de haine, il en était persuadé, juste que sa manière de bouder était d’autant plus virulente en étant adulte.

« Mon frère sera ton seul héritier comme prévu, mais cela arrivera quand toi et toi seul l’aura décidé.»

Puisque son père avait œuvré pour le rassurer, il espérait que ses mots aussi viennent aussi lui donner un peu de motivation. Dans tous les cas, Folker pouvait être certain de compter sur Ivar  en cas de problème. Ivar manqua de se faire surprendre par son père dans une soudaine inattention. Un sourire amusé étira ses lèvres, il était parvenu à esquiver de justesse. Hélas avec tout ceci, il n’avait pas ses pensées suffisamment regroupées et se retrouva piégé. Le jeune guerrier soupira, un peu déçu de lui même et reprit son souffle.

« Elle pense que tu ne lui fais pas confiance, c’est un échec pour elle parce qu’elle veut te rendre fier au fond, c’est sûr. Elle a envie de se battre, de contribuer à la protection de tous et quoi que tu décides elle le fait déjà. »

Le jumeau pouvait le concevoir parce qu’il était resté longtemps dans cet état d’esprit aussi avec sa santé fragile et le fait qu’on l’ait souvent écarté par crainte qu’il lui arrive quelque chose. Mais lui-même étant confronté à la possible perte d’un être cher à ce moment là pouvait aussi comprendre le point de vue de son père.

« Et pour reprendre tes mots, je dirai que ce serait un duel auquel tu n’es pas convié. »

Injuste oui, car c’est le devoir d’un père de veiller sur ses enfants. Avec cela, Ivar semblait mettre bien plus en pratique ses sages conseils. Il soupira longuement, il avait compris maintenant. Sur ces derniers jours il avait gagné en maturité et d’autant plus à cet instant là, mais ceci lui laissait un arrière gout amer et c’était tout à fait normal. Ivar n’était pas là pour le faire changer d’avis, mais pour l’aider aussi à trouver une piste de réflexion parce qu'il ne voulait pas qu'il le prenne mal et qu'il se braque. Ces mots n'étaient que traduction de ce que sa sœur voulait mais sans les cris de cette dernière.

« Tu sais que tu peux la protéger, en lui apprenant à être une bonne guerrière et lui montrer ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire pour qu’il ne lui arrive jamais rien. »








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Sujet: Re: Hail Freyja, Vanadis, I ask for protection (Folker & Ívar)   - Lun 10 Avr - 21:09

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L’amour a ses devoirs comme les batailles ont leurs conséquences.

Folker sait pertinemment qu’évoquer sa fille remue les turpitudes qu’il a toujours su faire taire au fond de lui. Il se voit incapable de la considérer avec distance, ne peut se résoudre à la laisser se débrouiller seule tout comme il l’a exigé à l’égard de ses fils. La considération phallocrate qu’il a de la pugnacité et de l’indépendance est injuste et infondée – chose que même Helga, son épouse lui a longtemps reproché. Cependant, cette tare est inscrite en lui du moment où son éducation a fait de lui un conquérant. Un guerrier. Un Jarl.
Folker aimerait pouvoir affirmer qu’il connaît sa fille aussi bien que son jumeau mais depuis que la môme à la crinière flavescente est devenue femme – elle a franchi un seuil que le paternel ne peut emprunter à son tour. Prémices d’une incompréhension mutuelle qui malmènent toute promiscuité antérieure. Ivar semble s’amuser de la complainte que le Jarl lâche entre deux coups de lame. Le constat qu’il articule fait brièvement sourciller le patriarche qui sent son cœur tambouriner dans sa poitrine à mesure que son fils précipite le rythme. « C’est peu dire. A croire que c’est d’instinct que les donzelles revendiquent et érodent la patience de leur paternel. » Le vieux loup songe vaguement à Markvart et à l’amertume que lui réserve son aînée, une similitude qu’ils partagent le plus souvent  avec exaspération en levant une corne remplie d’hydromel. Folker n’apprécie pas tellement dévoiler quelconque faiblesse – que les siens puissent entendre qu’il ne contrôle pas la situation. Cependant, Ivar, malgré son jeune âge – se montre comme étant le plus attentif et mesuré de la fratrie, un fait qui a toujours le don d’étonner Folker et de le réjouir. Bien qu’il ne l’ait pas sciemment cherché, les rôles venaient de s’échanger entre le Jarl et son fils. C’est au tour d’Ivar de lénifier les appréhensions l’effigie paternelle et cette prise de conscience étire un sourire sur les lippes du vieux viking. « Tu sauras bientôt qu’être père n’est pas qu’une bénédiction. L’on aimerait être sincère et juste mais il y a des instincts que l’on ne peut réprimer, au détriment de la satisfaction de sa progéniture. » Folker sait pertinemment qu’il ne peut se plaindre de la situation qu’il a lui-même instigué. Sa fille a toujours eu un fort tempérament, trait qu’il a par ailleurs encouragé tout au long de sa jeunesse pour voir Frida briller de par sa fougue au milieu de ses frères. Cependant, lorsqu’il a réalisé que sa fille voudrait certainement courir les plaines sous les pluies de flèches ennemies, l’homme a coupé court à toute envolée combative. « Par le passé, j’ai beaucoup manqué de discernement. J’ai donc du faire un choix. Et rien ne m’en détournera – pas même la bile amère de Frida. » L’œil s’assombrit à l’évocation de cette vésanie qui gangrène les entrailles de Skogkatt. Toute famille régente a ses désaccords mais les dissensions qui animent la sienne est grande source d’inquiétude malgré la herse de ses convictions. Folker fait un effort pour ne pas perdre le fil du combat même si leur échange s’est mu en joute d’entraînement. Ce n’est que lorsque ses souvenirs le ramènent à l’entêtement de Frida qu’il sent l’ichor de vie bouillonner dans ses veines. Il profite de l’inattention d’Ivar pour le rabattre d’un assaut et l’acculer contre un mur en pierres, lui arrachant ainsi un soupir résigné. Des ridules d’amusement tendre viennent à froisser le faciès masculin. Tungleskin retombe contre le flanc et le Jarl fait quelques pas pour donner répit à ses muscles. Les paroles d’Ivar lui font redresser la tête, pétri d’une attention particulière. Il décèle dans les mots de ce dernier une comparaison qui demeure tue malgré tout. Circonspect, il s’avance en glissant son arme dans son fourreau. « Tu en parles comme si tu l’avais vécu. » Glisse-t-il sur un ton un peu rude avant de reprendre avec pudeur. « Je sais que j’ai mes torts. Les siens sont de penser que la guerre est la seule voie qui accorde mérite. Je suis fier d’elle quand je la vois rauquer à l’encontre de mes ordres. Je l’admire l’épée au poing à faire mordre la poussière aux hommes. Mais je serai encore plus fier de la voir au bras d’un homme d’honneur à assurer descendance. » Skogkatt ne manque pas de guerrier et Folker refuse de compter sa fille parmi eux. Néanmoins, Ivar vient tout juste de lui faire réaliser qu’avec ou sans lui, sa téméraire de fille parviendra toujours à ses fins. Une mouvance admirative furète dans la prunelle de Folker lorsqu’il observe son fils. « Depuis quand es-tu devenu si sage, mon fils ? » Les bras croisés contre la poitrail, il s’avance et laisse traîner une œillade songeuse sur le portrait du jeune homme. « Je sais que tu peux être un bon instructeur pour elle. J’ai moi-même formé beaucoup de guerriers. D’excellents combattants. Et pourtant, certains ne sont plus là aujourd’hui pour le confirmer. Ivar… » Il soupire profondément avant de poser ses mains sur les épaules de ce dernier. « Il est illusoire de penser que tu pourras protéger ta sœur sur un champs de bataille. T’accorder ça, ce serait risquer de vous perdre tous les deux. Tu sais très bien que la frénésie du combat est insatiable et que le champ de bataille peut être chaos. A trop chercher ta sœur des yeux, tu risquerais de te faire prendre à revers, qui sait. » Les lippes se serrent avec sévérité. « Elle peut apprendre à se battre. Il faut qu’elle soit capable de se défendre. Mais elle ne peut nous suivre. »

             
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Sujet: Re: Hail Freyja, Vanadis, I ask for protection (Folker & Ívar)   - Mar 11 Avr - 0:20


Hail Freyja, Vanadis,I ask for protection
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Encore une fois son père avait de quoi répondre malgré ses sages paroles et a chaque fois ses mots étaient pesants des sentiments d’inquiétude qu’il pouvait éprouver concernant ses sœurs. Il avait conscience de rencontrer des problèmes mais désirait toujours camper sur ses positions, car tel était son devoir de père. Rien de ce qu’avait dit Ivar n’avait pu atténuer ses pensées concernant ce sujet et ce denier en fut bien déçu. Le jeune guerrier étira un sourire dans un rictus qui était tout sauf de l’amusement, si Folker persistait à voir les choses de cette manière, il espérait tout de même un jour pouvoir l’entendre tenir un discours plus positif. Ils avaient besoin des femmes non pas dans leur rôle de mères au foyer, ils avaient besoin de leur force, de leur hargne sur les champs de bataille qui plus d’une fois s’étaient avérées être efficaces. Car beaucoup d’hommes avaient péri dernièrement comme le soulignait souvent Ragvald, fatigué de devoir annoncer les décès aux familles. La Svart avait besoin de sa part féminine et Ivar continuerait de plaider en cette faveur quel que soit l’argument de son père. Pour autant la conversation n’aurait pu tourner au vinaigre, car le fils du Jarl fit le choix de l’arrêter là pour l’heure. Folker avait bien entendu ses paroles, il espérait qu’il puisse cogiter là-dessus un de ces jours. Quoi qu’il en soit, Ivar voulait procéder de manière méliorative plutôt que de faire dans l’excès et s’emporter dans une colère pour lui démontrer qu’il avait tort comme d’autres pouvaient le faire ; parce qu’il respectait son opinion, il fallait juste lui montrer d’autres aspects et il travaillait dessus depuis un moment déjà, enchainant les moyens. Pour le coup, il avait tenté la sagesse, le recul et cela n’avait aps fonctionné mais il était content de voir que son père ait pu le remarquer.

« Frida m’inspire cette sagesse tout comme nous aurions beaucoup à apprendre d’elles... » Fit-il remarquer en parlant de la Svart naturellement.

Quoi qu’il en soit, ça ne marcherait pas pour ce soir et Ivar était beaucoup trop éparpillé pour se concentrer sur de nouveau arguments.

« Mais tu es têtu père !» Déclara t-il simplement d’un rire amusé comme pour venir clôturer cette discussion

Il lui donna une tape affectueuse sur le bras avant de ranger son épée dans son fourreau puisque l’entrainement était terminé. Il songeait de plus en plus à demander l’appui de Moira Lund pour le faire changer d’avis. Le monde évoluait, la Svart devait s’adapter aux temps de crise et aux changements auxquels les vikings faisaient face. Un exemple de guerrière comme Moira pourrait assurément lui montrer quelque chose de positif si seulement ses pensées ne s’arrêtaient pas à ses sœurs. Ivar savait qu’il ne pourrait pas tout le temps protéger sa sœur, il connaissait aussi la probabilité de la perdre durant un combat. Bien qu’il n’en ait nulle envie, il préférait largement qu’elle le fasse de manière consentante et encadrée plutôt qu’elle se travestisse pour s’introduire et se fasse tuer à cause de son manque d’expérience. Le jeune Odegard avait confiance en sa sœur, il la savait forte et ne pourrait être inquiet pour elle tant qu’il gardait foi en elle – de plus les Dieux avaient toujours été de son côté, Ivar appelait ça le syndrome du jumeau : lui n’avait pas de chance, elle en revanche si comme s’ils n’étaient qu’une personne et qu’ils ne pouvaient bénéficier que de cela.

Ivar soupira doucement, un sourire plus franc sur les lèvres, content d’être avec son père et d’avoir eu cette opportunité de parler avec lui de ces choses qui troublaient leur famille depuis quelques temps. Mais l’ombre d’une silhouette vint se dessiner à l’entrée de la svart, Ivar reconnu dès lors l’une des guérisseuses qui était sensé veiller sur Jara et s’empressa de faire quelques pas vers elle.

« Ivar !!! Vous êtes là !! »

Ivar fronça les sourcils, à en juger le regard alarmé de la guérisseuse, il devinait que quelque chose n’allait pas et cela vint lui arracher de lourds frissons d’horreur. Les mots cependant restaient bloqués dans sa gorge, il n’osait pas questionner sur la mort, il n’osait pas demander qui lui avait on arraché, car Asunn avait été claire sur ses prédictions : l’un d’entre eux ne se réveillerait pas et s’il avait jusque là espéré que rien de cela ne se produise, cette femme venait de lui remettre cette fatalité à l’esprit et semer le doute.

« Dépêchez vous, venez !! »

Un signe de main, Ivar invita son père à le suivre, car il avait besoin de lui, de son soutien dans ces moments qu’il craignait difficiles. Non, ce n’était pas possible, pensait-il le long du chemin tandis qu’il pressait le pas. Son cœur ne suivait pas le rythme de sa marche, d’autant plus angoissé par ce qu’il allait découvrir et à mesure qu’ils approchaient de l’endroit, des hurlements de nouveau né se firent entendre et résonnèrent entre les fjords. Ivar stoppa net son allure, reporta son regard vers son père, horrifié. Si l’enfant vivait, alors c’était Jara qui allait rejoindre les dieux et tout cela par sa faute, parce qu’il n’avait pas su se montrer respectueux de ce que les dieux lui avaient offerts. Ivar avait été infidèle, et il s’entichait doucement d’une autre femme qui portait aussi sa progéniture en elle. Dès l’instant où il avait su cette nouvelle, il avait deviné que Jara serait celle qui paierait ce prix là. Asunn aurait beau le convaincre que cela ne devait pas être vu comme une mauvaise chose, que c’était le cycle de la vie et la volonté des dieux mais il ne pourrait clairement pas le vivre comme n’importe quel événement.

La guérisseuse s’enfonça dans le bâtiment après cette poignée de minutes de marche intensive, s’attendant à voir Ivar suivre. Or une nouvelle fois son corps se pétrifia, il tourna le dos à l’entrée et croisa le regard du jarl dans sa propre détresse.

« Je ne peux pas voir ça. »

Ivar en temps normal ne fuyait pas de cette manière du moins il n’avait jamais fui quand cela concernait Jara. Mais il ne se sentait clairement pas dans son état normal, noyé dans le déni. Il entendait les gémissements de douleur de sa femme se mélangeant aux pleurs du bébé comme si cela était le chant même de la mort. C’était douloureux, beaucoup trop douloureux.

« Qu’est ce que je suis sensé lui dire, si elle se meurt ? »

De l'aide, encore.








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Sujet: Re: Hail Freyja, Vanadis, I ask for protection (Folker & Ívar)   - Mar 9 Mai - 23:52

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Ivar & Folker
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Folker sent la déception poindre dans le regard de son fils et déplore ce différend qui les anime. Sa position est ferme sur le sujet même si son esprit papillonne parfois à l’idée de faire front avec elle. Frida, brave et pugnace à n’en point douter. Il la revoit gamine, le talonnant dans les herbes hautes, levant son museau pour flairer la piste du gibier. Les retours à la maisonnée, blondine aux joues crasseuses et la tignasse emmêlée, arrachant quelques complaintes à sa mère au moment du bain. Cette complicité unique qu’ils partageaient tous deux. Tout cela lui manque. Mais malgré les doutes, le patriarche entend claironner la virulence de ses affects. L’entêtement le destituera, c’en est certain. La prévenance et sagacité d’Ivar arrachent au paternel un sourire admiratif. Même s’il est toujours pénible pour le vieux loup de s’entendre renâcler ses tords, le jeune viking a toujours don d’embrayer une profonde réflexion et leur échange n’est jamais vain. Folker réalise ô combien Ivar possède des qualités profitables au trône. La gueule attendrie par les dires de son fils, Folker finit par échanger un rire franc, glissant Tungleskin à sa ceinture. « Et tu l’es tout autant que moi à toujours vouloir intercéder en faveur de ta soeur. » L’œillade qu’il lui coule est malicieuse. Une fois son fils détourné, la gravité s’installe à nouveau sur la mine du Jarl. Bien qu’il tente de contrôler sa progéniture, il sait pertinemment que le désir d’indépendance est là, cinglant. Il ne pourra les museler bien longtemps, les ciseler à son image. Le chef s’incline en direction du pavement plongeant au dehors. Des bruits de pas dans les flaques font peser une appréhension au sein de leur conciliabule. Lippes closes, Folker darde son œil sur la guérisseuse inquiète qui implore Ivar de la suivre. Il ressent l’effroi  qui s’empare de lui dans une violence inouïe, se contente de reposer sa paluche contre la garde de son arme tout en pressant légèrement le cuir ouvragé. Le soupçon pèse et les paupières se ferment un instant. L’épouse. L’enfant. Difficile de dire lequel est sur le point de rejoindre le royaume d’Hel.
En proie à l’inquiétude, Ivar fait signe à son père de le suivre. Il acquiesce du chef et lui emboîte le pas dans une démarche plus calme, le laissant le distancer sous les fines gouttelettes de pluie rinçant les allées boueuses. Ce n’est pas sa bataille, et pourtant, le guerrier lève son œil unique en direction du ciel chargé de nuages épais – prière silencieuse directement adressée aux Ases. Non pas pour sauver la belle ou l’enfant. Pour ça, il est déjà trop tard. Mais pour donner la force à Ivar s’affronter ce qui l’attend.

Les vagissements d’un nouveau-né brise le bruit monotone de l’eau qui s’écoule. Folker dissimule le coupable soulagement - celui de s’enthousiasmer face à une naissance. Torturé par ses sentiments, Ivar se tourne vers son père, cherchant l’ébauche d’un soutien. La mine grave, le Jarl s’approche de son fils, lui pressant l’épaule pour lui donner courage. Ivar s’étrangle de désespoir, demande quoi faire – sur toile de fond d’une longue agonie. Inflexion de sourcils de la part du borgne, sérénité patibulaire vrillée par un élan réprobateur. « Tu ne peux la laisser seule, Ivar. Jara s’est battue et tu as la devoir de l’accompagner. Jusqu’à la frontière du royaume des vivants si tu le dois. » Un soupir fait onduler les ridules usées. « Et chéris-la, mon fils, car elle t’a fait don de la vie. » La douleur, il la comprend. L’impuissance est intolérable et pourtant, chaque homme et chaque femme y sont confrontés à un moment de leur existence. « Tu sauras quoi lui dire. Vas-y maintenant. » La paluche enjoint le râble à se mouvoir. Il l’accompagne jusqu’au seuil de la porte, voit les guérisseuses vider les lieux, la mine sombre de mauvais présages. La masure avale son fils et Folker reste là, immobile, à subir le ressac des intempéries – présence voulue lénifiante de celui qui veille. Quoique en soit le dénouement.



             
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Sujet: Re: Hail Freyja, Vanadis, I ask for protection (Folker & Ívar)   - Mer 10 Mai - 11:26


Hail Freyja, Vanadis,I ask for protection
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L’odeur de la mort l’avait prit de court en entrant dans son foyer, à lui glacer le sang tandis que ses muscles se crispaient. Les paroles de son père à l’esprit, grâce à lui il avait trouvé le courage de pousser la porte et de se présenter devant Jara et se promettait de tout faire comme Folker le lui avait conseillé. Elle était là, allongée dans le lit, le souffle saccadé, la peau transpirante et livide - Jara était en train de mourir sous ses yeux. Il y avait du sang, beaucoup trop de sang pour que cela soit normal et une guérisseuse lui souffla à l’oreille qu’elle vivait ses derniers instants. Il fut sourd à cette déclaration, refusant cette fatalité et se pressa au chevet de sa femme.

« Ivar… »
« Je suis là, tout va bien.  Quelqu’un s’il vous plait !! Revenez !!» Cria t-il en direction de l’extérieur.
« Ivar…. » Appela t-elle à nouveau pour attirer toute son attention.

Le guerrier reporta ainsi son regard inquiet sur elle, qui vint l’inciter à prendre leur fils entre ses bras car elle n’en avait plus la force. Il s’exécuta, délicatement entourant le petit de ses ailes protectrices mais ne pouvait pas se laisser encore contempler son visage, beaucoup trop préoccupé par la santé de sa femme.

« Je souhaite qu’il porte le nom de ton père, qu’il s’en inspire, parce que ton père est beaucoup plus sage que toi Ivar. »

Même dans ses heures les plus sombres, elle trouvait moyen de le chambrer, plaisantant sans doute à moitié parce que c’était quelque chose qu’elle lui avait souvent répété. Ivar se pinça les lèvres, étouffant un rire amer avec l’angoisse qui l’étranglait. Il n’arrivait pas à lui parler en prenant conscience qu’elle allait le quitter. Mais il devait s’y résoudre et pour une fois se montrer sage.

« Mais c’est toi qui va devoir lui enseigner, que comme toi, il n’écoute que ses propres choix et travaille dur pour obtenir ce qu’il désire.»

Le guerrier n’eut pas le temps de lui dire qu’il le lui promettait qu’elle étouffa une nouvelle plainte de douleur. Elle se vidait de son sang, son corps parcouru de spasmes abandonnait toute lutte. Se rapprochant d’elle, il posa sa main sur sa joue et embrassa son front en y imprimant son affection.

« Je lui apprendrais surtout à être bienveillant, déterminé et courageux comme toi tu l’es Jara. Il sera heureux, je te le promets.»

Un sourire franc s’étira sur les lèvres de sa femme au travers desquelles, ses gémissements témoignaient de la douleur qu’elle devait endurer. Ils se tenaient la main, tous deux attendant la mort, qu’elle la soulage. Ivar lui déclara une dernière fois son amour et la remercia pour lui avoir apporté tant de belles choses dans sa vie, de l’avoir aidé dans toutes les circonstances et d’avoir fait de lui quelqu’un de meilleur. Les mots avaient du mal à sortir, Ivar n’était clairement pas doué pour dire ce qu’il pensait réellement des autres mais pour elle, il voulait faire cet effort là – elle le méritait. Et alors, finalement, ses paupières vinrent se fermer à tout jamais, emportant l’éclat de ses iris bleutés. Le silence retomba et il se fit lourd, dérangeant. Sa peau se refroidissait à une vitesse incroyable et il mesurait la chance qu’il avait eue de pouvoir lui parler et de l’avoir accompagnée jusqu’au bout.

La respiration difficile, Ivar fut soudainement perturbé par son fils qui se mit à pleurer entre ses bras. Il observa effaré cet enfant qui hurlait, gigotait comme un poisson hors de l’eau. Il était plein de vie, au détriment de sa mère qui avait trouvé la mort juste à cet instant. Le guerrier déglutit, quelque peu perdu dans sa tâche alors qu’il n’avait plus sa femme pour lui dire quoi faire ; il se sentait régresser, comme s’il n’était plus qu’un gamin, incapable d’être père et qu’il n’était pas assez expérimenté pour cette lourde responsabilité. Il était sans aucun doute puni : les dieux le pointaient du doigt et se moquaient ouvertement de lui  car avait osé être infidèle à cette merveilleuse femme qu’avait été Jara alors qu’ils la lui avaient destinée. Ivar se sentait coupable, responsable du malheur qui s’abattait sur lui, sur son enfant et sur elle. Les cris de l’enfant résonnaient dans son esprit telle une tempête sévissant et arrachant les arbres jusqu’aux racines de ses enseignements, redoutable, était-ce bien la réalité ? Après le choc, la tristesse enfin fit son apparition, arrachant quelques larmes au guerrier qui se retrouvait pitoyable, honteux. Elle avait pourtant un fin sourire sur ses lèvres violacées, comme si le tableau du père tenant son fils entre ses bras avait été la plus belle image qu’il lui avait été donnée de contempler sur ses dernières heures. Mais il ne méritait pas telle sérénité sur ce visage dont les couleurs s’estompaient sur le fil des secondes.

Le silence revint de nouveau après quelques minutes, quand son enfant fut trop épuisé de crier aux larmes et finalement s’apaisa dans un doux sommeil. Il ne pourrait jamais connaitre les traits fins de sa mère ; il aurait beau lui décrire, jamais il ne pourrait réellement comprendre son portrait et il allait grandir dans cette ignorance, un trou dans l’histoire sans jamais savoir pourquoi. Ivar  resta un peu aux côtés de Jara, profondément choqué, imbibé de tristesse à la manière d’un ivrogne et son alcool. C’était si douloureux qu’il se disait qu’il ne pourrait jamais accepter ni s’en défaire, que les jours désormais resteraient mornes et paralysés par le deuil. Les guérisseurs entrèrent de nouveau, venant encourager Ivar à continuer de se battre pour le bien du petit car c’était ce qu’elle voulait. Le guerrier se leva, venant déposer un dernier baiser sur la bouche de sa belle endormie avant d’entreprendre de quitter les lieux ainsi qu’on le lui demandait, éloigner l’enfant de la mort.

Là sous la pluie qui se faisait presque diluvienne, il vit la silhouette de son père et s’en approcha doucement, protégeant le petit de la pluie en tirant un peu plus la couverture dans laquelle il était emmitouflé. Un frisson d’horreur remonta son dos, croyant à peine à ce qu’il venait de se passer, dans un déni total, il n’avait pas de mots. Ses yeux étaient rougis par les douloureux instants vécus, et il resta un moment planté là, à observer les alentours et le ciel couvert, à lutter contre les larmes. Il n’avait pas besoin de dire explicitement qu’elle s’en était allée, les guérisseurs l’avaient sans doute déjà mis au courant. Ivar se recula un peu pour s’abriter, invitant son père à faire de même.

« Je voudrais qu’elle ait une belle cérémonie. » Déclara t-il enfin.

C’était douloureux de parler de ces choses là, mais maintenant ils allaient devoir s’assurer qu’elle puisse rejoindre les dieux dans les traditions de leur peuple. Ivar entreprit de découvrir la tête du bébé et alors seulement à ce moment là il se perdit sur son visage paisible, il était son fils et le premier Odegard de sa génération.

« Jara l’a nommé Folker. »

Dans un orgueil sans doute mal placé, dans la volonté d’être fort aux côtés de son père, il essayait de ne pas se laisser submerger.








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