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 Unbroken (Asbjörn)
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Sujet: Unbroken (Asbjörn)   - Lun 13 Mar - 18:10

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Asbjörn ✧ Gyda

La lueur de l’aube commença à s’élever lentement sur le village de Skogkatt. Bien entendu, ce n’était qu’une lumière pâle, grise, cachée par les nuages constant de cette contrée. Après toute une vie passée ici, on fini à s’habituer à l’absence de soleil. Pourtant, c’était une ambiance morne qui régnait ici, les chemins du village sont boueux, les vols sont fréquents ... Mais ont fait avec ce qu’on a en rêvant d’un jour meilleur, qui viendra ou non.  Mes yeux s’ouvrirent lentement, Je fixais la toiture quelques instants, puis je me levais doucement de la paillasse qui me servait de lit. Il était l’heure pour moi de commencer ma journée. Alors que je franchissais l’entrée de l’habitation, mon regard se leva en direction du ciel. Encore un jour supplémentaire sans Gunnar, mon jumeau, la deuxième moitié de mon être. Mais je faisais face, parce que je savais qu’il n’aurait pas accepter ma tristesse, je l’entendais déjà me dire que les dieux avaient prévu bien d’autres aventures sans lui, et que je devais aller de l’avant. Alors, je préservais sa mémoire en continuant à avancer.  Mes pas me guidèrent vers la forêt où j’allais cueillir différentes plantes et herbes dont nous aurions besoin durant la journée pour assurer nos soins. Je prenais très à cœur mon rôle d’apprentie guérisseuse, soigner les maux des autres étaient bien plus facile que de faire face aux siens. Une fois ma tâche accomplie, je faisais un détour du côté des falaises. La mer résonnant à mes oreilles était un son dont je ne me lasserais jamais. Un bruit constant et apaisant, synonyme de vaste étendue, de voyages, de découvertes … Je m’étais promis qu’un jour, j’allais voir plus loin que le bout de mon nez, je comptais tenir cette promesse que je m’étais faite. Je continuais ma marche pour atteindre l’habitation du Loeknir. C’était ici que je passais mes journées, observant, assistant. La journée passa, quelques entailles plus ou moins profondes, des os fracturés, des peaux brûlées et des malades défilèrent. Pas de mort aujourd’hui. C’était une de mes appréhensions lorsque je voyais des corps inertes franchir le seuil de la porte de mon mentor. Je n’avais pas peur de la mort, mais chaque mort rappelait à mon souvenir l’image du corps de Gunnar. Blanc, inerte, les yeux ouverts … Ce n’était pas cette vision que je souhaitais voir apparaître lorsque je pensais à mon défunt frère. Il était temps que je rentre chez moi. Alors que je me trouvais sur le seuil de mon habitation, une voix m’interpella. Une voix que je ne connaissais que trop bien. Je me retournais lentement pour trouver Asbjörn devant moi,  sans aucune tunique sur le dos. Je ne pouvais m’empêcher de le détailler du regard pendant un instant avant de tourner mon attention sur ses yeux. « Que veux-tu ?  », lui demandais-je, inquisitrice quant à sa venue. Il me lança un regard plein de sous-entendus. Je ne tardais pas à comprendre. « L’entrainement, c’est ça ? », dis-je doucement. Les points se connectaient d’eux même, la peau luisante d’Asbjörn exposée à mes yeux, n’était pas juste là pour faire joli. Après la mort de Gunnar, ce dernier avait repris le flambeau, les entraînements pour me rendre plus forte, plus apte à me défendre. J’en oubliais parfois ses intentions de vouloir me former, lorsqu’il faisait tout pour que je lui tombe dans les bras comme toutes les autres qui étaient passés entre ses draps, toutes les autres autre que sa femme. Il m’indiqua de le suivre, ce que je fis.  La brise marine se mêla à mes cheveux blonds, les faisant flotter derrière moi, cet entrainement qui se profilait à l’horizon était toujours une bonne opportunité d’extérioriser la violence qui secoue votre âme.
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Sujet: Re: Unbroken (Asbjörn)   - Mer 15 Mar - 14:37

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Tout tourne au ralenti. Cette bataille sans merci, le sang qui coule abondement, qui recouvre hache et bouclier. Je me bats de tout mon soul et d’une sauvagerie inouïe. Cette haine qui brûle en moi, ce désir assassin. Ces corps tombent mollement, cette vie s’y échappant à toute vitesse, comme si on la libérait enfin de ce corps dont elle se sentait prisonnière depuis bien des années. Je transpire, mon visage et mes mains sont couverts de sang, mes vêtements aussi sans doute mais je n’en ai que faire, actuellement, tout ce que je souhaite c’est de survivre et de ne laisser personne m’ôter cette précieuse vie que les dieux m’ont offerte.  Je défends les miens, comme je le peux et d’autre que je ne peux sauver car il est trop tard. Bien que ce combat a l’air vif, dans ma tête, tout est au ralenti. Mes gestes et ceux des autres, ces coups de hache qui s’abattent sur le corps ennemi bien trop lentement à mon goût, mais qui l’atteint tout de même. Puis, une vive douleur. Je pousse un cri, mais je ne me laisse pas abattre ni distraire. Je me tourne vivement vers mon agresseur et lui administre un violent coup de hache sur la tête, ne lui laissant plus aucune seconde le plaisir de vivre. Mais ma tête tourne, mon bras me fait horriblement mal. Je sens ce liquide pourpre s’écouler généreusement le long de mon bras. Puis, plus rien.

Suis-je mort ? Les dieux m’ont-ils rappelés à leur côté ? Etait-ce mon destin ? Pourtant, j’ai encore cette envie de vivre et je sais que j’ai encore beaucoup de choses à accomplir, ils n’ont pas le droit. Une lumière aveuglante me sort de mes rêves. J’ouvre les yeux, peinant à savoir si c’est la réalité ou non, ne faisant pas encore la différence entre le monde merveilleux des rêves et celui de la réalité. Je me frotte les yeux, les clignant plusieurs fois, regardant autour de moi. Ce n’était qu’un rêve. Bien évidemment.  On ne peut pas m’éjecter en pleine partie du jeu, je suis un pion bien trop robuste pour faire parti de ceux que l’on élimine en premier. Je me redresse, poussant un profond soupire. Je n’ai aucunement peur de la mort, mais ce dont je pense avoir le plus peur c’est de perdre un membre et de ne plus pouvoir me battre. Je pense, oui, parce que je ne suis même pas sûr que ce soit de la peur. Je ne ressens pas ce sentiment là, ni aucun même sentiment qui fait que quelqu’un soit humain. J’ignore où se trouve mon humanité aujourd’hui, mais je sais qu’elle n’est pas morte. Elle est simplement endormie dans un coin bien sombre de ma tête où les ténèbres la retiennent sans doute prisonnière.

Ce rêve ou plutôt, ce cauchemar me motive d’autant plus de m’entraîner, encore et encore. Je ne cesse de m’entraîner, ou de m’exercer à de nouvelles prises. J’ai fait parti de la svart et je juge que cette confrérie forme les meilleurs guerriers, moi en faisant parti. Mais il ne faut pas cesser de s’entraîner, jamais. Et puis, j’ai bien ma petite idée en tête de l’âme qui viendra s’entraîner avec moi. Une âme si pure mais pourtant si blessée et vide. J’imagine que lorsque l’on perd un jumeau, quelqu’un qui vous ressemble et qui a partagé la même poche, c’est comme si on perdait son âme sœur. Et bien que je ne comprenne pas ce qu’est de perdre une âme sœur, je sais ce qu’est de perdre un être que l’on aimait profondément, de tout son cœur, de tout son soul. J’enfile une tenue convenable … du moins presque, ne jugeant pas nécessaire de porter une tunique. Il fait beau aujourd’hui, autant en profiter. Mais malgré tout, ce n’est pas le froid qui m’empêcherait de me mettre torse nu.

Je quitte ma demeure avant de me diriger vers les armements, me saisissant de deux boucliers ainsi que d’une épée et d’un arc, accompagné de flèches. Je me dirige ensuite jusqu’à chez elle, la retrouvant sur le pas de la porte. « Gyda ! » Dis-je assez fort pour qu’elle m’entende. Lorsqu’elle se tourne vers moi, je lui adresse un léger sourire en coin avant de m’approcher d’elle et de lui tendre un bouclier et l’arc avec les flèches. « Tu es perspicace, dis voir. » Dis-je en me moquant un peu d’elle avant de la dévisager, sans trop le cacher, ni même ayant aucune gêne. « Le mieux, c’est de s’entraîner le plus de fois possible. Sinon après tu perds la main. » Je lui fais signe de me suivre, ne lui laissant pas trop de choix non plus puis je me dirige vers la rivière avant de déposer me tourner vers elle. « Tu préfères commencer par travailler ta défense ou ton attaque ? » Passer du temps avec elle, c’est quelque chose que j’apprécie grandement. Puis, j’avais promis à son frère de veiller sur elle et de continuer les exercices qu’ils faisaient ensemble. J’éprouve une grande attirance pour Gyda. Bien sûr que je souhaiterais qu’elle succombe à mes avances, qu’elle se laisse charmer et qu’elle tombe dans mes bras. Mais elle résiste, durement. Ca n’a pas d’importance, je ne vois pas ça comme un échec, plutôt comme un défis et puis, il n’y a pas que son physique qui m’attire, sa personne également. C’est assez … étrange et ambigüe ces sensations que j’éprouve, des sensations qui me sont encore inconnues et que je ne pourrais définir.

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Sujet: Re: Unbroken (Asbjörn)   - Jeu 16 Mar - 18:03

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En entendant mon prénom, je sortis lentement de mes pensées. Je savais d’ores et déjà de qui il s’agissait puisque je serais capable de la reconnaître entre mille. Je me retournais pour le voir s’approcher, des armes à la main. En l’observant rapidement, sans sa tunique, mes yeux dérivèrent un instant sur la cicatrice qui lui ornait le bras. Il avait eu de la chance que les dieux aient décidés de ne pas lui faire perdre le membre qui lui servait à se battre ou même de mourir. Présente lors de l’événement, mon cœur s’était arrêté de battre lorsque je l’avais vu se vider de son sang, sa peau tranchée et en charpie. Première expérience qui avait prouvé mon envie à devenir guérisseuse. Je n’avais pas résister au besoin de rester à ses côtés jusqu’à ce qu’il se réveille, jusqu’à ce qu’il soit de nouveau capable à tenir sur ses pieds. En le regardant s’avancer vers moi, je me disais bien que son heure n’était pas encore venue. Que les dieux avaient sans doute de plus grand projet pour un gaillard comme celui-ci. Je relevais mes prunelles vers les siennes qui me scrutaient d’une lueur moqueuse. « Tu es perspicace, dis voir. », me répondit-il en me tendant l’arc, les flèches et le bouclier. Je m’en saisissais, passant le carquois et l’arc sur mon épaule puis en attrapant la anse du bouclier. Mes muscles se raidir dû au poids de l’attirail. J’étais menue, mais j’avais toujours eu pour priorité de montrer aux autres – surtout à mes aînés –  que ce n’était pas cela qui définissait la force. Pour moi, tout était dans le mental. Bien entendu, si je me devais de tenir une hache ou une épée entre les mains, c’était signé mon arrêt de mort durant un combat, mais j’avais d’autres cordes à mon arc comme qui dirait.   « Le mieux, c’est de s’entraîner le plus de fois possible. Sinon après tu perds la main. », continua t-il en me dévisageant comme à son habitude. Il était hors de question que je me laisse déstabiliser par cet homme. Je ne le connaissais que trop bien, puisque nous avions presque grandi ensemble, ici, à Skogkatt. Je savais alors que sa façade d’homme sans cœur, froid et aigri, n’était qu’un côté de la montagne. « Je sais que tu me rappellera bien assez vite à quel point, j’ai perdu la main. », répliquais-je en lui emboîtant le pas. Je faisais référence aux entraînements précédents, il n’avait jamais été de main morte avec moi. Je ne m’en plaignais pas,  j’avais besoin de cela. J’avais l’occasion de me vider l’esprit de toutes mes pensées sombres et je devenais plus forte grâce à lui – et à ses conseils même si la plupart, moqueurs ou bourrus, m’irritaient grandement –. Nous marchâmes quelques minutes avant d’atteindre la rivière. « Tu préfères commencer par travailler ta défense ou ton attaque ? », me demanda t-il en déposant les armes au sol. Je l’imitais en essuyant mes mains sur ma tunique. « Mon attaque. », répondis-je, un sourire flottant sur mes lèvres. J’avais envie de me jeter dans le bain, la tête la première. Je m’écartais doucement des armes, pour lui administrer un coup de pied latéral – dans les côtes – puis j’enchainais avec un coup de poing dans l’estomac. L’effet de surprise était toujours un plus, m’avait un jour enseigner Gunnar. Mais je savais qu’Asbjörn ne tarderait pas à réagir, rapide comme toujours. Cela ne m’empêchais pas d’essayer. « Comment se porte ta femme ? », demandais-je, faussement intéressée. Je savais que je m’aventurais sur un sujet qui soit le mettrait en colère, soit le laisserait indifférent. La première option était toujours bien plus intéressante pendant un entrainement. La femme qui lui servait d’épouse avait, elle aussi, était un élément de surprise. Les deux personnalités du couple ne s’accordait pas, il était à peine étonnant qu’Asbjörn se tourne vers la compagnie d’autres femmes. Mais elle n’en restait pas moins sa femme avec tout le respect qui lui était dû.  
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Sujet: Re: Unbroken (Asbjörn)   - Jeu 16 Mar - 20:50

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C’est assez particulier entre elle et moi et je ne saurais décrire ce qui se passe parce que je n’ai jamais connu ça auparavant avec quelqu’un d’autre. Peut-être que c’est un sentiment que l’on appelle « normal » mais, c’est quelque chose d’inconnu et ça me fait plutôt peur. L’inconnu ne m’effraie pas en soit, c’est plutôt dans le contexte des sentiments et ressenti que l’on pourrait dire positif. Et je préfère refouler ces sentiments là et n’y éprouver que du désir et de l’attirance mais ces sentiments là, je ne saurais dire ce que c’est. Peut-être de l’amour, simple, comme si je l’aimais comme une sœur. On se fréquente depuis que nous sommes enfants, et nos familles ont toujours été proches … jusqu’à ce que la mort les emportes, que les dieux les gardent. Mais on ne s’est pas dissout pour autant, et on est toujours resté proche, un peu plus au fil des années. Elle veille sur moi comme cette douce mère perdue, emportée par son accouchement éprouvant et ce mort-né. Elle veille sur moi comme une sœur veillerait sur son frère. Elle veille sur moi, comme une femme veillerait sur son mari. Et cette dernière pensée m’arrache un long frisson, assez étrange. Jamais je ne m’étais fait cette réflexion et ni oser imaginer un jour pouvoir être avec elle. Gyda mérite bien mieux qu’un simple homme s’adonnant à de plaisirs malsains et interdits. Elle mérite bien mieux qu’un homme dépourvu de toute compassion, et de toute humanité. Un homme qui a perdu son âme depuis beaucoup trop longtemps déjà. Elle mérite quelqu’un qui saura prendre soin d’elle et apporter tout l’amour dont elle aura besoin pour combler ce vide immense en elle. Je ne peux lui apporter tout ça, mon cœur étant tout aussi vide que mon âme. Mais ce que je peux lui apporter, elle ne l’accepte pas, et y résiste, tant bien que mal. Ou alors, elle n’en a tout simplement pas envie. Qu’importe, je ne m’arrêterais pas là, quand je veux quelque chose, je l’obtiens toujours.

Des répliques cinglantes ne tardent pas à voler, et je trouve ça plutôt amusant. Bien moins amusant à son goût mais ce n’est pas mon problème. Je lâche un petit rictus. Bien sûr que je lui rappelle souvent à quel point elle perd la main, et ce de plus en plus. Bien sûr que je suis dur avec elle, et pas seulement physiquement. Bien sûr que je cherche à toucher là où ça fait mal. La rage, la colère fait beaucoup plus de ravage qu’un entraînement ou d’une bataille dénuées de ces sentiments là. Quand on n’éprouve aucune colère, ni aucune rage, vous pouvez être sûr que c’est la fin. Une fois près de la rivière, l’entraînement ne tarde pas à commencer. Elle s’avance et commence à me donner des coups, et je riposte rapidement, bloquant ses attaques avant de me saisir de son poing lorsqu’elle vise mes côtes. Mon regard devient beaucoup plus dur, et mes mâchoires se crispent à sa question. Je déteste que l’on parle de cette femme, que je considère seulement comme une femme bonne qu’à faire des enfants, et encore … pas aussi bonne que ça. Je lui tords le poignet, maîtrisant ma force tout de même avant de ramener son bras à son dos, me collant à elle, maintenant son bras dans son dos afin de la maîtriser. « De quelle femme tu parles ? » Dis-je dans un murmure avant de la pousser violemment sur le sol. « De cette femme, aussi faible que toi ? Je pense qu’elle va bien. En fait, je n’en ai que faire. » Un sourire mesquin se dessine sur mes lèvres.

Parler de ma femme est un sujet qui m’énerve et que je préfère éviter. Bien sûr que j’aurais voulu avoir la main d’une femme plus forte et ayant plus de caractère, d’une femme bien plus belle et pour qui j’éprouve quelque chose, du désir, une attirance … de l’amour. Mais rien. A chaque fois que je pose mon regard sur cette gueuse, de la haine naît instantanément, et bien plus depuis la perte de notre enfant qui n’a jamais vu le jour. Les sentiments ne naîtront jamais. « Et toi, petite fille, toujours pas de mari ? Il te faut un vrai viking, un qui pourra te défendre parce que vu comment tu te bats … » Provocation. Il n’y a que ça qui marche. De la motivation, de la hargne. Mais d’un sens, ce n’est pas une question sans intérêt. J’éprouve une certaine jalousie, envers ce futur mari qui ne l’est pas encore. Et un mari qui ne vivra pas longtemps et qui n’aura même pas l’occasion de poser ne serait-ce qu’un doigt sur ces fines courbes alléchantes. Si moi je n’en ai pas le droit, personne n’aura ce droit non plus. Je n’ai pas à décider pour elle, certes, mais… elle est à moi, mon défi, mon interdit. « Ils cherchent au mauvais endroit. Ils pourraient me choisir moi. Tu as tout à gagner, et moi aussi. Si cette femme n’est pas capable de me donner un héritier, elle n’est bonne à rien. » Et puis, elle ne pourra me résister bien longtemps. Je reste sur mes gardes, prêt à me défendre, à encaisser les coups si jamais je ne les contre pas. La douleur est une chose que je ne ressens plus depuis bien longtemps. De telles blessures vous anesthésient de toutes douleurs, qu’importe qu’elles soient vives ou non. Je m’approche dangereusement d’elle, quand on se sent menacer et blesser, l’attaque ne peut qu’être satisfaisante.

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Sujet: Re: Unbroken (Asbjörn)   - Dim 19 Mar - 21:48

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Les épreuves que les dieux avaient dressés sur le chemin d’Asbjörn l’avaient transformé, peu à peu. J’avais été témoin du déclin de sa personnalité, s’enfouissant toujours un peu plus dans l’ombre. Je l’avais vu sans vraiment réaliser ce qu’il se passait, sans vraiment comprendre. Mais peu à peu, je commençais à ressentir ce changement à mon tour. Bien entendu, il n’était pas aussi prononcé que le sien, pas aussi noir. Mais la mort de mon jumeau m’avait rendue plus irritable, plus agressive aux mots qui m’étaient adressés. La retenue dont j’avais toujours été affublée semblait s’effriter de jour en jour. Et qui de mieux que l’homme devant moi pour faire voler cette retenue en éclat ? Mes coups sont trop lents pour pouvoir l’atteindre et il se saisit de mon poing sans aucune difficulté. Je regrette de ne pas avoir plus réfléchis mon attaque car il tord mon bras pour le mettre dans mon dos. Prisonnière de sa force, je n’ai pas d’autre choix que d’écouter sa réponse à ma provocation. « De quelle femme tu parles ? », me demande t-il avant de me repousser au sol. Je me rattrape de justesse avant que ma joue ne s’échoue sur la terre humide. Ces propos sur sa femme – bien que je n’ai aucune affection pour cette dernière – me faisaient froid dans le dos. Il ne tarda pas à enchaîner un autre commentaire à mon adresse. « De cette femme, aussi faible que toi ? Je pense qu’elle va bien. En fait, je n’en ai que faire. ». Je me relevais avec hargne, poussant un grognement agacé. Son discours sur les femmes était toujours tellement dégradant qu’il me donnait envie de lui ôter le sourire arrogant qui orne son visage. Bon sang, il y a même des femmes guerrière aussi bonne que les hommes. « Faible ? », ricanais-je en lui faisant face, le regard rivé sur ses prunelles. « Il faut de la force pour supporter ta haine. », dis-je simplement en haussant le sourcil. C’était la vérité, je ne savais pas comment cette femme faisait pour se lever jour après jour, affrontant le regard, les coups  d’un mari haineux, sachant qu’il ne partage sa couche avec elle seulement dans l’espoir qu’elle lui donne des enfants … Je savais bien que l’amour était réservé aux utopistes, à quelques rares chanceux, mais il fallait être réaliste personne ne méritait un tel traitement.  Je n’attaquais pas encore, mais lui semblait lancé dans sa provocation à mon égard. Alimentant le feu dormant de ma colère. « Et toi, petite fille, toujours pas de mari ? Il te faut un vrai viking, un qui pourra te défendre parce que vu comment tu te bats …», me demande t-il, et je serre à nouveau les poings. Ce n’est un secret pour personne que mes aînés sont à la recherche d’un viking pour me prendre pour épouse. Par chance, - peut être par volonté des dieux – ils semblent pas avoir trouver qui que ce soit à la hauteur de la tâche. « Peut être plus tôt que tu ne le penses. Quand bien même, je n’ai besoin de personne pour me défendre. », répondis-je avec hargne. Un nouveau coup, je le saisis au bras, anciennement blessé pour le déséquilibrer. Je tire de toutes mes forces, balayant ses jambes de mon pied comme je peux. Il chute, mais je ne peux pas crier victoire trop vite puisqu’il est un très bon guerrier, qu’il saura reprendre l’avantage rapidement. Je montais alors à califourchon sur lui, comme si mon poids pouvait l’empêcher de se relever.   « Ils cherchent au mauvais endroit. Ils pourraient me choisir moi. Tu as tout à gagner, et moi aussi. Si cette femme n’est pas capable de me donner un héritier, elle n’est bonne à rien. », continue t-il, et je lui décoche un coup de poing dans la mâchoire. Il était hors de question que l’on me condamne à seulement un rôle de mère porteuse d’enfant. J’avais tellement de choses à voir avant. « Qu’est ce que j’aurais à gagner en étant ta femme ? Tu n’as aucun respect pour celle que tu as actuellement, il est hors de question que je sois réduite à pondre des enfants, le monde est bien trop vaste. », dis-je en le saisissant à la gorge. Je serais ma poigne, même si je savais que je n’avais pas assez de force pour lui faire mal. Bien entendu, lorsque sa famille lui avait choisi une femme, j’avais été abasourdie. J’avais toujours cru que notre proche amitié m’aurait valu de l’avoir pour mari. Pourtant non, mais la déception avait vite été remplacée par des questions. Je l’avais vu hurler sur sa femme, j’entendais les rumeurs dire qu’il se perdait dans les bras d’autres qu’elle, je savais que ses gestes étaient parfois cruel. Si j’avais été à la place de cette dernière, m’aurait-il administré le même traitement ? Je devais admettre que sa présence m’avait toujours affectée d’une certaine manière, mais je ne savais pas si mes sentiments à son égard auraient été suffisant à supporter ses agissements. « Que m’apporterait-tu ? À part la souffrance de savoir que tu vas réchauffer le lit d’une autre le soir, me détesterait-tu ? Et toi ? Que pourrais-je t’apporter en tant que femme ? », lui demandais-je, en chuchotant comme si les mots que je prononçais auraient dû rester dans mon esprit.  
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Sujet: Re: Unbroken (Asbjörn)   - Lun 20 Mar - 11:33

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Elle a toujours été là pour moi. Entre nous, ça a toujours été ambigüe et particuliers. Odin seul sait à quel point je désirais que ce soit elle qui devienne ma femme, pourtant mes parents en avaient décidés autrement, pour mon plus grand malheur. Peut-être que cet avis n’était pas partagé de son côté, peut-être qu’elle me considère seulement comme l’un de ses frères, et elle n’en manque pas. On a toujours été proche et ce, depuis l’enfance. On passait notre temps à jouer ensemble, à se poursuivre, à se taquiner. Ce n’est pas comme les autres femmes, et je ne la vois pas seulement comme un bout de viande ni comme celles bonnes seulement qu’à faire des enfants. Je suis assez partagé à vrai dire, je sais qu’il y a des femmes qui se battent même mieux que des hommes et qui sont beaucoup plus couillus que certains d’entre eux, mais le genre de femme comme celle que j’ai à la maison m’énerve au plus haut point. Je préfère les femmes à fort caractère et quelque peu sauvages. Je préfère celles qui ne se laissent pas démonter devant un homme. Mais pour moi, l’homme restera toujours supérieur à la femme. Elles sont beaucoup plus faibles, beaucoup plus sentimentales. J’aurais aimé avoir une femme comme Gyda, plutôt que cette empotée. J’aurais aimé que ce soit elle et je pense qu’elle m’aurait aidé à surmonter ces ténèbres et je sais qu’avec elle, tout aurait été différent.

Je ne me laisse pas faire, et je ne lui fais même pas de cadeau. Pendant un raid, personne ne fait de cadeau à personne, et on n’épargne aucun ennemi. Autant être réaliste et ne pas se montrer plus faible afin qu’elle y parvienne, ce serait un entraînement sans intérêts. Un sourire en coin se dessine sur mes lèvres lorsqu’elle me lance un pique. Ce sera sans commentaires, parce que mine de rien, elle dit la vérité. Oh bien sûr, ça ne m’atteint pas et d’un certain sens, je suis plutôt fier d’être devenu ainsi. On se fait moins avoir et surtout, on se fait respecter. Et puis honnêtement, ça ne me dérange pas d’être comme ça si agressif, froid, sanguin et sans aucune pitié. On ne souffre plus et à force, on n’éprouve plus aucune douleur. On vit avec. On s’y est habitué et elle fait partie de nous. Elle fait partie de moi et, sans elle, je ne suis rien. Sans elle, je ne serais pas celui que je suis aujourd’hui et je n’aurais pas cette hargne là et la force de survivre.

Provocation. J’essaye de la sortir de ses gonds et toucher là où ça fait mal. La seule chose dont je ne parlerais pas, c’est son frère. Je sais à quel point c’est un sujet qui lui fait profondément de mal. Je suis cruel, mais pas avec elle. Elle me saisit le bras et je n’eus pas le temps de dire ouf que je me retrouve à terre, sur le dos. Mais je ne prends pas le temps de me relever et elle vient s’asseoir à califourchon sur moi. Un frisson s’empare rapidement de moi et je sens ce désir soudainement refaire surface. Joueuse, j’aime plutôt ça. Puis, un coup de poing s’abat sur ma mâchoire. Ma tête part légèrement sur le côté mais je lui bloque le poignet avant qu’elle ne puisse m’en donner un autre de cette même main, prêt à me saisir le poignet de son autre main au cas où elle déciderait de m’en coller un autre. Je reste cependant stoïque, mon corps réagit forcément suite au coup de poing qu’elle m’a administré avec sa force de mouche. Ce n’est qu’une très légère douleur, mais une douleur tout de même. Puis je plante mon regard dans ses prunelles, un regard dénué d’expression, empêchant quiconque d’y trouver ne serait-ce qu’une légère faille. « Tu gagnerais beaucoup, en étant ma femme. Tu juges, alors que tu ne sais rien. Tu n’es pas comme elles, et tu le sais. » Dis-je d’un ton tranchant et plutôt agressif. Puis elle me saisit à la gorge et je reste impassible. Je sens l’air se couper, mais pas assez pour me maitriser, me faire mal ou m’empêcher d’agir. Je la pousse violemment sur le côté, me mettant au dessus d’elle, à califourchon, rapprochant mes deux jambes de ses hanches afin de l’empêcher de bouger.

Gyda se trompe totalement, mais en même temps, je préfère qu’elle pense ça plutôt que je perde pieds et que je me laisse tenter par cette douceur et ses sentiments que je m’interdis d’éprouver. Mais lorsque je me retrouve près d’elle, je m’adoucis et j’ai une vague impression de retrouver cet homme que je croyais mort et enterrer. Elle me change et adoucit mes mœurs. Rien que sa présence m’apaise et je sais que je peux être moi-même avec elle, si je le désirais. Mais je me l’interdis, comme beaucoup de choses. Je glisse deux de mes doigts contre l’une de ses joues que je caresse, sans aucune agressivité, ni geste brusque. Une douceur plutôt surprenante, venant de quelqu’un comme moi. « Qui te dis que je serais comme ça avec toi, Gyda ? » Et elle le sait, comment je suis réellement. Et puis, comment pourrais-je la détester, cette femme que je désire tant, plus que les autres et pour qui je ressens des choses tout à fait différentes et que je ne saurais expliquer. Mais ces questions me perturbent, j’ai envie d’y répondre, mais les ténèbres me torturent intérieurement, elles me dévorent de les entrailles. Tu n’as pas le droit. disent-elles. Je serre les dents, ma mâchoire se contractant. « Arrête. Tu sais que toi et moi, on ne sera jamais ensemble. Alors, cette conversation ne sert à rien. » Je donne un coup de poing, sur le sol, juste à côté de sa tête, ressentant une énorme vague de rage. Je ne mérite pas cette femme là, je suis un homme qui se bat avec ses démons chaque jour, et non contre eux. Je suis un homme détruit qui n’a comme défense seule, la violence. Je rapproche mon visage du sien, sentant son souffle s’écraser contre mon visage puis, je glisse mes doigts sur son menton, faisant basculer légèrement sa tête. « [color=indianred] Pourquoi me résistes-tu ? Pourquoi ne veux-tu pas goûter au fruit défendu ? Je sais que tu en meurs d’envie autant que moi.[ /color] » Dis-je dans un murmure, mes lèvres frôlant les siennes, tandis que l’une de mes mains se glisse le long de sa hanche. Un amour interdit, et destructeur.


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Sujet: Re: Unbroken (Asbjörn)   - Mar 21 Mar - 21:42

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Lorsque je le voyais agir comme un homme sans cœur auprès des autres, lorsque j’entendais des rumeurs sur sa personne, je ne pouvais rien faire d’autre que de m’interroger. Certes, le perte importante au sein de sa famille a été traumatisante, apportant les ténèbres dans son âme déjà torturée. Je ne pouvais que comprendre puisque j’avais été touchée par les mêmes ravages, c’était peut être pour cela que malgré les années, nous étions restés proche. Mais il était d’un tel paradoxe auprès de ma personne que je ne savais pas sur quel pied danser. D’un côté, il y avait l’homme froid qui me provoque sans vergogne, qui me pousse à toujours mieux me battre et de l’autre côté, l’homme doux, qui veut s’assurer du fait que j’aille bien. Malgré moi, je devais avouer que c’était ce mélange là qui avait fait grandir les sentiments au fond de mon cœur encore innocent face aux affres de l’amour. J’avais seulement été témoin de la définition des sentiments amoureux, je n’avais jamais été touchée. Aucun homme n’avait su faire chavirer mon cœur, aucun ne s’était vraiment intéressé à moi. Mis à part mes frères ou Asbjörn. Alors mon cœur comme mon corps étaient rester purs. Pourtant, le jeune homme ne cessait de me pousser à lui céder. Je le repoussais chaque fois avec force, mais il revenait à la charge, toujours ce sourire en coin sur les lèvres. Comme il savait quelque chose que j’ignorais. « Tu gagnerais beaucoup, en étant ma femme. Tu juges, alors que tu ne sais rien. Tu n’es pas comme elles, et tu le sais. » , dit-il, une fois que je l’eus frappé à la mâchoire. Sa tête bouge un peu sous le coup, plus que je ne l’aurais imaginé. Il se saisit de mon poignet coupable du coup, je n’essayais pas de me débattre mais plutôt d’appuyer sur sa gorge avec force de ma main valide. Encore une fois, ces paroles sont paradoxales. Il passe ses journée à parler des femmes comme si elles ne servaient à rien et pourtant, il se permettait de me dire que je n’étais en rien comme sa femme. Je ne voulais pas comprendre ce qu’il me disait. Les rôles ne tardèrent pas à s’inverser, lui sur moi, me maintenant fermement en place. « Qui te dis que je serais comme ça avec toi, Gyda ?», me demanda t-il, en glissant ses doigts sur la peau de ma joue. Ses gestes faisaient alors échos à ses mots, un frisson me parcouru. Je haussais les sourcils, n’oubliant pas que nous étions en plein entrainement. Il était hors de question que je le laisse me déstabiliser de la sorte, que ses mots ou ses gestes soient vrai ou faux ! « Tu me ferais croire que tu ne lèverais pas la main sur moi si je te désobéis, que tu ne me haïrais pas si j’étais incapable de te donner un enfant ou que tu n’irais pas plonger dans d’autres draps ? », lâchais-je, un peu plus hargneuse que je l’avais souhaité. Après tout, pourquoi cette conversation me prenait tellement aux tripes ? Il n’était en aucun cas mon mari, il était simplement un de mes plus proches amis, il était marié à une autre … Ce n’était pas à moi de lui reprocher ses agissements, il était libre de faire ce qu’il voulait avec qui il voulait après tout ! «Arrête. Tu sais que toi et moi, on ne sera jamais ensemble. Alors, cette conversation ne sert à rien. ». Le cou de poing près de ma tempe et le son de sa voix ne tardent pas à me faire sortir de mes pensées torturées. Il était redevenu le Asbjörn impitoyable et sans cœur, j’en avais besoin pour reprendre le fil de notre entrainement sans flancher car la facette douce de sa personne était bien plus déstabilisante que les autres. « Tu as raison, mais tu as lancé le sujet. », lui rappelais-je, avec les sourcils froncés pleins de remontrances. Son visage se rapprocha du mien dans une descente dangereuse, son souffle se mêla lentement au mien. Je savais déjà son angle d’attaque avant même que les mots n’affluent de ses lèvres. « Pourquoi me résistes-tu ? Pourquoi ne veux-tu pas goûter au fruit défendu ? Je sais que tu en meurs d’envie autant que moi. », murmura t-il dans un appel tentant, comme le chant des sirènes. Je sentais un feu se développer lentement dans toutes les zones où son corps touchait le mien. Sa main descendant le long de ma hanche semblait endormir toutes les gardes que j’avais forgé pour me protéger de lui. Ses lèvres frôlant les miennes avaient un goût d’interdit. Mon souffle se bloqua un instant dans ma gorge avant que je ne retrouve la raison. « Rapproche-toi, je vais te le dire. », chuchotais-je sur le même ton, avant de passer une main sur sa joue, rapprochant mon visage du sien. Nos lèvres se mêlèrent un instant avant que je ne bascule ma tête en arrière pour ensuite venir écraser mon crâne sur le sien. Un craquement retentit, une douleur lancinante envahit mon nez, mais je ne perdais pas de vue mon objectif. Profitant de l’effet de surprise, je le repoussais violemment sur le côté. « Parce qu’il est hors de question que je passe après toutes tes putains. », m’écriais-je en le toisant d’un air mauvais. J’avais peut être dévoilé le fond de ma pensée, je ne savais pas ce que lui penserait mais peut être que cela le tiendrait un peu éloigné de moi. Je me relevais en essuyant un peu le sang qui s’écoulait de mon nez. Je jetais un œil À Asbjörn, encore à terre, j’espérais tout de même, qu’il ne m’en voudrait pas.
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Sujet: Re: Unbroken (Asbjörn)   - Mer 22 Mar - 12:04

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Elle n’est pas comme les autres, et ne sera jamais comme elles. Parfois j’ai l’impression de faire ressortir son côté démoniaque, rien qu’en étant à ses côtés. Depuis la perte de son jumeau, elle est devenue une autre femme. Pas aussi vile et cruelle que moi, mais l’on ressent sa blessure à travers ses actes et sa façon de combattre. Je sais tout aussi bien qu’elle, que la perte d’un proche nous transforme et parfois, pas en bien. Je n’ai pas envie qu’elle devienne comme moi, aussi froide et sans aucun regret. Je sais que quelque chose à changer en elle, rien qu’à ses agissements. Je vois ce mur de pierre commencer à se construire autour de son cœur et de son âme. Elle n’avait pas le droit de souffrir, et son frère, je le considérais comme l’un des miens, ce frère que je n’ai jamais eu, cet ami dont j’étais proche. Mais perdre son jumeau, c’est comme perdre sa moitié, son âme sœur et depuis sa disparition, il a laissé un grand vide en elle que même l’amour ne saurait combler. Un vide qu’elle tente de combler tant bien que mal avec ses ténèbres qui vous transforment à tout jamais.

Moi-même je sais que je ne pourrais jamais l’aider à combler ce manque infini de cette moitié disparue subitement. Je me montre assez maladroit et je ne sais pas sur quel pied danser. Je n’arrive pas à détruire cette façade que je me suis construite au fil du temps et je sais que cet homme, que j’étais, ne se laisse pas se noyer désespérément par ces profondes abysses qui m’engloutissent un peu plus chaque jour vers le néant. Il y a beaucoup de choses que j’aimerais lui dire, mais quelque chose en moi me l’interdit, je suis bien trop fier et beaucoup trop robuste pour me laisser démonter par cet homme que j’aimerais voir mourir une bonne fois pour toute. J’aimerais que le Asbjörn d’autrefois cesse de se battre contre mes démons, tandis que celui d’aujourd’hui se bat avec eux. Rien que dans ma tête, ils se livrent une éternelle bataille.

Pourtant, lorsqu’elle ne se trouve pas auprès de moi, mes sentiments ne se manifestent pas et je n’ai pitié pour personne. Mais il faut croire qu’elle a toujours su faire ressortir le meilleur de moi-même, malheureusement. Devrais-je arrêter de continuellement me battre avec elle pour enfin obtenir quelque chose d’elle ? Devrais-je couper les ponts, totalement ? Devrais-je enterrer une bonne fois pour toute ce Asbjörn d’autrefois qui ne cesse de se battre contre l’homme que je suis aujourd’hui ? Je le devrais, oui. Mais la tentation et le désir sont plus forts que le reste et comme dirait l’autre, le seul moyen de se délivrer d’une tentation, c’est d’y céder.

Elle enchaîne les coups, et malgré tout j’encaisse sans même le moindre frémissement. Je reste impassible, j’ai appris à encaisser et à ne montrer aucune douleur. Bien sûr, les douleurs aussi vives que j’ai pu ressentir lorsque mon bras a été touché, je ne peux les encaisser, c’est humain. Mais ces petites douleurs, c’est presque une douce caresse qu’elle m’inflige. Je me montre plus doux, j’échange les positions, me montrant un peu plus dominant. Je lâche un léger rire, Gyda pose trop de questions, et moi qui croyais qu’elle me connaissait, je me trompe peut-être. « Tu poses trop de questions. Je pensais que tu me connaissais plus que ça. » Et autant ne pas y répondre, et esquiver cette conversation qui commence à me déstabiliser et à faire surgir quelqu’un que je ne souhaite pas le voir refaire surface.

Je profite évidemment d’avoir la main, ayant bloqué son corps frêle entre mes cuisses. Mon visage se rapproche dangereusement du sien, nos souffles entament une danse endiablée. Je glisse ma main le long de sa hanche, la remontant lentement au niveau de sa poitrine que je rêve de découvrir. Elle rapproche son visage du sien, je sens mon corps s’engourdir sous ce désir intense que je ne peux contrôler. Et lorsque nos lèvres se touchent, je ne pus retenir un léger soupire de bien être. Bien être qui est rapidement coupé suite à un acte de violence. Son crâne vient s’écraser contre le mien. J’eus un mouvement de recul et je me retrouve bien vite à nouveau sur le sol. Saleté. Je reprends bien vite mes esprits et relève les yeux en sa direction avant de me redresser, d’une manière menaçante. Elle a le don de faire ressortir le meilleur de moi-même, mais aussi de me faire entrer dans une colère noire.

« Je vois pas en quoi, ça te dérange. » Dis-je froidement, ne pensant même pas une seconde à pourquoi ça la dérange. « Parce que tu sais très bien que je te considère pas comme elles. » Dis-je en augmentant d’un ton plutôt sec, passablement énervé. J’observe le sang s’écouler de son nez, souriant de manière satisfaisante. Bien, qu’il en soit ainsi. Je m’approche rapidement d’elle et lui administre un violent coup de point dans le ventre, puis lorsqu’elle s’abaisse, se pliant en deux, je glisse ma main à son épaule et remonte vivement mon genou, quitte à lui redonner un coup dans le nez. Je la saisis par les cheveux et je relève sa tête, son visage face au mien. « Tu attends quoi de moi, hein ? Pourquoi tu ne veux pas passer après elles ? Et puis, rien ne m’empêche de prendre du plaisir seulement qu’avec toi, si c’est ça qui te dérange. » Puis je la lâche avant de m’éloigner, lui tournant le dos tout en restant sur mes gardes. Je me saisis de mon épée et du bouclier puis je lui fais face. « T’es assez amochée pour aujourd’hui, on change de tactique. Sauf si tu préfères arrêter, fillette. » Je sens mon sang bouillir dans mes veines, je sens cette colère qui me dévore les entrailles. Jusque là, j’ai été plutôt clément avec elle concernant l’entraînement, je lui ai fait plusieurs fleurs, maintenant c’est à la guerre comme à la guerre. Le jour où elle partira avec nous, personne ne lui fera de cadeau et je ne serais pas là pour la défendre.



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Sujet: Re: Unbroken (Asbjörn)   - Jeu 23 Mar - 18:59

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Les sentiments qui s'étaient développés au fur et à mesure des années, je tentais tant bien que mal de les enterrer au fond de mon cœur. Peut être par peur de trop souffrir si les dieux décident un jour de me l’arracher, comme il l’avait fait avec les membres de ma famille. Ou alors parce que j’avais peur qu’il me brise le cœur en mille et un morceaux. Quand bien même, je tachais d’ignorer ce que je ressentais, me focalisant sur mon devoir d’apprentie guérisseuse, mais aussi sur les entraînements. Malgré le fait que ces derniers étaient éprouvant d’un point de vue physique et émotionnel, il était hors de question pour moi de montrer la moindre faiblesse. Sur le champ de bataille, une faiblesse vous coûte la vie alors il était temps pour moi de prouver que j’étais capable de vivre et de me battre avec mes faiblesses. « Tu poses trop de questions. Je pensais que tu me connaissais plus que ça. » , me dit il, et je fronçais les sourcils. Bien sûr que je le connaissais mais ce n’était pour cela que je ne posais pas de question sur l’homme qu’il était devenu. « Je te connais en tant qu’ami, je n’ai pas de doutes sur cet homme-là. Je doute de la partie de toi que je ne connais pas. » , répondis-je, plus que sérieuse. Repousser Asbjörn était un travail de longue haleine, cela me permettait de construire ma détermination – bien que je sois déjà pourvu de ce trait de caractère assez marqué –. Il était certain que dans mon cœur et ma raison, il était inconcevable que je passe entre les draps du jeune homme comme n’importe quelle femme qu’il croiserait au village, alors que mon corps semblait se rebeller au fil du temps pour connaître les plaisirs de la chair sous ses mains fortes – sans doute experte après toutes ces années –. Toutes ces parties de mon être semblait se livrer une bataille sans merci. Mais pour le moment, mon cœur et ma raison avait l’avantage. Pour combien de temps ? Car il était capable de me montrer sa facette douce comme sa facette agressive en un battement de cil. Il était imprévisible, tout comme mes réactions à ses côtés. Tout cela avait un goût déconcertant. Il reprit le contrôle rapidement, m’emprisonnant encore une fois sous son emprise, ses doigts sur ma joue semblait embrasé ma peau sur leur passage. Tout comme la main sur ma hanche, cette dernière semblait entreprendre une ascension sur mon corps, allumant un feu au fur et à mesure de sa progression. Alors dans un moment de faiblesse qui pouvait facilement passer pour une technique de distraction, je me saisissais de ses lèvres. Juste un instant. Puis je laissais mes sentiments négatifs refaire surface – sans doute de la jalousie, bien que ma fierté m’empêcherait de l’avouer à voix haute – pour lui administrer un coup de tête violent. À peine l’eus-je repousser que je sentis une vague de remord afflué en moi. Mais ce n’était pas le moment de flancher. Je savais qu’il me le ferait payer au centuple, j’y étais préparée. Le sang qui coulait de mon nez était une distraction parfaite, ce liquide chaud me rappelait que je n’étais pas là pour jouer les cœurs énamourés. «Je vois pas en quoi, ça te dérange. », lâche t-il clairement mis en rogne par mon geste. Je reculais tout de même d’un pas, bien qu’inutile, je sentais le coup de venir. « Dans ce cas, c’est toi qui ne me connaît pas plus que ça. », rétorquais-je, toujours avec aplomb. Fallait-il que je demande aux dieux de l’écrire dans le ciel ou l’électrocute avec un éclair de lucidité ? La raison était plus qu’évidente et je n’aimais pas du tout ces sentiments, je ne voulais me les avouer et pourtant, je ne pouvais pas les ignorer. «Parce que tu sais très bien que je te considère pas comme elles. », continua t-il toujours sans comprendre. J’eus envie de rire, un rire sans joie cependant, mais je me retins, je ne voulais pas provoquer encore plus sa colère. « Alors comment me considère tu ? », lui demandais-je. C’était le moment ou jamais de lui tirer les vers du nez, mais je savais bien que je ne tirerais pas grand chose de la conversation car il était dans une colère noire à mon encontre. Le premier coup rencontre mon estomac, me coupant la respiration. Je n’avais pas pu le contrer, trop rapide pour moi. Puis il enchaîne le second coup puis me tient par les cheveux. Mon saignement de nez n’est qu'une égratignure à côté de tout ça. Mais ces coups sont les bienvenu puisqu'ils me permettent de me mettre en colère moi aussi, bien plus qu’avec une simple provocation. «Tu attends quoi de moi, hein ? Pourquoi tu ne veux pas passer après elles ? Et puis, rien ne m’empêche de prendre du plaisir seulement qu’avec toi, si c’est ça qui te dérange. », continua t-il et je gardais mes yeux rivés dans les siens, il était hors de question que je flanche. « Je n’attends rien, Asbjörn. Tu es celui qui me provoque, me faisant des avances, je te donne simplement la raison pour laquelle je ne veux pas te laisser posséder mon corps. Pourquoi tiens-tu tant a m’avoir ? Je n’ai aucune expérience, tu te lasserais bien vite. », rétorquais-je a nouveau, toujours avec une pointe de provocation dans la voix. Je voulais avoir le dernier mot, peut être même qu’une partie de moi souhaiterais savoir ce qui le pousse à tant vouloir que je lui cede. Défi ou non. Il me relâche, je rassemble toutes mes forces pour ne pas tomber au sol. Je chancelle tout de même mais je tiens bon. Je l’observe se saisir de son épée et de son bouclier, j’aurais pu tenter de l’attaquer mais la force et la rapidité me manquaient. «T’es assez amochée pour aujourd’hui, on change de tactique. Sauf si tu préfères arrêter, fillette. », l’utilisation du mot fillette me met en colère autant qu’il me fait sourire. Après tout une seule année nous sépare. « Je m’arrêterais quand tu t’arrêtera», dis-je en me redressant un peu plus. Il était hors de question que je montre une quelconque faiblesse. Je m’approche alors pour me saisir de mon bouclier, restant sur mes gardes et en luttant contre la douleur lancinante. Et dire que la douleur vécue par Asbjörn semblait facile à gérer. « Je suis toute à toi. », le provoquais-je en le regardant dans les yeux.
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Sujet: Re: Unbroken (Asbjörn)   - Jeu 23 Mar - 22:33

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Même si tout ce que j’éprouve à son égard me ronge lentement mais sûrement, je préfère m’abstenir de lui montrer autre que du désir. Avouer ses sentiments à quelqu’un, c’est signe de faiblesse, et ça peut tôt ou tard se retourner contre vous. Finalement, je ne vis pas si mal ainsi, peut-être qu’il vaut mieux en rester là, passer peut-être à côté de quelque chose. Mais bon dieu que ça me dégoûterait. Je m’en voudrais sûrement toute ma vie, plus que je ne m’en veux déjà aujourd’hui. J’ignore ce que je pourrais faire, comment je pourrais agir. Je suis sûrement trop fier pour m’abaisser ainsi et m’ouvrir comme ça. Je suis sûrement trop monstrueux pour parler à cœur ouvert. Ce n’est pas dans mes habitudes, ça ne l’a jamais été bien qu’avant, j’étais tout de même plus expressif et légèrement fleur bleue. Mais aujourd’hui, il faut plus qu’une masse pour détruire ce mur que j’ai construit afin que personne ne puisse m’atteindre. Un jour, je sais que je vais en souffrir et que cette souffrance conduira à ma perte. Ou peut-être pas, peut-être que je peux éviter que le navire coule définitivement.

Je dois me mettre des limites, je dois résister à ce qui est entrain de naître en moi, ces sentiments positifs qui me répugnent. Je n’ai pas à me montrer faible, ou même lui faire le plaisir de lui montrer ne serait-ce qu’un signal qui révélera tout. Autant être ferme et n’éprouver que du désir, mais malheureusement, le désir est accompagné de tellement de sentiments que même ce désir là je devrais le laisser tomber. Je dois lâcher prise, et abandonner. Mais je n’abandonne jamais, même si ça me détruit et me ronge de l’intérieur. Suite à ses questions, je sens que mon cœur se referme doucement, et que ce mur s’endurcit, plus qu’il ne l’était déjà. Je sens mon âme s’assombrir. Je me referme, n’ayant plus aucunement envie ne serait-ce la moindre tentative aujourd’hui.

Je suis entré dans une colère noire, monstrueuse. Je sens mes membres s’engourdir et s’échauffer sous ce sang qui bouillonne en moi. Je la dévisage, sans aucune compassion ni sans ressentir le moindre désir. De la colère, et peut-être de la haine. Je lâche un léger rire lorsqu’elle me dit que c’est plutôt moi, qui ne la connais pas plus que ça. Peut-être, au final. Je me trompe sûrement à son sujet, et ça peut arriver, même aux meilleurs. Je me contente de hausser les épaules, ne voulant pas plus m’aventurer que ça. Puis, une énième question, qui me déplaît fortement. Si j’étais dans une meilleure humeur, peut-être que je lui aurais fait un sous-entendu, mais là, j’ai plutôt envie de lui arracher la jugulaire à l’aide de mes dents. « Comment je te considère ? J’ai même pas envie de prendre la peine d’y répondre. » Dis-je de manière plutôt agressive, et je joins mes gestes à ce ton que j’ai employé, l’enchaînant de violents coups sans merci. Je ne lui laisse aucun moment de répit. Puis je me recule, tentant d’apaiser ces tensions négatives. « Je m’en fiche de ton manque d’expérience. Tout ce que je veux, c’est toi. Et je t’aurais, Hàlfdan. » Dis-je d’un air provocateur, souriant en coin, presque d’un sourire fou, et malsain. « Si tu n’attends rien de moi … pourquoi es-tu resté auprès de moi, à mon chevet, quand les dieux m’ont joués un tour ? Pourquoi m’as-tu … dérobé un baiser ? Une femme qui n’attend rien ne fait pas ce genre de choses, même sous l’intimidation. Pourtant, tu sais Gyda, la moitié des hommes d’ici, ou ailleurs sont comme moi. Ils sont infidèles à leurs femmes. Alors tu resteras vierge jusqu’à la fin de ta vie, ou bien quelqu’un te prendra ton innocence contre ton gré. Ce serait dommage. » Dis-je d’un ton plutôt sarcastique, et joueur. Bien sûr que si un jour un homme abuse d’elle, même sa mère ne le reconnaitrait pas. La seule personne qui ait le droit de faire ne serait-ce qu’un minimum mal à cette femme, c’est moi. Parce que de toute évidence, même si je veux me montrer bien plus sympathique, je lui fais du mal. Quoique je fasse.

« Et puis, je t’ai dit, si ça te dérange que j’aille voir ces merveilleuses femmes, je me contenterais seulement de toi. C’est un bon compromis, non ? » Je me saisis de mon arme et de mon bouclier. Cessons de nous battre comme des mal propre et de nous tenter pour des choses qui n’arriveront jamais. Elle se saisit à son tour de son  bouclier, et joue la carte de la provocation. Bien sûr, qu’elle est toute à moi. Elle l’est depuis longtemps. Et je ne laisserais jamais personne s’approcher d’elle, sans qu’ils n’y laissent un doigt ou deux. Je m’approche rapidement d’elle et lui assène un coup d’épée en sa direction assez brutal, cognant contre son bouclier. Mais je ne lui laisse pas le temps de se reposer, je lui donne un autre coup, plus rapide avant de m’arrêter et de poser mon pied contre le bouclier, exerçant une pression importante avant d’y donner un coup bref dedans, pour la faire tomber avant de planter le bout de mon épée dans son bouclier. Je suis fatigué, de cette bataille qui ne mène à rien. Je suis las, de cette situation et d’avoir l’impression que l’on joue avec moi. « Quand tu seras devenue une vraie femme, reviens me voir. Trouve-toi quelqu’un d’autre, pour t’entraîner. » Je retire ensuite l’épée du bouclier et l’observe. « Ton petit jeu ne m’amuse plus. » Puis je la dévisage avant de tourner les talons. Autant s’en éloigner, bien que le corps vous fasse sentir autre chose. Autant l’éviter jusqu’à nouvel ordre, et ne plus chercher le moindre contact. Je fuis, et j’enterre tant bien que mal ces sentiments positifs, et je sais que la meilleure façon de le faire, c’est de couper les ponts, même lorsqu’il s’agit des entraînements, alors que c’était quelque chose que je m’étais promis de faire, de veiller sur elle et de l’aider à devenir une vraie guerrière. Mais aujourd’hui, tout ça ne m’amuse plus. Je perds mon temps, à tenter quelque chose qui n’est pas réciproque. Puis je m’éloigne, remettant le bouclier et l’épée à leur place respective. Juste boire une bière, et me réconforter dans les bras d’une autre femme, c’est ce dont j’ai besoin.


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Sujet: Re: Unbroken (Asbjörn)   - Ven 24 Mar - 19:03

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Au fur et à mesure, je sentais bien que l’entraînement tournait au vinaigre. Je savais très bien que l’homme en face de moi n’était pas près à parler sentiments, ce n’était plus l’adolescent que j’avais connu. En effet, son cœur semblait être devenu pierre au fil des années à mon plus grand désespoir. Je n’avais jamais saisi ma chance d’être auprès de lui, si il l’avait voulu. Son désir pour moi était, certes, flatteur mais je n’arrivais pas à comprendre la raison. Étais-ce parce qu'il ressentait aussi des sentiments à mon égard ou parce que je lui résistais tout simplement ? Toutes les femmes se pâmant littéralement devant lui, aucune ne semblait s’opposer à une nuit entre ses bras. Ses questions durcissait ma fierté et je résistais autant que je le pouvais, quitte à créer un fossé entre nous. Une distance qui me peinait. Nos échanges ne sont plus provocateurs, ils deviennent hargneux comme si la corde sensible avait été touchée. «Comment je te considère ? J’ai même pas envie de prendre la peine d’y répondre. » , rétorqua t’il et je n’eus pas le temps de réagir à sa réflexion qu’il m’attaqua de nouveau, y mettant toute la force dont il était capable. Il blessait ma chair, mais aussi mon âme. Pourtant, il fallait que je m’endurcisse, que je ne laisse pas mes sentiments devenir des faiblesses. « Je m’en fiche de ton manque d’expérience. Tout ce que je veux, c’est toi. Et je t’aurais, Hàlfdan. », continua t-il et la colère voila mon regard. Dans ses propos, j’avais l’impression d’être un objet qu’il souhaiterait simplement acquérir. Cela me fit beaucoup plus de mal que je n’aurais voulu me l’avouer. « C’est ce qu’on verra. », lâchais-je avec autant de détermination que je le pus. Il semblait se refermer au fur et à mesure de mes questions, mais semblait, lui aussi, vouloir des réponses. Je devais les lui donner sans aucune de sa part, il n’était pas prévu au programme que je me dévoile, que je fasse étalage de mes sentiments pour qu'il les piétine par la suite. «Si tu n’attends rien de moi … pourquoi es-tu resté auprès de moi, à mon chevet, quand les dieux m’ont joués un tour ? Pourquoi m’as-tu … dérobé un baiser ? Une femme qui n’attend rien ne fait pas ce genre de choses, même sous l’intimidation. Pourtant, tu sais Gyda, la moitié des hommes d’ici, ou ailleurs sont comme moi. Ils sont infidèles à leurs femmes. Alors tu resteras vierge jusqu’à la fin de ta vie, ou bien quelqu’un te prendra ton innocence contre ton gré. Ce serait dommage.», dit-il et un frisson me parcouru, comment pouvait-il parler de ces sujets de la sorte ? La bile me monta à la gorge face à ses allusions. Certes, c’était assez répandu de voir des hommes infidèles, mais la mauvaise fois de ces derniers était déconcertante. En effet, avec un tant soit peu de sentiments, ils seraient les premiers à se révolter de voir des femmes – leur femme – faire de même. J’avais envie de lui cracher au visage, une tonne de méchancetés au visage, mais c’était sans doute ce à quoi il s’attendait. « Je suis restée parce que tu es un de mes plus chers amis, j’avais besoin de savoir que tu allais bien, que tu étais sorti d’affaire. Comme tu l’aurais fait pour moi si les rôles avaient été inversés. Pour le baiser, appelle ça de la curiosité mêlée a un besoin de te distraire pour prendre l’avantage. Pour ma virginité … oui ce serait dommage mais tu n’auras bientôt plus à te préoccuper de ça.. », répondis-je d’un ton que je voulais tranquille alors que je bouillais de l’intérieur. Comment pouvait-il être si aveugle par rapport à mes actes près de lui, a ce que je lui disais ? « Et puis, je t’ai dit, si ça te dérange que j’aille voir ces merveilleuses femmes, je me contenterais seulement de toi. C’est un bon compromis, non ? », me répéta t-il et comme la première fois qu’il l’avait dit, je l’ignorais. Puis je levais les yeux, au ciel. J’en avais assez de dire la même chose sous différentes formes, si il ne comprenait pas la raison de mes agissements, c’était sans doute qu’il n’avait rien de plus qu’un désir pour mon corps, point final. Il n’y avait donc pas de quoi tourner autour du pot. Il était décidé à obtenir quelque chose de ma personne et je mettrais un point d’honneur à le lui refuser jusqu’à ce qu’il comprenne que ce n’était pas parce qu’il avait décidé qu’il aurait l’objet de ses convoitises que je devais instantanément le lui accorder. Je le provoquais alors, phrase cachant sans doute une vérité que je redoutais le plus, que ma fierté m’empêchait de réaliser pleinement. J’étais heureuse d’avoir mon bouclier car les coups d’épées pleuvent plus durs les uns que les autres. Malgré mes maigres forces, je m’efforce de me défendre même lorsqu’il me met de nouveau à terre à la suite d’un coup de pied violent. «Quand tu seras devenue une vraie femme, reviens me voir. Trouve-toi quelqu’un d’autre, pour t’entraîner. », dit-il en enlevant la pointe de son épée de mon bouclier. Je déglutis. Qu’était-il entrain de me dire ? «Ton petit jeu ne m’amuse plus.», dit-il avant de tourner les talons et de partir. Je me relevais toujours mon bouclier à la main, je le regardais partir, hagard, pendant un instant avant de reprendre mes esprits. Ma poitrine s'abaissant et remontant de plus en plus rapidement, je n'étais plus en colère, j'étais furieuse. La furie se distillant lentement dans mes veines comme un poison. Je ne jouais pas, je n’étais pas une manipulatrice, je voulais juste qu’il comprenne par lui-même. Alors, la rage au ventre, je rassemblais mes dernières forces et je me mis à courir après lui pour le heurter de plein fouet avec mon bouclier en le projetant à terre. Je le fis rouler sur le dos avant de lui administrer un nouveau coup de poing à la mâchoire. « Tu n’es qu’un lâche ! Où est ton honneur ? Tu avais promis à Gunnar, tu m’avais promis que tu m’aiderais ! », m’écriais-je en me relevant, je ne le rouais pas de coup comme je l’aurais voulu, je déversais ma colère avec mes mots. Il avait promis à moi et mon frère qu’il m’aiderait devenir plus forte, mais de ce que je comprenais, il baissait déjà les bras. Tout cela parce que mes réponses ne lui convenaient pas. « Mais tout ne va pas dans ton sens alors comme un enfant a qui l’on refuse un jouet, tu te fermes et tu fais un gros caprice. Alors tu sais quoi grandi, tout le monde ne joue pas avec les autres, Asbjörn. », continuais-je en le fixant d’un regard noir. Je lui jetais mon bouclier à la figure. « Mais si tu n’es pas capable de voir ça après toutes ces années, il est clair que tu ne fais pas partie de mes proches. Il faut croire que les dieux me retirent une à une les personnes à qui je tiens. », lançais-je avant de ravaler ma rage du mieux que je le pus. Je le fixais, avant de me détourner à mon tour.
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Unbroken (Asbjörn)
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