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 « J'épouse, je coïte, je tue [Thorgad]
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Enóla Sivertsen
Bondi - le peuple vikings.

behind the shield.
POSTS : 494
SEPTIMS : 619
ARRIVAL : 25/02/2017
IDENTITY : Drathir
FACECLAIM : Olga Kurylenko (Praimfaya)

AGE : Trente-quatre ans
STATUT CIVIL : Divorcée
METIER : Chasseur
LOCALISATION : Isenseg

INVENTAIRE : joker n°1.
Un arc offert par sa famille auquel elle tient comme à la prunelle de ses yeux, un carquois plein de flèches. Un couteau de chasse à hauteur de la ceinture, un autre plus petit glissé dans la botte. Elle peut avoir également une besace lors de plus longs trajets contenant de l'eau, un peu de nourriture séchée, de la corde et une petite statuette de bois représentant une femme qui lui ressemble étrangement.
Elle a également quelques pièges en réserve qu'elle dépose à certains endroits stratégiques aux alentours d'Isenseg et elle va en vérifier les prises tous les jours.

Listen, listen. I would take a whisper if that's all you have to give, but it isn't. You could come and save me. Try to chase it crazy right out of my head.




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Sujet: « J'épouse, je coïte, je tue [Thorgad]   - Mar 14 Mar - 21:26


J'épouse, je coïte, je tue.
Thorgad & Enóla


Ils étaient enfin arrivés. Le trajet jusque Solstheim n’avait pas été des plus courts, surtout au vu du nombre de personnes ayant été conviées, mais ils étaient finalement arrivés. Ayant pris un peu d’avance, chacun avait vaqué à ses occupations durant la soirée et Enóla avait tenu à vagabonder dans les rues de la capitale afin de satisfaire son insatiable curiosité. Elle n’était venue qu’une fois ici, et était bien trop jeune à l’époque pour prétendre avoir conservé le moindre souvenir fiable de son expérience passée. Elle tenait ainsi à rattraper le temps perdu et à jauger la ville, tant par habitude que par plaisir, prenant soin de se mêler aux nombreux groupes de voyageurs et d’invités qui se formaient dans les rues afin de grappiller quelques informations de ci de là. La brune ne sera ainsi revenue que tardivement à l’auberge où elle avait décidée de loger. Ce fut ainsi dans un sourire qu’Enóla avait constaté l’absence de Thorgad, celle là même qui pourtant n’aurait rien trouvé de mieux à faire que de surveiller Silke à toute heure de la journée, et bien qu’elle ne s’était guère permis de commenter, la chasseresse avait bien hâte de retrouver son amie le lendemain pour lui demander quelques explications, non sans malice. En tous les cas, la nuit de la jeune femme fut plus courte que prévue : elle était rentrée tard et n’avait pas pensé qu’elle serait réveillée aux aurores par habitude, alors même qu’elle n’avait aucunement la possibilité de chasser comme d'accoutumée. Ce fut finalement dans un soupir qu’elle se redressa, délaissant sa couche et enfilant une robe dont les broderies simplettes pouvaient témoigner à quiconque du peu d’importance qu’elle semblait avoir, pour finalement dévaler les escaliers qui la séparaient d’une large table où elle pourrait profiter d’un bon repas.  S’installant et commandant de quoi se rassasier, Enóla avait déjà le nez perdu dans son verre que la silhouette de la guerrière blonde se dessinait déjà un peu plus loin. Un large sourire aux lèvres, la jeune femme fit signe à son amie de s’approcher, sachant pertinemment quelle ne saurait guère refuser étant donné que Silke devait être entre de bonnes mains et, peut être, en train de s’apprêter d’une quelconque façon. Attendant que Thorgad se soit suffisamment approchée, la chasseresse ne souhaitant guère se moquer d’elle ouvertement devant un large public, elle lança finalement les hostilités d’une voix teintée de moquerie.

« Eh bien ma chère ? Tu n’as pas la tête d’une personne ayant eu son quota de sommeil. Souffle-t-elle sans se départir de ce sourire qui témoignait bien du peu de cas qu’elle faisait de cette histoire. Une plaisanterie parmi tant d’autres pour la chasseresse à l’ironie cinglante. Invitant finalement la guerrière à prendre place à ses côtés d’un simple geste de la main, avant que ses doigts ne soient de nouveau occupés avec un morceau de pain, elle rajouta un peu plus posément. Ceci dit, je ne peux guère te blâmer, je ne dois pas paraître en meilleure forme. Cela ne l’empêcherait pas d’être parée pour les grandes festivités qui les attendaient le soir même. Elle ne louperait ça pour rien au monde et s’en voudrait de ne pas être capable de suivre avec attention l’ensemble des événements. Cela lui tenait d’autant plus à cœur qu’elle se savait être l’une des rare réellement en mesure de pouvoir observer, écouter et intégrer de nouveaux éléments à son cercle social qu’elle espérait voir devenir de plus en plus utile. Les guerrières d’Isenseg seront sûrement trop occupées à s’assurer que rien n’arriverait à Silke, et ce même si cela implique de veiller sur elle de loin. Enóla avait au moins la chance de ne pas occuper un tel rôle dans cette histoire, ce dont elle ne pouvait s’empêcher de se féliciter. Car malgré le respect et la dévotion qu’elle vouait à sa jarl, malgré le fait qu’elle comprenait parfaitement le choix de Thorgad de servir de protectrice, la chasseresse était trop indépendante et volage pour désirer rester continuellement aux côtés d’un individu. Elle tenait à son statut d’électron libre. Jetant un nouveau coup d’œil à sa camarade, la brune ne put s’empêcher de lui sourire de nouveau, avant de reprendre la parole. Alors ? Hâte d’être à ce soir tout de même, ou préférerais-tu être déjà rentrée à Isenseg ? » Enóla comprendrait aisément la seconde solution. Si elle-même était curieuse et comptait bien profiter des festivités, elle ne peut nier être attachée à sa région natale tout comme elle est obligée d’admettre avoir hâte de retrouver ladite région.

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Sujet: Re: « J'épouse, je coïte, je tue [Thorgad]   - Mar 14 Mar - 22:05


J'épouse, je coïte, je tue.
Thorgad & Enóla


Thorgad avait réellement bu un seul verre mais elle avait éprouvé un certain remords à partir tôt et à laisser Garth tout seul alors elle était restée à ses côtés. Certes, il était moins beau et parfait que Silke, mais il avait son charme. Il serait dommage que quelqu’un lui refasse le portrait. Alors elle était restée jusqu’à tard avant de retrouver la taverne où elle siégeait en compagnie du reste de la délégation d’Isenseg. Elle se glisse dans la chambre de Brynjolf et ne tarde pas à trouver la chaleur de son imposante carrure. Les autres gardes devaient déjà dormir près du Jarl ou bien était-elle encore debout ? Elle ne savait pas, mais si quelque chose lui serait arrivée : elle le saurait déjà. Elle aimait se sentir en sécurité elle-aussi et c’est près du guerrier qu’elle s’y sentait le plus. Elle ferme rapidement les yeux pour tomber dans un sommeil court. Bien trop court. Les premiers rayons du soleil arrivent tôt et elle ouvre les yeux en grognant longuement. Thorgad se redresse, regarde Brynjolf et retrouve un sourire en même temps que sa bonne humeur. Ce n’était réellement pas déplaisant de se réveiller à ses côtés. Elle se lève et renfile sa cuirasse en cuir. L’odeur de bière s’en échappe rapidement et cela la fait soupirer. Elle allait devoir la graisser pour enlever cette odeur ! Elle ne manquerait pas la prochaine fois de faire payer Grath.
Une fois prête, elle descendit les marches pour arriver dans la pièce principale où quelques voyageurs déjeunaient déjà. Elle croise rapidement le regard d’Enóla et sait déjà à son sourire qu’elle avait remarqué son absence auprès du Jarl. D’un pas pourtant léger, elle s’approche d’elle en attrapant au passage une miche de pain et un bol d’avoine qu’elle paye tout de suite pour ne pas avoir de dettes.

« Crois-moi, j’aurais préféré qu’il en soit autrement. » Elle s’installe sur le banc près de la chasseuse. « Je ne pouvais pas laisser ton ancien prétendant se faire démolir hein ? » Thorgad avait murmuré ces mots avec un sourire franc. « Garth à demander où tu étais, tu devrais t’attendre à ce qu’il se montre à un moment ou à un autre. » Au moins : elle la prévient pour qu’elle se prépare psychologiquement au phénomène.

Thorgad commence à manger sans plus de cérémonies. Aujourd’hui était une journée importante et elle savait que des forces allaient être nécessaires. Être constamment aux aguets étaient plus épuisants que ce qu’il n’y paraissait. A sa question, elle sourit et la regarde :

« Retourner à Isenseg. Je n’aime pas la politique. Ils sont vicieux et si les coups sont faciles à parer : les mots le sont moins. » C’était peut-être ce qu’il l’énervait le plus. « Les discussions et autres traités ne m’ont jamais réellement intéressés. Je fais confiance à notre Jarl pour les comprendre et défendre notre honneur auprès du pouvoir royal. » Voilà qu’elle parlait comme une femme qui y connaissait quelque chose. Ce n’était pas le cas. Enóla devait s’en douter. Elle avait appris un peu de Silke sans pour autant se prétendre maître.

« Isenseg me manque. Inghinn aussi. » Confesse-t-elle finalement. « Cette ville est trop grande, trop imprévisible. » Conclus-t-elle avant de reprendre une cuillère de son déjeuner.

« Tu sais que j’en ai appris pas mal sur toi hier soir. » Commence-t-elle. « Paraît que ton ancien époux n’a pas été tendre avec lui et l’a bien amoché avant votre mariage... Tu lui aurais même dit oui avant qu'il ne décide de partir pour sauver sa vie. Vu que je le connais et que je sais que sa langue de vipère ment bien souvent : tu confirmes ou réfutes ? »

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Sujet: Re: « J'épouse, je coïte, je tue [Thorgad]   - Mar 14 Mar - 23:27


J'épouse, je coïte, je tue.
Thorgad & Enóla


Les premiers mots de la blonde lui arrachèrent d’office un coup d’œil confus. Elle ne voyait pas très bien ce qu’elle entendait par ancien prétendant, craignant même l’espace de quelques secondes qu’il ne soit question tout simplement de son précédent époux. Même si là encore ça ne semblait guère logique, car si quelqu’un devait refaire le portrait de cet abruti, il était certain qu’Enóla aurait été la première à applaudir l’initiative. Cependant la remarque prend tout son sens lorsque Thorgad daigne poursuivre dans un sourire, évoquant la présence de Garth dans les environs ce qui arracha un léger ricanement à la chasseresse, cette dernière s’abstenant toutefois du moindre commentaire et se contentant d’un sourire énigmatique pour toute réponse. Difficile de savoir si la présence du scalde était une bonne nouvelle ou non aux yeux de la brune, elle-même ne semblant jamais vraiment certaine de quoi que ce soit à ce sujet. Mais en y réfléchissant bien, elle admit intérieurement que cela lui ferait plaisir de le croiser dans le cadre des festivités ou en dehors. Les passages du brun à Isenseg étaient rares, ce qu’elle regrettait parfois sans jamais oser toucher le moindre mot à ce sujet au concerné. Cela ne changerait rien, estimait-elle, aussi reprenait-elle simplement le cours de sa vie lorsqu’il partait. Elle ne put s’empêcher toutefois d’être touchée, brièvement, par le fait qu’il ait pu se renseigner à son sujet. Il était évident qu’elle n’aurait manqué l’événement pour rien au monde, mais savoir qu’il réclamait sa présence à sa façon lui suffisait amplement. Enóla n’avait toutefois pas vraiment envie de parler du musicien de pacotille avec sa camarade, cela ne mènerait à rien et la jeune femme ne souhaitait pas avoir à réfléchir de si bon matin. Ce fut pour cela qu’elle évoqua un autre sujet, demandant à sa compagne si elle comptait profiter des réjouissances ou si elle rêvait déjà de son foyer à Isenseg, bien loin de l’auberge dans laquelle elles venaient de se réveiller. La réponse n’attend pas et Enóla ne peut qu’hocher doucement la tête en guise d’approbation. La politique était un domaine bien complexe, même pour elle qui commençait doucement à y mettre les pieds à sa façon, et elle ne pouvait que compatir à la situation de la guerrière. Elle devait sûrement préférer l’adrénaline du combat à ce genre de soirée. Et qui était-elle pour la juger ? A chacun son domaine et, comme le disait si bien Thorgad, Silke était en mesure de prendre ses décisions seule. Ou encore elle pouvait compter sur ses conseillers, bien que la chasseuse avait des réserves à leur sujet.

La brune ne put toutefois retenir un léger frisson lorsque son interlocutrice avoua également que son village lui manquait, et sa fille encore plus. Evidemment, cela semblait logique et il arrivait parfois à la jeune femme d’oublier que sa camarade avait une famille à chérir, à aimer. Une famille à qui elle pouvait manquer et qui pouvait lui manquer en retour. Thorgad était une guerrière, protectrice de leur jarl, mais elle était aussi mère, et sans nul doute que cette fonction comptait plus que tout le reste à ses yeux. Enóla aurait pu se perdre dans un mutisme effrayant, comme à chaque fois que quelqu’un évoquait ses joyeux marmots devant elle, mais elle n’en fait rien. Pas cette fois ci. Pas alors qu’il était question d’une gamine adorable qu’elle prenait plaisir à côtoyer malgré tout. Et puis, ce n’était pas à la blonde de payer le prix de ses défaillances à elle. Ce fut pour cela que la brune hocha de nouveau la tête avant de répondre avec douceur : «  Je suis sûre qu’elle profitera de ton absence comme une folle, ce qui l’empêchera pas de se jeter à ton cou quand nous rentrerons. Comme tout gamin qui se respecte, elle sera sûrement contente de pouvoir faire un peu ce qu’elle désire, loin du regard de sa mère, mais n’en restera pas moins heureuse de retrouver cette dernière. Quant à la description que la concernée faisait de la ville, la jeune femme ne put retenir un nouveau sourire, plus amusé, avant de rétorquer à son tour : En revanche, j’aime cet espace que tu dénigres. Je suis trop curieuse pour passer à côté d’un tel endroit, et je crois que l’animation me plaît de plus en plus, tant que je peux retrouver ma tranquillité par la suite. » Tout ce qui lui importait, c’était de rentrer chez elle, mais elle comptait bien en profiter avant aussi se remit-elle à savourer son repas, prête à passer le reste de la journée au marché et surtout au port, afin de profiter de cette mer qu’elle aimait tant.

Plongée dans ses pensées, elle aurait sûrement pu continuer à manger en silence un moment, mais ce fut sans compter sur la nouvelle interrogation de Thorgad. Fronçant les sourcils face à cette entrée en matière, et craignant réellement qu’on puisse apprendre quelque chose de déplacé à son sujet bien qu’elle n’ait en théorie pas grand-chose à craindre, les propos de la blonde provoquèrent chez la chasseuse un véritable méli-mélo de sentiments. Dans un premier temps, comprenant qu’elle parlait de nouveau de Garth, elle fut surprise d’apprendre que ce dernier aurait pu être menacé par son ancien époux et bien qu’Enóla ait appris à se méfier des dires de ce vantard, elle avait suffisamment connu l’homme qui avait partagé sa vie pendant six ans pour croire en cette possibilité. Le cœur loupe un battement, se sentant instinctivement coupable, avant que le sentiment ne soit balayé par une surprise plus intense encore. Tu lui aurais même dit oui avant qu'il ne décide de partir pour sauver sa vie. La nourriture qu’elle s’apprêtait à avaler se coince, quelque part où il ne faudrait pas, coupant le souffle de la brune qui, lâchant d’office sa cuillère en bois, se met à matraquer la table du poing comme pour essayer de faire passer ce qui l’empêchait en cet instant précis de respirer. Suffoquant ainsi pendant quelques secondes, elle ignore si cela finit par passer à force d’ouvrir la bouche pour cracher ses poumons dans le vide ou si Thorgad aura finalement eu le bon réflexe, mais la brune finit par pouvoir prendre une profonde inspiration avant de lever la main pour faire signe à ceux qui s’étaient retournés pour la lorgner avec un soupçon de moquerie ou de confusion. « C’est bon ! Tout va bien ! Merci pour votre sollicitude ! » Les yeux luisants de larmes, Enóla passa instinctivement sa main sur sa gorge avant de se mettre à rire dans son coin, nerveusement. Cet abruti n’avait rien trouvé de mieux à dire qu’ils auraient dû se marier ? Tous les deux ? Elle qui avait naïvement cru qu’il s’était plaint de son époux et du fait qu’il n’avait pas pu lui faire des avances correctement, elle apprenait désormais qu’il s’était amusé à raconter qu’elle aurait dû être sienne depuis bien longtemps. Qu’elle aurait voulu être sienne, même. Le scalde avait pris l’habitude de raconter des bobards à tout le monde, elle incluse, et elle n’était jamais vraiment surprise d’apprendre qu’il l’incluait dans ses mensonges. Elle ne s’était toutefois pas attendue à ce que Thorgad aborde un tel sujet ainsi.

« Je réfute totalement. Rigole-t-elle finalement tout en essuyant les larmes qui perlaient au coin de ses yeux. Enfin… Elle hésite la brune, un bref instant. Elle songe à ce qu’elle venait d’apprendre, et ne peut finalement s’empêcher de se dire qu’il n’y avait pas forcément que du faux dans ces propos. Certes il n’avait jamais été question de mariage entre elle et Garth et de ce qu’elle en savait, il n’y avait nulle menace dans l’histoire non plus. Cependant, au vu de la manie qu’avait le brun à tenter de la séduire, une telle invention n’était finalement pas si choquante ou dérangeante que cela. Mais surtout, elle se demande ce qu’elle peut bien dire à Thorgad en guise d’explications. Il me colle aux jupons depuis mon mariage, un peu avant même. Ça c’est bien vrai. Elle lève les yeux au ciel, mimant une véritable exaspération à ce sujet avant de prendre une gorgée de son verre. Une exaspération pas si sincère que cela en vérité. Mais il n’a jamais été question de mariage entre nous, à aucun moment. Ceci dit… S’autorisant un sourire amusé, la brune pivota légèrement sur le banc pour mieux faire face à son interlocutrice, une moue mi intriguée mi amusée sur le visage. Il t’a donc dit qu’on devait se marier, mais que mon précédent époux l’aurait amoché et qu’il aurait donc pris la fuite pour ça ? Eh bien, quitte à raconter notre prétendue histoire, il aurait pu s’inventer un rôle un peu plus glorieux. Ironise-t-elle dans un dernier ricanement.  Mais tu fais bien de m’en parler, il perd rien pour attendre cet abruti. » Et c’était pas les idées qui manquaient pour lui faire regretter pareilles sornettes.

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Sujet: Re: « J'épouse, je coïte, je tue [Thorgad]   - Jeu 16 Mar - 0:05


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Thorgad & Enóla


Il serait mal avisé de la part de Thorgad de ne pas parler de sa conversation avec Garth. Après tout… Il avait été question d’elle plusieurs fois. Enóla méritait de savoir. S’il y avait bien une chose que la guerrière ne supportait pas : c’était les non-dits. Elle préférait clairement que la chasseuse apprenne de sa bouche ce qui a été dit plutôt qu’un autre s’en charge et déforme ses propos. Les langues se déliaient bien trop rapidement et en vue de la soirée qui s’annonçait : l’alcool coulerait à flot. L’alcool était un des facteurs principaux pour que les rumeurs se propagent rapidement. L’ébriété faisant bien souvent oublier au gens la bienséance comme tenir sa langue. Le sujet ne resta pas longtemps sur le vagabond. Enóla n’était peut-être pas encline à en parler. Tant pis. Thorgad la laisserait en paix pour le moment. Il y avait quelque chose qu’elle devait éclaircir avec elle. L’histoire de Grath était certes plausible, mais elle était toujours sur ses gardes le concernant. Après tout, il était un comteur. Son métier était de vendre du rêve et de faire voyager les esprits les plus simples. La vérité ne faisait peut-être pas partie de son art bien qu’elle en soit le fondement. Une bonne histoire devait avoir des faits réels.
Parler d’Isenseg étirait un sourire presque fatigué sur le visage de Throgad. Cela ne faisait que quelques jours qu’elle était partie et pourtant sa terre natale lui manquait. Quelque chose qu’elle exprima sans aucune honte à Enóla. C’était un sentiment humain après tout et elle ne clamait pas être une personne invisible, sans sentiments. Elle avait juste appris à les cacher : son père n’étant pas réellement enclin à laisser passer un acte de faiblesse. Même infime. Le sujet de sa fille était quelque chose qu’elle évitait soigneusement en présence d’Enóla. Mais comment parler d’Isenseg sans parler de la chair de son sang ? Thorgad était mère, elle ne pouvait pas le cacher et elle avait tenté de le renier pour lamentablement échouer. Elle baisse la tête en voyant l’expression de la chasseuse changer. Elle remet son nez dans son petit-déjeuner et reprend la dégustation sans dire un mot de plus ayant peur d’aggraver sa cause sur le sujet. La voix d’Enóla la rassure cependant et elle retrouve un sourire en coin.

« Probablement… Je la sais en sécurité. Et c’est le principal à mes yeux. » Elle regarde Enóla. Elle avait quelque chose à lui demander. Une faveur. Elle ouvrit la bouche pour faire part de sa requête avant de la refermer. Ce n’était pas le moment.

« Je ne le dénigre pas, il y a de la beauté dans chaque choses que les Dieux ont créés, je ne me sens tout simplement pas à l’aise. » Pourquoi ressent-elle le besoin de corriger ? Parce qu’elle savait que sur Midgard tout pouvait être entendu par les divinités. « Je te laisse profiter à ma place, tu me raconteras tes trouvailles ? » Demande-t-elle malicieusement : toujours agar d’entendre des récits. « Et je suis certaine qu’il y a une dame à Isenseg qui attend elle aussi ton rapport. » Inghinn portait une admiration sans borne à Enóla.

Thorgad prend une cuillère de sa bouillie avant de finalement prendre le taureau par les cornes en racontant la dernière qu’elle avait entendue de la part de leur ami commun. A peine a-t-elle fini son récit qu’elle entend Enóla tousser et s’étouffer. Elle fronce les sourcils, la regarde au début avec surprise avant de soupirer. Dans sa jeunesse elle avait appris à aider son grand-père qui suffoquait souvent à cause d’un morceau de pain pas assez mâché alors elle se lève et se met derrière la chasseuse. Son poing contre son estomac, elle pressa le corps de la dame contre elle pour l’aider à respirer et recracher ce qui obstruait sa gorge. Quand Enóla semble respirer à nouveau, elle se rassoit et reprend sa cuillère pour manger. Elle sourit quand elle entend son amie réfuter complètement l’histoire : confirmant ce qu’elle pensait. Thorgad commençait réellement à bien connaître Garth. Les explications ne tardent pas arriver. Elle hoche la tête et continue d’avaler son petit-déjeuner. Quand elle lui fait face : elle est surprise. Cela peut se lire à son expression. Elle s’arrête même de manger pour se rapprocher d’Enóla et rendre la conversation un peu plus privé.

« Oui. » Elle confirme le bref résumé : « Ajoute à ça une haleine d’alcool et de grands gestes et tu as l’histoire. » Thorgad réfléchit : « Tu devrais lui conseiller ça la prochaine fois. » Dit-elle en rigolant presque. « Mah ne soit pas trop dure avec lui. Après tout… C’est le don que les Dieux lui ont donné : de raconter et de colporter des histoires. Si tu veux mon avis… C’est ce qu’il a trouvé de mieux pour attirer son attention. Il devait savoir que je t’en parlerais et que tu allais lui faire payer. Ça lui donne une raison de te voir. » Il était malin. Il fallait lui donner ça. « Je sais que ce n’est pas ma place, mais… Pourquoi tu refuses ses avances maintenant ? Il a l’air de t’apprécier sincèrement. »

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Sujet: Re: « J'épouse, je coïte, je tue [Thorgad]   - Jeu 16 Mar - 17:23


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Thorgad & Enóla


Evidemment Enóla se fit déjà la promesse de raconter l’ensemble de son séjour à Solstheim à Inghinn, la petite fille la presserait de questions et la chasseuse ne pourrait que s’empresser d’y répondre en tentant de n’omettre aucuns détails. Ou presque. Certaines de ses réflexions n’appartenaient qu’à elle, et sûrement pas à une petite fille, aussi intelligente et dévouée soit cette dernière. Hochant de ce fait simplement la tête dans un sourire pour signifier son accord, la brune se replonge dans son repas et aurait pu savourer celui-ci paisiblement si sa compagne ne s’était pas mise à aborder un tout autre sujet. Quelques mots suffisamment troublants pour lui faire louper un battement de cœur, puis suffisamment mensongers pour faire de sorte qu’elle s’étouffe avec sa nourriture. Il aura fallu compter sur l’intervention de Thorgad, que la jeune femme remercia d’un bref signe de la main tout en reprenant son souffle, pour lui éviter le pire et lui donner l’occasion de pouvoir réfuter tous les propos de Garth à leur sujet. Ce n’était pas la première fois qu’il inventait des histoires à propos d’eux, ce ne serait sûrement pas la dernière non plus et au fond une part d’elle-même était ravie d’être la cible privilégiée des bobards du brun. Au moins, il pensait à elle. Et c’est pour toutes ces raisons que, la surprise passée, Enóla se révéla être d’une humeur relativement joyeuse, ricanant légèrement et levant les yeux au ciel dans une mimique sincèrement amusée. Non, définitivement elle n’était pas en colère. Elle voulait toutefois en savoir plus et se permit donc de pivoter sur son banc pour faire face à son interlocutrice, questionnant celle-ci plus avant dans un froncement de sourcil à la fois amusé et sceptique. Thorgad confirme bien vite, ajoutant qu’il était évidemment question d’un scalde ivre et la brune ne put qu’hocher légèrement la tête, nullement surprise. Les vices du poète étaient nombreux. Trop, peut être.

Réfléchissant déjà à la façon de tourner cette histoire à son avantage, Enóla ne put toutefois que relever les yeux en direction de la blonde lorsque celle-ci lui demanda dans un sourire de ne pas être trop dure avec le scalde. Un rire suivit, avant que la répartie ne fuse : « Allons bon, tu te soucies de son sort toi ? S’amuse la chasseuse. Elle laisse toutefois son interlocutrice finir sa tirade et le sourire de la brune ne put que disparaître progressivement, laissant place au sérieux et à l’hésitation. En vérité elle n’avait pas vu les choses sous cet angle. Pour elle, Garth cherchait simplement à se vanter, à s’octroyer des trophées qu’il ne possédait pas en vérité. Cela devait l’amuser que de dire à quel point elle avait pu l’aimer, plutôt que d’évoquer le nombre de fois où elle aura refusé ses avances. Mais étais-ce vraiment un moyen d’attirer son attention à elle ? Avait-il vraiment pensé que Thorgad irait tout rapporter ? Elle l’ignore. Ou plutôt elle préfère ne pas savoir, chassant d’instinct les doutes de son esprit et contraignant son cœur à cesser cette danse folle simplement à cette hypothèse. C’était puéril, inutile, car cela ne mènerait nulle part. Les suppositions de la guerrière pouvaient être justes, cela ne changeait rien à la relation que la brune entretenait avec le scalde. Cela ne changeait rien aux circonstances, et cela n’était pas suffisant pour la pousser à réviser son opinion à son sujet. Alors elle hausse les épaules, ne commentant pas plus avant cette histoire de don divin. Garth était doué, pour pleins de choses, mais si don il devait y avoir ce n’était pas celui de raconter des histoires à dormir debout. Il savait faire autre chose, bien plus efficacement, de cela elle n’en doutait pas. Elle ignorait simplement quoi. Elle ignorait beaucoup trop de choses. Si tu as raison, alors il sera ravi d’apprendre que cela a fonctionné. » Se contente de conclure Enóla avant de finir d’une traite ce qui pouvait rester de son verre. Et encore, il n’y avait aucune garantie à une telle rencontre. Pas ici. Car il était certain qu’elle ne s’amuserait pas à fouiller la ville de fond en combles pour lui.

Je sais que ce n’est pas ma place mais… Les quelques mots de Thorgad arrachent un frisson à la chasseuse. Les deux femmes n’ont jamais été très intimes, s’appréciant et partageant de bons moments ensemble sans que cela n’aille jamais plus loin. Enóla était trop bornée, trop secrète et trop méfiante pour s’abaisser à parler régulièrement de sa vie privée ou de ce qui pouvait la tourmenter. Qui plus est, la blonde aura déjà eu le malheur par le passé de se confronter à la brune en évoquant l’absence d’enfants chez cette dernière. Indéniablement, cela aura permis de démontrer qu’elles n’étaient peut-être pas faîtes pour des confessions. Mais visiblement cela allait changer et Enóla ne pouvait guère blâmer son interlocutrice pour cela. Garth avait parlé d’elle, et elle avait parlé de Garth. Il aurait été indigne de sa part de couper court aux interrogations de la guerrière juste après avoir obtenu ce qu’elle voulait de cette dernière. C’est pour cela qu’elle ne dit rien et se contente d’écouter avant de ricaner légèrement, mal à l’aise, en entendant la question de son interlocutrice. Pourquoi ? Là était toute la question pas vrai ? Pourquoi toutes ces années à refuser l’affection d’un homme qui, visiblement, n’hésitait pas à la lui offrir publiquement ? Pourquoi se refuser ? Pire, pourquoi dans ce cas prenait-elle un tel plaisir à le voir et à jouer avec lui, s’octroyant le rôle de séductrice dès lors qu’il entrait dans son champ de vision juste pour mieux lui refuser à la fin ce qu’il convoitait tant ? Enóla le sait, son comportement est étrange, celui du scalde aussi en un sens et leur relation toute entière doit sembler aussi chaotique que déplacée. Mais comment l’expliquer à Thorgad ? Comment lui faire part de ce qui la gêne dans cette relation sans trahir le brun dont il était question ? La jeune femme ne souhaitait pas avoir à révéler tous les soupçons et doutes qu’elle avait à son propos, elle ne voulait pas gâcher l’image qu’il se donnait de lui. Pourtant, tout le problème résidait là, tout ce qu’elle pouvait lui reprocher se résumait justement à ce masque qu’il portait continuellement. Même en sa présence à elle.

« C’est compliqué… Entame-t-elle dans un souffle, fixant un point invisible sur la table pour éviter de croiser le regard de son interlocutrice. Nouveau ricanement alors que la chasseresse daigne secouer la tête, comme amusée par ses propres pensées. Non, en fait ça ne l’est pas du tout. Relevant les yeux vers la guerrière et commandant d’un simple signe de main une nouvelle boisson, elle expliqua dans un sourire un peu narquois : On est d’accord pour dire qu’il t’a raconté de grosses conneries hier soir, pas vrai ? Eh bien le problème, c’est que si je ne t’avais pas rencontrée avant, si j’étais tombée sur lui en premier : il m’aurait raconté les mêmes grosses conneries. Elle insiste sur les derniers mots, calmement bien qu’il s’agisse là d’une façon comme une autre de cracher son mépris vis-à-vis de ces mensonges qu’il lui offre à chaque rencontre. Il m’aurait raconté à quel point tu étais ivre toi-même, comment il a réussi à se défaire de cinq adversaires à mains nues, à quel point il a été intelligent et chanceux en jouant aux cartes. Il aurait pu également m’expliquer à quel point tu le soutenais dans sa démarche pour me conquérir, comment… Elle s’interrompt soudainement, prenant conscience du fait que les exemples étaient suffisamment nombreux et que Thorgad ne peinerait donc pas à comprendre où elle voulait en venir. Alors la brune hausse les épaules. Comment veux tu que j’imagine quoi que ce soit avec un homme aussi peu sérieux ? Il est une vaste blague à lui tout seul, on peut rien construire avec une base aussi fragile. Evidemment, elle ment un peu, elle déforme la réalité. Mais une fois encore elle ne pouvait pas avouer à la blonde qu’elle regrettait surtout la présence de mensonges plus énormes encore, de cachoteries plus douloureuses. Ce serait trahir le scalde, et elle ne le voulait pas. Alors les tromperies deviennent blagues douteuses, et le manque d’honnêteté entre la femme et l’homme se transforme en une incapacité pour ce dernier d’être sérieux l’espace de quelques secondes au moins. C’est un clown, et le problème semble venir de là. C’est suffisant. Toutefois Enóla ne peut s’empêcher de vouloir plaisanter un peu à son tour, jugeant la conversation trop sérieuse et surtout trop axée sur ses sentiments. Et pour ce qui est de lui succomber le temps d’une nuit… Je préfère éviter, qui sait ce qu’il irait alors raconter. » Se moque-t-elle dans un sourire.

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Sujet: Re: « J'épouse, je coïte, je tue [Thorgad]   - Sam 18 Mar - 0:37


J'épouse, je coïte, je tue.
Thorgad & Enóla


La discussion passait d’un sujet à un autre sans que le silence ne s’installe entre elle. Une chose quelque peu inhabituelle. Thorgad ne parlait pas souvent et avec Enóla encore moins. Pourtant, au fil des conversations elle s’attachait à elle et même si elle ne le dira jamais réellement apprécie la dame. Sur beaucoup de points elles se ressemblaient, mais leurs opinions divergeaient sur des sujets. C'est certainement à cause de cela, ou plutôt grâce, qu'Enóla à sa place dans son quotidien. Et dans celui d'Inginn. Ce n’est pas pour autant qu’elle se braquait et tentait de convaincre par tous les moyens la chasseuse quand il y avait conflit. Elle était assez intelligente pour respecter son opinion, c’est pourquoi elle voit la curiosité d’Enóla pour la capitale comme un bon moyen de raconter des histoires à sa fille. Inghinn maintenant évoquée, il était temps de repartir sur Garth et son histoire. La jeune femme à ses côtés manqua de s’étouffer, Thorgad eut le réflexe de l’aider en se souvenant de ces moments parfois terrifiants à table quand sa famille était encore vivante et que l'ancêstre s'étouffait avec un quignon de pain. Elle se réinstalle et confirme l’histoire avant de rajouter quelques détails. Bien qu’ils n’étaient pas nécessaires : après tous les festivités allaient encore durer plusieurs jours et l’ale coulait déjà à flot. Ce n’est pas comme si le Roi n’avait pas d’argent n’est-ce pas ? Il pouvait bien désaltérer ses sujets.

« Meh… Disons que c’est un brave. C’est un bougre qui parfois mérite une branlée mais il ne méritait pas hier soir. »

Thorgad ne souhaitait réellement pas s’immiscer dans la vie de la Viking. Ce n’était pas son genre et au fond elle s’en voulut presque tout de suite en voyant la réaction d’Enóla. Elle était maladroite. Comme toujours. Les dieux ne l’avaient pas doté du don de la parole. D’ailleurs, elle la laisse conclure et finir son verre. La guerrière reporte son attention sur la nourriture devant elle et commence déjà à racler le fond de sa gamelle. Elle se tait. Garde le silence une fois qu’elle a exprimé ses pensées. Ça lui apprendra à vouloir jouer la carte de la sociabilité. Ces moments lui rappelaient pourquoi elle préférait être en présence de guerriers ou bien à l’entraînement. C’était tellement plus simple. Les hommes sont plus faciles à comprendre selon Thorgad. Elle n’avait jamais eu de mal à trouver sa place parmi un groupe masculin.

Autant dire qu’elle est surprise quand elle entend la brune reprendre la parole. Enóla rigole entre deux confessions. Thorgad se doutait que la situation est compliquée. Cela serait bien trop beau si tout était simple. Elle l’écoute. Elle avait toujours été forte pour écouter les autres. Enóla crache ces mots avec une sorte de rage sourde. Elle condamne sans réellement exploser et Throgad comprend. Les scaldes déformaient et colportaient beaucoup. Exagérées bien des fois, faire la distinction dans les histoires entre le vrai et le faux n’était jamais chose aisé. Si Grath n’était pas un ami d’enfance, peut-être n’aurait-elle jamais douté de sa parole. Mais voilà, elle connaissait le bougre et ses tours de passe-passe. Alors il était normal à ses yeux qu'Enóla puisse avoir des doutes quant à la sincérité du jeune homme. Elle s’obstine à citer des exemples plus vrais que les autres.

« Comme moi, t’aurais compris que c'est faux…. Ou tu t’en serais doutée. » Elle peinait encore à affronter cinq hommes, mais elle était convaincue que Brynjolf l’aurait rapidement retrouvé pour l'aider.

Thorgad finit sa gamelle et la repousse. La serveuse apporte deux godets de lait de chèvre. La guerrière pose sa tête dans sa main. Elle sourit à la dernière phrase de la chasseuse.

« Tu crois qu’il blaguerait vraiment sur toi si ce qu’il y a entre vous devient sérieux ? » Elle réfléchit, fait tourner le verre : « Un homme qui parle de ses moments personnels est un homme sans honneur. Je suis désolée, mais quand on se respecte : on garde ça pour le privé. » Elle était catégorique dessus. « Mais je comprends ton point de vu. Totalement. » Elle hésite avant de reprendre la parole : « Après… Les gens n’ont pas besoin d’histoire pour colporter des mensonges et des rumeurs. » Son regard se perd dans le liquide crémeux : « Je sais de quoi je parle. » Après la mort de Zeke, elle s’était rapprochée de Brynjolf et les habitants d’Isenseg ont beaucoup parlé de ça. Trop même à ses yeux. « Alors fais ce qui te semble être le mieux pour toi. » Et cette idée la fait sourire alors qu’elle reporte son attention sur elle. « La vie est trop courte pour ne pas être heureuse et il faut savoir parfois se jeter dans un taillis de ronce pour trouver de l’or. » Elle prend plusieurs gorgées avant de pousser Enóla amicalement avec sa main. « Et dans le pire des cas : ça te donnera une autre raison de le passer à tabac. En plus tu sais que beaucoup de monde qui ne croit le bougre. »
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Enóla Sivertsen
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AGE : Trente-quatre ans
STATUT CIVIL : Divorcée
METIER : Chasseur
LOCALISATION : Isenseg

INVENTAIRE : joker n°1.
Un arc offert par sa famille auquel elle tient comme à la prunelle de ses yeux, un carquois plein de flèches. Un couteau de chasse à hauteur de la ceinture, un autre plus petit glissé dans la botte. Elle peut avoir également une besace lors de plus longs trajets contenant de l'eau, un peu de nourriture séchée, de la corde et une petite statuette de bois représentant une femme qui lui ressemble étrangement.
Elle a également quelques pièges en réserve qu'elle dépose à certains endroits stratégiques aux alentours d'Isenseg et elle va en vérifier les prises tous les jours.

Listen, listen. I would take a whisper if that's all you have to give, but it isn't. You could come and save me. Try to chase it crazy right out of my head.




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Sujet: Re: « J'épouse, je coïte, je tue [Thorgad]   - Lun 20 Mar - 11:30


J'épouse, je coïte, je tue.
Thorgad & Enóla


Enóla a conscience de ses mensonges, ou plutôt de ses demi-vérités. Elle aurait été incapable de trahir Garth en faisant part à la blonde des soupçons qu’elle lui dédiait, incapable d’évoquer son trouble quand elle songeait au fait que le scalde n’était pas ce qu’il prétendait être. De ce fait, cela ne l’étonne pas vraiment d’entendre Thorgad lui répondre avec simplicité, estimant que la chasseresse aurait été capable de déceler le vrai du faux au beau milieu des mensonges du poète. Certes, elle le connaissait assez pour parvenir avec de plus en plus d’aisance à savoir quand il se moquait d’elle ou non, mais cela ne réglait pas son problème, cela ne faisait jamais éclater la vérité et les doutes demeuraient. Les doutes qui se voyaient accompagné d’un manque de confiance flagrant, d’une retenue qu’elle estimait obligatoire. Comment succomber à un homme dont on ignore les activités ? Comment faire confiance lorsque la réciproque n’est pas vraie ? Enóla sait que certaines femmes ne se seraient guère offusquées du silence de leur compagnon comme elle le faisait, certaines auraient toléré de rester dans l’ignorance. Mais pas elle. Elle trompait suffisamment son monde désormais pour avoir appris à se méfier des gens qui pouvaient lui ressembler, de près comme de loin. Conservant le silence, la jeune femme se contenta de remercier et payer la serveuse qui leur apporta le lait de chèvre et en savoura finalement une gorgée tout en écoutant son interlocutrice qui enchaînait déjà. Si elle arrache un sourire amusé à la chasseuse en évoquant le déshonneur qui devrait tout naturellement accabler un homme évoquant ouvertement ses ébats avec d’autres, elle incite également cette dernière à réfléchir en lui posant cette question fatidique : Tu crois qu’il blaguerait vraiment sur toi si ce qu’il y a entre vous devient sérieux ? Thorgad avait beau être, naturellement, dans le faux avec ses explications, elle arrivait malgré tout à soulever des interrogations essentielles qui laissaient la brune sceptique, hésitante. Elle y avait songé bien sûr. Elle qui attendait des aveux de la part de Garth pour pouvoir pleinement s’abandonner, ne pouvait-elle faire le premier pas ? Ne serait-il pas plus profitable qu’elle se laisse aller dans ses bras ? Peut-être que ce serait elle, finalement, l’élément déclencheur. Peut-être que si le poète avait l’impression de pouvoir sincèrement la conquérir, il se permettrait cette honnêteté qu’elle lui réclamait depuis des années. C’était une possibilité, qui tourbillonnait au fond de son crâne depuis quelques années désormais, sans qu’elle ne parvienne à se résoudre à employer ce chemin ci. Les regrets qu’elle éprouverait suite à une totale désillusion au réveil, seraient trop douloureux. Bien qu’elle ne soit pas une guerrière, Enóla ne craignait pas de se jeter dans la mêlée ou de prendre des risques parfois. Mais lorsqu’il était question de ses sentiments, elle préférait les masquer pleinement, verrouillant son cœur et cachant jusqu’à sa propre vue les évidences que celui-ci voudrait lui souffler. Elle n’était pas prête. Sûrement qu’elle ne l’était plus depuis son divorce.

Les pensées d’Enóla se voient finalement interrompues par la conclusion de la blonde, celle-ci admettant malgré tout comprendre le point de vue de sa camarade. L’espace de quelques secondes toutefois, le sujet sembla dévier et la chasseresse n’avait plus l’impression d’être au centre de la conversation, ce qui n’était pas pour la déranger. Fixant avec une certaine intensité sa compagne, elle ne se permit pas le moindre commentaire dans l’immédiat malgré tout, préférant la laisser finir de donner son avis. Rigolant légèrement face à la métaphore de son interlocutrice, elle ne put s’empêcher de souffler, plus pour elle-même malgré la présence d’un sourire presque complice. « Certes, mais m’empêtrer dans pareil bourbier est un risque à prendre qui ne me plaît guère. Une fois de plus elle ne pouvait nier hésiter comme jamais. De toute manière, c’était toujours compliqué avec Garth et cela faisait bien longtemps qu’elle ne cherchait plus à mettre de mots sur la relation qui l’unissait au scalde. Ami ? Si ce terme avait pu convenir dans sa jeunesse, elle ne le trouvait plus adapté aujourd’hui. C’était différent, foutrement plus complexe que cela. La chasseuse finit par éclater de rire de nouveau cependant en arrivant à ce moment de la conversation où on lui conseillait tout simplement de briser quelques os au scalde si jamais ce dernier se comportait mal. S’emparant de son verre, qu’elle fit claquer son celui de la Thorgad, elle annonça dans le même temps : Aux conseils avisés d’une guerrière ! S’octroyant une pause tant pour se désaltérer que pour classifier ses pensées, la jeune femme finit par demander dans un froncement de sourcils, d’une voix un peu plus douce qui témoignait du fait qu’elle ne voulait guère brusquer sa camarade : Les gens ont la sale manie de s’occuper de ce qui ne les regarde pas. Le ton est doux, mais ferme, témoignant de l’intransigeance de la chasseuse sur la question. Elle avait par ailleurs compris que lorsque la guerrière avait parlé des rumeurs colportées, elle pensait à son propre cas. Enóla savait, bien sûr, tout ce que l’on pouvait dire au sujet de la blonde. On l’accusait de se rapprocher un peu trop du frère de son défunt époux, ce que certains estimaient être déplacé au possible. La brune quant à elle, s’en fichait royalement. Pour ma part, ce que tu fais de ta vie m’importe peu. Et dans tous les cas, je pense tout de même que c’est une bonne chose pour ta fille d’avoir un homme dans les environs, qui peut servir de figure paternelle en un sens. C’était important. Elle-même estimait aujourd’hui qu’elle avait largement souffert de l’absence de sa mère. Son père avait fait au mieux bien sûr, mais c’était un homme et il n’avait guère pu lui expliquer ce que toute femme se devait de savoir et d’apprendre pour vivre au sein de leur société. C’est sûrement parce qu’il s’était senti impuissant, qu’il l’avait laissé faire à sa guise toute sa vie durant, la laissant jouer avec un arc et se mettre à la chasse sans se poser de questions. Qu’aurait-il pu faire d’autre de toute manière ? De son côté, la brune avait voulu lui éviter des inquiétudes en se mariant le plus tôt possible, sans rechigner et sans se plaindre du manque d’amour entre elle et son époux. C’est compliqué. Conclut-elle sobrement, les yeux perdus dans le vague. Et je crois que, de toute manière, il n’existe pas de bonne solution. » En tout cas, de son côté, elle avait largement abandonné l’espoir d’une vie sans accroc.

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Sujet: Re: « J'épouse, je coïte, je tue [Thorgad]   - Lun 20 Mar - 19:33


J'épouse, je coïte, je tue.
Thorgad & Enóla


Garth n’était pas le genre d’individus à être un danger public, peut-être pour sa propre personne mais au final les gens devaient apprendre à vivre avec ce qu’ils sont réellement. Thorgard gardait toujours ça en tête et chaque décision qu’elle prend est guidée avec cette optique. Elle aimerait pouvoir dire à Enóla que ce n’est qu’une façade : en être sure et certaine tout du moins ; mais elle n’était pas en mesure de donner une telle information. Bien qu’au fond elle est convaincue que Garth est une personne qui gagne à être connue. Et elle exprima cette pensée en interrogeant d’une simple question la chasseuse. Thorgad ne demandait pas une réponse, peut-être il n’y en avait pas. Cela était juste un axe de réflexion à considérer et vu que le scalde semble important pour Enóla : il faut étudier tous les cas de figure n’est-ce pas ? Encore une fois, elle n’est pas certaine si elle fait bien de se mêler de ce qui ne la regarde pas. La conversation semble aller tellement de bon train avec la brune que la guerrière ne voudrait pas la froisser et revenir au point zéro. Elle appréciait la compagnie d’Enóla. Un fait qui se vérifiait à chaque minute. C’est peut-être parce que justement tout semblait bien se passer entre elles que Thorgad souffla ce qui la blesse encore aujourd’hui. Les rumeurs qui ont couru, court sur elle de temps à autre. Quand il n’y a plus de potins à la taverne et que les piliers du bar se prennent à critiquer tout et tout le monde. A l’instar des Dieux : la guerrière n’était pas protégée par la grâce divine et n’échappait que rarement au quolibet. Elle brise cependant le sérieux de cette confession pour faire une remarque rapidement suivie d’un deuxième commentaire visant à détendre leurs traits fatigués. Thorgad n’hésiterait pas à rendre visite à Garth pour lui apprendre deux ou trois leçons si jamais il venait à faire du mal à Enóla. Bien qu’elle ne semble pas du tout être ce genre de donzelle en détresse : c’était un trait de sa personnalité qui était difficile à cacher. Prendre soin des autres, en grande partie de ceux qu’elle tient en estime était une de ses rares qualités.
Thorgad trinque joyeusement avec Enóla et prend une longue lampée de lait avant de s’essuyer la moustache blanche en passant le dos de sa main sur ses lèvres. C’est en reposant son verre qu’elle remet le sujet des rumeurs sur le tapis. Soulignant un simple fait qui pouvait faire pencher la balance à ses yeux. Qu’importe la conduite de vie, qu’importe avoir la meilleure personnalité : il y aura toujours des personnes pour critiquer et pour faire des remarques. Ce n’était pas quelque chose de nouveau. Commun peut-être à l’instant où on vit en communauté. Le ton que prend Enóla pour lui répondre l’étonne. Elle tourne d’ailleurs sa tête pour la regarder. Elle souffle longuement, ses iris quittent la silhouette de la chasseuse pour se perdre dans le liquide laiteux.

« Oui, Inghinn adore son oncle. Il a en quelque sorte pris la place de Zeke…C’est évident et je peux me tromper mais je pense qu’elle a fait son deuil en se raccrochant à lui. » Un long soupire passe ses lèvres tandis qu’elle baisse sa tête et ferme les yeux. « Je pense simplement que je porte assez de poids sur mes épaules. » Thorgad avale difficilement sa salive : « Parce que j’ai vu mon époux se faire tuer puis je l’ai vu pendu, mutilé sur les murs de la ville. » Elle ne parlait jamais de ça. C’était un moment intime et qui pourtant ressortait en cet instant. « Je n’ai pas à me justifier. Je sais. » Son emprise se fait plus forte sur le verre : « Mais Brynjolf me permet de garder la tête hors de l’eau, il me donne la force de me battre et je ne veux pas laisser des commérages ruiner ça. J’en ai besoin Enóla. »

Les derniers mots meurent dans un nouveau soupire. Elle relève sa tête, la secoue pour chasser ces idées et la morosité. Un rire gêné et bref conclut ces confessions.

« M’enfin, on a qu’une vie hein ? Faut savoir en profiter et savourer le bonheur que nous donnent les Dieux. Ils savent mieux que nous ce qui est bon ou non. Si tel est leur volonté que je sois avec Brynjolf alors qu’il en soit ainsi. » Elle boit plusieurs gorgées : « Et au fond je pense que cela s’applique aussi à toi. Si vous devez un jour être ensemble alors vous le serez. » C’était une évidence.

Thorgad avait fait un grand pas en avant, elle ne voulait pas qu’Enóla croie qu’il n’y avait qu’elle qui se dévoilait. En parlant de son passé, de la raison pour laquelle Brynjolf est plus important que les rumeurs et tout ce qu’elles peuvent apporter de mal : elle faisait preuve de bonne volonté pour se lier avec celle qui pourrait un jour prendre sa place auprès d’Inghinn si jamais elle ne revenait pas.

« J’ai une faveur à te demander. » C’est au tour de Thorgad de se tourner complètement pour se mettre à califourchon sur le banc : « Durant mon absence… J’aimerais que tu t’occupes d’Inghinn. Je sais que c’est beaucoup te demander, voir… Indécent, mais tu es l’une des personnes en qui j’ai le plus confiance pour prendre soin d’elle et si je dois rejoindre Zeke au Valhalla j’ai besoin de savoir qu’elle est en sécurité avec quelqu’un comme toi. »
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Elle a également quelques pièges en réserve qu'elle dépose à certains endroits stratégiques aux alentours d'Isenseg et elle va en vérifier les prises tous les jours.

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Sujet: Re: « J'épouse, je coïte, je tue [Thorgad]   - Mer 19 Avr - 21:37


J'épouse, je coïte, je tue.
Thorgad & Enóla


Enóla ne sait plus vraiment comment elles en sont arrivées là. Elle n’a jamais été particulièrement proche de la guerrière, tant parce qu’elles avaient des vies différentes en un sens que parce que la brune ne tenait plus depuis longtemps à se confier aux gens ou à devenir particulièrement proche d’eux. Pourtant, les deux femmes évoquaient aujourd’hui même des sujets sensibles, personnels. C’était privé au possible, au point que la chasseuse ne pouvait s’empêcher de jeter des coups d’œil aux alentours parfois pour s’assurer que personne n’irait espionner leur conversation. Ce moment n’appartenait qu’à elles. Et si désormais le sujet Garth était clos, ce qui n’était pas pour déplaire à la jeune femme qui avait beaucoup trop de questions et de doutes en tête suite à cela, ce fut au tour de Thorgad de s’épancher sur sa vie privée. Enóla avait tenu à signaler que les rumeurs allaient toujours bon train, elle-même était trop souvent la source de commérage et elle n’était pas la seule. De son côté cependant, elle ne jugeait pas la blonde, dans un premier temps car elle estimait ne pas être en position de la juger mais également parce qu’elle trouvait, malgré tout, que la fille de Thorgad méritait une présence masculine. La chasseuse avait elle-même trop souffert de la mort prématurée de sa mère et savait à quel point un enfant méritait d’avoir deux parents. A défaut d’avoir encore son père, Inghinn méritait une présence masculine qui saurait s’occuper d’elle et la protéger. Cela n’était finalement pas très étonnant d’apprendre que le frère du défunt époux de Thorgad occupe ce rôle, il a sûrement été présent toute sa vie. Et quant à savoir si la guerrière aimait sincèrement cet homme, une fois de plus Enóla s’en fichait pas mal. Les sentiments incarnaient un domaine trop complexe pour elle, trop douloureux également et elle préférait largement laisser les gens vivre ce genre d’expérience comme ils l’entendaient.

La brune ne s’attendait cependant pas à autant de révélations en ayant abordé ce problème avec son interlocutrice. Ce fut donc dans un silence respectueux mais en sentant un frisson désagréable lui parcourir l’échine que la jeune femme écouta la guerrière lui parler du sort terrible qui aura attendu son défunt époux. Zeke n’avait pas seulement été tué, son corps avait été mutilé puis exhibé aux portes de la ville, dépourvu de la moindre dignité. Ça la rend folle Eno, ça la bouffe de savoir qu’on pouvait à ce point manquer de respect à ses adversaires, et surtout ça la tue de savoir que c’est l’un des leurs qui aura payé le prix fort. Zeke méritait mieux que ça. Thorgad, mérite mieux que ça. La chasseuse ne trouve cependant rien à dire à cela, estimant que tous les mots du monde seraient bien fades pour faire part de son soutien à la blonde, et rien ne saurait retranscrire l’horreur de la situation. La seule consolation que pouvait avoir la guerrière, c’est que son ancien compagnon devait désormais festoyer avec les dieux, mais aussi glorieux puisse être cette fin, Enóla savait que sa camarade aurait aimé repousser ce moment le plus loin possible. Se contentant de ce fait de reprendre une gorgée de sa boisson en hochant doucement la tête pour faire part de son attention. Elle écoutait et, à défaut de comprendre, elle soutenait en silence. Finissant par s’autoriser un sourire lorsque Thorgad se permit un rire gêné pour balayer cette conversation morbide, la brune ne put qu’approuver d’un signe de tête, encore une fois, en l’entendant dire que tout était décidé par les dieux de toute façon. Enóla ne savait pas vraiment quoi en penser. Bien sûr elle ne doutait pas de l’influence des dieux, ne serais ce que sur sa stérilité,  mais elle ne voyait pas en quoi ils pourraient décider des sentiments qu’elle pourrait ou non éprouver à l’égard de Garth. Cela ne regardait qu’elle, non ? Elle et lui. Mais sûrement que les dieux décideront des épreuves mises sur leur chemin, des épreuves qui les rapprocheront ou les sépareront à jamais. Décidément, à croire qu’elle n’avait définitivement aucun contrôle sur sa vie, ce qui la dérangeait quelque peu bien qu’elle se garda d’en faire la remarque.

Perdue dans ses pensées, Enóla fut rapidement ramenée à la réalité lorsque son interlocutrice lui avoua avoir une faveur à lui demander. Instinctivement la brune fronce les sourcils. Une faveur, ça sonnait toujours plus important qu’un service. Un service c’est quand on demande un morceau de pain à notre voisin, pour dépanner, et en promettant qu’on lui rendra la pareille. Mais une faveur… C’est plus intime, plus personnel. Enóla craignait que la guerrière puisse dépendre d’elle pour quelque chose de trop important, pourtant elle ne se voyait pas lui dire non sans même connaître la nature de la demande, aussi s’abstient-elle de dire quoi que ce soit dans l’immédiat. Et quelle demande. Muette, les traits de la chasseuse se figent rapidement sous la stupeur, une surprise qu’elle ne parvient clairement pas à masquer. Déboussolée par une telle faveur, elle ne peut que balbutier l’espace d’un instant : « Tu veux que je… Moi ? M’occuper d’Inghinn ? C’est… Consciente du ridicule de la situation, la jeune femme préfère se taire le temps de réussir à formuler des propos cohérents dans son esprit. Elle ne s’était pas attendue à ça et ne savait quoi en penser. Elle ? S’occuper d’une petite fille ? Certes Enóla ne se voyait pas dire non quand il était question de prendre soin de la gamine en l’absence de sa mère. Inghinn n’était pas la plus pénible, loin de là. Mais de là à envisager le fait qu’elle s’en occuperait véritablement s’il devait arriver malheur à la guerrière… Enfin, était-il vraiment question de ça ? Mais… Brynjolf ne serait pas mieux placé ? Je veux dire, je sais pas faire Thorgad. Je suis pas sûre de… Sa gorge se serre, une boule désagréable qui l’empêche de poursuivre. Le cœur battant, elle songe à cette confiance qu’on place en elle, à cette pseudo maternité qu’on voulait lui offrir. Thorgad était pleine de bonnes intentions, cela sautait aux yeux. Mais étais-ce une bonne idée pour autant ? Et Silke ? Elle a déjà des enfants, s’occuper du tien en plus ne serait peut être pas trop dur et elle saurait ce qu’elle fait. Moi je sais pas Thorgad. Ta fille m’admire, mais est ce suffisant ? Les étoiles qui brillaient au fond de ces prunelles innocentes étaient-elle un argument suffisant ? C’est complètement dingue. Rajoute-t-elle dans un souffle en détournant les yeux, mal à l’aise à l’idée qu’on puisse la croire capable de tout ça. Capable de veiller et de prendre soin d’une petite fille. Elle, femme stérile, parmi toutes les autres. Fermant les yeux l’espace d’un instant, Enóla passa ses mains sur son visage dans un soupir avant de lâcher  dans un souffle. Je te promets de veiller sur ta fille, Thorgad. Quand vous ne serez pas là, je m’assurerai qu’il ne lui arrive rien et je prendrais soin d’elle. Ancrant finalement son regard dans celui de son interlocutrice, ce fut plus fermement qu’elle alla conclure : Mais reviens. Il faut que tu reviennes, à chaque fois. » Tout du moins tant qu’Inghinn n’est pas en âge de s’occuper d’elle-même toute seule.

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Sujet: Re: « J'épouse, je coïte, je tue [Thorgad]   - Sam 29 Avr - 0:14


J'épouse, je coïte, je tue.
Thorgad & Enóla


Les mots glissaient d’entre ses lèvres, on ne la connaissait pas pour être une grande bavarde mais étrangement elle se confiant, s’ouvrait. Une chose unique, dérisoire peut-être en vue de sa position et de sa réputation de guerrière. Après tout, comment être craint et gagner le respect des autres si on est connu pour être une personne bavarde et avide de se confier. Thorgad faisait partie de ceux qui ne voulaient jamais trop en dire sur leur personne. Pour se protéger, pour garder une part de mystère, mais surtout parce qu’elle ne voulait pas que des informations soient utilisées contre elle. Cela lui faisait peur. La trahison était d’une des seules choses qu’elle ne pouvait pas pardonner ; pour lequel elle tuerait n’importe qui sous le coup de la colère et par désir de justice. C’est peut-être pour cela qu’elle n’accordait pas sa confiance à beaucoup de personnes : il serait dommage de devenir une criminelle alors que son futur était prometteur non ? Elle voulait festoyer au Valhalla et non rester emprisonnée dans les limbes du royaume d’Hel. De plus, les rumeurs parlaient pour elle et bien qu’elle ne les écoutait pas : les ignorer était parfois une chose bien difficile. Thorgad a réussi au fil des années à se faire une carapace pour pouvoir continuer d’avancer, pour être en mesure de vivre comme bon lui semblait sans la tutelle d’un homme. Son statut de veuve avait de nombreux avantages : encore jeune elle se savait encore capable d’enfanter. Ce ne serait pas par devoir cependant qu’elle se lierait à nouveau avec quelqu’un. Mais par amour. Mieux encore, elle avait une personne dans son cœur : Brynjolf. Lui aussi veuf par la bonté des Dieux. Thorgad ne voulait pas croire à la coïncidence et plus les jours passaient : plus elle se prenait à rêver qu’un jour ils seraient ensemble. Qu’est-ce qui les retenait ? Des souvenirs peut-être, des fantômes du passé qui se permettent d’influencer le présent sans remords. Le jour viendra cependant où elle sera en mesure de tourner la page et d’embrasser enfin celui qui a emprisonné dans son cœur d’un seul regard.
Thorgad ne parlait jamais de la mort de Zeke, ce qu’elle a vu en Francia. Pourtant, il y avait toujours des exceptions qui confirmaient les règles et en ce jour elle se sentait encline à partager un des moments les plus traumatisants de sa vie. Elle n’épargne pas Enóla des détails : après tout elle était une viking non ? Même si elle n’était pas une guerrière : ils ont été bercés avec des récits de genre. Ou peut-être pas… Les histoires que Thorgad a entendues enfant concernaient ses illustres ancêtres et les Dieux. Elevé par son père à la mort de sa génitrice : il n’est jamais allé de main morte avec l’éducation de sa fille et c’est probablement pour cela qu’aujourd’hui elle n’avait aucune peine à parler des atrocités. Même d’événements qui l’ont touché directement en l’occurrence pour la mort de Zeke : qui la perturbe encore dans ses sommeils les plus agités. Terminant l’histoire sur une note légère : elle préférait voir le sourire sur le visage d’Enóla. Thorgad se permet donc de positiver et de toute façon elle savait qu’un jour ou l’autre elle retrouverait son époux. Et si tel est la volonté des divinités alors Gareth trouvera le chemin pour conquérir la chasseuse. En attendant… La fidèle servante de Silke avait une faveur à demander à la jeune femme à ses côtés.

Elle se rapprochait déjà d’elle, cherchant des mots, comment demander une telle chose. Inghinn était sa chair et son sang. La parfaite union entre deux âmes : la digne fille de Zeke. Un condensé des deux : pour ne pas dire le meilleur. Fort heureusement pour l’enfant qui aurait été bien en peine d’avoir pris les mauvais côtés de ses géniteurs. Alors il allait de soi que Thorgad ne pouvait pas la confier à n’importe qui. Mais Enóla n’était pas n’importe qui et sa fille l’adorait sincèrement. Si cela avait causé une douleur et des tiraillements dans ses entrailles en voyant la complicité entre les deux, la guerrière était aujourd’hui prête à baisser les armes et demander ce qui ne se faisait probablement pas. A l’affût de sa réaction, elle pèse chaque syllabe qui sort de ses lèvres : prête à arrêter au moindre signe de détresse. La blonde lui laisse le temps d’assimiler, quand elle résume sa demande en une question : un simple hochement de tête vient confirmer la chose.

« Brynjolf est un guerrier, comme moi, il partira à la moindre occasion pour la gloire de notre peuple. Je ne suis pas le genre de personnes à laisser les choses au hasard. Je veux pouvoir partir l’esprit en paix pour me concentrer sur les batailles quand je serais loin d’Isenseg. Si je sais que ma fille n’est pas en sécurité : je … » Elle souffle : « Je serais déconcentrée et la moindre inattention peut coûter cher sous le joug des lames adverses. »

C’est peut-être la seule chose qui poussait Thorgad à ne jamais prendre de risques quand elle était loin d’Inghinn. Mourir ne lui faisait pas peur : ce n’était pas une fin en soi. Juste une promesse de renouveau. Cependant partir sans dire au revoir à son enfant serait terrible pour elle. Encore plus en sachant qu’elle court de graves dangers.

« J’y ai pensé, mais Silke à d’autres problèmes à gérer et je n’ai pas confiance en certains de ses proches. » Elle n’en dit pas plus. « Je ne veux pas laisser ma fille si proche d’eux. » Thorgad n’en dirait pas plus sur le sujet.

La réaction d’Enóla ne surprend pas réellement la guerrière qui se contente de baisser la tête et de s’éloigner légèrement. Elle laisse à la chasseuse le temps d’assimiler tout ça. Quand elle accepte finalement Thorgad relève la tête et sourit. Ses iris se plongent dans les siennes sans qu’elle ne cherche à échapper au contact visuel.

« Bien sûr que je reviendrai, c’est pas des muscles qui vont réussir à me retenir loin de ma fille. » Dit-elle confiante. « Je m’entraîne dur pour pouvoir justement ne pas avoir de soucis. » Un soupir de soulagement soulève et affaisse sa poitrine. « Je… Merci Enóla. » Des remerciements sincères. Elle se sentait plus légère, son enfant serait en sécurité. « Je te suis éternellement reconnaissante et à jamais dans tes dettes. »

Thorgad avait le sens de l’honneur pour sur : elle n’oublierait pas ce que faisait Enóla. Jamais elle n’oublierait.

« Cela doit probablement être mon côté guerrier, paranoïa mais fait attention aujourd’hui et durant tout le temps du séjour. On est en territoire inconnu ici après tout. » Elle voulait croire qu’il ne se passerait rien. Mais dans les grandes villes comme ça ce n’était jamais le cas. « Tu peux me croire que je ne quitterai pas des yeux notre Jarl. »

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Enóla Sivertsen
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FACECLAIM : Olga Kurylenko (Praimfaya)

AGE : Trente-quatre ans
STATUT CIVIL : Divorcée
METIER : Chasseur
LOCALISATION : Isenseg

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Un arc offert par sa famille auquel elle tient comme à la prunelle de ses yeux, un carquois plein de flèches. Un couteau de chasse à hauteur de la ceinture, un autre plus petit glissé dans la botte. Elle peut avoir également une besace lors de plus longs trajets contenant de l'eau, un peu de nourriture séchée, de la corde et une petite statuette de bois représentant une femme qui lui ressemble étrangement.
Elle a également quelques pièges en réserve qu'elle dépose à certains endroits stratégiques aux alentours d'Isenseg et elle va en vérifier les prises tous les jours.

Listen, listen. I would take a whisper if that's all you have to give, but it isn't. You could come and save me. Try to chase it crazy right out of my head.




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Sujet: Re: « J'épouse, je coïte, je tue [Thorgad]   - Ven 12 Mai - 0:34


J'épouse, je coïte, je tue.
Thorgad & Enóla


La demande de Thorgad ne passe définitivement pas. Enóla a beau trouver les mots, à la fin, elle n’en reste pas moins perturbée par un tel service. Ce n’était même pas tant la demande en soi qui la surprenait, que le fait qu’on lui demande à elle. Elle, la femme incapable d’enfanter. Elle, qui ne s’est jamais occupé d’enfants. Elle, qui n’y connaît rien et qu’on penserait sûrement capable de transmettre sa malédiction à la jeune fille de la guerrière si cette dernière avait le malheur de s’approcher de trop près. Certes Thorgad n’était pas de cet avis, les deux femmes avaient eu l’occasion de parler des tourments de la chasseresse avant que la conversation ne se termine froidement et la brune savait de ce fait que son interlocutrice ne l’estimait guère responsable de son absence de descendance. C’est la faute à son ancien mari. Un argument qui ne tient pas la route aux yeux d’Enóla, encore moins quand elle constate à chaque fois qu’elle ne tombe pas enceinte non plus en côtoyant les quelques amants qu’elle s’octroie durant ses rares voyages. Etais ce donc parce que la blonde ne la croyait pas maudite qu’elle daignait vouloir lui confier son enfant, ou bien cela ne faisait-il de toute façon aucune différence pour elle ? Incapable de répondre à cette question, la jeune femme ne cherche pas à interroger son interlocutrice pour autant et se contente d’écouter cette dernière lorsqu’elle balaie en quelques propos les piètres arguments qu’elle avait tenté d’avancer. Bien sûr Brynjolf était un guerrier, il partirait en raid en même temps que Thorgad et ne pouvait donc s’occuper de sa fille. Silke était un bon choix mais leur jarl était suffisamment occupée et avait autre chose à faire que de jouer les nounous pour autrui, même pour une de ses plus proches guerrières. Visiblement, l’entourage de leur jarl posait également problème et Enóla ne put que froncer légèrement les sourcils face à ce demi-aveu.

Trop occupée à garder ses pensées pour elle, trop secrète au quotidien, la brune avait fini par croire qu’elle était la seule à se méfier de l’entourage de Silke. La seule à estimer que les hommes laissés qui l’entouraient pouvaient décider à la trahir pour tenter de s’accaparer un pouvoir qu’ils convoitaient sûrement. C’était une erreur. Visiblement elle n’était pas seule. Ne désirant pas toutefois laisser croire à la blonde qu’elle condamnait ses propos, la chasseresse se permit de commenter rapidement, dans un bref hochement de tête : « Je comprends parfaitement. » Il était inutile d’en dire plus, les deux femmes n’avaient guère pour habitude de parler de sujets aussi personnels et si elles avaient fait un grand pas en avant aujourd’hui, il était hors de question d’aborder le sujet sensible de la politique. Surtout lorsqu’il était question de se méfier ou d’accuser des proches de leur jarl, des conseillers dont personne ne doutait en général. Enóla comprenait toutefois les inquiétudes de son interlocutrice, sachant pertinemment que, si elle avait eu elle-même des enfants, elle n’aurait guère voulu les savoir dans le sillage des personnes dont elle se méfiait le plus. Des dommages collatéraux, cela arrivait bien plus souvent qu’on ne le croyait et personne ne voulait perdre un être cher dans ce genre de processus. En tous les cas, c’est justement parce que la chasseuse comprenait et entendait tous les arguments chocs de son interlocutrice qu’elle finit par accéder à sa demande, non sans hésitation, non sans crainte. Elle appréciait Inghinn, c’était une gamine intelligente, tolérante et fort agréable à côtoyer. L’idée qu’il puisse lui arriver quelque chose sous garde la terrorisait mais une fois de plus la jeune femme garde ses doutes pour elle, ne voulant pas laisser croire à son interlocutrice un seul moment supplémentaire qu’elle avait fait le mauvais choix. Si c’était ce qu’elle désirait, si elle estimait qu’elle était le meilleur choix possible, alors soit. Elle le ferait, et le ferait bien.

Le soulagement de Thorgad est par ailleurs sincère dès lors qu’Enóla daigne accéder à sa requête, ce qui suffit à lui arracher de nouveau l’esquisse d’un sourire. La confiance qu’arbore la guerrière passerait presque pour de l’arrogance, Enóla comprend toutefois qu’il s’agit simplement des certitudes qui doivent appartenir à toutes les mères. Elles devenaient louves, prêtes à tout pour leurs petits quitte à devoir défier les dieux en personne ou à revenir d’entre les morts pour pouvoir s’en occuper. Elle n’avait pas d’enfants Enóla, mais avait toujours rêvé de pouvoir exprimer au grand jour ce genre d’instinct protecteur, cette flamme qui brûle au fond de soi et qui nous hurle d’arracher le cœur à mains nues du premier qui oserait s’approcher de sa progéniture. Elle aurait aimé, elle aussi, devoir réfléchir à la personne la plus adaptée pour veiller sur son enfant en cas de besoin. Elle aurait aimé ne penser qu’à ça. Mais ce n’était pas possible. Ravalant de ce fait son habituelle frustration, la chasseresse se contenta de sourire légèrement à la plaisanterie de la blonde, avant d’hocher la tête en entendant celle-ci évoquer ses entraînements acharnés. L’on ne pouvait guère reprocher à la guerrière un quelconque laxisme, indéniablement, et Enóla appréciait cette farouche détermination chez son interlocutrice. Elle-même à sa façon désirait être douée dans ce qu’elle faisait, elle comprenait donc que Thorgad en fasse autant bien que les enjeux pour cette dernière soient bien plus importants. « Tu ne me dois rien Thorgad. Explique simplement la chasseuse dans un sourire plus doux lorsque son interlocutrice vient à évoquer la dette qu’elle venait de contracter. Tu ferais la même chose pour moi. Elle ferait même plus que ça. La blonde était une bonne personne, sur qui l’on pouvait compter. Et les inquiétudes qu’elle éprouvait pour sa fille était parfaitement compréhensibles. Encore plus ici, cela devait la tourmenter pour sûr. Enóla ne put retenir un léger éclat de rire quand la guerrière lui assura que leur jarl ne risquait rien. Je n’en doute pas une seconde, elle est entre de bonnes mains avec toi. Et puis… Elle est importante pour beaucoup d’entre nous, alors je ne m’en fais pas. » Nous, nous les habitants d’Isenseg, nous, peuple ravi de savoir cette femme au pouvoir. Si la chasseuse était égoïste, elle ne souhaitait pas pour autant la mort de la femme qu’elle respectait et ferait son possible pour l’aider également. Elle n’était juste pas une guerrière capable de croiser le fer pour défendre la concernée. En tous les cas, prenant conscience de l'heure, Enola finit par s'excuser auprès de sa camarade, ayant un programme chargé de prévu bien que ce dernier ne soit pas des plus importants. Demandant à sa compagne si elle comptait rester auprès de leur jarl ou non, afin de savoir où la trouver si nécessaire, la chasseuse finit alors par s'éclipser non sans souhaiter une bonne journée à la guerrière qu'elle retrouverait sûrement plus vite que prévu.

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Sujet: Re: « J'épouse, je coïte, je tue [Thorgad]   -

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