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 o proud death. (moira & stýrr)
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Sujet: o proud death. (moira & stýrr)   - Mer 15 Mar - 22:32




stýrr Þ moira
Haustmánuðr 787 — af dauða er grátr

Sollicitude inutile, ils l'attendaient pourtant. Eux, ces corps tendus aux épaules affaissées par le poids de la bruine, fourbe taquine qui se noyait aux mailles de leur second épiderme. Crins à la carnation de sang, de bouillasse et des jours sans mains aimées pour les tisser ; ils était hirsutes des batailles. Et de visages aux galbes tranchés d'ombres encore plus pesantes ; la faim grattait les parois de leurs panses. Le tableau indécis de la violence épuisée encore en appétit.
Les silencieux guerriers n'attendaient qu'une chose, une dernière approbation pour s'ôter du bouclier des roches trempées derrière lesquelles ils se cachaient sans grand efforts. Et chaque respiration contenue faisait émaner la vapeur blanchâtre d'une soif en trop grande liberté. Le problème était là, découverte après l’ascension de ce début de montagne qui offrait un panorama exaltant sur une proie que leurs muscles encore aveuglés par l'adrénaline ne pouvaient ignorer, bien que les pans ouverts des chairs s'endormaient sous le piquant du froid et que les miettes de rictus hautains ne pouvaient défaire la morose grisaille de cette fin d'après-midi. Prédateurs inaptes au rassasiement, ils se forçaient à croire à encore un peu de contenance. Pourtant, la troupe d'une quarantaine de ceintures armées enchaînait les raids victorieux à une vitesse indécente, brave langskip s'enfonçant davantage au creux des sillons des fjörds oubliés du nord et des contrées hostiles à toute respiration. Leur navire subissait déjà durement la houle sous le poids du butin entassé à outrance et à court d'ingéniosité ; mais voilà que se dessinait en face d'eux un hameau mort, flanqué d'une montagne à ses pieds, petit village sans muraille, exposé et sans défense. Nul doute qu'Odin devait être assez fier d'eux puisqu'il leur offrait là la possibilité de s'enjailler de nouveaux trésors sans avoir à combattre : l'annonce de leur violence avait fait fuir les habitants.

Point de fumée provenant d'un monticule de lisier. Pas le moindre écho d'un nourrisson qu'on ne serait parvenu à museler durant ces longues minutes écoulées depuis qu'ils avaient quitté les retranchements d'une sylve escarpée non loin d'eux. La silhouette de leur cible se dessinait sous les traits tristes de grandes maisons abîmées par les assauts blancs de cette altitude, bâtisses proches les unes des autres et aux rues étroites, peu propices à des combats au corps à corps, hormis peut-être l'allée centrale, dégagée et théâtre des rencontres. Mais il n'y avait pas âme qui vive. La brume de la vallée cachait le fond du village plus en contrebas et ils pouvaient deviner une demi-douzaine de toits invisibles depuis leur perchoir — mais il n'y avait pas âme qui vive. Stýrr, agenouillé, niant la longue entaille qui barrait déjà sa hanche du combat de la matinée et faisant suinter des perles vermeil, se tourna à cette conclusion vers celle qui rendait ces instants victorieux au-delà du spectaculaire et de la saveur d'une simple bataille.
Suivre Moira n'avait plus besoin d'une excuse de raid pour avoir du sens, et Baldr sait pourtant qu'ils ne sont pas nombreux à s'en délecter ainsi. La fragilité des souvenirs encore frais et peints d'aveux parfois tus pour être entendus avait amené Stýrr à accrocher davantage son regard à ces traits dans lesquelles il ne voyait plus désormais son unique statut de personne royale et puissante guerrière, mais davantage que des sagas de mêlées enragées — prouesse qui n'avait pas pour unique définition et cause celle d'une rage maladroite, puisse-t-il y sourire ouvertement un jour. Il trouvait dans ce portrait des mémoires aux effluves boisées d'un feu dont on maintient la longévité avec hargne de perpétuer la cascade de mots s'entremêlant sans défis. Il y voyait aussi le tissu d'une sincérité qui n'était pas rêche, pas mal rapiécée, loin d'être sans teint. Il aurait aimé l’appeler la déité de soie, se voir vêtir du confort velouté qu'elle lui offrait, sans savoir, à chacune de ses mélopées énervées ou amusées ; mais lorsqu'ils prenaient tous deux les armes et que leur pieds cognaient la même terre, portés par Thor et leur adoration, ils n'étaient pas fait de soie. Il l'avait vu, il le sentait. Ils ne seraient jamais de soie. Chercher un soutient dans ses prunelles n'avait donc pour quête que celle d'admirer ces étranges instants avant de mourir, désireux d'être plus apte que n'importe qui d'autres à narrer les combats de la jeune femme aux Einherjar, taisant cependant ceux destinés à être enterrés à tout jamais.
Mais tâchée de sang et de blessures profitant de ce court repos, elle lui inspirait toujours ce même sentiment contradictoire d'être présent et ailleurs à la fois, esquissant alors vers elle un signe fait de sanglantes balafres sur la paume pour exprimer pareil pensée que ces masses plus imposantes que la sienne ; ce serait stupide de passer à côté de l'occasion.
Nulle décision partagée, nul mot ancré dans l'estime d'un chef, et pourtant les rangs abîmés se levèrent de concert et tous entamèrent la descente d'un pas assuré, voir amusé.

Tous, sauf Ásgeir. Petit homme à la carrure difforme, éclanche tranchée par une blessure psychologique, des abajoues empâtées par un train de vie oisif qui ne lui a pourtant jamais fait manquer une bataille et sa hache se balançant sur son flanc avec une propreté impeccable, toujours impatiente de venir séparer les fibres osseuses d'une mâchoire. Il était l'image même d'une énergie de vie et de l'innocence folle d'un enfant ignorant les autres plaisir, ceux de chairs, de descendance et d'argent. Le guerrier était malgré tout un couard étrange, intelligence amoindrie par l’anicroche de sa naissance, un malheureux refusant pourtant d'être considéré comme un umagi et s'engageant d'aventures trop grandes pour lui. Et Stýrr l'aimait bien, Ásgeir, constatation loin d'être tue, lui l'amoureux des impossibles divertissants. Mais le simplet avait un problème ; il s'inquiétait. Tout le temps et pour tout. Une feuille lui tomberait sur le crâne qu'il y lirait sa mort par les griffes d'un ours à trois pattes. Tant est que même pour la prudence de Stýrr l'inquiétude du couard était démesuré. Entretenir stratégie et sens aux aguets passait aussi par la réjouissance des instants qui en en était dévêtit. Certes, l'ivresse de leurs victoires et richesses coulant déjà dans leurs besaces engourdissait évidemment cet instinct mais qu'y pouvaient-ils ? Thor était avec eux, ses erreurs aussi, et ce n'était pas le genre de conclusion qui était bienvenue de la part d'un pauvre esprit. Alors, quand il entendit l'homme émettre une nouvelle fois réserve avec gémissement lorsque leurs arpions chauffèrent les terres défaites, Stýrr se tourna vers lui, avec calme mais fermeté dans ses poings. « Entends bien ces mots une dernière fois mon ami, car je ne les répéterais ensuite qu'à coup de lance dans tes oreilles si tu ouvres encore la bouche ; tais-toi ! Il n'y a rien, tu le vois bien, dit Stýrr en indiquant avec douceur le lieu les entourant et dans lequel ils étaient rentrés sans sentir la moindre autre effluve que celle de l'abandon. Il ne faudrait pas plus d'une heure pour que le froid tue tout vieillard et les cendres ont déjà été soufflées par trois vents différents. Des murs humides, la nourriture sèche ; la peur les a emmenés encore plus loin que notre proximité avec le Valhalla, alors cesse de geindre et ressaisis-toi. » « Détends-toi et profite. ajouta Ramsken Höltson, un morceau de viande avariée en bouche qu'il recracha aussitôt avant de se saisir d'une pomme trop dur pour ses dents. La taverne doit être au centre du village, ça ne te rend pas curieux ? » Une lueur d'addiction enflammèrent les deux billes globuleuses du peureux et il esquissa une moue incertaine avant de se diriger à pas précipités vers le fond du village encore vierge de leur pillage, appel de la vinasse plus enivrante que sa couardise. Son départ fut encouragé de moqueries affectives. On ne détestait pas le simplet, sa naïveté était même une compagne assez réconfortante les lendemains de bataille. Actuellement on désirait simplement qu'il eut été de leur trempe pour se délecter tous ensemble de cette fin de raid somptueux avant un autre heurt fait cette fois de flots tourmentés.

Stýrr coula alors doucement un regard bienveillant vers son petit groupe d'amis qui constituaient les directeurs et cerveaux de leurs attaques et navigation dans ces eaux et landes. D'ordinaire, il aurait été le premier à rechigné du manque d'action, simplicité trop honteuse pour qu'il y prenne plaisir et plonge ses paluches dans les caisses sans y laisser quelques lignes de sang. Mais les récits de leurs attaques avaient soufflé un vent d'effroi et cette récompense était donc identique aux autres : la leur. Le grondement d'un orage encore lointain fit tourner toutes les têtes admiratives de cette manifestation divine, et un vétéran se demanda pourquoi leur compagnon si inquiet ne revenait pas courir dans leurs jupons après pareil vacarme, Stýrr abandonnant alors sa contemplation des ceintures usant un autre système que ceux qu'il connaissait et se dirigeant vers le gros de l'escouade pour soupirer d'aise en découvrant la totalité de leur magot, amassé fièrement au centre de ce paysage de lâcheté. Leur hiver sera confortable et sans même avoir eu à pleurer plus de deux amis disparus. « Allons bon ! Lui aurait-il pris la folie de croire qu'il peut garder toutes les richesses sous sa tunique sans partager ?! » Les éclats de rire tintaient en même temps que les bijoux, vaisselles et vases trouvés que l'on disposaient à présent dans plusieurs caisses dépouillées au hasard dans les chaumières vides, un autre homme s'avançant fièrement pour montrer à tous la mule oubliée et sa charrette qui feraient alors voyager leur cargaison. À cette simple coïncidence, Stýrr aurait du percevoir le frisson dévalant sa nuque sous l'entrechoc des rouages de son esprit de prudence et de stratégie. Mais il n'en était rien, brouillard inconscient bien accueilli. Vapeurs de leur puissance voltigeant dans ses pensées affaiblies par l'absence de sommeil et appel d'une hibernation qu'il rêvait déjà d'étreindre une fois la capitale retrouvée. Trop de joie, trop d'amusement à voir Ramsken se parer d'une belle cape trop grande et les jumeaux Grida et Haffkin qui examinait avec intérêt des outils de forgeron finement ouvragés. « ÁSGEIR ! hurla soudainement Stýrr avec un rire poussiéreux dans la gorge, voix peu habituée à l'euphorie de la camaraderie et se libérant à coup de gestes déphasés se voulant exécuter danse insouciante, là, au centre du village. Espèce de forban engraissé, reviens-nous avec ton butin avant qu'Hel ne te fasse payer ton avarice ! » Adresse rieuse encouragée par les aboiements amusés d'acolytes tous aussi ivres, dirigée vers le calme que cette brume amenait sur eux avec une odeur de peur d'habitants qu'ils n'avaient pas croisés mais qui les nourrissaient malgré tout d'une savoureuse victoire et fierté de leur réputation. La large carrure de l'ivrogne ne reparaissait cependant pas de la route qu'on l'avait vu prendre, avaler par la corne de ce qui semblait être l'auberge. Pour toute réponse à la question du stratège endormi, un fil noir perça le gris du ciel en face de ses pupilles.
Sifflement exquis, imperceptible. Vrombissant à mesure de son avancée rapide vers eux et grossissant en même temps que sa silhouette épaisse venait se planter à quelques mètres de leurs chausses, tête arrachée du brave simplet s'enfonçant dans la terre boueuse qu'il avait piétiné quelques minutes plus tôt, les nerfs encore palpitants s'activant autour de cette trachée ouverte qui n'avalait désormais plus que la bouillasse de l'eau sale.

Les mots n'eurent jamais le temps de prendre le pas sur les exclamations de surprise que faisait naître cette soudaine vision, la bruine alors rapidement percée par les vagues d'autres flèches suivant le même chemin et crevant brusquement leurs chairs. « EN ARRIÈRE ! EN ARR— » Cri éteint par une autre volée venant cette fois de la direction opposée et amenant la confusion la plus totale dans leurs rangs se teintant déjà d'effroi. Les hommes courraient, les boucliers s'entrechoquaient et tombaient sur le visage des morts. Jambes emmêlées raclaient boue et sang, et les gargarismes éloquents d'une gorge embrochée faisait suinter un ultime sentiment d'étouffement.
Stýrr, lui, n'avait pas réellement bougé. Saillies noyées d'incompréhension, son regard tentait de s’agripper à scène qui ne serait pas de silhouettes tombant les unes après les autres, toutes s'agitant autour de lames dégainées et inutiles contre le déferlement de promesses d'agonie. Ils avaient été imprudents. Stupides. Enivrés de leurs victoires. Fierté de leur supériorité éphémère qui s'éteignait aussi brutalement que leurs vies en l'espace de dix malheureuses secondes. Et même la belle chevelure lumineuse de Moira, même ces fils de couleurs si divinement assombris par la pluie ne pouvaient éveiller le guerrier du constat de sa honte. Une flèche dans le bras gauche s'en chargea alors à sa place. Fer froid ripant l'écorce chauffé par le filet de sang qui en coula, gouttes gluantes entre ses doigts tenant toujours fermement la hanse de son épée dont il était incapable de se souvenir quand la brave avait rejoint le creux de sa paume tremblante. Et si son cœur battait à la chamade et s’enhardissait de nouveau de cette délicieuse rage dont les affrontements l'habillait, bien que considérablement réduite par la fatigue et ses prouesses des quelques heures plus tôt, ce sont les tambours de pas motivés par le cran de défendre leurs terres qui lui firent relever la tête, horde belliqueuse apparaissant d'il ne savait où et se ruant droit vers eux. « 'oira ?! » cria-t-il au milieu de ces autres appels déchaînés, trait de voix brisée et ignorant s'être annoncée. Par trois enjambées il s'extirpa des morts, finissant par crouler sous l'assaut d'une seconde flèche cette fois-ci moins chanceuse et n'arrachant qu'un hoquet de surprise qu'il vint étouffer dans le torse de Ramsken, coussin pâteux et gluant d'un rouge glissant désormais contre ses cheveux et sa joue.
Un traquenard. Malice restée impunie et impitoyablement fondue sur leur joie. Et il n'y avait que ça. La roche coupante de cette montagne complice, le sombre des pierres aux mensonges meurtriers, le déchirement strident de dents de fer creusant la mâchoire du courageux Haffkin. Il n'y avait que ça. L'étau du piège de leur propre outrecuidance qui s’évaporait désormais en même temps que les dernières vapeurs du souffle exhalé des agonisants.
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Sujet: Re: o proud death. (moira & stýrr)   - Dim 19 Mar - 21:02

— o, proud death —

Let the gods speak softly of us.

B
ertha est là, roulée dans l'outrance de sa mante blême, au bord de la gerbe, ivre de pluie. La blanche déité ronfle ses cacochymes doléances à celle qui, en deçà, l'œil sec, lui palpe la bedaine. C'est qu'elle va la lui dégueuler à la trogne, malgré tout, sa radée — comme si, de rouille, l'ondine n'était point à torrents déjà coiffée. La frimousse, mouchetée de ce même cuivre lui nimbant tempes et front, se trousse sur une contrariété coutumière des épilogues d'odyssées, tandis que le regard s'adorne d'un houleux vague à l'âme. L'hiver, Moira l'abomine de toute sa hargne encore juvénile, ainsi que tout mouflet maudit la vêprée, lorsque tinte le glas des diurnes badineries. À ceci près qu'ici, c'est au deuil des estivales barbaries que la Skjaldmö destine sa précoce bouderie, lors même que le bercail est encore loin. Non pas qu'elle ne lui soit d'aucun soulas, mais de fait juge-t-elle la morte saison bien nommée, considérant l'oisiveté contrainte plus morbide que ne saurait l'être quelqu'étripage que ce soit. Nonobstant, la consternation se nuance, sitôt qu'elle se figure les iris premières-nées surinant de concert la même blafarde bidoche, où qu'elles s'haussent depuis Midgard — si tant est qu'Il ne la contemple pas d'ors et déjà du haut des cimes d'Ásgard. C'est cependant le survol d'un autre regard, lui frôlant la pommette, qui incite la lunaire à rallier la terre éludée tantôt. Les malachites dégringolent alors, sans ambages, comme tombées du ciel, et percutent ex abrupto l'épieur en la personne de Stýrr Ærnvåg. Stigmate lancinante de sa seule, vraie débâcle. Cet homme l'a vue lutter sans armes, morfler sans tapage, en spectateur intempestif d'un songe odieux. Oui, Stýrr est tel l'un de ces tessons que régurgite parfois Njord, témoins muets de l'existence d'un monde au-delà des vastitudes océanes ; il est ce vestige d'un antan mal suturé, un fragment de rêve coincé dans la plaie, voguant sans relâche à la surface de sa tempétueuse mémoire. Tout à la fois la morsure et la cautère, la lésion et l'onguent. Et sans savoir, il a compris. Leur mutique aparté se ponctue sur son sien suffrage, bond d'épaule désinvolte à l'égard du projet que tous ont déjà agréé, ainsi qu'en témoigne la mise en branle de l'harpail.

Ce fief, qu'ils abordent, est celui des borées et névés, asile de l'Hivernale lorsque, hors des provinces australes, celle-ci s'exile. Une lande hostile et farouche donc, mais qui pourtant se compromet ici à leurs pieds, telle une typesse lubrique aux cuisses molles et négligées. Est-ce un présent d'Odin, avant-goût d'un Valhalla que tous ici espèrent, ainsi qu'on le dit ? Égide et lame au clair, davantage par manie que par soupçon, elle ne prête qu'une oreille distante à la démonstration de son consort ; l'œil, lui, ne manque pas déceler chacun des écueils creusant l'abrupt, défigurant la prétendue magnanimité du paysage, à l'instar des infimes grimaces trahissant la rouerie larvée sous l'onctuosité d'un sourire à la Leiknir. Ça ne l'empêche pas de caracoler à l'instar de ses acolytes, allègres tels une tripotée de cabris en vue d'un ubéreux alpage. Moira est ainsi faite qu'au devant du risque, elle se précipite, comme soumise à l'appel du vide vorace, penchant funeste à l'origine de cette illusion selon laquelle la princesse serait naïve et maladroite, tandis qu'il serait plus juste de penser qu'elle tente volontiers le loup, et de même s'y livre, quoi que la combine s'avère en vérité plus instinctive que réfléchie. C'est ainsi qu'elle déborde la horde, s'emparant des devants avec cette même inepte témérité dont fait soudain état Ásgeir, quoi qu'il la distance avec la preste diligence d'un agneau aguiché par la tiède promesse d'une tétée. Délaissant l'artère principale irriguant le bourg pour ses entrailles tortueuses, en solitaire elle prospecte, éventre au passage quelques bicoques à l'intention des escogriffes lui succédant. L'un d'eux la rattrape néanmoins, brandissant sous le fauve museau une pièce d'étoffe de belle facture : « Hé ! Princesse, on t'a dégoté de la soie ! Nous feras-tu l'honneur d'une danse, au feu d'ce soir ? », éructe l'impudent, n'évitant que de justesse la semelle cradingue d'une botte d'emblée décochée. « Ose m'y inviter, Ramsken, et ta danse tu l'auras ! », rétorque l'hirsute jouvencelle, allégresse luisant à la pointe d'une canine, dévoilée à l'aulne d'un rictus féroce mais espiègle, tandis qu'hilare le colosse, flottant dans sa neuve pelisse, s'en retourne déjà auprès de ses comparses ameutés. Elle se contente un moment de l'escorter du regard, avant de finalement s'ensuivre, sans hâte.

Et le tonnerre gronde.
Et le déluge abonde.
Et de fer s'orne l'onde.

Aux beuglées homériques de rafler alors les rires, tandis que le cœur battant du hameau se fait soudain ventre de la bête, broyant les chairs et les os de ses frères estomaqués. « Ram...sken ? », balbutie, à son tympan percé, un trait de voix trop aigu pour être sien. C'est pourtant bien elle, à dix pas de là, que le géant dévisage au revers de ses cornées déjà sclérosées. La cabèche penche sous l'absurde gravité qui lui tamponne alors la nuque, voûtant dans la manœuvre le râble derrière bouclier dressé ; mais elle ne bronche pas davantage, ses guiboles de marbre fichées dans la tourbe lui contestant tout contrôle, toute maîtrise. À la stagnation des membres, néanmoins, pallie la frénésie des méninges : depuis son couloir latéral, lui concédant quelque semblant d'immunité, elle devine le progrès de la menace et la flaire à mesure que l'étau se referme. Elle comprend peu, mais elle comprend au moins ceci, que ses instincts lui rugissent par voies de nerfs : il faut fuir, échapper à l'engrenage de la gueule qui se rabat contre leurs deux flancs, passer au travers de ses crocs furieux pour s'offrir une chance, si maigre soit-elle, de s'en tailler un lambeau avant de clamser. Et ce pensant, c'est l'intonation de Stýrr, la hélant, qui lui fait écho. Les prunelles fouillent le capharnaüm, tels deux harpons ardents lancés à l'aveugle. Étrange, incongrue s'avère alors cette risette lui entamant le labre lorsqu'ils s'achoppent à distance. Cependant, la gaillardise ne s'éternise pas plus que le temps de jauger la précarité de la situation, et vire carrément à la sourde fureur lorsque, à la surface ébahie des quinquets du compagnon qui flanche, s'imprime la vision intenable de leur trépas imminent. Alors s'inaugure la ruée, et c'est en s'époumonant tel Thor que la Skjaldmö déferle, à couvert de rondache, la saxe néanmoins engainée. « DEBOUT !, elle rugit, LÈVE-TOI ! » Harpant ce qu'elle peut de lui pour l'y brusquer — pièce de cuir et peut-être derme au-delà — elle réitère, dardant menton en direction d'une trouée : « LES ARBRES ! » Sans relaxer sa prise, elle décale aussitôt, rebroussant chemin vers l'extrémité de la venelle tout juste désertée, et pour ne plus décélérer qu'une fois la première ligne de troncs franchis. Bien qu'épars, la lisière leur dédie une forme de barricade, bardée de roches saillantes, et c'est à revers de tel fruste escarpe qu'elle marque une succincte escale, découvrant alors seulement l'ogive d'une flèche lui perforant le cuissot par l'arrière. Coulant œillade à leur suite, elle feule, l'haleine heurtée : « Six. » Ils sont six à les prendre en chasse. « Six, seulement. », ajoute-t-elle, grognant sa goguenarde arrogance tout en défouraillant enfin son acier hors de fourreau.
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Sujet: Re: o proud death. (moira & stýrr)   - Dim 14 Mai - 5:27




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Et si à la vesprée de son hyménée, de la naissance de son enfant et à l'annonce du trépas de ses seuls amours, Stýrr avait martyrisé ses poumons plus qu'il n'était soutenable pour sa survie, cette cavalcade rejoignait le panthéon de ses paniques — si tant est qu'il ne clamse pas avant de franchir l'orée de la forêt désignée. Épée dégainée et déjà souillée de quelques tissus ensanglantés appartenant aux maîtres de ce traquenard, le guerrier avait vite été soulagé par l'éclipse de l'épars imposé avec celle qui rendait toutes rixes plus véritables. Plus violentes dans leur sens. Complicité aux fracas des lames mais aussi autour des feux ravivés pour se féliciter et panser les quelques plaies, regards dont il n'avait pas eu à apprendre à manipuler la sincérité pour l'exprimer envers elle. Ce valeureux galbe des lèvres énervées lui avait hurlé de se replier. De fuir. Que c'était ainsi, qu'il ne leur restait que ça alors que chaque sifflement faisait tomber un nouveau compagnon, que les fourreaux n'avaient pas pu affranchir à temps la maigre égide que représentait un tranchant peu effectif face à la finesse d'une rouerie rondement menée pour les guider à leur agonie subite et sans pourparlers. Le décor d'une escalade hasardeuse s'était dessiné comme destinée sans que Stýrr ne puisse réellement avoir souvenir du chemin exécuté, sentant seulement au fond de lui que ce langskip parfois si ardemment haï de sa part était dans cette direction, quelque part — peut-être — et unique salut. Puis, essor rompu. « Six. Six, seulement. »

Le nombre coula dans ses tempes comme le martellement du tonnerre, urgence présente et faisant étriller leur survie. Six avoirs qu'ils ne devaient perdre. La belle défiance au goût d'une endurance progressivement engloutie par les trombes d'eau qui rendaient cascades de dangers les robes de mousses recouvrant les roches, pierres ravissantes sur lesquelles ils venaient appuyer tantôt mains et pieds, puis joues et ventres pour s'extirper au plus vite du tumulte de la surprise. Il y'avait dans cette énumération mentale le désir d'un éveil du jeu. Stýrr pouvait le sentir vibrer avec impatience au bout de ses doigts salis par les gravats, la terre et les morceaux de pins morts. Celui-là, cet éveil qui enveloppe le môme brassant sa poitrine dans la fierté gamine de défier pour la première fois son paternel à l'épée de bois. Jeu du guerrier en devenir qui remporte l'inauguration des entailles sur la joue d'un ami dévoué qui tombera plus tard sous les assauts de lames à la colère cette fois sincère. Ce même désir de la rage berserk qui en fait armure pour s'y repaître d'un festin de victoire, consécration à la sueur de la mort. Mais, éreinté de sa stratégie et sagesse endormies engourdissant alors ses poumons concentrés sur les prises des roches humides, Stýrr ne ressentit pour nul instant cet accueil amusé qu'il aimait faire à la défiance des fers. Car il ne s'agissait pas de conquérir quelques pauvres mètres d'une chaumière saccagée pour se délecter ensuite avec humilité de ses nouvelles richesses propices au village. Il n'y avait aucune couleur de Jarlar respectés à défendre sur leurs boucliers. Seule était leur survie par un repli obligatoire désormais menacé par la hargne de six braves venant frapper leurs arpions contre ce terrain arpenté qu'ils connaissaient bien mieux que ces deux étrangers qui, de ce que Stýrr semblait rapidement deviner, étaient les derniers de leur escouade. La poigne ayant refusé de se défaire de sa précieuse aimée, il raffermit cette prise de l'épée et s'élança en quelques sauts vers la première menace prête à leur décocher hache dans leurs séants. « Je te vole celui-là. »

LANCÉS DE DÉS:
 

La lame d'acier ne tarda pas à venir percer et craquer les parois crâniennes du poursuivant le plus hardi, celui à la course dénué de la moindre perspicacité et souffle trop court pour même hoqueter de surprise lorsque le géant furieux lui tomba dessus sans même nul besoin de désarmer cette hache rouillée n'ayant jamais eu le temps de s'abattre sur autre chose que le vent. Pelouse et rocaille s’affaissèrent sous le corps alors tombé au sol en étant ignoré de tous, même de son meurtrier qui s'élançait déjà à la rencontre du deuxième importun. Face à Stýrr, pas une once de férocité ne se lisait sur la bouille joufflue de l'adolescent brandissant devant lui une épée fière bien que maladroite. Juste l'incertitude d'un effroi brillant pour la première fois dans les yeux de ce nouvel assaillant aux gambettes encore agiles et avides de se prouver expertise, exécutant semblable danse que celle du frère de la Svart. Mais le môme avait malgré sa jeunesse la rigueur des enchaînements et des coups et — d'un cri qui se voulait mystérieusement être adressé à Thor — il fit le souhait que ce soit suffisant contre le guerrier aguerri. Vivace pensée, le stratège vint semer confusion dans la chorégraphie des armes, feintant, esquivant et traçant un simple trait argenté dans l'air, coupant chair comme on plonge couteau dans le beurre. Belle caresse de la peau tendue qui s'ouvre sous les beuglements des combats. La gorge tranchée, des flots carmins s’échappèrent désormais comme une cascade pleure un soir de torrent paniqué. Des gémissements se voulurent être encore paroles, gargouillements ridicules là où autrefois il résidait les tons graves et premiers trésors de tout enfant devenant homme. Et les genoux de l'adolescent percutèrent le sol, réédition paniquée et cherchant dans le contact contre la chair martyrisée la preuve que ce n'était qu'un cauchemar. Stýrr n'avait pas eu besoin d'entendre le bêlement frénétique derrière lui pour que ses yeux quittent les mains ensanglantées du jeune agonisant qui tentaient vainement de resserrer ses nerfs affolés et gorgés d'une mort par noyade faite d'une autre eau que celle de la drache martelant le chemin escarpé sur lequel ils s'étaient peu à peu enfoncés dans une voie scabreuse, accrochée au vide.
Père, oncle, tuteur, nulle idée, mais les traits de courroux et tristesse violente sur le visage hostile du troisième homme étaient ceux d'une existence qui avait pris soin de cette vie innocente de tout, courtes années qui s'éteignaient désormais à leurs pieds. Et les voilà, les plus dangereux des traits de ce monde. Stýrr lui-même les avait porté. Il connaissait la lourdeur physique et sentimentale de ces muscles tendus, arquant aussitôt son corps pour échapper à la ruée blessée avant d'abattre un simple coup de coude pour mettre en péril l'équilibre désavantagé de son adversaire qui en oubliait que le terrain désormais boueux de leur valse était un ennemi à part entière. Deuil d'une mort dont le sang était encore chaud dans le parterre qu'ils foulaient, les haches furent brandies à nouveau, lutte maîtrisée des chausses enfoncées dans ce mélange gluant. Et si Stýrr en était un grand habitué, ce n'est ni la pluie, ni son souffle de bronchiteux et encore moins la douleur lancinante de la flèche qui avait percé son bras fort qui firent des cinq secondes suivantes les plus ridicules de son existence. Volute délicat de l'acier voulant se lever pour décocher un coup mortel à ces éclanches rapidement analysées comme incapables de soutenir deux assauts d'affilée, la flamberge vint se ficher dans une encoche naturelle de branchages innocents s'étant malencontreusement trouvés derrière l'homme. Élan étouffé et force déjà d'ordinaire peu aguerrie, Stýrr glissa durement pour se retrouver derche et râble dans la boue, chute rendue violente par la hauteur de ce squelette maladroit et poigne agrippant toujours fermement la hampe de sa fidèle alliée, non sans faire traîner quelque longue guibolle sur le chemin qui fit chavirer à son tour l'assaillant. Soupe de membres emmêlés sur lit d'écume nauséabonde arrosée de la cascade froide d'une pluie leur trempant les os, la scène était cohue, les silhouettes se peignant d'une boue imprégnant leurs gestes de ridicule. Non sans un rire nerveux d'être le premier à nouveau debout, Stýrr parvint à tirer sèchement sa lame de son étau, échine ployant avec victoire, mais comme Heimdall avait été dérangé pour observer la scène, autant que les Nornes offrent digne spectacle ; la soudaine force de la liberté entraîna seconde esquisse de vertige et les deux hommes quittèrent cette fois la sécurité de leur domaine de jeu, corps s'effondrant dans le vide offert par le rebord de l'escarpe.

Quatre mètres seulement, juste un géant qui s'étire, hauteur n'impressionnant que le moins dégourdi, mais Stýrr fut reconnaissant que ce soit le torse et l'épaisse couche de vêtements de l'homme qui agirent comme matelas salvateur et non les rochers qui les entouraient. Son nouvel ami lui sembla bel et bien clamsé, inerte, chute au glas d'une dernière douleur de l'être, il ne s'agissait cependant que d'une fracture de la jambe et des côtes fêlées dont la grogne silence avait assommé la victime. Et Stýrr ne vit alors aucune glauque raison à asséner un dernier coup dans le cervelet d'un machabée. Filet chaud et gluant s'échappant du côté droit de son crâne et mâchoire entière, il fallut quelques secondes de nausées — semblables au mal parfois infligé aux tourments des vagues sur une bicoque — pour que le guerrier retrouve l'exécution des mouvements d'arpions, à présenter les uns devant les autres, en cadence synchronisée. « MOIRA ?! » Paluche boueuse sur l'oreille bourdonnante, saillie carmin sur l'arcade, la cavalcade fut rapidement réengagée pour atteindre le plateau quitté dans le désordre des duels qui l'ayant empêchés de voir comment son amie s'en était elle-même tirée. Saut au-dessus d'une rivière dont il n'avait déjà plus remembrance, la lisière réapparu sous son regard brièvement figé. Quelques uns de leurs compagnons avaient suivis leurs course folle mais furent de toute évidence rattrapés avant eux. Cinq corps jonchaient le sol. Quatre peut-être, en réalité. Et parmi l'identification rapide mais méticuleuse de ce qui fut autrefois des Grida, Hofjord, Brinhild et Tomsen bien vivants, les traits fins de la prouesse guerrière se dessinaient jusque dans un tronc échoué plus loin sous l'assaut de l'inquiétude alors endormie depuis des années dans les nerfs de l'homme. « Par Odin, non. » Les jambes affaiblies par le choc de la chute tournaient sur elles-mêmes en oubliant de tracer tout chemin de sens.  « Non. Vous avez tous les droits sur moi, mais pas celui de pareil douleur. Il n'est rien de... logique. » Commotion de pensées cherchant à reconstituer le filet de pêche qu'était l'amour de l'analyse et observation réfléchie. Mais le calme ne pouvait-être une notion acceptable. Pas là. Pas à cet instant. Ô que les Nornes le savaient et en jouaient. Ma chair, mes enfants, mon Idunn... Il manqua de trébucher sur le bras presque amputé de la Grida qui soulevait toujours sa chope aux exploits des deux berserker dont elle semblait jalouser pourtant le silence entendu. Ces yeux ne peuvent plus pleurer, mais ils peuvent toujours devenir... fous... Gorge se serrant une nouvelle fois sur le prénom lancé vers les pins qui restaient aussi loquaces que les pierres contre lesquelles ils étaient aller s'échouer. Alors, ne m'ôtez pas l'esprit des batailles... Et Thor est furieux. La pensée de la brave et ses mots intrépides qui ont défaits plus d'un. Si furieux que ses craquements lumineux giflèrent le flanc de la montagne d'une couverture blanche avertissant abruptement le guerrier de l'intensité de la pénombre qui commençait à envelopper les lieux de défaite. Elle, ne me l'ôtez pas... Thor était furieux. Baldr déçu.  Les poumons de Stýrr aspirèrent un ultime effort piquant le souvenir de sa dernière pneumonie pour couvrir le bruit de l'orage inquisiteur. « Espèce de...SKIRJA ! TU PEUX RÉPONDRE, PAR ODIN ?! JE... ! MOI— ! » Et l'éclat de feu était là. Flamboyant. Perçant les silhouettes sombres et hirsutes des pins et tranchants des roches semées sur l'escarpée.
Du moins le voyait-il aussi rougeâtre que semblait être la couleur des braises qui venaient raviver son sang gelé à la peur de ne plus trouver que ternes et éteintes coloris, fard du trépas, sur le visage de la guerroyante. Mais elle était là, à quelques pieds des siens. Et bien que les Dieux semblaient avoir détourné le regard de leur misère, se riant certainement de la débâcle, gravant dans la vieille corne des tablée du Valhalla l'Edda de leurs risibles enjambées de boiteux, Freyja semblait, elle, encore sourire aux deux compagnons d'armes et amis, leur accordant d'être encore en vie. Ou bien était-ce cette rage libre, qui frappait leurs tempes à l'appel de l'acier, qui avait permis de se tenir au-dessus des corps ouverts et encore fumants. Incertitude lancinante, c'est sous le poids de l'odeur des prémices de l'abandon que Stýrr escalada les quelques rochers qui les séparait, glissants mains striées de blessures sur la laine verte gorgée d'eau pour ternir le chemin paniqué de sangs des combattants, ce soir tous déchus. Guerriers sans plus aucuns frères d'armes, acolytes des raids. Vaillants dépossédés de cet enchaînement de victoire à la renommée dorée. Tous témoins d'un échec en parti de son crû, et maintenant un perdu qui s'agrippait à la vision de cette chevelure rousse, s'avançant alors vers la silhouette avec souffle saccadé mais placide sagesse dans ses muscles à la constatation de leur situation : devait-ce être une épreuve des Dieux, la robe froide de la nuit et les déchirures de leurs veines les tueraient avant l'aube s'ils ne trouvaient pas vite le retour sur les eaux vers Solstheim, ou une caverne pour lécher leurs taillades.
Et à peine cette augure prit-elle fin quand il vint lutter contre une pente rendue ébrouée par les luttes dont il n'avait pas été acteur, que ses esgourdes se figèrent d'ennui lorsque le tonnerre tenta maladroitement de couvrir les éclats de voix d'un nouveau groupe de guerriers se dispersant autour des flancs de leur ascension agitée, manteau de Nótt les protégeant d'être aperçus immédiatement. Une maigre offrande à double-tranchant qui prouvait que même le Dieu n'avait que faire de leur sort. Punition froide, douloureuse, lame nonchalante qui ne voulait toujours pas être écho à Stýrr, l'éclopé se laissant désormais aller à souffler encore une fois le blase de son amie, rictus d'un sourire franc mais se sachant probablement être le dernier authentique de la sorte à être esquissé par l'éprouvé.

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o proud death. (moira & stýrr)
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