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 Nothing left to say [Akam]
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Sujet: Nothing left to say [Akam]   - Sam 18 Mar - 12:19

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D’un œil inquisiteur, la jeune femme observait la scène qui était en train de se dérouler sous ses yeux. La force de l’expérience contre l’innocence déterminée. Hélas, le second n’avait aucune chance de faire un jour tomber le géant, ou seulement dans quelques années, lorsque la nature lui aurait accordé à la fois la bonne taille, et la bonne force. Au vue du géniteur, la völva ne doutait pas un instant que l’engeance aurait approximativement la même taille. Pour la force, il fallait tout bonnement prier les dieux pour qu’il ait aussi la carrure du père, et que l’enfant y mette également du sien. Concernant l’entêtement, Karáh ne doutait pas un instant que son fils parviendrait un jour à remplir l’objectif. Elle-même obtenait bien souvent ce qu’elle désirait, pour peu qu’elle y mette les formes. D’autre part, n’avait-elle pas cédée aux insistances de son enfant pour apprendre les rudiments du combat ? Elle lui avait enseigné ce qu’elle pouvait, hélas, elle ne possédait pas le talent de son propre père pour enseigner réellement l’art des armes. Elle ne serait certainement douée que pour transmettre son savoir de völva à sa fille, rien de moins, rien de plus. Pour l’heure pourtant, elle ne pouvait se satisfaire d’un ventre rond portant l’engeance attendue, et sans doute n’était-elle pas même impatiente de vivre de nouveau une grossesse, tant la première s’était avérée compliquée. Finalement, et comme une évidence, l’enfant tomba au sol, pas trop brutalement,  mais suffisamment pour l’abrutir quelques secondes. Cela lui forgerait le caractère, assurément, et l’inciterait à apprendre à tomber pour mieux se relever. Mais il avait encore bien le temps pour apprendre cela. Au bout d’une minute, l’enfant daigna se relever, grimaçant sous le coup de la défaite. Si quelques mots furent échangés avec le maitre d’arme, la völva n’y prêta pas attention, s’approchant avec assurance des deux mâles. « Il y a du progrès. Merci Akam. » Merci de le prendre sous ton aile, d’être le temps de quelques heures, une figure paternelle, et surtout, de conserver le secret sur les circonstances de la naissance de Fënyr.

Le fils ne vint pas se loger dans son giron, ramassant son épée en bois avant de se poster à côté d’elle, un sourire satisfait sur le visage. Bientôt, il deviendrait un homme, bientôt, il prêterait allégeance au roi de la cité. « Ton oncle t’attend pour aller lever les pièges. ». Les paroles délestées eurent l’effet escompté, l’enfant saluant les deux adultes avant de partir en courant vers la demeure qu’était la leur, bicoque en retrait mais facilement accessible pour ceux qui auraient le besoin de voir la Völva. Celle-ci d’ailleurs, porta son regard différent sur le géant blond, esquissant un sourire amusé. « Comment se débrouille t’il ? » Susurra t’elle d’un ton équivalent à l'amorce de ses lèvres, avant de finalement se diriger vers l’armurerie, ses phalanges caressant le pommeau d’une réelle épée, et non pas celle pour l’entrainement d’un enfant. Bien sûr, elle s’en empara, au même titre qu’un bouclier trainant par là. Lorsque l’enfant terminait ses leçons, la mère prenait le relais, maintenant un entrainement qui aurait fait d’elle une excellent guerrière au bouclier, si le destin s’était avéré différent. Peut-être quelque part, maintenait-elle aussi le secret espoir de participer à un raid pour exercer son talent, poussé à un certain seuil par son géniteur, fier guerrier. Bien entendu, et parce qu’ainsi allait le jeu, elle ne laissa pas le temps à son compagnon de se préparer à son attaque, assénant le premier coup, levant son bouclier pour parer le prochain.

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Sujet: Re: Nothing left to say [Akam]   - Jeu 23 Mar - 22:40

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Il n’était pas bien grand mais, il mettait du cœur à l’ouvrage. Était-ce là l’amusement d’un enfant ou une réelle détermination à apprendre ? Peu importait, j’appréciais passer ces moments avec ce petit garnement. Il était le fils de la völva de la cour, Karáh Sæther qui avait demandé mes services pour elle et son garçon. Je n’avais pas refusé, j’avais appris à les connaître auparavant et je m’étais attaché à eux. Malgré ses sept ans révolus, je ne lui faisais point de cadeau. S’il voulait devenir fort, il devait apprendre la douleur physique et mentale pour avoir la chance de vaincre sur le champ de bataille. Je décelais en lui de bonnes capacités et s’il souffrait, il n’en montrait rien. Alors qu’il était au sol, sa mère nous rejoint dans la petite cours où je dispensais mon savoir. Je dis à Fënyr, qui venait de se relever : « Bon travail aujourd’hui, continue comme ça. La prochaine fois nous travaillerons le combat à mains nues. » Il acquiesça, j’entendis sa mère qui me lança : « Il y a du progrès. Merci Akam. » Je ne répondis pas, observant mon élève qui ramassait son arme factice avant de s’en aller vers sa génitrice. Elle lui annonça une nouvelle qui avait l’air de le ravir et, il prit  la clé des champs sans même me regarder. Quant à moi, je ne bougeais pas, dévisageant la jeune femme qui n’allait pas tarder à prendre sa place sur la piste pour un nouveau ballet guerrier.

Karáh se dirigea vers moi et me susurra sans s’arrêter : « Comment se débrouille-t-il ? » tout en continuant vers le râtelier pour récupérer une arme et un bouclier. C’était notre petit rituel qui commençait, et cela allait durer jusqu’à ce que la sueur souille sa tenue et que la fatigue paralyse ses muscles. Je n’eue donc pas le temps de répondre qu’elle fit pleuvoir le premier coup qui ne fut pas compliqué à parer. Elle ne manquait pas de force mais de technique cependant, elle restait un adversaire intéressant. « Il frappe plus fort que vous ma dame ! » lui dis-je d’un air taquin. Je me contentais de parer ses coups et de taper sur son bras protecteur afin de la faire plier tout en la conseillant sur différentes bottes et parades. Quand elle semblait avoir assimilé la leçon, je me permettais quelques passes afin de la laisser s’exercer en conditions réelles. Je prenais un malin plaisir à lui asséner quelques coups du plat de l’épée lorsqu’elle baissait sa garde. Cela la rendait toujours plus farouche et combative mais n’empêchait pas les erreurs bien au contraire. Après un petit coup porté à la fesse droite, elle se retourna et se jeta sur moi et un corps à corps effréné s’engagea. Je la désarmai d’un léger mouvement de poignet et elle me fit perdre ma lame en me frappant l’entrejambe. « Voilà une façon peu loyal de se battre femme ! », la boutade fit son effet, nous nous retrouvâmes au sol à nous chamailler tels des enfants…

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Sujet: Re: Nothing left to say [Akam]   - Sam 25 Mar - 19:24

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Akam était loin d’être le guerrier que le père de la jeune femme avait été : il était meilleur. Par ses leçons, par sa façon de répondre à cette danse qu’elle lui proposait sans aucune retenue, il lui permettait de s’améliorer, voire, de dépasser ses propres techniques. Ceux qui avaient déjà vu la jeune femme s’entrainer seule ne pouvait que reconnaître qu’elle aurait été une excellente guerrière au bouclier. Avec l’aide du maître d’arme, elle pourrait devenir la meilleure. Mais ce n’était pas le destin que les dieux lui avaient tracé. Son chemin était ailleurs, loin des armes et des boucliers, loin des raids et des combats. Elle pouvait profiter d’une vie confortable, à l’abri du besoin et loin de la mort elle-même. Ce n’était pas tout à fait ce qu’elle souhaitait. Peut-être un jour le Roi lui permettrait-il d’accompagner ses guerriers au delà des mers. Pour l’heure, elle ne pouvait que se contenter d’améliorer ses techniques et d’aider son propre corps à subir les assauts répétés des coups. La boutade, bien entendu, lui arracha un rire amusé, tandis qu’elle portait une nouvelle attaque, plaçant son corps de façon à empêcher le géant de porter une victoire trop rapide. Toutefois, il demeurait bien plus habile qu’elle, jouant tel un chat avec sa victime de l’instant, taquinant ses côtes, ses cuisses ou ses bras. Bien sûr, elle répondait de la même manière, avec un peu plus de hargne, des gouttes venant parfois troubler son visage concentré. Elle ne pouvait s’offusquer de ne pas avoir l’avantage : il avait bien plus d’expérience qu’elle. Cela ne l’empêchait nullement de continuer, y trouvant un bien-être qu’elle ne trouvait nul part ailleurs, taquinant son professeur du bout des lèvres lorsqu’ils tournaient l’un autour de l’autre. Son bouclier finit à terre, elle roula pour tenter de le récupérer, sans succès, devant se contenter d’une défense plus médiocre, mais d’une ruse plus importante pour ne pas laisser l’homme parvenir à ses fins. Ce ne fut que lorsqu’elle sentit un coup à sa fesse droite, bien placé pour qu’elle ne puisse le sentir, que Karáh sut que les choses allaient devenir bien plus sérieuse. Elle n’était pas la plus douée pour le corps-à-corps, néanmoins, elle demeurait suffisamment maligne et observatrice pour savoir où et quand frapper. Lui aussi de toute évidence, tandis que sa lame tombait au sol, l’obligeant à retenir les poignets de l’homme par ses paumes, son genou touchant une zone plus sensible, mais gérant suffisamment sa force pour ne pas assassiner la virilité de l’homme.

« À la guerre comme à la guerre Akam ! Tous les coups sont permis ! » rétorqua t’elle à sa boutade, tandis qu’elle se faisait entrainer au sol, roulant pourtant sur le côté pour éviter que le géant ne l’écrase dans sa chute. Bien entendu, l’affaire ne pouvait s’arrêter là, la jeune femme jouant de ses coudes, de ses mains et de ses genoux pour ne pas se laisser piéger. Une affaire délicate, tant sa force était moindre comparé à celle de l’homme. Elle n’essaya pourtant ni de mordre ni de griffer pour gagner, alternant les cris de protestation avec les éclats de rire. Il n’était pas que maître d’armes après tout, il était aussi un ami précieux, de ceux que l’on ne veut pas voir partir. Bientôt bloquée sous le poids du guerrier, la völva finit par haleter, malgré son désir de s’échapper. « Par Thor ! Tu as pris du gras Akam ! Je peux sentir ta bedaine m’écraser ! » Une mauvaise foi assurément. Il suffisait de bien regarder l’homme pour savoir qu’il n’y avait pas une once de graisse en lui.

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Sujet: Re: Nothing left to say [Akam]   - Jeu 30 Mar - 18:17

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Je fus offusqué par sa remarque, comment osait-elle ? Je ne me considérais pas comme une référence point de vue beauté mais tout de même ! Du gras et puis quoi encore, je n’avais pas passé toutes ces années à forger ce corps et cette musculature pour rien ! C’est d’ailleurs grâce à lui que j’ai pu entrer dans le lit de tant de conquête. Karáh allait me payer cela et je ne pus m’empêcher de lui envoyer une pique : « Si tu es aussi pieuse que chaste, je doute de ta capacité à parler aux dieux ! »  Je vis passer sur son visage une grimace qui exprimait une intention de vengeance et, tandis que je continuais de la dominer, je la sentais qui tentait de se débattre pour me submerger. Pendant un instant, je me perdis dans son regard si profond et si troublant de part ses yeux aux couleurs différentes. Je ne pouvais m’empêcher de penser qu’elle était si belle à cet instant, si près de moi et ceci malgré la sueur et la crasse qui nous recouvraient. La völva profita de ce moment d’égarement pour me retourner et me sauter dessus, elle était bien légère pour moi et la chasser de là ne serait guère difficile pour moi. Cependant, je n’en fis rien, j’appréciais ces moments où elle pensait me dominer, cela lui faisait du bien de se sentir forte et je savais jouer le jeu.

Lors de ces corps à corps parfois plus sensuels que guerriers, je ne pouvais m’empêcher de la désirer bien que je ne ressentais aucune émotion pour elle hormis une grande affection mais cela n’allait pas plus loin. Pour ma défense, elle ne faisait rien pour rendre ces séances plus distantes bien au contraire. Sûrement que la jeune femme aimait le contact de nos chairs s’entrechoquant et de nos peaux parfois à nues. Il nous était arrivé de nous laisser aller à des plaisirs charnels mais je n’avais jamais osé me montrer trop entreprenant à son égard. Après tout elle était la voie de nos divinités et mère d’un jeune enfant, je me pliais donc toujours à sa volonté et ne lui imposais pas ces ébats. Aujourd’hui allait-il se transformer en une autre de ces étreintes luxurieuses ou devrais-je assouvir mes pulsions avec l’une des catins complètement saoules que je rencontrais dans une des tavernes sordides de Solstheim ? Cela importait peu, je parviendrai à mes fins avec l’une ou l’autre de ces femmes.

Après maints retournements et échanges de boutades, je décidais de mettre fin à cet entrainement. Après m’être relevé, je pris une étoffe suspendue à une des barrières de la cour et, j’entrepris d’essuyer le fluide qui dégoulinait sur ma nuque et mon front. J’attrapais un second morceau de tissus que je tendis à cette fille d’Eve dont les vêtements mouillés laissaient paraître ses formes généreuses.  Je ne pus m’empêcher de contempler ce corps que je pressais contre moi il y a quelques secondes. J’aimais la bonne chair ce que je ne cachais pas et, rares étaient les fois où je refusais d’honorer les donzelles qui s’offraient à moi. Je prenais grand plaisir à vivre ces moments mais, intérieurement, cette joie était éphémère. Depuis la mort de ma bien aimée, je ne ressentis plus pour une autre ce que le commun des mortels appel l’amour. Je me contentais seulement d’étancher mes instincts primitifs avec la première venue.

Avant que Karáh ne me laisse seul, je lui proposais de m’accompagner à la rivière où nous pourrions nous purifier des liquides corporels qui suintaient le long de nos membres. Je ne savais ce qu’elle allait répondre et avant qu’elle n’ouvre la bouche, je lui dis de façon maladroite : « Si tu le veux bien entendu, loin de moi l’idée de t’importuner. Sinon, nous pourrions nous retrouver plus tard afin de boire un verre ? » Il était clair que la parole n’était pas la meilleure des façons que je maîtrisais pour courtiser les demoiselles…

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Sujet: Re: Nothing left to say [Akam]   - Dim 2 Avr - 17:22

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Elle ne put s’empêcher de grimacer sous cette remarque. Il n’y avait certainement pas femme plus chaste que la völva. Sept années qu’elle était séparée de celui qu’elle considérait encore – peut-être à tort – comme son grand amour, et pas une fois elle ne l’avait trahie. Elle était pourtant encore très jolie pour son âge, et ses courbes toujours tentantes. Elle pouvait voir l’étincelle de convoitise dans certains regards lorsqu’elle se trouvait à proximité, pourtant, il n’y en avait pas un pour tenter de charmer la voix des dieux. Par crainte certainement de s’attirer les foudres de ces derniers. Néanmoins, ne fallait-il pas à un moment assurer une descendance afin de transmettre le savoir aux filles ? Elle voulait rétorquer, répondre à l’homme qui la submergeait totalement par son poids, mais en fut incapable, se débattant pourtant de sorte à lui échapper. Elle pouvait sentir son propre corps contre le sien, suffisamment fort pour qu’elle ressente une pointe de sécurité à être dans ses bras. Un instant, elle cessa finalement de s’agiter, croisant le bleu de ses yeux, gorge sèche. C’était certainement un de ces moments où tout peut arriver, ou un dieu passe et observe. Mais il ne peut rien se passer de plus que ce retournement de situation, tandis que la belle reprend la domination, s’installe et bloque l’homme de sorte à ce qu’il ne puisse plus bouger, le visage proche, trop proche pour que la scène soit innocente. « Alors nous sommes d’accord pour dire que je suis une völva très pieuse. » susurre t’elle sous un sourire de triomphe, avouant à demi-mots qu’il n’y a jamais eu personne d’autre que le père de son fils.

Mais peut-être était-il temps que cela change. Elle avait espéré, elle avait attendu, mais jamais il n’était revenu, préférant sa sourde colère à ses explications. Elle avait supplié, il n’avait rien voulu entendre. Pour le punir, elle ne lui avait pas dit qu’elle avait eu un fils de lui. Punition et malédiction en même temps. Mais il lui fallait une fille maintenant, pour transmettre son savoir. Une sœur pour le garçon plus ou moins solitaire. Et par dessus-tout, il fallait qu’elle guérisse elle de ce mal d’amour, de cette absence de bras pour la réchauffer, la réconforter. Si le géant lui manquait terriblement, peut-être était-il temps d’admettre que rien ne pourrait la ramener vers elle. Il lui fallait faire le deuil de cette histoire. Cette pensée fut fugace, tandis qu’elle se trouvait dans une position vicieuse sur l’homme, ses phalanges caressant distraitement sa barbe naissante, jusqu’à ce l’étreinte lui échappe, et que se succèdent un corps à corps plus sensuel que réellement destinée à lui apprendre à se défendre. Jusqu’à ce qu’enfin, le jeu ne prenne fin et qu’elle expire d’un long souffle mêlé d’un rire. « La victoire est mienne. » Gronde t’elle sous l’écho d’un éclat de rire, se redressant pour mieux ramasser l’épée et le bouclier qu’elle remit à leur place respective. C’était un bon entrainement, libérateur à bien des effets, repoussant les sombres pensées qui l’avaient accompagnées jusque là.

Attrapant le bout de tissu, elle s’épongea avec, mais rien ne pouvait valoir un bon bain. Et comme s’il avait lu ses pensées, il proposa quelque chose d’un peu plus exotique, mais tout aussi attrayant. De ses prunelles différentes, elle l’observa, le laissant un instant se dépêtrer dans ses mots, avant de finalement laisser un nouveau rire s’échapper de ses lèvres. « Bien sûr. » glissa t’elle, le regard aussi taquin que curieux, attrapant la main de l’homme dans la sienne pour le guider en dehors de Solstheim, évitant les regards curieux. La rivière était suffisamment grande pour comporter des recoins plus ou moins calmes, mais surtout, plus ou moins chauds. Là où elle l’avait emmené, elle s’y rendait suffisamment pour que le coin paraisse pratiquement habité, une grotte à proximité qu’il lui arrivait de partager avec d’autres créatures. Lançant quelques bout de bois pour allumer un feu qui leur permettrait de se réchauffer après le bain, elle finit par lui lancer un regard amusé. « Bienvenue dans mon repère secret. » S’esclaffa t’elle, gardant pour elle le fait qu’il lui arrivait de se sauver du palais pour venir ici, pour méditer. Ce qui expliquait le petit côté civilisé certainement. Mais déjà les premières flammes se font apercevoir, tandis qu’elle se dirige vers l’eau, quittant ses bottes et son pantalon, jetant le haut tandis qu’elle entre nue dans cette eau à la température modérée. C’est une folie, elle est en parfaitement consciente, tout autant que le regard de l’homme et le besoin qu’elle ressent de fondre dans ses bras.

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Sujet: Re: Nothing left to say [Akam]   - Mar 11 Avr - 19:11

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Parce qu'il y a des mots pas pour les enfants :
 

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Sujet: Re: Nothing left to say [Akam]   - Jeu 13 Avr - 9:15

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Pas une fois elle n’avait détourné le regard du sien, tandis qu’il suivait le même raisonnement qu’elle, se délestant de ces tissus en trop. Des cicatrices, Karáh en avait vu des tas, mais jamais une qui ne puisse la choquer ou l’effrayer, à l’instar des rides, les marques de la chair contaient des histoires, qu’il était toujours intéressant d’entendre. Et puis finalement, elle se détourna, n’offrant plus que la vue de son dos pour l’homme qui était en train de la rejoindre. C’était folie, dans toute sa splendeur. Elle ne put s’empêcher de frissonner tandis qu’un bras puissant la ramenait contre la silhouette masculine, que des lèvres cheminaient le long de sa nuque. Et si elle n’était plus capable d’aimer comme autrefois ? Sept années qu’elle était murée dans une chasteté impeccable, patiente, attendant le retour d’un homme qui ne reviendrait pas. Avait-elle enfin fini son deuil ? Elle l’espérait, frissonnant sous chaque caresse que pouvait procurer l’homme pour lequel elle était en train de rendre les armes, et qui semblait vouloir prendre à parti de la rendre folle, l’obligeant à finalement lui faire face, plonger son regard unique dans le sien. Elle ne s’attendait pas à en voir un autre, et finalement, elle captura ses lèvres, retrouvant un gain de courage, mais aussi des souvenirs sur la meilleure façon de s’y prendre pour capturer sa proie.

Il la réceptionna sans mal, allant jusqu’à se fondre en elle, lui arrachant un soupir de bien-être. Elle avait oublié ce kaléidoscope de sensations et d’émotions, grondant sous les lèvres, enfonçant ses ongles dans la chair déjà marquée. Et pas un seul instant, elle ne pria pour que cela s’arrête, mais perdure, rendant grâce à la déesse de l’amour et ses servantes pour ce cadeau. Et lorsque l’eau s’avéra trop froide pour leurs ébats sauvages, la terre leur procura un lit naturel, sur lequel la prophétesse se fit aussi guerrière qu’elle pouvait l’être à l’épée, dominant tantôt le mâle sous elle, cédant à d’autres instant le pouvoir, mais sans jamais accepter la défaite et la fin. Et lorsque le point culminant de la passion fut atteint, et que son corps s’arc-bouta sous les paumes du maître d’armes, Karáh ne put que laisser échapper un rire sincère, cachant bientôt son visage sous ses paumes. Elle venait certainement d’entrevoir quelque chose d’heureux.

Elle ne déserta pas le corps de son amant, se laissant aller contre lui, laissant une brise légère et fraiche apaiser le feu de son propre corps, chasser la chaleur des ébats. Ses phalanges jouèrent un instant avec les mèches blondes, avant qu’elle ne daigne finalement lever son regard vers celui dont le cœur battait certainement aussi rapidement que le sien. « C’est ce que tu avais en tête lorsque tu m’as proposé un bain purifiant ? » glissa t’elle avec humour, repoussant en arrière sa longue chevelure noire, de sorte à créer un rideau sur sa peau nue et conserver un peu de chaleur. Elle se savait responsable d’une bonne partie de l’activité, mais n’en regrettait pas un instant, ignorant où cela la mènerait, et quelles seraient les conséquences, bonnes ou mauvaises, d’un tel laisser-aller. Le présent était le seul temps comptant.

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Sujet: Re: Nothing left to say [Akam]   - Lun 24 Avr - 17:18

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Nos ébats sulfureux prirent fin sur la terre ferme, près du feu que ma douce compagne du moment avait allumé plus tôt. Nous étions là allongés l’un à côté de l’autre, sa tête sur mon torse, à nous observer profitant de ce moment avant de devoir prendre conscience des conséquences que cela impliquait. Je ne me lassais pas de contempler son corps nu, ses formes lascives et son doux visage aux yeux enivrants. Soudain, elle releva la tête et avec un regard moqueur, elle me dit : « C’est ce que tu avais en tête lorsque tu m’as proposé un bain purifiant ? » Je fus surpris par cette déclaration, en effet, je n’avais pas réfléchi à tout cela et me demandais ce que j’allais bien pouvoir lui répondre. Mes sentiments à son égard étaient bien confus, elle était à la fois mon élève, la volvä de Solstheim et depuis que j’entraînais son fils, je les considérais tous deux comme mes protégés. J’avais appris à la connaître et à lui faire confiance sans pour autant tout savoir sur elle et ni même savoir à quel point la jeune femme était fiable. Nos rencontrent régulières sur le terrain d’entraînement, dans les couloirs du palais ou dans la ville nous avaient rapprochées au point de faire naître en moi des émotions que je n’avais pas connu depuis fort longtemps. Dans un premier temps, j’avais décidé de les réprimer parce qu’elles étaient pour moi contre nature depuis la mort de ma tendre épouse. Petit à petit, j’avais appris à laisser s’exprimer ces sentiments, il fallait tourner la page mais je ne me sentais pas prêt à revivre une idylle au risque de faire souffrir cette mère solitaire que la vie n’avait pas épargné…

Aujourd’hui, les choses avaient changé, je ne prétendais pas l’aimer à la folie ou même vivre jusqu’à mon trépas  avec elle. Mais, je me sentais enfin prêt à partager à nouveau mon existence sur cette terre avec une nouvelle concubine. Je n’étais plus homme à écouter mon cœur et aurais préféré choisir une conquête sans attache cependant, mon palpitant n’était pas de cet avis et avait été charmé par Karáh. Le temps passant, je ne savais comment la séduire à mon tour certes mon physique était d’une grande aide mais cela n’était pas suffisant. Les récents événements m’avaient donc convaincu que quelque chose était possible entre nous et je décidais de lui déclarer ce que je ressentais, mais là encore, je n’étais pas doué pour exprimer ce genre de choses. Je ne cessais de me répéter : «  Akam, tu es un guerrier, un homme courageux qui a survécu à de nombreux combats. Tu es membre de la garde royale ce qui fait de toi un bon parti, tu ne vas pas te laisser apeurer par crainte d’un rejet ! Soit honnête et montre lui toute l’affection et la tendresse que tu lui portes. C’est le moment, lance toi où tu le regretteras ! » Il était temps, je décidais donc de prendre mon courage à deux mains et de faire mon annonce.

Je me redressai et la fixai droit dans les yeux, le regard hébété et fou d’elle, je devais lui dire. D’un air bêta et mal assuré, je répondis donc à sa boutade : « Je dois t’avouer que tout ceci n’était pas prévu à l’ordre du jour mais je ne regrette rien de tout cela. C’est un des meilleurs moments que j’ai pu passer depuis fort longtemps et, j’apprécie toujours autant me retrouver avec toi. Je ne sais pas comment formuler ce que j’ai en tête mais je ne peux plus le garder pour moi… Nous nous connaissons depuis un certain moment maintenant et je me suis fort attaché à ton fils et à toi. J’ai été surpris lorsque je me suis rendu compte que votre présence me manquait lorsque je rentrais seul chez moi une fois la journée terminée. Plus particulièrement, c’était ta compagnie qui me faisait défaut et c’est ainsi que j’ai compris que je ressentais quelque chose de plus fort pour toi que de l’amitié. Cela peut te paraître fou, ça l’est pour moi je te l’assure, mais je pense que nous sommes destinés à être ensemble ne serait-ce que pour une partie de nos vies. Je ne prétends pas être parfait, ce serait mentir cependant, tu as pu apprendre à me connaître et tu sais qui je suis. Je saurais prendre soin de Fënyr et de toi, vous apporter la protection et tout ce qu’il vous faudra ! Mes sentiments sont sincères, je suis juste un pauvre idiot qui ne sais pas s’exprimer, trop longtemps j’ai réprimé cette capacité à ressentir des choses en me cachant derrière ma carrière et mon amour de la guerre.  Je ne sais quoi dire de plus, tu connais mon histoire, mes souffrances et mes forces, ma passion, ma fidélité, tout ce qui fait ce que je suis… »

Soudain, je me liquéfiai intérieurement,  à la fois soulagé et pris de panique, qu’allait-il advenir de notre relation ? Je n’étais pas sans savoir qu’elle avait tant aimé cet homme qui s’était en allé dans le passé et que son amour pour lui était peut être encore trop fort…

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Sujet: Re: Nothing left to say [Akam]   - Sam 27 Mai - 16:59

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La situation, en soi, était à la fois amusante, mais aussi apaisante. Il y  avait longtemps que la jeune völva ne s’était laissée allée ainsi dans les bras d’un homme. En toute vérité, Akam était le second. Avant lui, elle n’avait connu que Freymar, et même son cœur, elle ne l’avait donné à personne d’autre que celui-là. Trop méfiante peut-être, ou certainement encore trop éprise. Pourtant, c’était agréable de tenter autre chose, de tourner la page. Elle n’avait jamais cru y parvenir un jour. Force était de reconnaître qu’elle se trompait. Il était naturel de se sous-estimer après tout. Désertée de toute tension, la prophétesse se laissa aller contre le maitre d’arme, ses phalanges caressant son torse, jouant machinalement avec quelques poils. C’était agréable d’être contre quelqu’un, de ne plus se sentir seule. Karáh avait oublié cette sensation. Sans doute serait-il tout aussi agréable de s’endormir là, ais ce ne serait évidemment pas raisonnable. Loin de là. Aussi se redressa t’elle, se moquant avec amusement de l’homme qui l’avait accompagné dans ces ébats bienvenus.

Avant d’être amants, ils étaient avant tout complices, peut-être même amis. C’était tout du moins ce que la Völva pensait. Il était l’homme a qui elle avait confié l’éducation martiale de son fils, et jusqu’alors, il le faisait avec brio. Certes, ce n’était pas son rôle, un jour, elle devrait diriger Fënyr vers son père, afin que celui-ci comprenne le rôle naturellement incombé. Mais jamais, elle ne se serait attendue aux paroles répondant à sa boutade. Écarquillant ses prunelles uniques, elle demeura silencieuse, sans même oser faire un geste ou couper l’homme dans ses propos. La gorge sèche, le ventre plein de papillons, elle le laissa continuer jusqu’à ce qu’il se tarisse de lui-même, et qu’elle se retrouve face à un homme qui voulait plus qu’une amitié. Était-elle seulement capable de plus ?

Se redressant finalement, elle repoussa sa longue chevelure d’ébène qui avait eu le temps de sécher après ce long bain. Non, jamais elle ne se serait attendue à une telle déclaration de la part d’Akam, et pourtant, elle ne pouvait le prendre mal. Elle connaissait son histoire, tout comme il connaissait la sienne. Il savait à qui elle était liée autrefois, mais pouvait-il savoir que son cœur n’était pas prêt à s’ouvrir à un autre ? Certes, leurs ébats laissaient à penser plus, et elle-même avait été agréablement surprise de constater qu’elle pouvait se permettre d’offrir ses courbes à un autre que le géant qui les avait possédé en tout premier lieu. Mais son palpitant lui… il ne s’agitait pas face au maitre d’armes comme il s’agitait face au soldat. « Je… » Lèvres sèches, elle parvint à les humidifier en passant sa langue dessus. Elle ne pouvait accepter l’honneur qu’il lui faisait, quand bien même c’aurait certainement été la chose la plus sage à faire : elle prenait de l’âge, et elle souhaitait réellement  fonder une famille, se marier, avoir une fille ou d’autres enfants. Finalement, elle inspire, cherche son courage tout autant que ses vêtements, car une telle conversation ne peut être tenue sans rien sur le dos.

Aussi, une fois partiellement vêtue, de sorte au moins à être prise au sérieuse, ancre t’elle ses prunelles différentes dans celles du géant blond. « Tu m’honores Akam. Bien plus que tu ne peux l’imaginer, et en d’autres temps, j’aurai accepté sans même réfléchir à ta demande. Mais… Je ne suis pas prête à t’offrir mon cœur. Je le voudrai vraiment, car tu es sans conteste l’homme le plus admirable que j’ai pu rencontrer jusqu’à présent, et je sais que tu pourrais me rendre heureuse, tout comme tu rendrais Fënyr fier et heureux. Tu es une idole pour lui tu le sais ? Et si Freymar n’était plus de ce monde, je t’offrirai la place qu’il détient de droit. Mais il demeure maitre de mon cœur, et Fënyr est son fils. Peut-être que je me berce d’illusions, peut-être que j’ai tort de te refuser, mais je ne serai pas complètement honnête avec toi si j’acceptais, et te rendre malheureux ou me moquer de toi n’est pas mon objectif. »

Et elle pensait ce qu’elle disait. « Je ne tiens pas à perdre un ami comme toi, sache-le. »


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Nothing left to say [Akam]
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