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 When you're in front of me ( Sigrid )
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Týldr Víðarson
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SEPTIMS : 1325
ARRIVAL : 30/01/2017
IDENTITY : Thomas / Bangerang_Wiver
FACECLAIM : Travis Fimmel / ©Bang_Wiver / ©Dakini vava

AGE : 35 ans
STATUT CIVIL : L'esprit et le cœur aussi libre que le vent s’engouffrant dans les crevasses glaciales et escarpés d'Isenseg
METIER : Fermier / Guerrier
INVENTAIRE : Mon barda se compose d'une épée de bonne facture ainsi qu'une hache de taille plus réduite. Un bouclier robuste attelé sur mon épaule quand l'heure du combat se fait sentir. Des vivres, une source d'eau bien remplie. joker n°1.


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Sujet: When you're in front of me ( Sigrid )   - Lun 27 Mar - 15:31



When you're in   front of me

Sigrid & Týldr




J'arpentais cet espace fait de gris et de blanc auquel mes yeux à la pigmentation océans n'étaient pas encore totalement accoutumés. Isenseg avait un charme et inspirait autour de moi une vie paisible façonnée par une population fière et qualifiée. J'avais entendu beaucoup de bien de cet endroit, de sa population et de ce jarl aux traits certes féminin mais aux nombreuses qualités et atouts. La nostalgie de mon foyer prenait soudain le dessus sur mes pensées. Je m'interrogeais encore sur les paroles de cette völva qui m'avait sans détour révélée que le destin auquel j'aspirais serait semer d’embûches et de choix. La vie était ainsi faites, l'on obtient rien sans rien. J'avais déjà tant offert et tout autant souffert durant ma jeunesse. J'estimais avoir prouver à de nombreuses reprises mon dévouement envers nos dieux même si cela pouvait sembler être infime à leurs regards. J'étais sur la bonne voie, de cela j'étais sûr et certains qu'au tournent d'une route, d'un sentier ou même d'un chemin, mes pas me mèneraient vers ce glorieux destin. Mon corps gelait instinctivement sur place, le froid mordant des montagnes avait encore quelques secrets pour moi qui airait au sein du village ici et là. Bouger était ma seule préoccupation, j'avais pris l'initiative de discuter avec certaines personnes du coin pour trouver un endroit ou me loger sinon je crois bien que j'allais mourir de froid.

De ses rayons, le soleil peinait à percer cet amas de nuages qui avait pour habitude de taper de manière rude et forte par chez moi. Mes champs me manquaient, ma sœur, mes amies, ma famille formaient une atmosphère si quotidienne à mes yeux que je ne remarquais le besoin de leur présence qu'en étant partie du foyer et du confort de Skogen et de la ferme familiale. Un mal pour un bien me confortais-je frottant vigoureusement mes mains. Le souffle chaud se dégageant de ma gorge aida mes phalanges à s'extirper de cet état léthargique dans lequel elles étaient figées. Je jalousais ces individus et ces vigoureuses femmes guerrières à tolérer ce rustre climat. Tout n'était qu'une question d'habitude, j’espérais qu'il en serait de même pour moi après quelques jours passé auprès d'Isenseg et des siens. La journée allait bon train, je n'avais pas à perdre de temps bien au contraire, il me fallait prendre les devants car à la nuit tombée je serais bien dans le pétrin. C'est alors que j'entrevoyais son visage, sortant de nulle part il jaillissait devant mes yeux céruléens telle une nymphe surgissant des bois. Je connaissais cette démarche, cette silhouette et ses traits fins. Je frottais mes yeux du bout de mes doigts passant mollement une main sur mes paupières humidifiées par une bourrasque de vent se confrontant à moi. Cela ne pouvait être possible me déclarais-je au fond et pourtant elle était belle et bien là. Je relevais mon capuchon dans un geste vif et soudain. M'approchant d'une poutre de bois contre laquelle je me tenais et me camouflait d'une étrange manière. Pourquoi donc te caches-tu ? Pourquoi  faire tant d'histoires sur ta présence et la sienne dans ce même lieu ? J'observais ses gestes, la droiture de son chemin qui peu à peu la menait vers les miens. J'étais paralysé, choqué et agréablement surprit mais je n'arrivais plus à exprimer quoique se soit. Bouges toi donc de là ! Me lançais-je, va en avant et fait croire que tu viens juste de la voir. La réflexion n'avait fait qu'emprisonner mon esprit et mes jambes ne bougèrent absolument pas. Quand le moment fut venu ou ses yeux se posèrent sur les miens je ne pu contenir une forme de stupéfaction et un sourire légèrement béa derrière cette poutre en bois qui ne me servit strictement à rien. 

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Sigrid Snövit
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STATUT CIVIL : amoureuse
METIER : skjaldmö , second de la garde rapprochée du jarl Silke
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Sujet: Re: When you're in front of me ( Sigrid )   - Lun 3 Avr - 15:00

       
When you're in front of me

   
- Týldr— Sigrid -

   

The summer breeze tickles the leaves
It envelopes you and me
Pulls us tighter, closer, forever
On this summer’s day
And your love is like that summer breeze
Soft and gentle and warm
So nestle in and love me more
And we’ll sleep tonight out on the shore

La tête haute. Le visage impassible. Les cliquetis des pièces de métal qui s'entrechoquaient. Les habitants d'Isenseg avaient l'habitude de voir cette géante arpenter les ruelles mais de temps en temps ils se prenaient encore à l'observer du coin de l'oeil. Fière. Hautaine. Féroce. Sigrid était accoutumée à ces qualificatifs, elle n'y attachait guère d'importance. Du moins elle le faisait croire. Son ressenti profond était plus complexe, mélange de colère, de mépris et de rancœur. Elle n'attendait rien de leur part car elle savait qu'elle serait forcément déçue. Mais l'être humain était fait pour aimer et être aimé, la sauvageonne qu'elle était n'échappait pas à la règle. Elle regardait sans s'attarder, cherchant plutôt ce qui sortait de l'ordinaire. Les Nornes répondirent à son appel et placèrent sur son chemin un visage familier mais étranger dans le paysage montagnard.

Elle sentit toute la crispation de son visage s'évaporer et le rouge l'envahir. "Pas lui. Pas ici." fut  sa première pensée. Elle se souvenait parfaitement de lui, à sa grande surprise le temps n'avait pas altéré sa mémoire. Il était comme dans ses souvenirs, charismatique même dissimulé derrière une poutre, beau comme si Freyja elle-même l'avait façonné pour embraser les cœurs et le regard azur d'une teinte si intense qu'elle demeurait persuadée qu'il pouvait lire en elle. Quand bien même cela paraissait improbable elle était certaine que ses yeux voyaient au delà de la chair. Il avait vu plus qu'une géante en armure, il avait percé sa carapace de glace pour découvrir une âme blessée dont il avait embrassé chaque cicatrice.

Il était le seul en qui elle avait eu suffisamment confiance pour baisser sa garde et pour se dévoiler comme jamais elle ne l'avait fait auparavant et comme jamais elle ne l'avait fait par la suite. Elle n'avait pu lui cacher qu'il était le premier, son corps avait parlé pour elle, mais peut-être ses yeux perçants comme des lames lisaient en ce moment même dans son esprit qu'il était demeuré le seul à la connaître de cette manière.

Il lui arrivait encore de songer à lui. Parfois il la visitait en rêve, parfois il lui suffisait de fermer les yeux pour le voir marcher vers elle à travers les bois pour la prendre dans ses bras. Mais à aucun moment elle ne l'avait imaginé parmi les montagnes d'Isenseg. Il appartenait à un autre monde. Il était son secret.

Sigrid fut prise d'une folle envie de lui rabattre son capuchon sur la tête et de le cacher quelque part dans un hangar où personne ne le verrait. Ridicule. Elle inspira profondément, cherchant à apaiser les battements de son cœur et avorter la panique qui menaçait de l'envahir. Elle ne devait pas trembler, ne pas montrer son trouble.

«Týldr. »

Était-ce bien sa propre voix qu'elle venait d'entendre? Elle la voulait neutre, elle la trouvait cassante comme si elle lui reprochait d'être dans son village. Probablement pour la simple et bonne raison qu'elle lui en voulait de briser sa routine et d'avoir pénétré dans son univers. Il y avait d'un côté sa vie à Isenseg et de l'autre ce qu'ils avaient vécu pendant le raid. La barrière était infranchissable. Elle en avait décidé ainsi dès le début et voilà qu'il venait tout chambouler. Idiot. Elle avait envie de hurler et de le renvoyer chez lui à coups de pieds dans le derrière. Mais elle n'avait aucun droit sur lui. Il était un homme libre. Et il n'avait prêté aucun serment qui lui défendait de visiter son lieu de résidence. Peut-être aurait-elle dû exiger un contrat de ce type. Au moins elle aurait pu invoquer Var pour réclamer vengeance. "Du calme" s'ordonna-t-elle. "Tout va bien. Tout va bien" Il n'y avait aucune raison de paniquer. Elle n'avait rien à craindre.

« Que fais-tu ici ? »

Heureusement sa voix était plus détendue que la première fois.

   
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Dernière édition par Sigrid Snövit le Mer 5 Avr - 17:21, édité 1 fois
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Sujet: Re: When you're in front of me ( Sigrid )   - Mar 4 Avr - 22:32



When you're in   front of me

Sigrid & Týldr




Le temps avait fait de nous des étrangers. Du moins partiellement car après tout ce temps qu'étions nous réellement l'un pour l'autre ? Des souvenirs, des fragments du passé. Ces journées ou j’observais le rivage d'une contrée mystérieuse et hostile à ses côtés. Ces nuits se parant d'étoiles scintillantes au travers des aurores boréales nacrées. La vie et nos choix nous avaient façonnés, allant d'un simple regard aux sourires pudiquement révélés. Elle n'avait pas changée, dans mes rêves et mes pensées les plus privées Sigrid était restée telle que je me risquais à l'imaginer. L'air imprégnait mes narines jusqu'à le rendre aussi froid qu'humide. Je reniflais instinctivement ne daignant pas rompre cette image qui me plaisait tant à regarder. Sa longue chevelure magnifiant les traits de son visage fin dont la peau d’albâtre semblait prendre des couleurs peu prononcées. Ses yeux perçant comme la glace observaient ceux dont l'océan avait déposé quelques gouttes de sel au coin de mes iris si similaire et différents quand ont les observaient attentivement. Je m'extirpais de cette aliénante ou plutôt affligeante bêtise que j'exprimais malgré moi dans mes gestes et cette posture si stoïque à contrario de ce visage si expressif.

« Sigrid... » Répliquais-je instinctivement prenant conscience qu'elle m'avait belle et bien reconnue. Mes lèvres s'étirèrent et mon visage aborda un sourire bien plus amical et enjoué après ce laps de temps suspendu au bout de ses lèvres à  entendre cette voix douce et fluette. La nouvelle était de taille, aucun d'entre nous ne pensait un jour vivre et resurgir du monde des songes ce que nous avions vécu et partagé pendant plusieurs nuits. Je peinais encore à y croire si bien que le rire était sûrement la seule réponse à donner à toutes ces retenues, ces freins que nous efforcions de tenir entre nous pour ne pas briser nos armures invisibles à l’œil nue des habitants d'Isenseg allant de part et d'autres de la ville. J’atténuais dans un toussotement le fou rire incontrôlable telle qu'il m'était impensable de m'y tenir sans vexer ma majestueuse et longue idylle toute surprise et gênée qu'elle pouvait être elle aussi. J'hésitais à avancer, de crainte de l’apeurée ou de ne faire penser cas un moment subis et partagé d'un seul côté. Il y avait cette indescriptible envie de faire un bon en avant,  feinté notre passé commun et à nouveau la croiser, de faire de cette rencontre la première comme le long de cette étendue d'eau salée marchant et imprégnant mes pas du sable de cette baie ou les dieux nous avaient fait accostés. De l'autre et bien il n'y avait que l'indécision et l'incertitude, la peur d'être rejeté. N'être rien de plus qu'un fragment d’écueil lamentablement échoué et aussitôt recraché par l'écume et ensevelir dans une dune fraîchement formée.  Ma bouche entre ouverte cherchait à répondre, la chose était si simple, la raison de ma venue dans cette contrée si décalée et inhabituel d'un fermier travaillant d'arrache pied la terre le visage brunis et le cou empreint à la crasse accumulée.

« J'ai longuement voyagé pour me rendre au temple de Bertha et l'honorer... »
Déclarais-je en poursuivant d'un premier pas en entraînant un autre pour me rapprocher. « C'est en partie mon destin qui ma mené jusqu'ici... J'étais loin de me douter que tu vivais ici. » Terminais-je en m'approchant de plus en plus avec une certaine prudence encore seulement le désir de me confronté à celle-ci était de plus en plus intense que ma démarche devait s'assagir ou j'allais assurément me prendre une très vilaine autre surprise. Intimidante, Sigrid l'était par sa taille mais ce n'est pas ce que j'avais voulu remarqué la toute première fois. À dire vraie cela avait bien un rapport avec cette silhouette élancée mais il ne s'agissait alors que de son cou si harmonieux et long qui m'avait interpellé. « C'est une banale réponse que j'ai a te livrer mais c'est la vérité. » Répliquais-je arquant un sourcil vers ce visage qui me semblait plus haut inconsciemment et le fait de relever les yeux m'avait quelque peu effleurer l'esprit quoi que les gens pensent ou ne disent à son sujet.  

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Sigrid Snövit
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Sujet: Re: When you're in front of me ( Sigrid )   - Mar 9 Mai - 21:47


When you're in front of me

- Týldr— Sigrid -


I had all and then most of you
Some and now none of you
Take me back to the morning we met
I don't know what I'm supposed to do
Haunted by the ghost of you
Oh, take me back to the morning we met

Les éclairs déchiraient le ciel, traçant des sillons lumineux parmi les nuages plus noirs que la poix. La pluie se déversait abondamment, inlassablement, violemment. Thor et Rán libéraient toute leur divine puissance et si certains s'émerveillaient de la force des Ases, tous priaient que le fils d'Odin et la mère des neufs vagues ne précipitent pas leur chute dans les profondeurs abyssales. Sigrid voulait demeurer au Valhalla et non dans le palais aquatique d'Ægir. Elle désirait imiter son homonyme et se battre lors du Ragnarok. Les Nornes partageaient peut-être ses aspirations, en tout cas aux premières lueurs de l'aube Sol écarta les derniers nuages et ils accostèrent sur une plage au sable d'une rare blancheur. Ce fut ce matin qu'elle le vit pour la première fois. Il était différent des autres, elle l'avait su à l'instant même où leur regard s'étaient croisés car elle avait craint que son apparence lui déplaise. Jamais elle ne s'était questionnée sur l'opinion d'un homme à son égard. Il était pour acquis que les hommes tout comme les femmes la trouvait ridiculement grande, sans aucune féminité et effrayante. Pour la première fois elle s'était souciée de son allure et avait espéré qu'il ne la trouve pas lamentable dans ses habits trempés et sa tresse dégoulinante d'eau salée, le teint livide après des jours en mer et les rares repas frugaux. Elle était définitivement une fille de Jörd et non d'Ægir, la mer la rendait malade tandis que la terre et plus particulièrement la forêt la revigorait.

Ils se faisaient face à présent comme jadis. Des heures paraissaient s'écouler tandis qu'ils s'observaient dans les moindres détails. Sigrid aurait pu contempler un par un ses cheveux, retracer indéfiniment les lignes de son tatouage, se noyer dans son regard azur. Passé la déconcertante surprise de le voir dans son village et la désagréable sensation qu'il avait pénétré chez elle sans sa permission, elle était heureuse de le revoir. L'affection qu'elle lui portait demeurait inchangée, il occupait toujours une place spéciale dans son cœur et le temps n'y avait rien changé. Si elle avait le sourire facile elle afficherait certainement un sourire béat mais ce n'était pas son genre. Pourtant ceux qui la connaissaient pourraient affirmer que son visage était bien plus doux qu'à l'accoutumée.
L'entendre prononcer son nom la fit frissonner. Elle sentait sa peau devenir toute chair de poulée exactement comme la première fois qu'il lui avait adressé la parole. Son cœur s'emballa en voyant son sourire et elle eut toute les peines du monde à ne pas le lui rendre. Les mauvaises langues diraient qu'elle s'y refusait car elle avait une réputation de cœur de glace à maintenir, la vérité était qu'elle ne voulait pas s'emballer. Les sentiments actuels de Týldr lui étaient inconnus. La joie qui s'emparait d'elle n'était peut-être pas partager. Si elle était sans peur sur le champ de bataille, elle n'était pas aussi téméraire avec ses sentiments. Dire qu'elle était prudente serait un euphémisme.

Il était venu pour honorer Bertha. Elle était surprise que la déesse de l'hiver et protectrice des enfants l'intéresse au point de venir à Isenseng mais pourquoi pas. Après tout la bâtisse valait le détour et peut-être y avait-il un enfant pour lequel prier. Grands dieux il pouvait être marié et père de famille maintenant. L’idée venait seulement de l’effleurer. Que ferait-elle si tel état le cas ? Elle qui se sentait déjà fondre à nouveau pour lui, à sa grande surprise, elle se trouvait ridicule de n’avoir pas pensé plus tôt qu’elle pouvait n’être qu’un lointain souvenir. Le temps avançait et nous avancions avec lui. Elle devait savoir mais la subtilité n’était pas son fort alors elle lui demanderait sans détour. Elle était suffisamment douée pour cacher sa déception, du moins elle l’espérait.

« Le temple mérite le détour et Bertha est connue pour sa clémence. Tu as bien fait de venir l’honorer. Je suis certaine qu’elle exaucera ton souhait surtout si cela concerne un enfant. »

Elle avait été plus subtile qu’elle ne l’aurait cru. Bon ce n’était pas de la grande finesse non plus mais se connaissant elle se félicitait.

« Et j’étais loin de me douter que tu viendrais un jour dans ce village. Les Nornes sont toujours aussi mystérieuses. »

Le destin. Etait-ce la volonté des Nornes de les réunir ou était-ce la décision de Týldr qui l’avait mené jusqu’à elle alors que rien ne le laissait supposer ? Avait-il changer sa destinée et par conséquent la sienne ou tout ceci faisait déjà partie de la grande tapisserie des destins entremêlées ? Nul mortel ne le saurait jamais. Tout en parlant il s’était approché d’elle et par tous les dieux elle mourait d’envie de se jeter dans ses bras. Elle n’avait pas été aussi transportée depuis… depuis lui en fait. Il avait ranimé une flamme qu’elle pensait éteinte ou du moins qu’elle pensait petite et calme, à peine visible comme le souvenir secret qu’elle entretenait en pensant à lui. Mais en ce moment cela tenait plutôt du feu de forêt. Tous les souvenirs, les sentiments enfouis et les rêveries perdues affluaient tel un ras de marée. Elle ne pouvait pas lui souhaiter une bonne journée et continuer son chemin. Il était revenu dans sa vie et elle voulait y voir un signe. Elle ne le laisserait plus partir. C’était au dessus de ses forces. Ho qu’elle était bouleversée par sa venue inattendue et chamboulée par la passion qui la consumait de manière aussi fulgurante. Quelque chose, elle devait trouver quelque chose à dire pour demeurer auprès de lui.

« As-tu quelque chose de prévu ou puis-je te tenir compagnie quelques instants ? Peut-être y a-t-il un lieu dans le village que tu aimerais voir et vers lequel je pourrais te conduire. La forêt est très belle aussi.»

Il y avait tant de questions qu’elle désirait lui poser mais elle se tut pour l’instant, attendant sa réponse. Par pudeur à son égard elle ne voulait pas lui imposer sa présence s’il ne la souhaitait pas et elle ne voulait pas montrer à quel point elle souhaitait qu’il accepte de partager quelques instants avec elle.
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Sujet: Re: When you're in front of me ( Sigrid )   - Sam 27 Mai - 18:11



When you're in   front of me

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Déjà ton regard azuré trahissait cette langue que tu avais eu tant de mal à faire parler. Lui déclarais-tu ici la stricte vérité Týldr ? En partie assurément mais, peut être que le destin cachait en ta présence une toute autre raison, plus personnel, plus égoïste ? Aurais-tu peur de parler ouvertement de tes ambitions ? Que ce serait pour elle une forme de pensée belliqueuse, d'un homme qui cherche à se faire bien voir de part et d'autres des contrées norvégiennes ou un peu de puissance pouvait faire croître une notoriété encore indifférente à ton existence de fermier ? Et dire clairement que tu craignais par de telles pensées, que les dieux ne t'octroient pas les honneurs d'un guerrier prêt à sacrifier sa vie sur un champ de bataille. Un aveu de faiblesse de ta part ? Une angoisse affligeante à en faire pâlir ton visage et tes mains devenir moites ? Toutes ces questions qui torturaient ta caboche si peu enclin à autant réfléchir d'habitude ? Toi qui était si simple dans tes propos parfois des plus crus, pourquoi dans ta tête tout semblait si désordonné et si exponentiel ? Arrêtes, cela va finir par se voir sur ton faciès si crédule. La femme élancée qu'il avait connu durant les raids d'été était elle entrain de le rendre mal à l'aise ? Son esprit était confus mais, ce sentiment qui grandissait en son cœur battant et raisonnant contre son torse lui ne mentait pas.

C'est un mélange de joie, de surprise et d'une parfaite nostalgie. Elle émane de lui naturellement car il ne pouvait nier et encore moins oublié ce qu'il avait vécu auprès d'une femme telle que Sigrid. Si farouche et solide elle paraissait dans ce décor ou la neige tapissait les rues. Si fragile et belle elle lui était apparue la première fois que son corps nu c'était accolé contre le sien. Cette pensée émoustillait les sens les plus archaïques du colosse aux yeux azurs. Ses paroles présageaient bien évidement une réponse prompte et rapide et je pense qu'elle serait la bienvenue. Aussitôt je ne pouvais qu’entrouvrir mes lèvres affichant un sourire convainquant et sincère quelques peu pudique et mes yeux balayaient le ciel puis la terre en quelques instants. « Bertha écoutera peut être mes prières. Je l'espère secrètement puisse t-elle intervenir pour la naissance d'un ou plusieurs enfants. » Déclarais-je promptement. « Encore faut-il que j'ai des enfants... » Terminais-je comprenant à quel point c'était stupide de prier pour un événement qui n'était pas prêt de montrer le bout de son nez. Et pour cause, j'étais en âge d'être marié, d'avoir un et même plusieurs enfants pourtant rien n'était apparu. À dire vraie la simple vue de Sigrid l'ému, il n'était pas insensible à ce qu'il avait vécu bien au contraire. Il avait osé voir au delà de ce que beaucoup d'autres avaient pu railler et offenser la personne au cœur sensible de la jeune femme aux traits fins et au cou si gracieusement tendu. « C'était sûrement le dessein des dieux, énigmatique et mystérieux comme toujours. » Déclarais-je expirant un souffle soulagé d'entendre une voix familière à travers cet amas de personnes qui lui étaient inconnues.

Le destin est parfois étrange. Pourquoi aujourd'hui le jeune guerrier avait-il la chance de croiser à  nouveau ce regard qui avait fait frémir ses pensées, réchauffer ses muscles sous un ciel noir et illuminé d'une tapisserie d'étoiles à demi-voilées ? La volonté des dieux était selon lui capricieuse. Elle avait son importance, il n'y avait pas plus rude épreuve que de changer ses runes et façonner une toute autre direction. Je me remémorais la veille à quel point j'étais perdu, incertains de la décision que j'avais prise d'une conviction sans faille et progressivement beaucoup moins sur. La vision de Sigrid redonnait goût à l'aventure, à la décision que j'avais prise à Skogen qu'importe le danger et les risques de froisser le jarl et son comportement violent de guerrier tyrannique. Elle finissait par exprimer l'envie de poursuivre cette discussion à l'abri des regards égarés. C'était l'impression que j'avais eu lorsque nous nous retrouvions sur les bancs de sable à marcher. Nous regardions l'horizon, le soleil crépusculaire se coucher. Il n'y avait pas meilleure journée dans mon souvenir qui ne soit accompagné de ce visage magnifiant ce corps que je connaissais à la perfection.
« Je serais heureux de poursuivre notre conversation. » Lançais-je dans un ton emplit d'espoir et ne pouvant nier la satisfaction de croire qu'elle avait encore besoin de moi. Se sentir utile, l'accompagner dans sa démarche l'invitant poliment à marcher côte à côte. « La forêt est plus propice pour partager ces retrouvailles seul à seul avec toi. » Décochais-je d'entre mes dents souriant naïvement en butant mon regard sur le sol.

Le silence c'était peu à peu entretenue, cette promenade que nous entretenions avait quelque chose de reposant, d'apaisant pour tout dire franchement. Cela me faisait vivre et ressentir ce calme apparent au travers de cette clairière et des arbres se tenant là aussi large que grand. Je brisais ce silence observant la longue main ballante qu'elle m'offrait sans que je n'ose la prendre. C'était peut être trop déplacé après tout ce temps. Il s'agissait peut être d'une invitation, tapant ma curiosité à vif, aguichant mon œil perçant prêt à fondre telle un rapace sur sa proie sans plus attendre. La forêt était propice à ce genre de comportement, intime, à l'abri des regards. Je n'en faisais rien, pas même si mes doigts en tremblaient d'une envie apparente. « Je n'ai jamais su d’où tu venais, cela n'avait pas d'importance mais, je comprends mieux à présent. » Entamais-je poursuivant ma démarche peu subtil de remémorer quelques souvenirs peu plaisant. « Tu n'avais pas le pied marin, cela n'était pas évident pour toi de partir dans une telle expédition. » Concluais-je riant légèrement de cette situation sans pour autant vouloir l'offenser. Non je voulais simplement passer un bon moment. « J'ai l'impression de te découvrir un peu plus maintenant. » Terminais-je avant de me taire et soutenir son regard intensément.
 

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Dernière édition par Týldr Víðarson le Sam 29 Juil - 17:45, édité 3 fois
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FACECLAIM : Alyssa Sutherland (luxaeterna) + kat (citation) thelothbroks, laeriegloriana, makebeliever (gifs) ban (wintersoldier)

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STATUT CIVIL : amoureuse
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Sujet: Re: When you're in front of me ( Sigrid )   - Sam 15 Juil - 0:53

       
When you're in front of me

   
- Týldr— Sigrid -

   

Got a hundred reasons why this shouldn't happen
You got a hundred reasons why this shouldn't be
And not a single one of them has a thing to do with me,
So just shut up, kiss me like you mean it.
So what if we just stop pretending, stop making believe?
What if true love only comes when you're playing for keeps?
So just shut up, kiss me like you mean it.  

Le cœur frémissant comme aux premiers jours, Sigrid entraîna Týldr vers la forêt. La sylve était différente mais ils s’étaient aimés dans un lieu semblable autrefois. Espérait-elle inconsciemment ranimer une ancienne flamme ? La demoiselle au bouclier railla intérieurement sa naïveté. Elle pouvait même le ramener sur la plage même de leur première rencontre, l’attirer parmi les arbres qui avaient assisté à leur premier baiser, si son cœur appartenait à une autre ou s’il s’était simplement détourné d’elle, il était trop tard. Mais son cœur n’était pas usé par les passions avortées, ni éprouvé par les désillusions de la jeunesse, il n’avait tremblé qu’une fois, il était encore plein de candeur et d’espoir. Elle imaginait qu’il lui prendrait la main pour l’attirer contre lui et s’emparer de ses lèvres comme jadis. En réponse elle aurait passé ses bras autour de son cou pour l’embrasser avec fougue et caresser ses cheveux. Une part d’elle-même attendait, restant sur le qui-vive, prête à se laisser emporter au moindre geste à son encontre. Rien de tout cela ne se produisit et honnêtement elle s’y attendait. Cela faisait trop longtemps pour que l’un ou l’autre se permette une telle proximité. Quand bien même elle ressentait le même désir à son égard, il aurait été malvenu d’agir comme si les années ne s’étaient pas écoulées sans avoir prononcé un seul mot au préalable.  

La géante d’Isenseg se remémorait les paroles de son ancien amant. Il n’avait pas d’enfant. Bien. Il croyait que le destin les avait réunis en ce jour. Très bien. Il avait accepté son invitation et trouvait que la forêt se prêtait aux retrouvailles. Merveilleux. Elle n’était pas douée pour la subtilité et saisissait rarement les sous-entendus mais elle comprenait, ou du moins espérait comprendre, dans ses paroles qu’il ne l’avait pas oublié et qu’il était heureux de la revoir. Si seulement ils étaient les héros d’une saga, le scalde lourait la force de leur cœur battant à l’unisson. Peut-être alors trouverait-elle la force de s’avancer vers lui et mettre ses sentiments à nu. La vie devrait être aussi simple qu’un champ de bataille. On devrait pouvoir affronter les problèmes et les épreuves à coup de lance, car cela elle s’en sentait capable. Mélanger la peur et le hardiesse en une seule et même énergie pour se dresser face à l’ennemi, frapper de toutes ses forces, esquiver toujours plus rapidement jusqu’à en avoir le tournis et entrer dans cet état si particulier qui donne la sensation d’être imbattable.

Lorsqu’elle était enfant la forêt avait le pouvoir de la réconforter. Elle s’y rendait en courant quand elle ne supportait plus les moqueries des autres ou les remarques blessantes de sa mère. Seule parmi les arbres centenaires, dans le calme absolu, elle oubliait sa peine, se perdant dans la beauté des lieux. Elle écoutait le vent souffler dans les feuilles en se disant que les arbres avaient dû voir beaucoup d’enfants venir pleurer en cachette et que ses soucis n’étaient rien en comparaison aux années qui s’écoulaient et à la grandeur du monde. Elle n’était qu’une petite fille au pied d’un arbre dans l’immensité des neufs univers. La forêt avait été le témoin de ses peines, de ses colères mais aussi de ses premiers émois. Elle se sentait invincible dans une forêt.

« Nous n’avions pas cherché à savoir d’où nous venions. Je crois que nous n’en avions pas besoin à l’époque. Pour moi l’essentiel était le présent avec toi. » évoqua-t-elle.

C’était comme s’ils étaient des autochtones de cette forêt, presque semblables à Ask et Embla par certains aspects : deux êtres façonnés pour être ensemble.  

« Et cela ne s’est pas arrangé depuis. » répondit-elle en riant à la mention de son mal de mer. « Je suppose que je ne suis pas la seule dans ce cas.»

Certains lui avait affirmé qu’à la longue le désagrément s’atténuait. Cela était peut-être vrai pour eux mais hélas pas pour elle. La traversé demeurait pénible pour son corps ballotté par les vagues. Leur échange l’avait revigoré, elle se sentait plus en confiance, prête à badiner. Et il posa son regard d’azur sur elle. Le temps arrêtait son cour quand il la regardait ainsi. Il lui était impossible de penser à quoi que ce soit. Elle se laissait piéger à chaque fois mais elle appréciait de s’abandonner pour quelques instants furtifs. Pour rien au monde elle n’y renoncerait.

« Et pourtant tu as découvert plus que la plupart des hommes. Nous pourrions découvrir bien plus encore l’un sur l’autre si tu restais. » affirma-t-elle en soutenant son regard qui s’était planté dans le sien.

Ils avaient vécu la passion vive et brûlante, sans détour, fugace. Elle se sentait prête pour une romance plus durable en passant par la phase de séduction et de découverte de l’autre. Pour vivre une expérience plus mature en somme. La guerrière fit quelques pas dans sa direction, le regard doux mais le cœur battant. Elle se sentait intimidée et hésitante. Mais qu’importe, elle n’avait qu’une vie et elle avait décidé qu’elle ne le laisserait pas partir sans avoir essayé. Alors essayons. Ce fut d’un pas plus décidé qu’elle continua d’avancer pour entrelacer lentement ses doigts dans ceux de Týldr.

« Resteras-tu ou quelqu’un te retient ailleurs ? » demanda-t-elle tout en priant Freyja que sa tentative ne soit pas éconduite.

Au contact de sa peau contre la sienne, elle sentit une chaleur se répandre à travers tout son corps, ce qui lui insuffla davantage d’audace. De sa main encore libre, elle effleura son menton puis ses lèvres. Elle en avait presque oublié leur douceur. Ses gestes lui semblaient si naturels, comme s’ils s’étaient quittés la veille.

« Reste, je t’en prie. Je suis si heureuse de te revoir. » murmura-t-elle.

Sigrid posa délicatement ses lèvres sur celles de Týldr. Elle eu l’impression pendant un bref instant qu’elle ne respirait plus, que la forêt entière retenait son souffle dans l’attente d’une réponse.  Il lui avait tant manqué. Que les Nornes soient remerciées de lui avoir permis de goûter à nouveau la saveur de ses baisers. Puisse-t-il ne jamais plus la quitter.

   
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Dernière édition par Sigrid Snövit le Mar 22 Aoû - 18:54, édité 1 fois
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Sujet: Re: When you're in front of me ( Sigrid )   - Sam 29 Juil - 17:43



When you're in   front of me

Sigrid & Týldr




Les dieux avaient-ils présagés tout ceci ? Au commencement de leur rencontre jusqu'aux années qui les avaient si brusquement séparées ? Elle semblait n'être qu'un doux rêve à mon esprit. Cette mystérieuse forêt aspirait à mieux hanter mes nuits. Les retrouvailles étaient elles une façon de me guider, de me révéler un chemin détourné auquel je n'avais pas songer ? Me mettaient-ils à l'épreuve ? Les paroles d'une amie me viennent à l'esprit, trouver ce que je recherche en partant, en quittant ce village qui n'avait jusqu'ici causé que des tords à ma famille. Quelque part dans les tréfonds de mes entrailles une force naissante m’octroie une certitude tout autre que celle que je pensais m'être irrévocable. Douce, sensible, délicate et pourtant dans cet apparat elle semble faites de fer. C'est l'espoir d'une tout autre vie qui m'avait mené ici, au delà des plaines à l'herbe verte et grasse, des longs cour d'eau et des montagnes aux rochers faits de glace. L'aigreur que je portais en moi s'atténuait loin de ce qui était mon foyer. L'était-il encore pour autant ? Cette question restait en suspend comme une arachnide perché le long de son invisible fil.  Le contexte dans lequel nous étions était bien différent maintenant. Mon ambition nourrissait des désirs égoïstes et j'en avais pleinement conscience. Outre l'ego, c'était aussi la promesse d'un père qui entêtait cette vision aussi étroite et précise. L'échappatoire à de si sombres pensées était peut être finalement devant moi. Les songes qui se mêlaient au bruissement des pins semblait vouloir insuffler en moi une toute autre histoire. Une nouvelle vie, ici loin de tout, au delà de ce que j'avais cherché et convoiter maladivement pendant des années. Une partie de moi espérait que cela soit vraie, pendant que l'autre restait enchaînée à un passé qui avait imposé son rythme et auquel j'étais intiment lié.

La bonne humeur que j'arborais se remémorait les souvenirs partagés, ces longues nuits passées ensemble et qui semblait s'être déroulés il y a une éternité. Sous un sombre ciel parsemé d'étoiles. Nous étions des rêves toi et moi. Et toi et moi avions trouvez notre place, sous cette parure nocturne nous pouvions vivre ou mourir, ne pas avoir honte. La sensation de ta peau emprisonnée dans ma tête ravive l'ardeur de précieux instants. Je suis peut être juste pleins de rêves et les miens m'ont portés jusqu'à toi. Et pourtant je suis sur la réserve d'une réponse, je n'avais pas de mots tout trouvé pour la conforter, la rassurer dans cette aspiration, cette passion que je souhaitais partager. Javais chamboulé sa vie, elle avait embrassée la mienne. Le grain de folie était présent, mes traits se plissaient et mes lèvres fines s'extasiaient devant elle. Alors pourquoi attendre ? Faire languir cette gracieuse créature que Freya t'avait permit de rencontrer. L'imprudence, la peur de faire un pas de trop, un geste déplacé. La certitude était entrain de se muer en doute. À quoi bon résister ? Te voilà devant les faits et tu ne cesses de ruminer comme un vieux sage ou sénile d'incessantes pensées. Le froid semblait givrer mes mouvements, reprend toi bon sang ! Cette paralysie, ce mutisme aux abords d'un simple sourire conciliant était-il la vérité ? Non, bien sûr que non. Toute ta vie tu as du te battre, montrer et prouver aux autres ce que tu valais ne t'intéresses pas alors cesse de faire comme si tu ne la connaissais pas. La violence qui me frappa ne vint pas de moi. C'est elle finalement qui vint vers l'homme qu'elle avait aimée. La hardiesse et l'audace en retour à tous ce que nous avions partagés et laissé de côté.

Sigrid m'avait prit au dépourvu, à partir du moment ou ses lèvres effleurèrent les miennes, ses doigts se couchant contre mon épiderme. Comme un cerf dans la lumière je contemple son visage. J'apprécie le baisé qu'elle m'a volé. Le pigment céruléen de mes yeux l'observent comme un aigle. Prêt à la déchiqueter membre par membre et me repaître de ses cendres. Mon esprit martèle que je ne devrais pas la regarder plus longtemps, que je devrais savourer l'instant présent mais je ne peux m'en détourner. Ce baiser que tu m'as donné retiens mon cœur serré contre toi. Et je reste planté là. « Je... Je ne m'attendais pas à ça. Mais... Cela ne me déplaît pas. » Peu à peu les paroles sortent de cette carapace faites d'ossements et de muscles. Le sourire naissant sur mon visage j'empoigne de mes deux mains sont visage éclaircissant ma voix. Ses yeux suppliants m'étreignent et accompagnent le geste à la parole. « Je suis parti de Skogen, ce n'est certainement pas pour y revenir dès à présent. » Je pose mes mots avec attention, je sais que je trouverai ma place et qu'un jour tôt ou tard il faudra reprendre le chemin d'un combat que je me suis juré d'accomplir envers les miens. « Je partage ce sentiment, j'aimerai vivre et apprendre à travers toi. » Je poursuis mes actes sans faillir, j'embrasse et déposes des baisers sur ses lèvres aussi délicatement qu'il m'est donné de le faire. Mes mains calleuses se faufilent dans cette chevelure éclatante ne pouvant me résigner à m'enfuir. L'étreinte se resserre, mes bras l'enveloppe bientôt avec une force bienveillante. Je ne pensais pas cela digne de moi, au fond avais-je terminé mon voyage ici ? Dans ces hauteurs j'aspirai à m'endurcir, devenir quelqu'un, être le guerrier qui reprendrait de droit tout ce qu'Aldarik avait raflé à son peuple par le mensonge, la trahison et la haine. « Je t'aime... » lui glissais-je à l'oreille tendrement.
 

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Sujet: Re: When you're in front of me ( Sigrid )   - Mar 22 Aoû - 23:59

       
When you're in front of me

   
- Týldr— Sigrid -

   

Right from the start
You were a thief, you stole my heart
And I your willing victim
I let you see the parts of me, that weren't all that pretty
And with every touch you fixed them


Quel dessein l'avait mené à Isenseg ? Sigrid ne pouvait croire que le temple de la déesse de l'hiver soit la seule motivation de son voyage. Certes la bâtisse de par son architecture était louable et louée dans tout le pays mais il y avait une autre raison. Il devait y avoir une autre raison. Une entreprise plus ambitieuse ou une destination plus lointaine. Il avait assuré ne pas mentir et elle ne doutait pas de son honnêteté. Cependant la visite du lieu de culte ne pouvait être qu'une partie d'un plan plus élaboré. Elle se demandait ce que cela pouvait être. Son imagination n'était pas assez fertile pour imaginer une réponse éventuelle, de plus sa capacité de réflexion se concentrait uniquement sur la possibilité qu'il soit engagé ou non auprès d'une autre. Fallait-il qu'elle l'interroge sans détour ? Existait-il quelque part une femme qui attendait son retour ? Les Nornes avaient entremêlé leurs fils par deux fois déjà, leurs destinées étaient liées mais pour combien de temps, elle ne saurait le dire. Ils pouvaient unir leurs destins ou n'être qu'une aventure fugace. Ils étaient à un tournant de leur vie, elle le ressentait du fond de son cœur, à l’instant qui peut tout faire basculer. Les graveuses des destinées avaient-elles tout planifié depuis le début, depuis leur premier regard jusqu’à leurs retrouvailles ou peut-être même depuis le jour où ils poussèrent leur premier cri et qu’elles inscrivirent leurs noms dans l’écorce de l’arbre monde ? La vision des Nornes dépassait la compréhension du commun des mortels.

Leurs lèvres se séparèrent et Sigrid vit qu’il était troublé. Elle ne le connaissait pas entièrement mais ils avaient suffisamment passé de temps ensemble pour lire la surprise dans son regard. Cependant l’hésitation qui la tourmentait jusqu’alors s’était dissipée. Elle était sûre de ce qu’elle ressentait, elle avait agit en son âme et conscience et qu’importe les conséquences. Týldr avoua qu’elle l’avait pris de court mais que leur baiser ne lui déplaisait pas. Comment pouvait-il se laisser surprendre alors qu’elle était persuadée que son irrésistible envie de l’embrasser sauterait aux yeux d’un aveugle. Elle se félicita d’avoir choisi la forêt comme lieu de réunion et les arbres pour seuls témoins. Avec délice elle sentit ses mains sur ses joues. Il restait. Elle lui rendit son sourire tout en murmurant « Skogen… c’est donc ton village. ». Cette information était grisante. Elle aimait connaître le nom du lieu qui l’avait vu grandir. C’était comme ouvrir une porte sur le passé. C’était un homme fait qui se tenait à ses côtés et elle ne connaissait pas l’enfant qu’il avait été autrefois. Ce qu’elle saurait de lui serait donné par l’expérience et les souvenirs qu’il lui raconterait. Elle apprendra à le connaître à travers ce prisme de la mémoire. L’idée lui plaisait. Et il appréciait aussi le principe. Vivre et apprendre à travers l’autre. La formulation était juste.

Le couple laissa libre court à la joie d’être reformé. Leurs corps se rapprochèrent dans une tendre embrassade. Ils échangèrent des baisers sur les lèvres et sur chaque partie de peau dénudée. A la fois chamboulée et apaisée par sa présence, elle se sentait transportée dans une impression de pur bonheur.

Les mots ont un pouvoir et puissant est l'homme qui en maîtrise leur magie. Quelques sons prononcés à son oreille. Ils pourraient être anodins mais ils ne le sont pas. Et leur effet est immédiat. Sa poitrine se souleva plus haut qu’à l’accoutumée. Ses paupières battirent telles des ailes de papillons. Un frisson parcourra son échine et elle sentit la peau de ses bras devenir toute chair de poulée. Un sourire illumina son visage. Tout son corps irradiait de joie. Il l’aimait. Existait-il plus douce mélodie qu’une déclaration d’amour ? Etait-il possible d’être aussi heureuse qu’elle l’était en cet instant ? Il l’aimait. Il avait prononcé les mots qu’elle ne pensait pas entendre à son attention. Son cœur brûlait comme un astre ardent. Quel merveilleux sentiment d’aimer et d’être aimé en retour.

« Je t'aime aussi. » répondit-elle avec une voix brisée par l'émotion.

Ainsi le sort était jeté. Ils seraient liés pour toujours l’un à l’autre par ses mots échangés, scellant leur amour par un intense baiser sous le regard bienveillant de Sjöfn la passionnée. Elle serait sienne et il serait sien pour le restant de leurs jours. Sigrid enlaça son amant et savoura la chaleur de son contact. Lorsque son cœur reprit une cadence décente, elle s’écarta légèrement pour contempler l’azur de ses yeux.

« Parle moi de toi. Raconte moi ce que je dois savoir sur Týldr Víðarson. »

Le nom de son père et de sa mère, celui de ses frères et sœurs s’il en avait, celui du reste de sa famille et de ses amis. Skogen était-il le village qui l’avait vu naître et grandir ou avait-il voyagé ? Quels étaient ses rêves et ses ambitions ? Elle voulait tout connaître même si elle savait pertinemment qu’il était impossible de connaître son existence entière en une seule conversation.

   
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Sujet: Re: When you're in front of me ( Sigrid )   - Mer 11 Oct - 0:46



When you're in   front of me

Sigrid & Týldr




C'était comme si j'étais dans un rêve. Insondable, énigmatique et si bon tout cela à la fois. La parure de la forêt abritait les deux amants enfin retrouvés. À quoi songeait-elle, qui était cette femme si mystérieuse et en retrait que j'avais connu durant des temps plus heureux et cléments ? De toutes les créatures que le monde pouvait porter, Sigrid était assurément la plus singulière, élancée, subtile et pourtant si familière à mes yeux. C'était comme le simple fait de goûter à nouveau à ses lèvres, caresser ses cheveux, ne nous avaient finalement jamais éloigné durant des années tous les deux. De ses paroles découlaient à mon esprit la curiosité, l'envie dans apprendre d'avantage sur la personne qu'était l'homme, le véritable secret de ces dernières années passé tous les deux dans une couche inavouée et partagée pourtant dans le plus grand secret. Par quoi pouvais-je bien commencer ? Après tout il y avait tellement de choses à dire, beaucoup d'autres seraient sans doute délaisser pour n'en retenir que l'essentiel, l'essence même de ma venue ici.

« Skogen et ses vastes contrées, un foyer qui ne ressemble plus vraiment à ce que j'ai connu à présent. » C'était vraie, Skogen avait changé, en bien des manières il semblait être devenue la source de nombreux problèmes. Ce n'était pas la vision que je voulais entretenir et garder à l'esprit. Beaucoup de souvenirs étaient tristes, cruelles et lourds de sacrifices quand on s’attardait à y songer un peu trop longtemps sans réfléchir. Dévoiler ainsi cette frontière, cette barrière qui les avaient séparés sans aucune gêne désormais se levait pour entrevoir un peu plus que le désir charnel qui c'était immiscé entre ces deux êtres. Pour beaucoup ce genre de relation était un simple bon procédé, un échange d'autres en divulguaient cruellement des détails comme un simple moment d'égarement. Pas pour moi, pas pour elle non plus d'ailleurs mais, l'impression unique et si simpliste que nous pourrions mourir le lendemain sans craindre que l'aurore soit teinté d'un rouge sanglant. La guerrière, la longue et fine femme que j'embrassais de mes lèvres répondait fébrile d'une passion aussi troublante que dévorante. Elle était émoustillante, insufflant à mon regard une étincelle incandescente. Sigrid était mienne, son cœur elle me l'offrait comme un don, une offrande au seul être qu'elle semblait pouvoir aujourd'hui reconnaître après autant de temps. J'en venais à partager cet aspect et pourtant, je ne savais dire autre chose par les mots, que ce simple je t'aime qui lui semblait être la réponse à tous ses maux. « Il est vraie que tu ne connais rien de moi... » C'était une faute à demi avouée que je cherchais à combler en trouvant les mots justes et les plus appropriés. J'inspirais profondément expirant l'air d'entre mes poumons à travers cette gorge prête à hurler jusqu'à en perdre haleine tant sa présence était vivifiante.

Je laissais nos mains s'entrelacer, mes doigts jouant avec les siens un sourire bienveillant, transparent de plénitude à présent. « Fils de fermier et orphelin j'ai élevé ma sœur seul... La vie, n'a été qu'un chemin long et sinueux dans lequel je me suis efforcé de rendre notre quotidien meilleur. » J'abordais d'une manière synthétique le monde que j'avais connu, mon expérience de cette jeunesse qui ne m'avait pas laissé d'autres choix que de grandir. « Se serait te mentir... Si je te disais que ma présence ici n'a aucun lien avec... Une ambition plus personnelle. » Devais-je lui dire l'ensemble de mes projets ? Ici et maintenant ? Les pistes que je m'efforçais de chercher me menaient inexorablement en ces lieux. « En partant j’aspirais à être bien plus qu'un simple frère et un fermier aux yeux des dieux. »
[Hrp: je m'excuse platement de cette longue absence. ]
 

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Sujet: Re: When you're in front of me ( Sigrid )   - Mar 31 Oct - 22:14


When you're in front of me

- Týldr— Sigrid -


You don't judge me
'Cause if you did, baby, I would judge you too
No, you don't judge me
'Cause you see it from same point of view
'Cause I got issues
But you got 'em too
So give 'em all to me
And I'll give mine to you
Bask in the glory
Of all our problems
'Cause we got the kind of love
It takes to solve 'em

Il était bel homme. Elle en avait vu des hommes séduisants – et des beaucoup moins agréables à regarder mais passons – elle reconnaissait en avoir trouvé certains à son goût mais Týldr les surpassait tous. Il avait ce charme qui la laissait sans voix. Un seul coup d’œil et tout son corps s’émoustillait. La perfection de ses traits demeurait source d’admiration. Sigrid avait eu peine à croire qu’il puisse lui trouver un quelconque intérêt, elle la géante d’Isenseg, le laideron, plus fauve que femme. Elle pensait qu’il se moquait d’elle – il n’aurait pas été le premier à s’amuser de ce jeu cruel – mais quelque chose lui avait fait comprendre qu’il était sincère. Était-ce la lueur particulière dans ses yeux, la chaleur de son sourire, la tendresse de ses gestes ou tout cela à la fois ? Face à lui elle avait fait tomber son armure, au sens propre comme au figuré. Et elle se sentait prête à recommencer.

Skogen. Un village au cœur de la forêt. Le tableau qu’elle s’en faisait était plaisant. Elle se demandait si la réalité correspondait à son image mentale. Probablement pas. Les choses sont rarement ce qu’on imagine. Il y avait comme une nostalgie dans sa voix quand il évoquait son village. Elle fut prise de remords, elle n’aurait peut-être pas dû lui demander de dévoiler un passé qui pouvait être douloureux. Quelle sotte ! Obnibulée par son empressement à tout connaître de lui, elle n’avait pas pris en compte son ressenti.

« Tu n’es pas obligé d’en parler si le souvenir t’est trop pénible. » le rassura-t-elle en posant une main sur son épaule.

Ce qui comptait après tout, ce n’était pas son passé mais ce qu’il était au fond de lui. Ils pouvaient faire table rase du passé et se concentrer sur l’avenir. Faire comme s’ils étaient nés dans cette forêt au-delà des mers et qu’ils se retrouvaient après un long sommeil.

« Tout comme tu ne connais rien de moi. » lui répondit-elle. « Pourtant cela n’empêche pas nos cœurs de se reconnaître dans l’autre.»

Et leurs corps d’agir comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Ils agissaient avec un tel naturel. Vraiment on pourrait croire qu’ils ne s’étaient pas quittés.

« Tout comme moi. Sans autres parents qu’une sœur jumelle, Dagmar. Comment s’appelle la tienne ? Est-ce qu’elle te ressemble ? J’imagine difficilement qu’une autre personne puisse avoir l’iris aussi perçant. »

Elle se sentait navrée de cette enfance difficile quand bien même elle n’en était nullement responsable. Elle aurait aimé l’entendre dire qu’il avait vécu une jeunesse dorée, à l’abri de toute peine émotionnelle ou matérielle. Chaque habitant de Midgard connaissait des moments de liesse et de tristesse, c’était le propre de l’homme et même les dieux, aussi puissants fussent-ils, traversaient des expériences bonnes et mauvaises. Le meilleur reste à venir. Il fallait garder cette idée en tête. Et visiblement Týldr pensait la même chose. Mais il ne semblait pas vouloir attendre la grâce divine. L’ambition d’être plus aux yeux des dieux.

« As-tu un projet précis pour y parvenir ?» questionna-t-elle avec un pincement au cœur.

A peine s’étaient-ils retrouvés qu’il allait partir pour éblouir les Ases. Mais elle l’admirait pour cette ambition qui finalement ne la surprenait pas.
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When you're in front of me ( Sigrid )
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