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 La bière est la preuve que les Dieus nous aiment [Sigrid]
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Sujet: La bière est la preuve que les Dieus nous aiment [Sigrid]   - Mer 29 Mar - 13:34

« La bière est la preuve que les Dieux nous aiment »


Bonne journée. De celles où le soleil perce les murs tant il est joyeux. Où l’on voit l’herbe verte à la place d’une boue de glace qui ne sait se décider entre l’eau et la neige. Pas de ces jours qui sont rythmés par un temps gris avec des nuages au dessus de vos têtes qui rendent vos humeurs aussi noir que le charbon. Non, définitivement, c’était une bonne journée dès ton réveil. Tu as parcouru la forêt en montant sur la montagne pour chanter seul des voyelles qui n’ont de sens que pour toi. Une musique sans mots, mais le rythme du bodhran en fait les consonnes. Tu n’as pas travaillé aujourd’hui, tu es allé faire ton offrande à Bertha puis tu as regardé. Le bois et les menuisiers qui le taille. Tu es aussi allé faire un tour pour observer la maîtrise des bateliers. Les lames qui courent sur les troncs pour en tirer finement des copeaux qui seront utilisés pour les feux afin de chauffer les maisons pour les nuits froides. Mis de cotés dans les journées comme celles-ci pourtant. Tu t’es retrouvé de si bonne humeur que lorsque la nuit menaçait d’embrasser la terre et la recouvrir de son manteau sombre, tu n’es pas rentré chez toi. Tu as fait ta petite route jusqu’à l’Auberge de l’Aube. Endroit que tu ne fréquente que rarement, car les habitants d’Isenseg avaient bien trop peur de la colère des dieux. Mais tu te dis que maintenant, ils ont compris que tu t’es fait pardonné. Les enfants méchants d’hier ont détruit leur peur. Du moins tu l’espères, parce qu’après avoir demandé une choppe de bière à l’aubergiste, tu as pris place derrière une table en bois, vieille et pleine de tâches et de coups de couteaux que les ivrognes ont fait. Tu commences à boire, tu avais un morceau de pain à la main, tu l’avais ramené avec toi. Tu mangeais bien, buvais bien, personne n’est venu te déranger. Ni te parler d’ailleurs. Tu étais ici comme un fantôme. Après la troisième choppe tu commences à t’indigner un peu que l’on te place à l’écart, mais ne manifestes rien. Bien évidement, si tu te mettais à parler personne ne comprendrait, et signer ? La moitié de l’auberge connaît ton langage, l’autre moitié le parlote. Mais avec l’alcool qui commence à couler dans tes veines et la tête tournante, ils seraient bien trop décontenancés pour comprendre la totalité de ce que tu peux bien raconter. Si on additionne cela au fait qu’ils n’en ont strictement rien à faire, tu préfères rester assis seul à noyer ta bonne humeur passé dans l’alcool.

Soudain tu la vois. Sigrid, grande et puissante. Vos regards ont de nombreuses fois servit de dialogue. Un échange, un coup d’œil servait de bonjour et d’au revoir quand vous vous croisiez. Pour toi, on ajoutait un merci. Elle t’avait défendu contre un idiot. Vous étiez enfants, certes, mais elle n’a pas simplement regardé ou encouragé l’abruti. Elle lui a fait comprendre à grand coup dans les dents qu’il n’était pas bon de se moquer des autres. Il faut dire que tu savait les autres presque aussi distants avec elle qu’avec toi. Logique que tu ne comprenais pas. Elle n’était pas si moche que ce qu’ils criaient tous. Tu l’as toujours considéré comme une bonne personne, et pas seulement parce qu’elle t’a aidé. Mais dans l’instant, quand tu aperçois sa chevelure de feu, tu ne peux t’empêcher d’aller te glisser à coté d’elle, choppe à la main et rougeur sur le nez qui commence à se faire sentir. La chaleur de l’alcool te monte à la figure, mais tu lui souris, niais. « Bonjour » un geste suffit. Tant qu’elle te regarde tu peux t’exprimer. « comment vas-tu ? ». Cela fait sans doute un sacré bout de temps depuis que tu t’adresses à elle. Tu te demandes en fait si depuis que Garth t’as insulté enfant, tu lui as parlé autrement qu’avec les yeux quand vous vous croisiez, au temple ou dans la forêt.
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Sigrid Snövit
Skjaldmö - les guerrières.

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LOCALISATION : Isenseg

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Sujet: Re: La bière est la preuve que les Dieus nous aiment [Sigrid]   - Mer 5 Avr - 17:16


La bière est la preuve que les dieux nous aiment

- Hagen — Sigrid -


I was the sun and he was the moon
I was a desert and he was an island
I was war and he was peace
I was disaster and he was beauty
I was sorrow and he was happiness
I was death and he was life

Dure journée. Le soleil et la relative chaleur avaient la fâcheuse manie de mettre les gens de bonne humeur.  Ils avaient envie de prendre l’air, de s’amuser et de rire. Soit. Qu’ils le fassent hors de sa vue. Mais qu’ils ne viennent pas perturber les jeunes recrues ! Peu importe si le temps était agréable ou non, l’entraînement devait être le même car une bataille pouvait se dérouler à n’importe quel moment, Sól ne ferait pas d’efforts pour les guerriers et pouvait tout à fait les délaisser sur le champ de bataille. Sigrid avait beau tenter de garder les apprentis guerriers sur le droit chemin, ils ne pensaient aujourd’hui qu’à s’amuser et batifoler. Hé bien qu’ils y aillent ! Elle était de ceux qui se battaient jusqu’au bout mais là c’était purement inutile.  

« Je vous laisse. On reprendra demain en espérant que vous serez plus concentrés qu’aujourd’hui. »

Elle faisait déjà un effort surhumain en acceptant de temps en temps de diriger l’entraîner mais si en plus elle brassait de l’air ce n’était pas la peine. Elle n’avait pas la patience pour ça. Ras le bol de ces feignants. Bande de tire-au-flanc. Qu’ils honorent Nanna en gloussant toute la soirée, elle irait honorer une autre divinité : Byggvir. Mais elle ne se rendait pas dans un temple. Direction l’Auberge de l’Aube. Elle rendrait grâce au dieu en buvant son produit le plus merveilleux : la bière. Le liquide ambré rafraîchit son gosier et après quelques gorgées elle eut l’impression que sa colère s’apaisait un peu. Son regard se perdait dans la blancheur de la mousse quand un bruit dérangea sa contemplation. Elle leva les yeux en direction du trouble-fête. Hagen.

Il approchait, l’œil brillant, sourire niais, rougeur au nez. Instinctivement elle se redressa, gagnant quelques centimètres - comme si elle en avait besoin - resserra sa prise sur sa choppe, tendit son corps comme un arc. Si elle avait été un chien elle aurait grogné, un chat elle aurait fait le dos rond, se serait grandit sur ses pattes et aurait trompé l'ennemi en gonflant ses poils pour paraître plus gros. Elle avait toujours cette réaction quand on s'approchait d'elle, prête à répliquer à la moindre attaque. L'habitude. Mais elle n'avait pas un ennemi à côté d'elle, elle avait Hagen. Il portait la douceur sur son visage, elle imaginait difficilement l'enfant arrogant qui l'était avant de perdre sa langue. Perdre. Comme si c'était un accident. On lui avait volontairement coupée. Sanction sans appel du jarl de l'époque. Décision qui changea un petit garçon, une vie entière et peut-être même plusieurs existences. Un changement radical et dont les répercussions seraient permanentes. Au delà de la douleur physique, il devait y avoir la peine émotionnelle. Elle se souvenait de la manière dont les autres le traitaient, tout particulièrement les enfants. « Hagen-pas-de-langue ! » « T'as rien à dire? » « Hagen-bouche-vide » Ils refusaient de jouer avec lui et singeaient ses tentatives pour s'exprimer. Garth figurait parmi les plus virulents. Toujours la langue bien pendue celui-là. Un jour elle avait voulu le faire taire. Il fanfaronnait comme à son habitude, encouragé par son public et Hagen était l'objet de ses moqueries. Sigrid était arrivée à grandes enjambées vers le boute-en-train pour lui donner un coup dans les dents et un autre dans le nez. Elle aurait certainement continuer si un spectateur ne s'était exclamé que la géante défendait avec ardeur son amoureux. Arrêt net. Rouge aux joues. Elle était partie sans se retourner et n'avait plus adressé la parole à Hagen. Mais depuis il y avait quelque chose dans les regards qu'ils échangeaient quand ils se croisaient dans la forêt ou au temple de Bertha. De la sympathie, de la compassion, de la tendresse même.

Ce fut ce même regard qu'elle posa sur son compagnon surprise. Un geste de la tête pour répondre à son salut. Quelques gestes pour répondre à sa question.

« Lasse. Et toi? »

Comme la plupart des habitants du village, elle avait appris à signer pour communiquer avec Hagen. Elle ignorait si elle se débrouillait bien et elle était trop fière pour le demander. Mais peut-être que ce soir elle pouvait.

« Est-ce que tu me comprends bien ? »  

Elle décortiquait chaque mouvement, appliquée, faisant de son mieux tout en restant persuadée que c'était affreux. Vite une gorgée de bière. Elle réalisait qu’elle avait de l’affection pour lui mais qu’elle ne trouvait absolument rien à lui dire. Serait-elle après tout timide ? Elle était du genre peu loquace, tout simplement parce qu’elle n’avait rien à dire à la plupart des gens qu’elle croisaient. Ils l’agaçaient alors elle fuyait leur contact. Pour Hagen c’était différent elle l’aimait bien même si elle n’en connaissait pas la raison. Sans doute parce qu’il n’avait jamais rien dit de méchant sur elle et qu’elle croyait voir dans son regard de la douceur à son égard. Et c’était rare. Et agréable aussi.

« Cela fait longtemps que l’on n’a pas parlé tous les deux. »  

Depuis l’adolescence en fait ce qui commençait à faire long.

code by lizzou — img/gifs by TUMBLR — 000 WORDS.

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