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 (M/LIBRE) ≈ Detelf Lund
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behind the shield.
there's a warrior.


Sujet: (M/LIBRE) ≈ Detelf Lund   - Mer 29 Mar - 22:49



detelf lund.
the white winds blow

ÂGE, LIEU DE NAISSANCE. ≈ vingt années auparavant, il gueula sa tripaille au museau de l'hiver, poupon vigoureux sur lequel les voussures du castel portèrent leurs chaudes embrassades. LIEU DE RÉSIDENCE. ≈ le prince rôdaille dans la matrice l'ayant vu naître, il aime et adore son berceau aux insolentes rutilances qui est celui du palais des rois. PROFESSION. ≈ fils de Konungr, une charge qui lui dévore déjà bien assez de temps comme ça et pour laquelle il se voue corps et âme. STATUT FAMILIAL. ≈ héritier incontesté et incontestable, il est par ailleurs le frère ainé de deux nymphettes qu'il toise sans grande affection. Ses soeurs, il les tolère par convenances, mais leur minois n'exhume chez lui pas grande émotion. Il aurait rêvé avoir des frères, des compagnons d'arme et de coeur, des figures masculines colmatant la brèche béante pourfendue par l'absence abrasive du paternel. SITUATION MATRIMONIALE. ≈ vierge de toute union, il n'a pas moins déjà goûté aux temples de chairs consommés par le monarque ; marotte insalubre du fils, qui ne peut s'empêcher de conquérir ce que son pater avant lui a empoicré. RANG HIÉRARCHIQUE DANS LE PEUPLE VIKING. ≈ Storbondi, il trône au pinacle de l'élite. MANIEMENT DES ARMES. ≈ il a ferraillé à la Svart Brotherhood et en est ressorti plus adextre qu'il n'y était entré, quoique pas encore assez à son goût. Des babines insolentes lui ont suffisamment murmuré quel prodige était, à son âge, son père, pour qu'il ait sur le palais un arrière-goût de rogne. Il est vrai qu'en la matière, Detelf manie mieux la stratégie militaire que ses griffes les armes. Une lacune qu'il essaie chaque jour d'alléger en multipliant les entraînements. DISTINCTION PHYSIQUE. ≈ (à votre guise, mais restez réaliste). CARACTÈRE. ≈ stratège, insidieux, susceptible, impulsif, aimant, attentiste, ingénieux, enjôleur, cupide, opiniâtre, infatué. SUGGESTION D'AVATARS. ≈ dane dehaan, alex høgh, jack o'connell, sam claflin, une tignasse blonde ou brune tirant idéalement sur le roux, mâchoire carrée, un regard pugnace, de préférence clair. CRÉDITS. ≈ alas.


SOLDIER'S LULLABY.

I. LA PROPHÉTIE.
Quand la völva lui a grognassé son idiome de prêtresse, le monarque l'a crue. Les mots ont abreuvé son tympan de la poix céleste dégoisée par la messagère, un bien funeste présage accusant son fils de parricide. Le paternel a longtemps repoussé l'évidence, embrassant certes l'augure, mais pas son entière envergure, mirant le bambin grandissant sous sa pogne avec une tendre patience. Peut-être que l'enfant ne serait pas son seul héritier mâle, peut-être qu'un autre viendrait, un assassin-né. Mais les hivers ont passé, deux filles ont succédé et lorsque Lothar a été emporté par la maladie, un triste certitude a frappé le roi. Detelf, du haut de ses neuf années, est passé de l'aimé à l'abhorré.

II. L'ABSENCE.

Le père s'est détourné. Il a renié son fils avec une simplicité alarmante, l'offrant en pâture aux bras gloutons de la mère. Detelf, après des hivers entiers à profiter de la chaleur du Solaire, a été plongé dans l'ombre. Les questions lui ont transpercé les bronches, et sa voix endeuillée a manqué de souffle pour formuler sa peine. Le silence est devenu son meilleur remède, et puis le paraître, cet harnachement d'hypocrisies, a fini par le protéger des autres et de leur hideur sentimentale.

III. LES DÉSIRABLES.

Il est parmi les rares à savoir que le monarque souille la couche d'autres vénustés. Parmi les rares, donc, à posséder le secret bien gardé de ce couple royal qui dissimule au peuple ses brèches pour mieux régner, pour mieux mentir. Le prince, dans sa quête éperdue de conquête, se plaît donc à ramasser les miettes féminines que son sybarite de père dissémine derrière lui. Il veut du roi tout, absolument tout ; et s'il ne peut, pour l'heure, pas atteindre la couronne, alors il aura les gigots lascifs de ces femmes faciles.

IV. LA COURONNE.

Car oui, ce royaume sera sien, et plus tôt que prévu. Detelf n'est un monstre d'endurance que pour faire croître ses machinations ; en dehors de ça, une voracité insane le consume tant et si bien qu'il refuse d'attendre son heure de gloire. Voir son paternel dilapider de la sorte son héritage, et humilier sa reine, ça le rend dingue, dangereux, vicelard. Cet homme qui autrefois était son dieu, son modèle drapé d'estime, n'est aujourd'hui plus qu'un obstacle méprisé par ses nerfs à vif. Pourtant, l'adonis ne dévoile rien, il crache sourires et politesses à la gueule d'un Konungr stoïque et d'une plèbe crédule. Il sait que de tous, son géniteur est le moins dupe, celui dont il est le plus laborieux de percer les défenses, de deviner les pensées. Mais il le jure : il l'aura à l'usure.

V. LE FRÈRE ARRACHÉ.

Lothar lui manque. Ils ne se sont connus que quelques semaines, quelques mois, mais le perdre a été pour lui une défaite suffocante. Aussi lui arrive-t-il parfois de causer, à ce frère crevé, de lui confier ses effrois et phobies au creux de la nuit. Il lui arrive aussi de voir chez un autre la figure imaginaire de son puîné, de se lier d'amitié avec le premier des gueux, pour peu qu'il ait des traits familiers et que ses yeux soient d'un bleu pur. Il décide alors de le surnommer Lothar, de lui léguer sa sympathie et confiance, jusqu'à ce que, très rapidement, le quidam ne le déçoive. Aucun n'a jamais réussi à être le frère, aucun n'a jamais remporté cette victoire impossible que Detelf brigue ; ramener à la vie cette portion de lui. Lorsque parfois l'insolence d'en parler au roi lui prend, la vague de chagrin voyageant dans les orbes régaliens le contente. C'est là le seul filament les liant encore, les pleurs de Lothar qui gisent dans leur regard.

MARKVART LUND. ≈ Il a les yeux cousus par la tromperie. Detelf s’est persuadé depuis des éons que son pater ne l’a jamais aimé que par distraction. Une fois sa jeunesse évadée, une fois ses premières nuances d’homme apparues, le Konungr l’a rejeté comme on se débarrasse d’un maillet usé. Est-il une déception ? Est-ce de sa faute si Lothar a péri ? Quels immondes griefs son père lui reproche-t-il, pour qu’aux aveux, il ait préféré l’abandon ? Le prince a fini par enfouir cette incompréhension puante dans le terroir de sa colère, laissant l’aversion bourgeonner dessus, et éclore totalement. Le deuil de la vérité fait, ne subsiste dorénavant plus qu’une appétence noiraude convoitant l’auguste position de cet homme, autrefois démiurge, devenu maintenant qu’un piètre rival à renverser. Ou occire, si besoin est.
EMMA LUND. ≈ Elle est la sacro-sainte idole, l'effigie encensée qui l'a porté à la vie et emporté à travers les vicissitudes d'un fatum encore à mille lieues d'être à son apogée. La Drottning est aux prunelles de son fils d'une magnificence inénarrable, d'une perfection quasi divine qui fait brasiller son regard à chaque fois qu'il le pose sur le galbe maternel. Il admire cette beauté que la patrie entière conte et loue, cette nimbe qui l'extirpe et la différencie du commun, cette puissance et robustesse quintessentielles qui lui octroient de porter non seulement la pesanteur de sa couronne, mais également celle de son époux. Car il la voit s'échiner, s'esquinter à la besogne, son Emma, assumer et assurer les coercitions auxquelles Markvart tourne sciemment le râble. Puis, sous l'orgueil de la dame, il connaît l'affliction qu'engendrent le comportement et les adultères du roi de mauvais aloi. Il la sait ébréchée, encore debout pour la gloire de Norvège et l'amour de ses enfants – et Odin lui en soit témoin, il ne supporte l'once d'idée qu'elle puisse souffrir. C'est la félicité qu'il désire lui offrir, la fierté, la quiétude et un sourire enchanté, à cette mère qui s'avère être un idéal féminin que son père ne mérite aucunement. Dans l'âme du jeune homme croît et déborde l'ivraie de sentiments insalubres, et d'une certitude, au moins, celle que d'une manière filiale ou d'une autre, elle mérite d'être sienne.
GUISÉLA LUND. ≈ Ils sont une même fleur fanée dont les épines insistent à faire suffoquer ce qui peut bien rester de verdoyant. Detelf aurait voulu avoir des frères. Detelf aurait voulu que Lothar ne soit pas emporté par Hel, aujourd'hui il échangerait volontiers les assis de ses postulantes avec la fatalité de cet enfançon qu'il n'a pas pu connaître. Or il fut un temps où il l'aimait, sa soeur cadette, où l'un de ses rictus enfantins auraient obtenu ciel et terre du jeune garçon qu'il était. Mais il est bien le fils de son pater selon Guiséla, et elle n'est qu'erreur dans les mains de la mère Frigg pour le prince. C'est qu'il brigue l'amour qu'elle reçoit de sa mère, de sa reine, il peste subtilement au-dessus des névroses ou des passions de sa petite soeur, et pourtant il les connaît par coeur. Une truculente rivalité définit à elle seule les deux progénitures du roi et de la reine. Si face au peuple ils ne se donnent pas en spectacle, les coups bas se profilent toutefois dans un horizon de tromperies. Detelf n'aime pas sa soeur, Detelf supporte à peine sa présence. Il ressent une aisance certaine en ce qui concerne l'ignorance de cette gamine, et il en joue. Quant à elle, vengeance est un mot bien commun entre son père et son frère pour l'avoir abandonnée. C'est une guerre intrinsèque qui les anime, à la fois mutuelle, et qui se braque, armes à couvert, vers le konungr. L'un ou l'autre détrônera le patriarche en éliminant la concurrence du chemin.
copyright 2016.


/!\ DÉVELOPPEMENT DU PERSONNAGE /!\

Lors de la déclaration de guerre entre Solstheim et Skogen, le 1er mai (chrono mise à jour ici), Detelf a trahi les siens et a rejoint les rangs d'Aldarik Wilhjem en emportant avec lui le tiers de l'armée de son père (essentiellement composé de jeunes têtes n'ayant pas ou peu connu le roi durant les batailles précédentes, et donc influençables). Le prince renégat campe dorénavant sur les terres de Skogen.


Dernière édition par Markvart Lund le Mar 9 Mai - 13:15, édité 4 fois
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Sujet: Re: (M/LIBRE) ≈ Detelf Lund   - Lun 3 Avr - 20:14

le petit mot d'la fin
come to papa

Yo.  
Je sais, ce qui suit est long, mais ne fuis pas tout de suite, tu trouveras à la fin une pochette surprise très souag.
Allez, courage, on se retrouve en bas.

POSSIBILITÉS DE JEU.
Vous l’aurez compris, Detelf escompte détrôner son père. C’est une ambition qu’il nourrit depuis environ 3-4 années, depuis, en fait, que le roi déroge à ses responsabilités administratives pour préparer une guerre éventuelle contre le nouveau Jarl de Skogen. Cependant et parce qu’il est naturel de ne pas propulser le prince dans une telle croisade sans armes, sachez que vous ne partiriez pas les mains vides. Sont notamment prévues des fiançailles avec l’ainée (qui a 9 ans) de Silke Thorsen, la Jarl d’Isenseg que son beau-frère Odalrik envie en secret. Si des épousailles forcées, a fortiori avec une gamine, risquent de mécontenter Detelf, l’alliance secrète qu’il pourrait potentiellement nouer avec Odalrik n’est pas à négliger. De plus, il serait logique que le prince cherche à s’associer au Jarl de Skogen, Aldarik Wilhjelm, ennemi notoire de la couronne depuis que celui-ci a abrogé toute alliance avec la capitale et qu’il a fait main basse sur les forges du royaume. D’autres accointances pourront se nouer en jeu, n’ayez vraiment pas peur de plonger les patoches du prince dans les cabales et autres félonies, c’est vraiment ce que j’attends de lui et ce qui a été convenu avec le staff.  Gardez toutefois en compte qu’il mène sa conspiration dans le plus grand secret, ce qui est à la fois un avantage (lui permettant d’œuvrer au plus près de son père, dans les couloirs du palais), et un inconvénient (risquant à tout instant de se faire trahir par ses propres associés). Dans cette optique, l’éphèbe se garde d’étaler son véritable jeu à la face du premier quidam, allant jusqu’à forcer le trait sur son obédience et à encourager les autres à le sous-estimer. Il n’est pas impossible qu’il ait fini par acquérir une poignée d’espions besognant uniquement pour lui, ou qu’il soudoie des sycophantes de son père afin qu’ils jouent les agents doubles ; l’information est la première de ses armes. Il s’en sert notamment pour faire chanter les maîtresses du roi, afin qu’elles s’adonnent à lui ou qu’elles lui murmurent des secrets croustillants (toutefois, et parce qu’il voue à sa mère une estime outrancière, il ne lui viendrait jamais à l’idée de révéler les frasques extraconjugales de son père au museau du peuple, mais cela, les donzelles ne sont pas censées le savoir ).

MALUS.
Detelf ne brille pas par sa dextérité martiale. Qu’il ait fait la Svart Brotherhood n’a pas changé grand chose à ses lacunes physiques, au contraire de son esprit qui s’est on ne peut plus aiguisé sur le silex des stratégies militaires. Mais qu’il soit un tacticien aguerri ne changera rien au fait que le premier des fermiers bien armé pourrait aisément le vaincre ; vous est donc proposé de lui greffer un handicap physique ou une condition souffreteuse lui donnant des airs malingres. C’est une allure qui participerait notamment à la mésestime que le tout commun lui porte, et qui lui permettrait de dissimuler la vraie force mentale dont il est pourvu.

LE RESTE.
• Ça tombe sous le sens, mais je le précise quand même : j’aimerais un joueur investi. Que vous ne soyez pas un énorme floodeur importe peu, tant que vous vous faites une place dans le jeu. Detelf est un personnage qui regorge de possibilités et il ne tient qu’à vous de déployer une myriade d’arcs narratifs pour le faire progresser ; encore faut-il prendre le temps de placer ses pions sur l’échiquier politique. C’est un rôle qui peut intimider, mais si vraiment les complots et autres intrigues sont votre dada, foncez, on va s’aimer.  
• En ce qui concerne l’orthographe, la grammaire, la syntaxe, et tout le tintouin, quelque chose de correct et lisible sera demandé. Peu m’importe le style de la plume, ou le nombre de mots, tant que mes yeux ne saignent pas à la lecture.
• Les bases des liens sont pour ainsi dire gravées dans le marbre, mais leur évolution reste parfaitement malléable. Je suis peu adepte des relations manichéennes, donc sachez que plus vous infiltrerez des nuances dans les rapports avec le père, la mère et la sœur, mieux ce sera. Ne craignez pas non plus d’entrer dans le bain des ambiguïtés malsaines, la relation avec la reine est sujette à bien des interprétations, IYKWIM.
• La binette est assez libre, j’ai proposé quelques gueules qui, selon moi, iraient bien à Detelf, mais on peut s’arranger entre nous si aucune d’elles ne vous inspire ! À ce propos, un petit coucou dans l’inbox ne ferait pas de mal si jamais vous plongez tête la première dans l’inscription, histoire qu’on apprenne à se connaître, qu’on partage quelques pintes (NON EMPOISONNÉES SVP), et que vous m’inondiez de questions si besoin (j’aime ça, no soucaï, faites péter la sauce, my body is ready).

félicitations, tu t’es farci le gros pavé indigeste et chiant, ça mérite une couronne:
 

Je n’ai plus qu’à te promettre une cohorte de femelles nues et beaucoup de bière, ce qui, sans nul doute, t’aguichera fissa, p'tit keukin. See you soon.

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