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 HUSH CHILD [Ivar & Frida]
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Sujet: HUSH CHILD [Ivar & Frida]   - Lun 10 Avr - 20:57

HUSH CHILD
Ivar & Frida
Un père n'est pas là pour fournir des réponses, mais pour montrer l'exemple. Les fils, il faut pas les rassurer : il s'agit de les inspirer.

L'ombrageuse native de Skogkatt attendit que le froid d'un craintif printemps lui eût complètement engourdi les bras et les jambes, œillade hypnotisée par les remous d'une mer ensommeillée, avant de se résoudre à regagner le village qui s'illuminait peu à peu au soleil couchant. La sylphide du Jarl avait pris la fuite aussi lâchement, tout à l'heure, sous les cris écœurants de Jara, torturée par la délivrance ; elle savait aussi que, lorsqu'un enfant était long à venir, cela voulait dire parfois qu'il était un peu fort pour la mère. Comme elle gravissait la grève à grandes enjambées, sa robe crissait, toute raide encore de sel dont l'avait imprégnée la dernière lessive, une quinzaine auparavant. Le lainage lui collait à la poitrine, seins menus mais joliment tournés, tout en s'imbibant de l'eau qui lui ruisselait de la tignasse, dont elle avait aspergé le crâne après s'être morfondue de la misérable créature qu'elle était, ayant fuit devant le combat que toute femme saurait mener dans sa vie. Par Freyja, faites que cet enfant survive. Le terrain s'éleva sous ses pieds, d'abord doucement, puis de manière plus abrupte. Enfin, le frottement rêche de l'herbe longue contre ses chevilles lui révéla qu'elle avait quitté le rivage et, empoignant la robe à l'ove de la cuisse, la souleva pour grimper prudemment, lentement, son attention concentrée sur les rumeurs des lames. La mer ne se lasse jamais. Il me faut être aussi infatigable qu'elle.

De sombres nuages détalaient devant le vent du nord lorsqu'en ce monde s'aventura furtivement les premières lueurs de la lune. De noir qu'il était, le ciel vira à un gris d'ardoise et d'un gris-vert devint la mer de Skogkatt ; les ténébreuses pleines de la région endossèrent les tons bleu-vert des pins plantons. Neufs larges marches avaient été taillé dans le faîte rocheux de la colline. À l'arrière s'élevaient les hurlements de la résidence du Jarl et de sa famille avec, dans le lointain, les bois cruellement noirs et menaçants. Une fois parvenue devant les portes, Frida marqua une pause pour déglutir douloureusement. Elle se retourna, face à la mer. Même en ces lieux hauts-perchés lui parvenait net et distinct le grommellement sempiternel des vagues, et elle en percevait presque physiquement le pouvoir des dieux tapis dans les abysses. Par tous les dieux... La jumelle aurait passé la nuit tout entière en prières, car lorsque les dieux daignaient lui porter leurs regards, elle n'avait nul besoin de sommeil, pas plus que n'en avait besoin la houle marine ni les poissons des flots salés. Le cri d'une mouette lui répondit et la mer s'agitait de plus en plus, elle aussi. Les vagues prenaient de l'ampleur avec la lever du vent, soulevant des gerbes d'embruns qui s'écrasaient contre les cahutes bicoques. Freyja se réveille songeait-elle. En ces lieux, ce jour, je serai avec toi, ô moi ta fidèle et vaillante serviteur.

On banquetait déjà avec entrain lorsque la blonde pénétra dans la pièce. Autour de la table était rassemblée le Jarl, son épouse et ses descendants qui buvaient, gueulaient presque, se flanquant des bourrades en fanfaronnant à qui mieux mieux sur la générosité des dieux. C'est qu'ils faisaient tous un boucan d'enfer, si bien qu'elle pensa son entrée passée totalement inaperçue. Pourtant, une âcre odeur de sang s'était répandue dans la pièce depuis son départ, épongé grossièrement. Là dessus commençait à s'agiter esclaves qui, tisonnant des braises pour leur faire reprendre vie, qui vidant du poisson pour l'actuel plaisir gourmand des festoyant membres de la maisonnée. « … Que te voilà enfin pour nous gratifié de ta présence, Frida. » s'esclaffa l'aîné de la fratrie tendant sa coupe de vin vide, alors qu'une jeune femme livide en robe de velours bleu la lui remplit. Sa sœur le gratifia d'une grimace renfrognée et fronça les sourcils ; la chaleur et le fumet du poisson grillé rendaient de plus en plus irrespirable la salle et lui empourprait plus encore le visage gelé par les vents de la mer. Son frère Ragvald se mit à rigoler. Elle ne lui avait toujours connu que deux sortes de rire ; à un moment, il gloussait comme une volaille, à d'autres, il éméritat un braiment plus tonitruant encore que tous ceux des mulets de Skogkatt. L'air viril, le maintient assuré, les yeux noirs et perçants, la chevelure sombre et ample, hirsute et tressée, pourtant, il lui rappelait à s'y méprendre l'acerbité de leur père. « Où est Jara? » s'inquiéta-t-elle auprès des attablés, ignorant délibérément les provocations de ses aînés. Un lourd silence lui répondit, alors que guibolles se soulevaient distraitement vers l'endeuillé en rentrait. Rien qu'à son allure de miséricorde, la jumelle l'enveloppa d'une caresse œillade compatissante. Ainsi les dieux en avaient-ils décidés autrement.
En dépit de son statut de naissance, Jara s'était révélée être bonne épouse pour Ivar et mère aimante ; de cet enfant à naître, elle s'était mainte et mainte fois satisfaite, soulignant toujours plus encore la générosité de Freyja. La blonde s'apprêtait déjà à l'enlacer dans ses bras, lorsqu'un gazouillement de complaisance n'éveilla en elle une chaleur nouvelle. Au creux de ses bras, sa mère berçait un paquet enveloppé dans fourrures douillettes et chaudes. Ses yeux ne mentaient pas et brillaient de ce même amour incendiaire qu'Helga avait pour sa propre progéniture. Prudemment, Frida s'en approcha, le faciès ciselé d'un sourire empreint de tendresse.

Prenant délicatement dans ses bras le petit être emmailloté que sa mère lui tendait, la sauvageonne interrogea alors avec cajolerie ce visage chiffonné. Le fils d'Ivar avait une jolie peau rose et satinée, des cheveux clairs et les traits réguliers : oui il était bien, à l'instar de tous les autres membres masser autour de la tablée, descendants des Ødegard. Ses lippes se déposèrent lentement sur ce front encore chaud, qu'elle arrima plus encore contre ses seins alors qu'elle s'avançait vers son frère, sans quitter des yeux cet enfant au milles et unes promesses. « Il est déjà si fort. murmura-t-elle à demi-mesure, plus pour elle-même que par véritables confessions pour son jumeau. les dieux lui ont souri et auront fait de Jara la génitrice d'un futur grand viking... » Elle s'assoit paisblement à ses côtés, le bébé s'impatientant momentanément d'en être dérangé. La jumelle le berce, avant autant de chaleur maternelle que si elle n'en fut la mère. « Ce fils aura besoin d'un père, Ivar. Sa main libre se déposa doucement contre le poignet de son père. Prunelles plongées dans son propre reflet, elle lui sourit doucettement. Je promets de t'aider. »
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Ívar Ødegard
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STATUT CIVIL : tout juste veuf et père d'un petit garçon, il est néamoins épris de Guiséla Ødegard, sa belle-soeur.
METIER : soldat, ambassadeur, combattant de la Svart Brotherhood
LOCALISATION : Skogkatt

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Sujet: Re: HUSH CHILD [Ivar & Frida]   - Lun 10 Avr - 22:29


Hush child
Well, maybe I'm a crook for stealing your heart away. Yeah, maybe I'm a crook for not caring for it. Yeah, maybe I'm a bad, bad, bad, bad person. Well, baby, I know.

Ce fut tel une tempête en mer : l’agitation, les cris, le monde qui tangue et puis plus rien.

Les oreilles sifflaient, comme un dur retour à la réalité après la bataille et des coups qu’il s’était pris. Mais cette fois ci, les blessures étaient invisibles, elles lui déchiraient le corps et pourtant le sang ne coulait pas. Clignant des yeux, Ivar revint à lui et observa les alentours, ahuri et ne comprenant pas ce qu’il s’était passé durant ce moment d’absence ou il était pourtant resté bien éveillé. La famille était attablée dans leur maison, les flammes du foyer dansaient doucement et tout était là comme si c’était une soirée paisible comme toutes les autres. C’est ces regards parfois qu’on lui adressait qui venaient confirmer la lourdeur de l’atmosphère, ces visages inquiets et embêtés pour lui. Elle était partie, elle avait emporté avec lui une parcelle de son être qu’il ne pourrait plus jamais remplacer mais avait laissé derrière elle un cadeau inestimable : la vie. Son cœur se sera et à l’arrivée de sa sœur, le jumeau se renferma de nouveau dans son désarroi comme un enfant qui avait fait une grosse bêtise en baissant la tête. Il s’était isolé, assis dans un coin qu’il avait dû choisir puisque c’était l’endroit le plus obscur de la pièce. Ses pensées se remettaient lentement en place, Jara, l’accouchement et puis le bébé.

Cet enfant, il l’avait tellement voulu qu’il se retrouvait désolé de ne pas pouvoir tenir son rôle de père au moment où il en avait le plus besoin. D’un soupir passant ses lèvres, Ivar n’avait de cesse de se demander si les choses auraient pu être autrement s’il avait plutôt agi de telle ou telle façon. Epuisé, le visage délavé de toute expression, le jumeau soupira lourdement sa peine qu’il avait déjà déversée pour l’heure quand son double vint prendre place à ses côtés. Elle entendait ses mots malgré les murs qu’il avait érigés autour de lui pour rester seul et se ronger dans la culpabilité. Jara, ce nom qui ne serait désormais qu’un souvenir, Frida la gratifia d’une belle promesse en honorant sa mémoire. Ses tripes se serrèrent comme un relan d’horreur de cette affreuse scène et il déposa son coude sur son genou pour poser sa main contre son front et se maintenir la tête. Le dos vouté, alourdi par ces multiples accusations dont il était le principal coupable, Ivar ne pouvait s’exprimer là-dessus tant que la famille était ici. Il avait aimé Jara, il l’avait épousé en ayant vu un signe des Dieux et jusqu’au jour où son regard avait croisé les mirettes de cette nymphe aux cheveux d’or, elle l’avait happé d’une telle force qu’il s’était détourné de sa promise. Les Dieux l’avaient sans doute vu comme un affront et avaient alors voulu lui imposer un cruel dilemme dont ils avaient déjà choisi la chute. Pendant un temps il avait cru, la volvä lui avait annoncé la mort de son petit alors que la vérité lui était déjà connue une fois qu’il l’eut réalisée : Jara serait la seule à payer les pots cassés, par la mort ou par le soulagement on lui ôtait la vie et on lui évitait d’être l’épouse d’une ordure comme lui.

Et maintenant ? Son fils n’avait pas de mère et tout était de sa faute. Malgré cela, la douce voix de sa jumelle comme toujours le tirait vers la surface. Ils avaient tous deux cette incroyable faculté de passer du baume au cœur de l’autre sans le moindre effort et quelle que soit la situation, cela marchait toujours. Le creux de sa poitrine se réchauffait à ses paroles, elle avait raison, il avait besoin d’un père ce petit et il était content de pouvoir compter sur sa jumelle pour l’aider à l’élever. A priori quand on lui avait remit l’enfant dans les bras, il l’avait donné à sa mère, submergé par un trop plein de trop de choses, il avait su qu’Helga serait plus à même de lui apporter ce dont il avait besoin. Ivar serra les dents, ravalant toute cette noirceur qui avait pris possession de lui et se redressa tout en laissant ses bras retomber de part et d’autre de son corps. Son regard verdâtre se posa sur ce visage qui grimaçait doucement en rouspétant puisqu’il avait été dérangé. Il y avait de l’affection mais surtout de l’amertume, de la honte. Il ne pouvait plus se permettre d’être un jeune homme fougueux qui jouait avec tout et défiait la patience des dieux. Sentir le cœur de sa femme s’arrêter avait été une véritable gifle qu’il s’était pris en réprimande de son comportement immature. Ha ; et bien, il avait compris maintenant et avait dès lors décidé qu’il assumerait chacune de ses erreurs, qu’il y ferait face, à commencer par lui et puis Guiséla.

Les paroles d’Asunn lui revenaient en tête, mais il aurait besoin de temps avant de retrouver son naturel sympathique, le temps d’un deuil. Il déglutit, il n’avait tenu son fils qu’une poignée de secondes et ne se sentait toujours pas de le cajoler. Il laissait pour le moment ce rôle à sa sœur et à sa mère qui remplissaient parfaitement ce rôle.

« Je te remercie Frida. » Déclara t-il en essayant de ne pas laisser sa voix s’étrangler.

Il releva le regard sur sa sœur, elle était sans doute ce qu’il avait de plus important dans sa vie et sa simple bienveillance pouvait briser d’un battement d’aile toute cette haine dont il était souvent entouré. Tant qu’elle était là, se répétait-il, tout se passerait bien. Ivar glissa son bras aux épaules de sa sœur, l’amenant contre lui et posa sa joue sur le dessus de sa tête. De nouveau il contempla le visage de son fils qui semblait avoir trouvé le réconfort aussi dans les bras de sa tante et qui désormais dormait sagement. Jusque là en tout cas, il ne tenait pas de lui, il était plutôt rassuré de constater qu’il avait hérité du calme de Jara car étant bambins, les jumeaux avaient eu pour grand loisir de hurler dans les pleurs jusqu’à réveiller tout Skogkatt. Si au moins il était sage, il lui rendrait ce service, et cela l’encouragerait à faire preuve de la patience dont il aurait besoin pour être un bon père.

« Il s’appelle Folker. »

Et c’était Jara qui l’avait choisi, juste avant de mourir, elle avait demandé à Ivar de bien s’occuper du petit Folker. Il deviendrait sans aucun doute un grand guerrier de part son héritage génétique mais d’autant plus avec ce prénom inspiré du Jarl, leur père.











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