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 Les maux par les mots. (Týldr)
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Sujet: Les maux par les mots. (Týldr)   - Mer 12 Avr - 20:59




Les maux par les mots.

Sunniva & Týldr




Du temps. C'était tout ce qu'il lui restait dorénavant. Du temps pour réfléchir, du temps pour penser, du temps pour guérir. Le soleil se levait en compagnie de rayons qui venaient percer la toiture abîmée de sa vétuste demeure. Couchée sur son lit, elle laissait l'astre brûlant chasser cette obscurité qui était sempiternellement accompagnée de son noir cortège de cauchemars. Sa petite sœur était à l'extérieur pour s'occuper des chèvres tandis que la païenne quittait sa couche pour faire sa toilette. Elle dormait mal ces temps-ci, des nuits profanés par l'angoisse de lendemains incertains. Sa mère était assise sur son lit, fixant le vide à la recherche des fantômes du passé. Ce mari que le Jarl lui avait arraché, ce père assassiné, laissant les Mortensen seules et brisées. Sunniva avait à sa charge une mère malade, une sœur dévergondée, une ferme et des patients à soigner. Parfois elle se demandait comment elle faisait pour continuer à tout porter seule. Elle s'approcha des cheveux blanc de sa génitrice pour les brosser avec douceur tout en cherchant une étincelle de vie dans ce regard éteint. Alitée, l'allure neurasthénique, c'était chaque jours la même répétition de gestes, un ballet inlassable. Elle lui souriait, espérant que cela viendrait réchauffer son cœur meurtri, embrassant ensuite son front avec tendresse. Tiraillée entre ses rêves et ses responsabilités, elle n'avait pas le temps de songer à son bien être tandis qu'elle ramassait sa besace pour affronter la fraîcheur matinale. Sa sœur avait comme toujours bâclée son travail,écoutant les animaux chanter la famine. Sunniva laissa alors tomber son sac pour aller s'occuper des bêtes avant d’entamer ses visites médicales. Ses longs cheveux bruns se laissaient porter par la brise tandis qu'elle donnait de l'eau au vilain bouc assoiffé. Instinctivement, elle levait les yeux vers les cieux, priant intérieurement les dieux pour avoir le courage d'affronter cette nouvelle journée.

Son sac se balançait sur son épaule tandis qu'elle faisait le tour des habitations. Tous les jours, elle passait voir ses patients dont les personnes âgées qui n'arrivaient plus à se déplacer. Ils attendaient patiemment de rejoindre Hellheim, Sunniva espérait pouvoir offrir à ces gens un peu de réconfort avant d’entamer ce dernier voyage. Être Loeknir impliquait forcément des responsabilités. D'autres pensaient qu'elle était trop jeune pour remplacer sa mère, mais la guérisseuse avait prouvée qu'on pouvait compter sur elle. Elle se pencha pour ramasser quelques racines tandis que la cadette Víðarson vint troubler sa ronde, se redressant alors qu'elle lui demandait de passer voir son aîné, pressée. La brune s'était contentée de hocher la tête, surprise de ne pas en savoir plus sur l'état du guerrier. Elle ramassa ses affaires et se pressa de marcher jusqu'à la ferme des Víðarson. Elle aimait penser que Týldr était son ami, du moins quelqu'un d'assez proche pour se confier. Il l'avait aidé à la mort de son père, venant donner un coup de main à la ferme pour soulager les soeurs Mortensen qui n'avaient pas toujours la force nécessaire de labourer la terre. Si il avait besoin d'aide, elle répondait présente sans hésiter. Il était encore un des rares en qui elle avait confiance, fils de Skogen, loup solitaire.

Sunniva s'approcha alors de l'habitation du géant de muscles, poussant la porte laissée entre-ouverte. Il faisait sombre et un silence de mort régnait dans la maisonnée. « Týldr ? Ta sœur m'envoie. » La voix inquiétée de la soigneuse venait briser le silence, restant immobile dans l'entrée. Elle n'osait pas vraiment s'avancer, tendant l'oreille à la recherche d'un bruit mais elle n'eut le droit qu'à son propre écho en guise de réponse.
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Týldr Víðarson
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INVENTAIRE : Mon barda se compose d'une épée de bonne facture ainsi qu'une hache de taille plus réduite. Un bouclier robuste attelé sur mon épaule quand l'heure du combat se fait sentir. Des vivres, une source d'eau bien remplie. joker n°1.


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Sujet: Re: Les maux par les mots. (Týldr)   - Mer 12 Avr - 22:40



Les maux par les mots

Sunniva & Týldr




La bruine matinale sur les terres de Skogen touchaient de part et d'autres les versants et les champs avoisinants. Un temps aux allures rarissime qui laisserait place à la chaleur et la tiédeur coutumière de cette région. La nuit n'avait pas été des plus plaisantes surtout que le sommeil avait tardé à montrer le bout de son nez auprès de l'homme qui épiait d'un œil hagard l'horizon d'une fenêtre creusée à même la roche. Ses yeux céruléens semblaient songeur, une rêverie passagère qui l'habitait depuis quelques temps maintenant. Plusieurs jours, semaines et même mois s'étaient écoulés et rien ne semblait présager un quelconque changement dans cette vie monotone qu'était la sienne. S'accoudant sur la paroi rocheuse, rêvassant et espérant encore naïvement pouvoir retourner dormir tranquillement sur le la litière moelleuse et confortable de sa chambre. Týldr n'était pas d'humeur aujourd'hui à effectuer les tâches quotidiennes qui étaient les siennes habituellement.

Je trouvais un reste d'alcool dans une chope apposé sur une table que je m'empressais de boire en une gorgée. Le regard fatigué je me sentais d'humeur morose en cette heure matinale. Je décidais finalement d'oublier et de laisser toute cette mascarade de côté et commençais à m'habiller. Le soleil ne tarderait pas à pointer le bout de son nez. Peu à peu la fraîcheur et le froid glaciale de la nuit ne serait plus qu'un lointain souvenir. Je faisais craquer les vertèbres de mon cou entament quelques arcs de cercle avant de lâcher un râle profond de ma gorge face à la journée qui s’apprêtait à commencer. Je levais l'imposante carcasse que je traînais avec nonchalance en direction de la porte arrière de la maison. Je trouvais instinctivement face à mes yeux à demi-fermés un sot d'eau pour m’atteler à une toilette rapide et expédiée. Mes mains s’imprégnaient du liquide que j'envoyais éclabousser abondamment mon visage avant de finir par le renverser complètement sur ma tête. Bon sang qu'elle était froide ! Pensais-je à cet instant alors que je m'empressais de trouver de quoi me sécher et réchauffer mes muscles endoloris par cette nuit difficile. L’accoutumance de se rendre ainsi chaque jour au sot d'eau qui attend là sans rien dire n'était jamais réellement une habitude que mon corps supportait allégrement. Mon esprit en revanche savait ce qui l'attendait mais, parfois l'eau semblait moins enclin à rendre ma journée plus enviable qu'elle ne l'était réellement. La fatigue elle ne me quittait pas, allait elle pointée quand les rayons de soleil perceraient enfin cette satanée toile grise au dessus de nos toits. ?

Je ressentis une indescriptible envie de pisser. Cet instant si plaisant et vous tenant en haleine jusqu'au moment opportun d'une délivrance, accompagné du son presque symphonique de la pisse éclaboussant l'herbe et tous ce qui se trouve sur son passage avait quelque chose de plaisant, d'apaisant et soudain l'acte lui même devint plus douloureux que de coutume. Forçant à mes yeux d'écarquillés sur l'objet de cette douleur indescriptible mais au combien douloureuse. Forçant à la hâte que cet instant ce termine je laissais gronder un râle plus grave levant les yeux au ciel priant que cela ne soit qu'une mauvaise blague que l'on me jouait. Cela faisait mal, mes dents et ma mâchoire carnassière se rétractèrent avec force et je remerciais presque les dieux que cela se termine aussitôt l'acte d'uriner achever. « Hmmr c'est pas bon... Pas bon du tout... » Déclarais-je mollement expirant un souffle soulagé avec une pointe de crainte que cela puisse recommencer. Je rentrais aussitôt auprès de l'âtre ou ma jeune sœur m'attendait m'observant curieusement et toujours aussi attentivement. « Quelque chose ne va pas ? » Me déclara sa voix fluette et empreinte de cet air soucieux dont elle n'arrivait pas à se défaire. Je prenais place sur le trépied près de la table ou m'attendait un modeste petit déjeuner déjà bien entamé. J'expirais l'air de mes poumons avec une moue résignée. « Que se passe t-il ? Tu ne sembles pas dans ton état normal. » Poursuivait-elle alors que je fuyais son regard en portant à ma bouche un morceau de pain. « Týldr, réponds moi ! Je peux faire quelque chose pour toi ? Tu es malade ? » Reprit elle de plus belle et cette fois de manière plus virulente. Je pestais contre moi même et envers cette fouineuse qui n'arrivait jamais à trouver la bonne idée de se taire. J'apportais un gobelet d'eau étanchée la soif qui asséchait ma gorge avant de répondre sèchement. « Ce n'est rien cela va passer... » Déclarais-je peu convaincu que cette inflammation serait d'une courte visite. « Je vais prévenir Sunniva, elle t'examinera. Et tu n'as pas le choix ! » Déclara t-elle avant de claquer la porte derrière elle accompagné de son barda pour se rendre à Skogen. « Attend non je vais... Petite sœur ! Hey ! Je vais bien te dis-je ! » Je n'avais pas le temps de répondre qu'elle était déjà partie.

Les heures s'écoulèrent et la fulminante envie d'étriper cette petite teigne me passa au fil du temps et déjà mon esprit cherchait un stratagème pour contrer la visite de la guérisseuse. Je ne pouvais pas quitter la ferme, encore moins ne pas répondre présent et faire perdre à Sunniva de son temps malgré les bons rapports que nous partagions ensemble. Je guettais sa présence qui n'attendait pas à se faire sentir. Bon sang dans quel problème les dieux m'avaient ils encore fait trempé là ? M’exaspérais-je alors qu'elle pénétra la demeure familiale. Je m'étais caché bien assez tôt pour ne pas me faire repérer dans ma fuite. Le son de sa voix m'appelait et je pestais contre moi même d'être aussi stupide pour avoir laisser faire cette sœur trop protectrice. Je n'avais pas réellement d'échappatoire, je devais sortir de cette cachette avant qu'elle ne me trouve là accroupis derrière ce mur ses yeux intrigué sur ma posture et l'excuse stupide que j'allais devoir sortir. Je me relevais lentement sortant de l'ombre m'efforçant de marcher droit avant de me tenir contre la paroi rugueuse faites en bois de l'habitat. « Bonjour Sunniva. » Déclarais-je avec un sourire à demi voilé et sentant déjà la gêne de l'instant se précipiter vers la raison de sa venue et le pourquoi d'une telle affliction qui ne faisait afficher aucune joie. « J'aimerai t'entretenir d'un sujet confidentiel... D'ordre médicale ? » Déclarais-je maladroitement. « J'ai... C'est difficile à expliquer... » 

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Dernière édition par Týldr Víðarson le Jeu 13 Avr - 18:34, édité 4 fois
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Sujet: Re: Les maux par les mots. (Týldr)   - Mer 12 Avr - 23:49




Les maux par les mots.

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Soigner était pour elle un moyen de combattre. Point d'aciers hormis les aiguilles pour recoudre en guise d'épée, elle luttait bien souvent contre les infections, les plaies et se battait contre la mort. Guerrière à un certain niveau, combattante des maux par les plantes. La terre lui offrait les armes nécessaires pour lutter contre les morsures du temps. Le plus souvent, on faisait appel à ses services pour des infections bénignes, des fièvres et des maladies infantiles. Point de repos pour la guérisseuse qui pendant le règne glacé de Bertha, s'occupait de faire reculer les épidémies jusqu'à l'arrivée d'un été synonyme de raids et de guerriers à amputer. Les dieux avaient tracés cette route pour elle, formée dès son plus jeune âge à reprendre le flambeau de sa mère. Sunniva avait grandi dans la forêt, au milieu des plantes et des racines. Sa connaissance avec la flore faisait d'elle une soigneuse aguerrie. Elle se demandait parfois pourquoi Aldarik n'avait pas choisi un autre loeknir, vu les frictions qui opposaient leurs familles. Sans doute pour calmer le jeu et acheter sa loyauté, elle ne préférait pas trop y penser. Une place importante dans cette communauté, même si tous les habitants de Skogen n'étaient pas vraiment emballés à l'idée de confier leurs santés à une si jeune femme. Jusqu'à présent, personne n'était décédé à cause de ses soins, mais elle appréhendait déjà le jour où elle n'arriverait pas sauver l'un des siens, la mort finissant toujours par l'emporter. Elle priait Eir chaque jours afin qu'elle l'accompagne dans ses visites, esclave de la déité ô tant vénérée.

Malheureusement, guérisseuse impliquait aussi devoir être confrontée à des patients familiers comme une mère impossible à consoler et des amis rongés par des afflictions qu'elle ne pouvait pas toujours terrasser. Le soleil continuait d'illuminer la petite bourgade isolée, peu importe les épreuves, demain un nouveau jour ferait semblant de se lever. Son nouveau patient n'était autre que le mystérieux Týldr. Le loup aux yeux d'un bleu synonyme de mers inexplorées. Ce regard qui la transperçait toujours et encore qu'elle avait parfois du mal à ne pas le dévisager. Elle avait poussée doucement la porte de chez lui, se sentait bien seule au milieu de l'entrée à se demander pourquoi elle était ici. Elle posa sa besace sur la table, observant le feu brûler dans l'âtre. « Bonjour Sunniva. » Surprise, elle sursauta en posant sa main tatouée sur son coeur. La brune lui rendit alors un sourire, détaillant ensuite rapidement le fermier qui n'avait pas l'air de porter les stigmates de plaies ensanglantées. « J'aimerai t'entretenir d'un sujet confidentiel... D'ordre médicale ? » Sunniva était pendue à ses lippes, attendant la suite tandis qu'elle sentait un peu d'hésitation dans le ton de sa voix. « J'ai... C'est difficile à expliquer... » De nouveau un sourire sur les lèvres tandis qu'elle s'approchait du guerrier. Il était grand, il était fort. Il était beau dans sa solitude et parfois triste dans ses sourires. Un être qu'elle n'arriverait jamais sans doute à vraiment cerner et c'était peut-être ce qu'elle préférait chez lui.

Si les hommes étaient fort avec une épée et un bouclier, ils étaient beaucoup moins vaillants quand il s'agissait de combattre les maladies ou parler de leurs faiblesses — encore plus avec une femme pour les écouter. « Et bien tu pourrais commencer par me montrer où se situe le problème ? » La Païenne posa sa main sur le front du guerrier qui ne semblait pas être fiévreux. Elle le regardait, croisant ses bras sous sa poitrine tout en attendant qu'il se décide à lui parler, patiente. « Promis je ne vais pas te faire mal ! » Elle souriait dans l'espoir de le détendre, lui donnant une petite caresse sur le bras pour l'encourager. Quel mal pouvait bien le ronger ? Lui ce guerrier qu'elle pensait invulnérable. Pouvait-il ne serait-ce que saigner ? Elle aimait penser que non.
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Sujet: Re: Les maux par les mots. (Týldr)   - Jeu 13 Avr - 21:21



Les maux par les mots

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Cette déclaration j'allais assurément la regretter. Alors que mon apparition subite l'avait fait tressaillir je savais déjà que le plus craintif d'entre nous deux c'était moi. Comment lui porter la réponse qui pouvait la guider sur la raison du mal qui me tenait sous son emprise ? J'avais bien pensé ne pas en divulguer quoi que se soit, cacher cette infection qui me rendait si fébrile et idiot à la fois. J'apportais mon soutien à sa famille, allait travailler les champs pour soulager les tâches laborieuses et éreintantes auxquelles elle faisait face seule. L'organisation des fermes avoisinantes permettait de se souder les coudes et rendait Skogen un peu plus viable et supportable pendant que le jarl lui ne faisait aucunement preuve de clémence. Ce bas monde nous avait vu naître, subir l'indifférence et la rudesse d'un climat qui n'était à l'évidence pas propice à la culture des terres. Qu'importe notre mode de vie, il n'y avait pas de solution de facilité ici. Nous nous entraidions et nous savions ce que nous nous devions tous les uns aux autres. Le temps viendra assurément pour nous de faire cesser ces agissements, ces façons de faire que n'honorent aucunement les dieux. Nous nous tiendrons face à nos ennemis et nous vaincrons. Beaucoup mourront, rongés par la hargne et la colère sourde de leurs courroux. Le sang bouillonnera dans nos veines pour impulser un mouvement déchirant et brûlant nos chairs jusqu'à ce qu'il ne reste que des cendres. Pas aujourd'hui, ni demain mais, un jour le temps viendra pour eux de répondre de cette ignominie.

En attendant cet instant était des plus gênant que je me voyais mal combler les secondes restantes à dévoiler en bloque tout ce qui provoquait mon désappointement y compris cette venue que je n'avais jusqu'ici pas souhaité littéralement. Je me laissais cependant faire sans broncher du moins pour le moment. Elle était attentive, douce et avenante envers ses patients. Cette bonté et cette générosité se lisait dans ses yeux et sa gestuelle. Ses premières approches étaient presque d'ordre rituel. Si ce comportement avait pour don d'apaiser et de soulager certaines de mes craintes les plus sordides je ne présageais rien de bon à ce qui allait advenir du stress qui cohabitait avec mon esprit. Mes yeux l'épiaient laissant mon nez inspiré lentement prenant tout mon temps pour sortir de cette forme de torpeur qui immobilisait mon corps pour laisser Sunniva faire son travail. J’entrouvris la bouche faisant un geste du cou léger et rapide en direction du bas ajoutant à cela mes yeux pointé vers le lieu-dit sans pour autant en dire clairement la région précise. Sa dernière phrase me faisait ouvrir les yeux et mon faciès devait avoir légèrement pâlit. Je laissais ma voix se terrer dans un mutisme qui laissait échapper néanmoins un son peu naturel et confiant auprès d'elle. Je savais pertinemment que cela n'allait pas aider clairement mon invitée et soudain me vint une idée un peu plus soutenable à mes attentes dans la situation actuelle. « Je pourrais peut être procéder par allusion. » Entamais-je essayant de me détendre et cherchant un peu plus mes mots je préférais m'écarter du rapprochement et de l'emprise qu'elle avait sur moi et mon corps en l’occurrence. Je marchais deux, trois pas vers l'avant allant au beau milieu de la pièce laissant le bruit du feu et des braises crépitantes dans l’âtre accompagné une jolie tournure de phrase qui ne m'était pas vraiment habituelle d'avoir. « Certaines fonctions... Corporelles. Répondent à certaines attentes. » Entamais-je peu sur de moi mais l'idée faisait son bout de chemin. « Lorsque j'ouvre les yeux dans la journée généralement je m'attends à... À voir. » Poursuivais-je prenant conscience que ma phrase semblait sonner beaucoup mieux dans ma tête qu'en réalité. « De la même façon, quand on veut soulager sa vessie on peut le faire en pissant. » Déclarais-je postant mon corps contre le côté de la table. « Non oublie ce que je viens de te dire... Disons plutôt que l'on est habitué à l'idée que l'acte de pisser procure... Un sentiment de soulagement ? » Plissais-je les yeux et mon faciès se muant en une façade disgracieuse et incertaine de savoir réellement ce que je disais véritablement. « Contrairement à d'insoutenables torrents de douleurs atroces... » Terminais-je en plissant mes lèvres en attende de sa réaction ouvrant bien les yeux pour ne pas craquer sous le ridicule de cette situation houleuse dans laquelle je venais justement de me jeter. « Cela répond à ta question ? » Concluais-je le visage grimaçant prêt à tout moment de congédier l'amie pour ne pas lui faire perdre plus de temps avec tous ceci. 

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Sujet: Re: Les maux par les mots. (Týldr)   - Ven 14 Avr - 18:30




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Habituée à la pudeur des gens qui n'étaient pas vraiment à l'aise à l'idée de partager leurs problèmes de santé. Que ce soit pour des petites blessures ou d'autres plus graves qu'ils préféraient remettre entre les mains des déités. Sunniva observait le géant en face d'elle, prenant place sur un siège tandis qu'elle le suivait des yeux. Il n'avait pas l'air à l'aise et elle pouvait le comprendre. Qui aimait étaler ses faiblesses ? Personne. Elle n'était pas là pour juger, mais pour soigner sans poser de questions. C'était sa mission sur Midgard, faire reculer la maladie et chanter la vie. Elle invitait le fermier à partager le mal qui le rongeait, douce et patiente en regardant les flammes danser. « Je pourrais peut être procéder par allusion. » La brune croisa alors ses jambes tandis qu'elle s'accoudait à la table pour l'écouter avec attention. « Certaines fonctions... Corporelles. Répondent à certaines attentes. » Elle souriait, presque amusée par la situation tandis que son interlocuteur semblait se battre avec son idée à exposer. « Lorsque j'ouvre les yeux dans la journée généralement je m'attends à... À voir. » Elle plissa alors le regard, cherchant où il en voulait en venir tandis qu'elle restait attentive. « De la même façon, quand on veut soulager sa vessie on peut le faire en pissant. » Par les Dieux, elle n'arrivait pas à comprendre. Elle voulait ouvrir la bouche pour creuser elle-même le problème, mais le viking la coupa dans son élan. « Non oublie ce que je viens de te dire... Disons plutôt que l'on est habitué à l'idée que l'acte de pisser procure... Un sentiment de soulagement ? » Posé contre la table en face d'elle, Sunniva commençait à savoir où il voulait en venir et posa instinctivement son regard sur l'entre-jambe du barbu. « Contrairement à d'insoutenables torrents de douleurs atroces... » Elle se mordit alors la lèvre inférieur, comprenant de quel mal le guerrier souffrait. Ce n'était pas la première fois qu'on venait la consulter pour une chausse pisse, un mal qui pouvait faire bien des dégâts si ce n'était pas soigné à tant.  « Cela répond à ta question ? » Elle hocha alors la tête, un fin de sourire aux lippes tandis qu'elle se levait pour fouiller sa besace. Elle n'avait pas tous les ingrédients pour lui concocter un remède journalier, mais elle pouvait toujours soulager sa peine aujourd'hui et le rassurer.

Sunniva abandonna alors ses plantes pour s'approcher du géant, détendue et pas vraiment mal à l'aise au vu de la situation. « Je vois. » Souffla-elle tandis qu'elle donnait une petite tape sur la joue du guerrier. « Tu n'es pas le premier à qui cela arrive et encore moins le dernier. Cela me semble être une chaude pisse. » Elle retourna alors à ses plantes, sortant un pilon et un mortier en terre cuite pour commencer sa préparation. « Je vais te concocter une infusion à base de bruyère et de busserole que tu devras prendre trois fois par jours. Bois beaucoup d'eau, manges des fruits et évites de te retenir de pisser, même si c'est douloureux. Puis surtout, ne vas point courtiser les dames.   » Un sourire amusé tandis qu'elle écrasait ses herbes avec hargne et reprenait avec douceur. « Cette infection se transmet bien souvent en copulant. » C'était ce que sa mère lui avait enseigné, elle était totalement ignorante des plaisirs pernicieux mais elle avait apprit avec l'expérience que l'amour faisait autant de ravage que les guerres. La soigneuse remonta alors les manches de sa robe couleur prune, s'approchant de Týldr dans l'idée de l’ausculter. « Point de saignements ? Je devrais peut-être regarder tu sais. Je n'aimerais pas avoir à t'amputer d'un membre aussi important que celui-ci pour vous les hommes. » Bien évidemment elle n'était pas sérieuse, mais parfois elle devait brusquer un peu ses patients pour qu'il puisse la laisser faire son métier. Mains sur les hanches, elle le regardait, la tête penchée sur le côté. Ce n'était qu'un moment embarrassant à passer, autant pour lui que pour elle.


Dernière édition par Sunniva Mortensen le Lun 17 Avr - 11:32, édité 1 fois
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Sujet: Re: Les maux par les mots. (Týldr)   - Sam 15 Avr - 22:15



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Sa réponse me stoppa dans une léthargie intrigué par un simple « je vois ». Ah bon ? Elle voit ? Mais elle voit quoi au juste ? Commençais-je à songer en me cambrant légèrement en croisant les bras. La suite de cette mésaventure, la mienne en l’occurrence aussi rapidement diagnostiqué et mise de côté par Sunniva m'interpellait. Elle avait le don de soulager les craintes, et la douleur que cela pouvait impliquer. En réalité j'étais curieux, je n'avais jamais eut ce genre de problèmes jusqu'ici et j'écoutais attentivement sa démarche et ce qu'elle préconisait pour la suite. J'étais impressionné par ses capacités, sa force d'initiative et cet esprit vif que cachait le corps frêle d'une petite femme aux yeux noirs et aux cheveux bruns en cascade. Je crissais ma barbe raclant par la même occasion ma gorge face aux propos que me tenait la jeune jouvencelle. Je m'approchais d'elle me penchant sur la décoction que celle-ci était entrain de me préparer. Mes yeux se posaient sa nuque et cette silhouette alléchante qu'elle offrait sans aucune honte et cette pudeur virginale qui lui sciait guère.  « Hmmr le mot douleur est plutôt faible. Je dirais plutôt une cascade de têtards dentelés se débattant dans le courant  pour se frayer un chemin. » Lançais plongeant mon regard dans le sien en prenant place à ses côtés. « Je crois que c'est assez clair. » Insistais-je espérant qu'elle me refile quelque chose d’extrêmement fort pour atténuer la douleur et pas une pseudo mixture vaseuse qui agirait sans que je m'en aperçoive

Un sourire aussi malingre que subtil vint s'afficher sur mon visage. En réponse du sien forcément ce qu'elle déclarait laissait présager bien des choses et les allusions sur une vie sexuelle active semblait l'amuser. Je feintais cette petite suggestion en levant les yeux au ciel soufflant d'un air hagard ces quelques mots. « Pff comme si j'avais le temps... » Déclarais-je un peu morose et flirtant avec le doux rêve d'avoir une femme auprès de moi pour panser mes blessures et réconforter mes muscles. Je ne la savais pas penché sur la taquinerie. La voilà de nouveau à la charge et pour seule excuse regarder si je n'avais pas quelque chose de plus grave ? Cette idée ne me laissait pas indifférent, je n'avais pas pour habitude de me montrer ainsi au grand jour et surtout pas dans ce genre de situation. J'écarquillais les yeux haussant les sourcils comme pour me persuader qu'elle n'avait pas réellement poser la question. Elle là impassible attendant une réponse, ma réponse et je laissais mes yeux se poser sur les braises rougeoyante de l'âtre me demandant bien si dans cette ascension douloureuse il y avait situation plus ridicule pour certaines personnes autres que moi. « Mieux vaut prévenir que guérir. » Lui lançais-je en faisant un signe de tête et prenant un malin plaisir à sourire pour cacher une certaine forme de pudeur qui n'avait pas lieu d'être. Je m'attelais à défaire le bas de mon pantalon scrutant les ficelles et détachant méthodiquement chaque nœud. « Je n'ai perçu aucun saignement. » Reprenais-je en inspirant profondément calant mes fesses contre la table. J’entrouvris la bouche fronçant les sourcils à la plaisanterie. « On ne rigole pas. » Déclarais-je sur un ton sérieux, conscient qu'effectivement cette partie du corps comme beaucoup d'autres n'était pas négligeable si un jour je souhaitais moi même fonder une famille. En revanche un léger rictus et satisfait vint s'afficher sur mon faciès apposant mes mains en arrière sur le rebord de la table. « À ton aise, tu peux regarder. » Je n'avais pas baisser intentionnellement mon pantalon si elle voulait se moquer et rire de ma condition je prenais cet acte délibéré avec beaucoup d'humour.

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Sujet: Re: Les maux par les mots. (Týldr)   - Lun 17 Avr - 13:03




Les maux par les mots.

Sunniva & Týldr




Sous le chant des braises crépitantes, elle préparait son étrange mixture aux odeurs venus de contrées où le soleil ne se lassait pas de briller. Consciencieuse, des gestes emplit d'une douceur qui la caractérisait tant, placide. Par moment, elle sentait l'allure ténébreuse du guerrier l'observer dans sa préparation telle une ombre l'empêchant parfois de se concentrer. Elle lui jetait parfois des regards et des sourires amusés, consciente que la situation était légèrement incommodante pour lui. Elle mettait toute sa force pour écraser ses herbes afin d'en faire jaillir l'essence médicinale. Elle aimait particulièrement travailler avec les plantes, cela la détendait énormément et elle en oubliait parfois l'absurdité du monde qui continuait de tourner autour elle. A chaque pincée, elle pensait à sa mère qui lui avait transmis ce savoir ancestral, cette génitrice désormais trop malade pour continuer. Elle espérait un jour lire la fierté dans le regard éteint de la femme qui lui avait donné la vie au milieu des bois, sous un magnifique soleil d'été. « Hmmr le mot douleur est plutôt faible. Je dirais plutôt une cascade de têtards dentelés se débattant dans le courant  pour se frayer un chemin. » Elle tourna alors son doux visage vers le guerrier, trouvant alors sa métaphore amusante et laissa entendre un léger rictus tandis qu'elle continuait d'écraser ses herbes. « Je crois que c'est assez clair. » Sunniva avait très bien compris où il voulait en venir tandis qu'elle fouillait sa besace à la recherche de racines aux effets analgésiques. « Ces têtards sont mieux dehors que dedans. Crois moi. » De nouveau un regard complice pour ce patient tant apprécié. « Je vais corser un peu ma recette alors et te donner quelque-chose en plus pour soulager la douleur. Mais il ne faudra pas en abuser ! » Un clin d’œil amusé, même si elle était sérieuse. Certaines plantes pouvaient se révéler dangereuses et créer une dépendance chez l'homme. Beaucoup aimaient s'enfumer de vapeurs pour oublier parfois la rudesse d'une vie trop dure à supporter. Elle préférait mille fois souffrir que de ne plus rien ressentir du tout. Se sentir vivant c'était aussi devoir encaisser la peine à juste titre que le bonheur.

« Pff comme si j'avais le temps... » Sunniva avait secoué la tête, amusée. Elle était certaine que le beau guerrier trouvait bien un moment pour courtiser la femme. Il était fort séduisant et les femmes devaient apprécier. Ignorante, elle préféra de pas surenchérir car cela ne la regardait pas. Elle s'essuya les mains sur sa robe et s'approcha ensuite du géant pour l'ausculter d'un peu plus près. Face à lui, elle attendait sa réponse tout en se perdant un instant dans le bleu si dérangeant de ses yeux. Des iris qui s'étaient écarquillées sous la demande de la soigneuse, légèrement amusée tandis qu'elle essayait de ne pas laisser transparaître l’embarras sur ses traits. « Mieux vaut prévenir que guérir. » Un sourire tandis qu'elle baissait les yeux sur les doigts de Týldr luttant contre le cordage de son pantalon. Ce n'était pas la première fois qu'elle allait être face à un sexe masculin, mais c'était lui, tout était différent. « On ne rigole pas. » Elle releva son regard sombre sur lui, se mordant la lèvre pour retenir l'hilarité. Elle secoua la tête négativement, la main sur le cœur pour jurer. « Promis ! » Il s'accrocha alors à la table, calé contre celle-ci tandis qu'elle regardait les lacets de son pantalon se balancer telle une invitation à la concupiscence. « À ton aise, tu peux regarder. » Un dernier regard pour le guerrier, elle prit une petite inspiration, soulevant sa robe au-dessus de ses chevilles pour mieux pouvoir se laisser glisser contre lui et s'accroupir. Elle balança sa longue chevelure sur le côté et tira avec douceur sur le pantalon pour le baisser et libérer sa virilité du tissu. Sunniva approcha alors son visage pour mieux regarder tandis qu'il pouvait sentir le souffle chaud de la guérisseuse sur sa peau. Si proche de ce membre aux plaisirs inconnu pour elle, le décolleté offert en sacrifice pour le Dengr, vierge insolente qui ignorait tout de la lascivité de cette position qui inspirant la soumission. Elle se hâta d'inspecter en ne relevant aucunes anormalités susceptible de l'inquiéter. Elle se redressa, proche de lui dans une intimité qui ne lui était pas habituelle. Sunniva s'approcha alors de l'oreille du géant pour lui souffler quelques mots. « Tu vivras d'autres aventures Týldr Víðarson ! » Elle se détacha aussitôt, retrouvant sa place initiale face à sa préparation qu'elle retrouvait avec un sourire non dissimulé.

Le feu continuait de ronger le bois dans l'âtre, s'approchant de celui-ci pour faire chauffer un peu d'eau qu'elle s'empressait ensuite de mélanger à sa mixture qui venait de libérer des arômes peu agréable pour l'odorat. Elle filtra ensuite son fortifiant dans un petit bol qu'elle tendit ensuite à l'imposant viking. « Puisse la déesse Eir bénir ce remède et t'apporter la guérison. » Elle croisa les bras sous sa poitrine pour surveiller que Týldr en viderait bien le contenu, comme une mère soucieuse de voir sa progéniture terminer sa soupe. « Hormis ces foutus têtards carnassiers, tout vas bien pour toi ? » Brune soucieuse, elle rangea ses herbes dans son sac et s'installa à son tour contre la table pour le regarder. Elle avait bien un peu de temps à lui accorder, aimant discuter avec lui et voyager à travers ses mots.
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Sujet: Re: Les maux par les mots. (Týldr)   - Lun 17 Avr - 17:33



Les maux par les mots

Sunniva & Týldr




L'inquiétude et la gêne laissait bientôt place à un silence certes pesant, mais, empreint d'une sorte de quiétude champêtre auquel pourrait s'ajouter le cui-cui des oiseaux. Un soupir de soulagement se dissipa d'entre mes lèvres se mêlant à la poussière habituelle de l'habitacle flottant dans l'air. Je ne pouvais qu'espérer que le remède en question ferait effet qu'importe le temps que cela prendrait pour obtenir réparation. À cette parole empreint d'une sagesse inouïe que peu de personnes avaient l'habitude d'user, je répondais spontanément comme un bon patient à son médecin, « Nous savons bien l'un comme l'autre que nous sommes des personnes raisonnables. » Je décrochais un dernier sourire laissant mes yeux se plonger dans ceux de Sunniva une dernière fois avant que nous entamions tous les deux un contact plus engageant tous les deux. Les secondes semblaient des minutes, le bruissement du tissu me mettant à nue n'était pas inhabituelle ou dérangeant. Au delà de la posture peut avantageuse que j'offrais à ses yeux, j'étais quelques peu soucieux tout de même de cette altercation plus surprenante auprès d'une femme que de coutume. Le commun des hommes pensaient sûrement se retrouver dans une posture plus confortable face à une femme aussi peu vêtue que lui. Ne pas penser c'était la clef, trop de réflexions et se serait une honte décupler qui envahirait l'espace autour des deux protagonistes aussi gênés qu'intimes.

Ce n'était qu'un mauvais moment à passer, je pouvais sentir sa respiration et la concentrations qui émanaient de sa personne. Pour ma part je préférais ne pas regarder, je levais les yeux au ciel essayant de faire le vide, que rien de tous ceci était entrain de se produire ou n'avait pas lieu d'exister. Mon esprit et mes yeux feintant la réalité je ne savais pas trop quoi dire pour atténué cette ambiance quelque peu pesante et aussi intimidante que gênante. Je lui aurais bien proposer de rigoler à une blague ou deux mais je n'avais pas le cœur à l'ouvrage et je pensais que la situation était déjà assez comique ainsi pour ne pas en rajouter. N’exagérons rien tout de même, il n'y avait pas de quoi s'affoler pour si peu, quoique ce n'était pas rien tout compte fait. Je sifflotais une note ou deux, quelque chose d'aléatoirement et de purement improvisé, je prenais un coup de chaud rien qu'en entrevoyant sous un autre angle ce qui pouvait bien m'arriver de pire après cette journée ? C'est dans une position bien lascive que ma pupille se mit à vriller sur la poitrine de ma cher et tendre amie ? Je ne l'avais pas fais exprès, il n'était en rien de ma propre initiative mais, mes yeux eux avaient de quoi se retourner et contempler autre chose que le plafond venteux de la chaumière. Et puis tant pis, à la fin si je ne pouvais courtiser une femme je n'allais pas m'interdire de la contempler et l'observer sous toutes ses coutures. Aussitôt elle se relevait, le rinçage d’œil était finit. Et c'est une bien étrange manière qu'elle vint me révéler que j'allais pouvoir continuer à vivre sein et sauf en compagnie de mon fidèle membre d'escadrille. Comment interprété tout ceci ? M'avait elle vue ? J'osais espérer que oui, enfin non j’espérais profondément que non.

Un soupir de soulagement, un de plus qui confirmait que rien n'était à signaler d'alarmant si se n'est les quelques tensions apparentes quand il s'agissait d'uriner. Si elle pensait pouvoir me cacher ce malin plaisir de sourire je ne pouvais y répondre autrement que par la même formulation de désirs honteusement inassouvis. Je raclais ma gorge relaçant convenablement et durablement le paquet là ou était sa place désormais. Le lapin retourner dans son terrier j'écoutais sa voix me porter le breuvage que je récupérais entre mes doigts suspendu en l'air pour n'entrevoir qu'un breuvage hétérogène. La mixture n'allait sûrement pas être plaisante à avaler, mais bon un gruau avait parfois ce genre d'aspect peu plaisant et finalement il n'était pas fait pour être appétissant. Je passais ma langue sur ma lèvre supérieur avant de l'observer une seconde fois yeux dans les yeux. « Puisse t-elle t'entendre... » Déclarais-je en commençant à boire un geste de recul me prenant au visage subitement. Bon sang que c'était répugnant, un goût d'herbe et de quelque chose dont je ne pouvais identifier le l'odeur ni la couleur.

Ses yeux me scrutaient d'un air inquisiteur, aussi je n'avais pas d'autres choix, j'avalais sans rechigner le visage livide et coincé cette potion, remède miraculeux qui allait me rendre mon pénis en pleine forme et santé. Je vidais le contenu du récipient, m'amusant pour le restant et le fond de lécher son creux et faire pivoter aussitôt le bol à ses yeux. Je tirais la langue avant de sourire amèrement l'acidité me picotant les dents. Il était temps de passer à autre chose, sa question pas anodine me faisait prendre conscience qu'elle semblait avoir peut être entendu les rumeurs me concernant. Après un dernier rictus me faisant frémir d’impertinence et l’arrière goût pesant de cette soupe empoiso... Revigorante je passait un doigt rapidement frotter ma paupière comme pour inspecter qu'il n'y avait rien de gênant apparent. « Oh tu sais rien qui ne sort du lot des fermiers. Labourer les terres, les semailles, avoir une bonne récolte si les dieux sont cléments. » Déclarais-je tapotant de mon index le gobelet de bois observant ma comparse qui ne connaissait que trop bien cette vie misérable à laquelle nous tenions inexorablement. Je portais mon verre que l'emplissais préalablement d'eau à mes lèvres et en renversais une lampée sur ma barbe. Du revers d'une main je crissais mon menton pour m’essuyer. Rafraîchissante il n'y avait pas de doute là dessus. L'eau avait meilleure goût même si elle n'en possédait pas réellement. Je fis de même avec un autre gobelet le présentant à Sunniva je me penchais à côté d'elle et lui murmurait à l'oreille suavement. « Je vais partir, dans quelques jours. Pour Isenseg. » Commençais-je avant de reprendre ma place initiale face à elle. « Je ne compte pas croupir ici et attendre qu'Aldarik ne cause notre perte. » Poursuivais-je pestant contre moi même à la simple prononciation de son nom. L'ambition de cet homme n'avait pas de limite et les bravades envers le roi de Norvège nous mettaient dans une position délicate et dangereuse. « Je compte bien m'y faire un nom et prier Bertha une fois là bas. » Lançais-je observant au loin par delà la fenêtre. « Et toi ? Comment vas ta mère ? » Questionnais-je bien que je n'allais assurément pas être surpris de la réponse qui se faisait attendre bizarrement.

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Sujet: Re: Les maux par les mots. (Týldr)   - Mar 18 Avr - 18:02




Les maux par les mots.

Sunniva & Týldr




Le plus embarrassant était passé et ils pouvaient désormais aller de l'avant. Non pas sans continuer d'éprouver un peu d'embarras vis à vis du guerrier. Peu habituée à tant de proximité avec les hommes, la farouche Sunniva n'était qu'ignorante des plaisirs de la chair. Elle avait sentie le poids du regard de son patient sur sa frêle carcasse, pressée de remonter à la surface car peu habituée à nager dans les eaux troubles de la lubricité. Parfois elle songeait à offrir ce trésor précieusement gardé au premier venu, juste pour enfin goûter à ce plaisir ô tant chanté par ses homonymes. La plupart des filles de son âge était déjà mariée et mère de grandes portées. Elle ressentait de plus en plus l'envie de fonder sa famille, de se sentir aimée et secondée par un homme fort qui ne la laisserait pas tomber. Mais le climat actuel de Skogen ne laissait guère place aux amours florissants, la guerre grondait et elle n'était pas certaine de vouloir donner naissance en ces temps troublés par un jarl qui n'en faisait qu'à sa tête. Elle était reconnaissante de pouvoir compter Tyldr dans ses proches alliés, un soutien et une amitié qui avait énormément de valeur à ses yeux. Elle ne pouvait qu'être amusée à le voir grimacer face à son bol, la mixture n'ayant rien de bien appétissante, elle comprenait avec facilité son dégoût. « Puisse t-elle t'entendre... » Et elle l'entendrait. Elle croyait en sa déesse tout comme elle était certaine que le guerrier guérirait. Comment ? Une intuition. Il en fallait beaucoup plus l'abattre, lui qui portait sur ses épaules un passé tortueux et des occupations agricoles qui venait l’accabler chaque jours un peu plus. Sans parler des raids d'été, elle avait devant ses yeux une force de la nature. Un jour peut-être une femme viendrait tempérer le colosse, mais pourtant l'instant il devait boire pour aller mieux. Sunniva ne plaisantait pas lorsqu'il s'agissait de médecine. Ses fortifiants n'étaient certes pas agréable en bouche, mais bon pour tout le reste. L'amusement aux bords des lippes lorsqu'il montra la preuve d'avoir tout avaler, elle offrit un hochement de tête satisfait au guerrier.

Installée à la table, elle observait le géant évoluer dans sa maisonnée, laissant un instant ses herbes et ses racines pour se concentrer uniquement sur la voix de son interlocuteur. « Oh tu sais rien qui ne sort du lot des fermiers. Labourer les terres, les semailles, avoir une bonne récolte si les dieux sont cléments. » Un quotidien qu'elle ne connaissait que trop bien. Depuis la mort de son père et la maladie de sa mère, elle se retrouvait à devoir manier des outils parfois trop lourd pour sa frêle personne. Elle pouvait compter sur Týldr pour lui donner un coup de main, à jamais reconnaissante. Le fermier offrit alors un peu d'eau à sa soigneuse, le remerciant d'un joli sourire tandis qu'il se penchait vers elle pour une petite confession qu'elle recevait avec une pointe de tristesse non dissimulée dans ses yeux. « Je vais partir, dans quelques jours. Pour Isenseg. » Elle noya sa peine dans une gorgée d'eau qui venait désaltérer sa gorge asséchée. « Je ne compte pas croupir ici et attendre qu'Aldarik ne cause notre perte. » Silencieuse, il était face à elle, baissant alors le regard vers le sol. Dans un sens, elle comprenait ce choix. Pourquoi rester ici ? Skogen n'avait plus rien du village où elle avait aimée grandir. Un vent de folie et de rancune balayait les étendues vertes du village, tout était différent désormais. « Je compte bien m'y faire un nom et prier Bertha une fois là bas. » Sunniva se contenta alors d'offrir un de ses sourires tristes à son ami tandis qu'elle noyait son regard dans le fond de son gobelet. « Et toi ? Comment vas ta mère ? » La tête relevée, elle haussa les épaules, désabusée face à ce mal qu'elle n'arrivait pas à soigner. Depuis des années, sa génitrice s'était enfermée dans un mutisme, devenant incapable de quitter son lit pour affronter la vie. A jamais choquée par la mort de son aimé, de ce père arraché. « Toujours éteinte et prisonnière d'un mal que je n'arrive pas à terrasser. Je soigne tellement de gens, répare des os brisés ... Mais je reste impuissante face à un cœur brisé. » Finit-elle par avouer en retrouvant son reflet dans l'eau de son gobelet. Le temps ne guérissait malheureusement pas toutes les blessures.

Ne voulant pas jeter un froid à cette discussion, elle releva alors la tête et se leva pour s'approcher du guerrier. Elle se sentait ridiculement petite face à lui, mais elle en avait rien à faire. « Tu vas énormément me manquer en tout cas. » Elle caressa la joue du Dengr, sincère comme toujours, franche comme jamais. Elle brisa la petite étreinte pour s'approcher de la fenêtre et observer l'extérieur. « Une partie de moi t'envies et souhaiterait te suivre dans cette aventure. Mais la réalité me retiens prisonnière  ici. » Elle ne pouvait pas abandonner sa mère, sa petite sœur et ses patients. Elle avait un rôle à jouer ici, aussi minime soit-il. Elle aimait penser qu'elle était un brin de lumière dans toute cette obscurité naissante. « Skogen va perdre l'un de ses fils, mais Isenseg gagnera un homme en or. Un mal pour un bien malgré la tristesse de ne plus croiser ton regard lors des assemblées. » Elle se tourna alors pour le regarder, lèvres décorées d'un sourire offert en toute sincérité. « Je prierai pour toi Týldr. Chaque jours. » Elle se cala contre le mur, serrant son gobelet dans sa main tatouée de rouge. Une triste nouvelle, ne souhaitant que l'épanouissement de cet ami qui avait tant fait pour elle. Sunniva se devait de le soutenir et de point entacher cette journée par des larmes salées. « Pourquoi Isenseg ? As-tu de la famille là-bas ? » Ses ongles venaient marteler le bois de sa coupe, l'ébène de ses iris se mêlant au céruléen de son interlocuteur. Elle n'avait jamais quitté Skogen, ne connaissant que de ce mystérieux village glacé le nom d'une Jarl qui faisait rêver les femmes en secret.  
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Sujet: Re: Les maux par les mots. (Týldr)   - Mar 18 Avr - 22:04



Les maux par les mots

Sunniva & Týldr




Si mon esprit n'avait pas très bien compris, mon corps lui semblait plus réceptifs aux paroles de la seule et unique guérisseuse accaparant autant d'espace dans nos vies. Je me sentais soudainement prit d'une chaleur pesante comme une sensation de s'être foutu dans le pétrin face aux paroles décevantes et qui n'était pas vraiment attendues jusqu'ici. Je prenais bien plusieurs minutes à comprendre que mes rêves et ce désir de quitter au plus vite Skogen n'était pas si réjouissant pour certains. Au fond je me doutais que je ne réjouissais pas les cœurs et ne rassurais pas les esprits de mon entourage en parant ainsi. C'était une forme d'aveu pesant et affligeant, la vie n'avait pas embellit sur cette terre qui nous était si vilement arrachée. Quand j'ai compris que les réjouissances n'étaient pas au rendez-vous je m’insurgeais intérieurement pour ne pas avoir su me taire et comprendre que si mes rêves et mes désirs de liberté étaient réelles et prêts à se concrétisés, ceux de Sunniva eux ne faisaient que lui rappeler qu'elle était vouée à resté vivre et enchaîné à sa mère et aux populations de Skogen. Je me serais bien donné un gros coup de poing dans la gueule pour reprendre mes esprits. Hélas le mal était fait et je ne pouvais que constater la perception et la tristesse emplir ses mirettes dans un chope trop remplie.

Désemparé, désarmé face à  la détresse sans voix à laquelle je continuais de participer. La faute à qui ? Au seul homme stupide dans cette demeure oui c'est bien moi. Crétin qu'avais-tu de mieux à dire ? Rien hormis rendre la vie des gens plus accablante et affligeante, douloureuse comme la plupart des comparses qui avaient depuis longtemps décider de partir. Tu leurs en avaient voulu, tu les haïssaient pour leurs décisions et te voilà au fond à faire la même connerie. N'avais tu donc aucun cœur ? Pas assez d'esprit pour te préserver et réfléchir ? L'enjolivement et les sourires laissaient ses fines lèvres sans aucune tirade prête à les faire rire. Beau et idiot, tu étais aussi pathétique qu'Akam dans cet instant fatidique. Je ne savais pas concrètement quoi ajouter, comment réagir, les mains moites voilà que je me mettais à ressentir une forme gêne, de honte mêlant chaleur et sueur faisant frémir la colonne le long de mon dos jusqu'à ce que l'adrénaline ne me sorte de cet état de stupeur et de transe inassouvie. C'était une sensation peu plaisante, aucunement agréable de se dire que nous faisions inconsciemment du mal à nos amies. En prendre conscience était encore plus difficile et pire et c'est ce qui se produisait à juste raison à cet instant précis. Mes pupilles vrillèrent au son de sa voix, ma gorge se noua et la salive qui proliférait à travers ma bouche avait subitement disparue. J'étais touché, qui ne le serait pas quand on ressent l'abandon et le manque d'une personne que l'on aime et que l'on apprécie particulièrement. Conscient de l'impact que j'avais causé, je me terrais dans un silence froid et indescriptible.

Je ne savais pas quoi dire, ajouter et empirer cette situation en proie à la mélancolie ? Non merci ! Instinctivement j'inspirais l'air d'entre mes narines, mon nez fin lui ne trahissait pas l'intention que j'avais de soulager sa peine. Mes gestes furent naturelles, aussi proche d'elle que j'étais mes bras vinrent lentement étreindre sa petite et fine silhouette contre mon torse. Mes mains calleuses s'attendrirent et je laissais ma main droite s'apposer sur sa tête avant de déposer de mes lèvres un timide baiser sur le haut de son front. Mes doigts caressaient sa longue chevelure brune dans un mouvement continuel et respectueux pour combler la réflexion d'une parole qui se voulait plus réconfortante que mielleuse. « Toi aussi tu vas me manquer. » Murmurais-je sobrement, l'intonation de ma voix se voulant plus douce et réconfortante. « À t'entendre on dirait que se sont des adieux. » Déclarais-je avant de relever mon menton haut dessus de son crâne et plonger mon regard perçant dans ses yeux. J'interrogeais ses prunelles, je vais m'assurer qu'elle n'en pensait pas une seule fois la chute. Il n'y avait rien de définitif dans cette décision et j'allais le lui prouver. « Ce n'est que pour quelques temps. » Entamais-je pour continuer de la rassurer, je pointais sans honte de mon index l'emplacement de son cœur touchant légèrement la poitrine rebondie de celle-ci. « Je laisse mon empreinte juste ici, ou que tu sois je serais près de toi. » Déclarais-je avant de lui offrir un sourire enjoué, mon faciès ne pouvant exprimer plus sincèrement mes pensées que par ce large étirement de mes lèvres et de cette barbe fournis se crissant sous mes traits. « Ma famille est ici, à Skogen. » Continuais-je avant de terminer sur l'explication de ce départ semblant  quelque part précipité. « C'est une première étape à accomplir, pour revenir et faire changer les choses ici. » Terminais-je mes yeux transpiraient la détermination et la volonté de mes dires comme pour convaincre Sunniva du bien fondé de ce qui me poussait à partir.  


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Sujet: Re: Les maux par les mots. (Týldr)   - Mer 19 Avr - 1:00




Les maux par les mots.

Sunniva & Týldr




Les oiseaux continuaient de chanter un printemps fraîchement installé à l'extérieur tandis que l'hiver semblait de nouveau glacé le coeur de la loeknir. Pourquoi toutes les personnes qu'elle aimait lui était injustement arrachées ? Son père, sa mère et maintenant lui ? Un vent de mélancolie vint balayer la pièce tandis qu'elle demeurait silencieuse, observant par moment le visage de son ami partager sa peine. Les choses changeaient inévitablement et des choix devaient être fait. Des routes séparées, exil forcé d'un homme obligé de quitter ses terres pour exister. Comment était la vie en dehors de Skogen ? Elle se le demandait souvent, rêvassant en pleine forêt à d'autres aventures mordorées. Il avait l'occasion de partir et elle ne pouvait pas lui en vouloir. Si elle le pouvait, elle aurait certainement déjà pris la route vers d'autres horizons moins pleurantes. Un soleil qui faisait semblant de se lever sur Skogen, Aldarik et son règne méphitique qui n'apportait que de l'obscurité sur ces terres profanées. Elle craignait la guerre, inévitable d'après les dires de certains. Sans Týldr dans les environs, elle ne se sentait pas en sécurité. Il ne restait plus beaucoup d'homme à Skogen à qui se fier. Condamnée à vivre cette vie forcée, le réconfort récolté dans les gens qu'elle soignait. Elle ne pouvait décemment pas abandonner les petits vieux à une mort certaine, personne pour veiller sur eux. L'idée de devoir se séparer de lui était douloureuse, songeant même l'espace d'une seconde à lui déconseiller de partir pour prendre le temps de guérir avant. Mais le mal dont il souffrait n'avait rien de bien dangereux et le mensonge ne faisait pas parti de sa palette de défaut.

Seule, face à la fenêtre, son regard se perdait dans deux bleus différents. Celui du ciel et des yeux du guerrier. Elle l'observa alors s'approcher dans un silence qui fit battre son cœur. Elle se réfugia alors dans ses bras, la tête posée contre son torse musclé. Elle ferma les yeux pour apprécier encore plus cette étreinte, petit oiseau fragile qui manquait cruellement d'affection. Habituée à soigner les autres, le géant lui offrait le meilleur des remèdes. Les doigts de la Norvégienne venant caresser avec douceur le dos de cet ami, de ce frère que lui avait offert la vie. « Toi aussi tu vas me manquer. » Des paroles qui venaient inonder son coeur, se laissant bercer par ses caresses et ses mots sucrés. « À t'entendre on dirait que se sont des adieux. » Elle se détacha alors de son épaule, laissant le bleu de ses yeux inonder les siens. « Ce n'est que pour quelques temps. » Elle lui offrit un sourire, sachant pertinemment que le provisoire se transformait parfois en éternité. Mais elle lui faisait confiance, Týldr tenait ses promesses et elle n'avait jamais été déçue. Même si il partait pour un temps, elle allait devoir s'habituer à vivre sans lui. Elle était heureuse quand elle l’apercevait dans le coin, sans forcément se donner la peine de le saluer, le voir lui suffisait. « Je laisse mon empreinte juste ici, ou que tu sois je serais près de toi. » Il pointait son coeur, ne quittant pas son regard tandis qu'elle venait entremêler ses doigts dans sa barbe. Elle le croyait, elle voulait le croire. Sunniva le garderait près d'elle et ils se reverrait au coin du feu pour qu'il lui conte de nouvelles histoires. « Ma famille est ici, à Skogen. » Le sourire du géant réchauffait le coeur de la vierge, comblée par ses mots et rassurée sur son éventuel retour. Les temps allaient être dur sans lui, elle le savait et sa présence ne manquerait pas qu'à elle. Il avait sa soeur et ses amis ici. Mais à l'entendre, il les emportaient tous avec lui, dans son coeur et ses pensées. « C'est une première étape à accomplir, pour revenir et faire changer les choses ici. » Sunniva continuait de jouer avec la pilosité du guerrier, ne voulant pas briser cette étreinte et côtoyer de nouveau l'amante douloureuse qu'était la solitude.

Contre le mur, contre son coeur. Elle était bien Sunniva, abandonnant un peu de sa mélancolie tout en nourrissant son regard d'une vision qui allait bientôt disparaître dans des contrées gelées. « J'ai peur parfois quand le soleil disparaît et que je retrouve la froideur de ma couche. Peur des lendemains, de l'absurdité du monde et maintenant cette crainte de ne plus te revoir. Peur qu'une guerre nous sépare. » Avouer ses craintes n'étaient pas vraiment de la faiblesse pour elle. Elle se confiait dans l'intimité de cette étreinte, loin des regards curieux et carnassiers. « Mais j'ai foi en toi. Depuis que je te connais, j'ai toujours pensé qu'un plus grand destin t'attendais. Tu me reviendras, tu nous reviendras. » Elle encadra alors son visage et se hissa sur les pointes pour embrasser son visage. Elle croyait en lui, peu importe ses plans. Elle prierait, jours et nuits pour cet ami. Elle tira alors le couteau qu'elle portait sur sa ceinture, attrapant une longue mèche brune pour la couper et lui offrir avec un sourire. « J'espère que ça te porteras chance ! » Elle attrapa ensuite la main du Dengr pour y glisser sa mèche, se détachant ensuite de lui pour aller retrouver la table où trônait son matériel. « Mais ne penses pas que tu échapperas à ma potion ! Je vais t'en préparer pour ton voyage. » Un clin d'oeil amusé tandis qu'elle reprenait ses mélanges pour dissimuler encore sa tristesse. Le plus dur ne serait pas de le laisser partir, mais d'apprendre à vivre sans lui. « Tu peux compter sur moi pour veiller sur tes terres et ta soeur. Et pour tenir tête au Jarl aussi. » Elle se tourna pour lui adresser un regard complice. Le jarl Aldarik perdait un de ses ennemis, mais Sunniva était encore là pour veiller sur les pauvres âmes de Skogen. Elle espérait que Týldr lui reviendrait pour chasser de ses nuits les cauchemars qui souillaient la beauté du jour. C'était tout ce qu'elle espérait pour le moment.
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Týldr Víðarson
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Sujet: Re: Les maux par les mots. (Týldr)   - Mer 19 Avr - 10:58



Les maux par les mots

Sunniva & Týldr




Si nos chemins se séparaient aujourd'hui, il y en aurait un autre qui nous permettrait de nous retrouver. Le temps ferait office d'une languissante attente, agonisante et incertaine dans les moments les plus effrayants et angoissants de nos vies. Avais-je la certitude que nous pouvions vaincre cette séparation quoiqu'il se produise, quoi qu'il m'arrive en escaladant cette région éparse aux montagnes escarpés et aux créatures voraces empreint à l'hostilité. Non, mais cela valait le coup d'essayer. Intiment convaincu que nos destins étaient déjà tracés et décidés je ne pouvais me résoudre à ne pas quitter ma ferme, mes amies, ma sœur, Skogen. Je sentais ce regard sur moi, celui de cette jeune et tendre petit bout de femme m'implorant de rester auprès des miens. Je sentais aussi le regard des dieux, d'Odin et de son œil brillant telle une pierre précieuse observant quel serait mes choix et surtout si la dévotion que je m'appliquais tant à faire valoir n'était pas une simple façade. Pourquoi ne restes-tu pas ? J'avais besoin d'y croire, me convaincre que tous ceci avait un sens et que c'était là l'opportunité d'aller à la rencontre de mon destin. Je pouvais lire dans ses iris si étrangement différentes aux miennes, que nous pourrions partir, aller autre part, dans n’importe quel endroit sur cette terre. Que skogen n'était pas le seul endroit pour nous autres. « Il y a de nombreuses portes pour de nombreux endroits. » Répliquais-je pensant qu'un jour Sunniva trouverait aussi la force d'avoir à faire ce choix. « Un jour se sera sûrement ton cas. » Concluais-je appréciant le contact de ses doigts s’imprégnant dans ma barbe.

J'écoutais sa voix trahissant le désarroi malgré la bonne figure qu'elle arborait avec tant de courage.  Je l'observais et scrutais l’arborescence de cette tignasse qu'elle coupait et m'offrait d'une simple mèche brune au creux de mes mains. Je sentais sa main droite se refermer sur la mienne. Je ne pouvais exprimer plus de regret en mon être de devoir accepter ce cadeau. Je souriais timidement pourtant, comme un enfant qui n'avait pas d'autres choix que de se plier à la volonté des adultes le protégeant. J'appréciais cette marque d'affection, je la chérissais instinctivement dans ma tête et mon cœur. « Comme ça j'aurais aussi un peu de toi avec moi. » Déclarais-je souriant légèrement me sentant un peu confus et bête sur l'instant. J'embrassais à nouveau son front en guise de remerciement. Elle termina par céder la première, s'arrachant à l'étreinte. Je restais quelques instants comme prit d'une incompréhension fatidique. Sa voix alors me rappela la réalité de notre entrevue quand elle reprit machinalement cette mécanique d'écrasement d'herbes pour soigner le grand enfant que je suis. Je levais les yeux au ciel soupirant, si seulement je pouvais m'en détourner et faire abstraction de cette affliction bénin mais des plus douloureuses. Je rétractais ma mâchoire reprenant ma position initiale, je massais mon cou dans un mouvement lent et pesant tous le poids de mes doigts contre ma nuque. « Je te remercie... Je ne sais pas comment te rendre ce que tu as fais pour moi aujourd'hui. » Déclarais-je implorant les dieux qu'elle ne demande rien de trop extravagant ou entravant le libre arbitre du pauvre petit fermier que je suis. Un sourire malingre vint s'afficher sur le faciès du guerrier qui se dirigeait derrière la jeune jouvencelle. Éprise car oui elle l'était d'un sentiment de colère et de tristesse perturbant sa tranquillité et la sérénité de ses actions accomplies. J’attrapais avec force son poignet l'obligeant à me faire face. Je plissais mon regard de bas en haut et de haut en bas contemplant à quel point j'avais là une amie fidèle et plus proche de mon cœur que de l'esprit. Je l’attrapais lentement par la taille, soulevant de tout son poids ses cuisses robustes avant de la déposer contre la table. Je continuais à l'observer, à l'épier ne lâchant pas son regard, l'obligeant à soutenir le mien. Je laissais une main baladeuse caresser le long du tissu du jupon avant de glisser mes doigts sous cette fine robe de lin. Je pouvais sentir le contact de sa jambe sous l'impulsion de mes doigts avant d'atteindre un endroit subitement plus chaud à la limite de l'indécence. Son entre cuisse était charnue et plutôt plaisante, si bien que j'avais une quelconque idée un peu farfelue de lui mordre cette partie là de mes dents acérées et pointues. Je restais là, attendant la moindre de ses réactions, bonnes ou mauvaises je savais que je ne pouvais rien faire contenu de mon état mais, j'aspirais à connaître véritablement le dessein que les dieux et Sunniva me réservait ici à Skogen auprès des miens.


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Sujet: Re: Les maux par les mots. (Týldr)   - Jeu 20 Avr - 0:57




Les maux par les mots.

Sunniva & Týldr




Elle avait brisé l'étreinte avec regret, sentant son cœur s'emballer et battre un nouveau rythme qui ne lui était pas vraiment familier.Elle lui laissait une mèche de cheveux, pour pas qu'il ne l'oublie. Elle avait sourit à ses mots, se détournant de lui pour lui cacher sa mélancolie. Pour la première fois, elle ressentit la douleur des maux qu'amour infligeaient aux mortels. Il piquait son cœur et elle était confuse. Que ressentait-elle vraiment pour lui ? De l'affection fraternelle ? Ce frère donné par la vie, ce fermier semant les terres à ses côtés. Combien de fois son païen sourire avait éclairé le chemin tortueux de l'immaculée Sunniva ? Elle ne saurait répondre. Elle l'aimait tout simplement. Pourquoi toujours mettre des étiquettes sur la nature des sentiments ? Jetant l'ancre de la délivrance sur ces herbes, le regard perdu dans des racines qui se mélangeaient pour offrir de quoi aider le viking à cicatriser. « Il y a de nombreuses portes pour de nombreux endroits. » La phrase raisonnait dans sa tête, se demandait si l'herbe était plus verte ailleurs, si le temps était plus clément et les dieux plus à l'écoute. Elle ne préférait pas trop y penser malgré qu'il lui promettait qu'un jour, ça serait à son tour de marcher sur le monde. Vingt-huit hivers à geler sur les terres de Skogen, à se perdre en forêt dans de sempiternelles cueillettes sans prendre le temps d'admirer la beauté des bois qui l'entourait. Un jour elle partirait oui, peut-être même qu'il lui montrerait le chemin comme elle avait partagé l'amour qu'elle avait pour lui. Il allait lui manquer, c'était indéniable. Mais il reviendrait. Son retour serait jour de fête et il lui raconterait des histoires qui continueraient à la faire rêver bien des années après.

Dos à lui, elle avait du mal à se concentrer. Répétant des gestes dans un ballet inlassable, les yeux parfois fermés pour se souvenir de l'instant où il l'avait serré contre elle. Ses lèvres marquant son front de baisers qu'elle ne pourrait pas oublier. Une page allait se tourner, l'histoire continuait et elle souhaitait voir le guerrier comme héro de légendes que ses enfants continueront de conter une fois envolé pour Valhalla. Car c'était là-bas qu'il irait, elle en était certaine. Elle croyait en lui, malgré la peine qu'elle ressentait de le voir s'en aller, la place de Týldr était là où l'histoire s'écrivait. « Je te remercie... Je ne sais pas comment te rendre ce que tu as fais pour moi aujourd'hui. »  La vierge resta immobile, martelant ses racines pour essayer de se vider la tête. Elle n'avait rien fait d'extraordinaire, dû moins selon elle. « Reviens-nous en bonne santé, c'est tout ce que je te demande. » Avait-elle soufflée, apportant un peu de bruyère à ses narines pour en évaluer l'arôme. Elle jeta sa pincée dans le bol, le regard figé sur le feu en train de consumer ses pensées. La main du guerrier vint alors stopper le travail de la guérisseuse, d'une manière assez sauvage qui laissa la protagoniste étonnée. Il l'obligea à lui faire face, s'abandonnant à ses volontés tout en noyant son regard sombre dans l'océan de ses yeux. Il porta la jeune femme avec une aisance déconcertante, posée sur la table tout en laissant le fermier explorer une peau point profanée par d'autres mains. Un sentiment d'excitation venait se mêler à de l'incompréhension. Impossible de quitter son regard, hypnotisée par cette lumière qu'elle voyait briller au fond de ses yeux. Elle posa par instinct ses mains sur les épaules carrées du dengr tandis qu'elle fermait les yeux pour ressentir les frissons de caresses interdites. Il touchait du bout des doigts cette précieuse fleur égoïstement gardée depuis qu'elle était en âge de saigner. La pieuse Sunniva se laissait aller, rouvrant alors ses yeux pour mieux voir l'homme pour qui elle était en train de tout envoyer valser. Les mots ne voulaient pas sortir tandis qu'elle approchait son visage de celui du géant pour caresser ses traits et embrasser le coin de ses lèvres avec une certaine pudeur. Elle colla alors son front contre le sien pour lui souffler quelques paroles. « C'est donc ce que l'on ressent dans ces moments là ? La chaleur d'un feu qui consume l'âme. Le cœur qui hurle son désir de vivre. » Elle le regardait, perdue sur le navire fou des sentiments. Était-ce mal ? Elle l'ignorait totalement. Elle laissa ses mains découvrir le torse du guerrier, appréciant l'ardeur des muscles qu'elle sentait se contracter sous ses doigts. « J'ai peur qu'après ça, te voir partir soit encore plus douloureux ... Que de céder à mes envies ne fassent que augmenter ma peine une fois de nouveau tourmentée par les démons de la solitude. » Elle lui offrit un sourire doux malgré l'excitation qu'elle ne pouvait pas cacher entre ses cuisses et l'affection qui débordait dans son regard.

Sunniva posa alors ses doigts sur la main pernicieuse du guerrier. Elle ne savait pas ce que tout ça représentait pour lui. Un jeu ? Une envie soudaine ? Pour elle, c'était le début d'un nouveau dessin dont elle ne saisissait pas toutes les nuances. S'abandonner c'était prendre le risque de tomber amoureuse d'un fantôme qui allait bientôt devoir s'en aller. Il découvrirait d'autres terres, d'autres femmes avec qui il aimerait jouer et voir leurs corps nus et étendus par leurs grands airs se réveiller à côté de lui. « Ce fruit que tu t'apprêtes à cueillir, sera encore là à ton retour si tu le souhaites. Peu importe tes sentiments à mon égard, je veux que ce soit toi parce-que tu en es digne à mes yeux. » Elle vint sceller ses mots par un baiser, caressant ses traits tout en venant entrelacer ses doigts entre les siens. Elle regrettait déjà, mais elle ne voulait pas se réveiller demain matin avec un manque en plus, celui d'avoir consumer le feu de la passion pour au final pleurer sur des braises encore chaudes.
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Sujet: Re: Les maux par les mots. (Týldr)   - Jeu 20 Avr - 20:37



Les maux par les mots

Sunniva & Týldr




Qu'avions nous à perdre si se n'est le peu de temps qu'il nous restait à partager l'un et l'autre ensemble ? Mes actes définissent qui je suis, avais-je pour autant une forme d'audace bestiale enfouie en moi qui ne demandait cas surgir ? Peut être bien que oui, je voulais apprendre de mes échecs et savourer mes victoires. Je la sentais troublée, plus enclin à se livrer à moi sans aucune concession apparente mais, je n'avais pas agit de la sorte pour me fourvoyer. Je voulais l'entendre parler, se dévoiler car elle était plus qu'une simple fille de fermier, elle était plus que la guérisseuse de Skogen que j'avais longtemps côtoyée. C'était une personne, un être humain tout comme moi et si j'appréhendais l'instant ou elle allait me repousser, me gifler et s'enfuir sans jamais la revoir, il se produisit tout l'inverse de ce que j'avais pu penser ou même croire. La timidité prenait peu à peu une tournure plaisante et j'entrevis finalement la réalité jusqu'ici enfouie dans ces deux yeux noisettes.

La timidité semblait si naturelle, si imparfaite et pourtant si belle. Je la laissais faire, sentant le bout de ses lèvres effleurer, toucher par à-coups chaque baisers se voulant plus pudiques les uns que les autres. Ses actes semblaient prendre le devant de ce que son esprit s'était longuement interdit. Je ne profitais aucunement d'un état de faiblesse, je voulais simplement entrevoir ce qu'elle cachait derrière cette façade, ce minois juvénile et si humble. Je laissais mes doigts reculer puis surmonter le long de sa cuisse plongeant mon regard dans le brun de ses yeux, de ses cheveux, cette couleur si palpable de rouge lui monter aux joues et aux yeux. « J'ose tout ce qui convient à un homme. Qui ose plus n'en est plus un. » Murmurais-je avant de déposer mes lèvres contre les siennes et poursuivre mon chemin le long de son cou. Sa  peau était suave et d'autant plus désirable. Qui pouvait stopper cette invitation à la candeur subtile et si fragile qu'elle en était sublime. La question la plus probable que nous devions tous les deux penser était la suivante, et si je ne revenais pas ? Qu'adviendrait il de cet instant, d'elle, de nous ? Cette part au fond de moi me faisait douter de mes propres choix, des actes qui seraient les miens et ce que j'étais capable de faire pour les miens. Nous possédons tous en chacun de nous une part d'ombre, d'obscurité et de mal. Pour moi, le véritable mal est par dessus tout séduisant. Quand Loki frappe à votre porte, il n'a pas de sabots fendus. Il est séduisant. Et vous offre ce que votre cœur désire dans des murmures. Comme une sirène, vous attirant vers son rivage dévasté. Sunniva était une mise en garde, rester et vivre asservie par la fatalité d'une existence simple et dépourvue du sens même de ce que j'aspirais à être de plus qu'un vulgaire pantin à la solde du jarl. Javais peur de connaître la fin de l'histoire, celle avec Sunniva était peut être déjà sur le point de s'achever une fois que mes pas arpenteraient les monts et villages m'emportant au loin.

J'arrêtais subitement mes avances qui n'étaient déjà vouée à ne pas aller plus loin. Les circonstances faisaient que je devais mettre un point à cette aguichante et provocante attaque. Je comprenais ce qu'elle désirait, au fond elle devait avoir déjà pris conscience des obstacles et fait son choix. Cette réponse qu'elle m'offrait et son corps qui en donnait une toute autre n'avait fait que ralentir l'instant fatal. Elle appuya ses doigts sur les miens, reprenant ma place pour entrevoir son visage une nouvelle fois. Les blessures sont pour les désespérés. Les coups sont pour les forts. Baume et huile pour les cœurs fatigués. Le mien venait de cerner la véritable nature de mon interlocutrice et je n'en étais pas étonné. Je ne voulais pas jouer plus longtemps avec le feu, elle non plus d'ailleurs et je comprenais parfaitement que tout cela devait cesser momentanément. « De nous deux je crois que tu es bien la plus raisonnable finalement. » Le son de ma voix se voulant plus attendrissant et compréhensif face à mes agissements qui n'étaient peut être pas des plus décents. « Pardonne moi... » Lançais-je souriant légèrement et levant mes yeux aux ciel me demandant si c'est ce que je voulais véritablement. Elle déposa un dernier baiser, de ses caresses aussi délicates et tendres effleurant ma mâchoire je l'observais, la contemplais et l'admirais tant pour tout ce qu'elle était et serait bien plus encore si je réussissais et un beau jour revenait vivant de ce périple qui était mien désormais. « Aucun regret. » Concluais-je laissant ma main droite glisser le long de sa jambe pour venir saisir les siennes. J'embrassais de mes lèvres chaudes les phalanges tatouées avant de caresser sa joue une énième fois.


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Sujet: Re: Les maux par les mots. (Týldr)   - Jeu 20 Avr - 23:01




Les maux par les mots.

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Elle s'imprégnait de ce regard bleuté, s'y baignant avec délectation tout en espérant pouvoir s'y noyer un jour prochain. Le moment fatidique arrivait, celui de devoir se séparer et de le laisser partir s'envoler vers d'autres aventures. Combien de temps elle l'attendrait ? Un mois ? Un an ? Elle l'ignorait, préférant se concentrer sur le présent et cette proximité qui venait réveiller un cœur qui n'avait jusqu'à présent battu que pour des futilités. « De nous deux je crois que tu es bien la plus raisonnable finalement. »  Elle avait sourit, sachant pertinemment que il s'en était joué de peu, la raison l'emportait sur les sentiments et elle regrettait déjà de ne pas avoir cédée. Pourtant, ses lèvres avaient du mal à se décoller des siennes, s'imprégnant de son odeur, peignant ses traits dans sa tête de peur de l'oublier une fois le seuil de la porte franchi. « Un peu trop à mon goût parfois. » Un fin de sourire aux lèvres tandis qu'elle serrait sa main avec douceur, craignant le moment où elle devrait briser cette étreinte et le laisser s'en aller. Elle avait découvert un nouveau guerrier, plus doux mais conservant cette force qui ne cessait de l'inspirer. Elle devait prendre exemple sur lui, prendre son destin en main et se laisser porter par un instinct qui la conduirait là où elle était censée aller. Cela l'arrangeait d'être enchaînée à Skogen, une forme de lâcheté qu'elle ne voulait peut-être pas s'avouer. « Pardonne moi... » Elle secoua la tête négativement, encadrant son visage pour lui sourire à nouveau. Il n'avait pas à s'excuser de lui avoir les yeux. Bien au contraire. « Merci plutôt. Tu m'as rappelé que j'étais beaucoup plus qu'une simple fermière manipulant la magie des plantes. Dans tes bras, je me sens plus que jamais femme. » Elle embrassa son front, son regard débordant de tendresse et de reconnaissance. Elle se coucherait ce soir avec le sentiment d'avoir perdu un ami, mais d'avoir gagné une clé qui lui ouvrirait les portes de la confiance en soi. Il ne pourrait certainement pas comprendre ce qu'il avait fait pour elle, mais Sunniva le savait. « Aucun regret. » Il embrassa sa main avec douceur, caressant une dernière fois sa joue piquante de pilosité tandis qu'elle conservait des lippes étirées. « Pas pour aujourd'hui en tout cas. » La vierge quitta son piédestal pour retrouver le sol, le corps toujours autant électrisée par ce touché qu'elle ne pouvait décemment pas oublier.

Elle se hâta de terminer le fortifiant du géant qu'elle laissait sur la table en lui rappelant les indications. Elle récupéra sa besace qu'elle venait suspendre à son épaule tandis qu'elle s'approchait de lui. « Je te ferais porter ton traitement demain. » Elle le serra une dernière fois contre lui, embrassant sa joue avec tendresse. Le goût du tragique. « Que les Dieux veillent sur toi Týldr Víðarson. » Elle se détacha de lui en lui adressant un dernier regard, celui de la tristesse, celui des au-revoir. Elle quitta alors son habitation pour retrouver la beauté du jour et une nature qui continuait de chanter. Elle essuya une petite larme sur sa joue, mais elle n'était plus aussi triste. Elle souriait parce-que elle savait que ce n'était pas la fin mais le début d'une nouvelle aventure. Il reviendrait, c'était à ça qu'elle s'accrocherait.
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