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 i don't want to die (Eydís)
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Týldr Víðarson
Dengr - les guerriers vikings.

behind the shield.
POSTS : 253
SEPTIMS : 1363
ARRIVAL : 30/01/2017
IDENTITY : Thomas / Bangerang_Wiver
FACECLAIM : Travis Fimmel / ©Bang_Wiver / ©Dakini vava

AGE : 35 ans
STATUT CIVIL : L'esprit et le cœur aussi libre que le vent s’engouffrant dans les crevasses glaciales et escarpés d'Isenseg
METIER : Fermier / Guerrier
INVENTAIRE : Mon barda se compose d'une épée de bonne facture ainsi qu'une hache de taille plus réduite. Un bouclier robuste attelé sur mon épaule quand l'heure du combat se fait sentir. Des vivres, une source d'eau bien remplie. joker n°1.


there's a warrior.

FEUILLE DE PERSONNAGE.
compétences :


Sujet: i don't want to die (Eydís)   - Sam 15 Avr - 11:18



I don't want to die

Eydís & Týldr






Le vent soufflait des rafales comme jamais je n'en avais vu auparavant. Mes yeux se plissaient si bien qu'il m'était difficile de voir dans quel direction j'avançais et ou mes pieds allaient se retrouver. L'ascension de cette montagne était plus dangereuse à descendre finalement. Je forçais l'allure pour maintenir une cadence qui me permettrait de rejoindre Isenseg en fin de journée. Avec ce temps difficile à dire approximativement ou j'étais, je gardais en tête qu'il me fallait faire preuve d'une extrême prudence. Si je tombais s'en serait fini de moi. La gloire, le prestige et le valallha, tous ces rêves ne seraient plus l'arborescence d'une pensée qui tourmenterait mon esprit dans les limbes noires de Hel. Une bourrasque releva mon capuchon si bien que mes mains gelées par le froid et les températures de ce climat aussi impitoyable pour l'Homme se figèrent sur le bout de tissu pour recouvrir le haut de mon crâne. Je laissais échapper d'entre mes lèvres une plainte dans un bruit que personne ne pourrait entendre et même comprendre à quel point les extrémités de mon corps souffraient. L'horizon était fait de blanc, partout ou mes yeux se posaient il n'y avait que cette vaste étendue de neige dans laquelle mes pas s'enfonçaient inlassablement et profondément.

Mes yeux à demi voilés commençaient à se fermer sous la fatigue mais, il était hors de question de s'arrêter. Il fallait marcher et continuer à poursuivre cette route que je m'étais tracé. J’apercevais une silhouette au loin, du moins ce que je pensais être une personne tout comme moi. À cette vue je trouvais un regain d'espoir et de soulagement et accélérerais l'allure. Je n'étais plus cas quelques mètres de celui ou celle qui allait assurément m'être d'une grande aide. « Hey ! Toi là bas ! » Déclarais-je alors que ma main vint s'apposer sur la forme sinueuse d'une pierre dressée s'extirpant de la neige. Un fin sourire s'étira sur mes lèvres gercés et violacées par le froid prenant conscience que je devais devenir fou d'avoir pu une seule seconde penser qu'il y avait quelqu'un d'autre ici dans ces congères. Je n'obtenais pour réponse que le souffle glaciale de la brise qui s'atténuait. Je pensais en mon fort intérieur, être de retour à la civilisation. Il n'en fut rien, il s'agissait là d'un vulgaire rocher. J'apposais ma front contre la pierre mon bras droit apposé contre celui qui aurait été un ami dans l'infortune que je m'étais infligé. Alors que je peinais à vouloir reprendre la route j'entendis cette voix. Un murmure par delà les monts et porté par le souffle froid du vent.
« La mort t'attend au tournent. » voilà le message qui m'était destiné dans cette contrée hostile. J'entrevoyais la fin de mon aventure dans cet endroit, seul loin de mon foyer. Le grognement et l'avancée rapide d'une bête féroce se faisait entendre. J’entrouvris mes yeux scrutant derrière moi cette masse noire et blanche aux teintes grises et aux oreilles sifflantes. Instinctivement je dégainais ma hache, mon dos portait le bouclier solidement ancrée par les lianes de cuir et il m'était impossible de m'en servir. Mon pied droit glissa subitement contre la paroi rocailleuse contre laquelle je m'étais posé si bien que je dégringolais de tout mon poids le long de la pente. Ma main tenais fermement le pommeau de mon arme et le fracas de mon corps alourdis par le poids de mon barda me pesait et blessait ce corps qui était mien. Ma chute semblait peu à peu se stopper mais l'animal lui poursuivait sa proie.

Je titubais me forçant à me relever le plus rapidement possible. La forme sauvage et bestiale d'un lynx des neiges se projeta dans la direction m'assénant un coup vif à l'épaule et je perdais soudainement la hache d'arme que je tenais dans ma main. La douleur était là, je la sentais peu à peu quitter mon corps tout comme le sang se déversant peu à peu sur le sol blanc et fumant. Je n'avais pas d'autres choix, tuer ou être tué il fallait agir vite. Je dégainais mon épée tenant fermement de cette main ensanglantée le pommeau rougeoyant de mon sang. La bête rodait et tournait autour de moi. Je suivais son parcours attendant le moment opportun. Je lançais désespérément des cris de rage, de colère, de haine vociférant jusqu'à en perdre voix. Ma lame plusieurs fois sifflait dans le vide essayant d'éloigner l'animal de fondre sur moi. En vain, rien ne dissuaderait la bête sauvage. L'animal avait faim. Ma main gauche empoigna le bouclier que je portais contre l'avant bras. Je me murais dans un silence soudain. Je me préparais à subir l'attaque, imminente et sanglante elle serait et je rejoindrais victorieux le village ou crèverai telle un vagabond solitaire déchiqueter par les rapaces et les chiens. Le lynx se projeta une nouvelle fois. Je recevais tous son poids me protégeant de l’armature en bois et cambrant mes jambe pour le repousser au loin. La chance n'était pas de mon côté je sentais ses griffes lacéré le bois et sa gueule cherchant à défigurer mon visage. Je tombais en arrière profitant de la chute pour donner un coup d'épée dans le flanc. J'avais touché j'en étais certains. La violence et les grognements bestiales restaient intacts et bientôt sa mâchoire serait assez près de ma gorge pour qu'il puisse se repaître comme il se doit. Les gros poissons mangent les petits, dans ce monde il n'y a pas de place pour les faibles. Je sortais un couteau de chasse et agrippais sauvagement le poil rude et chaud de l'animal qui aussitôt mordu mon avant bras. J'hurlais de douleur et assénait à plusieurs reprises des coups de couteau dans la bête. Je n'arrivais pas à m'arrêter, c'était ça ou perdre mon bras. Bientôt l'animal relâcha prise et je dégageais sa carcasse du bouclier le projetant à mes côtés.

Le souffle haletant, je restais planté là sans rien faire quelques instants. Allongé dans la neige, les yeux jaunâtres de l'animal me fixant de son vivant était désormais mort. Dans cet amas de solitude qui était le mien j'étais repartie en courant ma main droite tenant une strangulation maladroite autour de la plaie que j'avais reçu sur l'avant bras. J'avais chaud et je traçais derrière moi un sillage empreint de gouttelettes de sang qui me laissait présager une douloureuse et lente agonie jusqu'à ce que mort s'en suive. Avec le peu de force qu'il me restait je dégageais une porte de mon épaule espérant vainement que quelqu'un réponde à mon appel.
« Il y a quelqu'un ? ! » Implorais-je alors que mes yeux cernés et mon front humide cherchait la vision d'une quelconque personne dans l'habitat.
 

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« The world is changing and we must change with it. »

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Sujet: Re: i don't want to die (Eydís)   - Ven 5 Mai - 16:03




I don't want to die
Q
Le temps changeait. Cueillant une dernière calendula –excellente pour les onguents favorisant la guérison des plaies, Eydis interpella son fils. Les bourrasques de vent indiquaient qu’il était temps de rentrer. Ajustant correctement leurs capes au-dessus de leurs têtes pour se couvrir du froid, ils arpentèrent la forêt. Il ne fallut pas longtemps avant de rejoindre le village, mais se stoppèrent net à la vue de gouttes de sang sur la neige. Sans lâcher la main de son fils, ils suivirent les tracent qui les menèrent devant une habitation dans laquelle une imposante silhouette venait d’entrer, laissant la porte grande ouverte. Ne reconnaissant pas cette dernière et étant un peu trop loin pour cela, en tant que mère, son devoir et surtout son instinct premier était de protéger son fils, encore trop jeune pour pouvoir défendre ses proches. Eydis devait l’éloigner au plus vite. C’est en prenant son ton de voix le plus ferme, et sans quitter la porte des yeux, qu’elle ordonna à son fils de partir.

« Eirik. Va chez ta tante, n’y sors sous aucun prétexte et préviens qui tu sais en cas d’urgence. »

Mieux vaut prévenir que guérir même si elle ignorait complètement à qui appartenait ces gouttes de sang sur la neige. Son intuition lui dictait de rester prudente, car rien n’indiquait que la personne qui était à l’intérieur soit un villageois. Mais dans tous les cas, Eydis ne pouvait décemment pas laisser une personne blessée sans assistance. Dès qu’Eirik partie, Eydis serra son panier de plantes contre elle, sa main droite tenant fermement le pommeau de son poignard, dissimulé dans les pans de sa jupe, alors qu’elle avançait doucement vers la porte d’entrée. A peine mit-elle un pied à l’intérieur que le bois se mit à grincer et qu’elle entendit une voix masculine. Serrant un peu plus le poignard dans sa main, Eydis se montra, entrant dans la pièce principale et faisant face au blessé. A la rapide vue de son état, Eydis laissa son poignard caché où il était et déposa son panier sur la table la plus proche. Cet homme n’était pas d’Isenseg. Elle pouvait clairement l’affirmer. Comme il n’y avait aucun doute possible sur le fait qu’il était un guerrier, mais beaucoup de vikings l’étaient. Sauf que lui était plus que mal au point, non seulement par le froid et la météo peu clémente de leur montagne –autre signe prouvant qu’il n’était pas du coin-, mais aussi par une vilaine blessure à son avant-bras d’où s’échappait déjà trop de sang.

« Vous ferriez mieux de vous asseoir si vous ne voulez pas perdre connaissance d’ici peu… » lâcha-t-elle calmement après quelques longues secondes d’observation mutuelle. Eydis savait bien que même blessé, cet homme représentait toujours un grand danger pour elle, mais s’il n’était pas dénué d’un minimum de jugeote, il ne ferrait aucun mal à la seule personne, pour le moment présente pouvant le soigner. Elle n’aurait aucun mal à le faire ici d’ailleurs, pensa-t-elle en se dirigeant vers un coin de la pièce d’où elle sortie bandages, pilon, mortier et autres ustensiles utilisés en guérison et herboristerie. A croire que cet homme avait les dieux de son côté pour pénétrer dans cette maison qui n’était autre que celle d’un des guérisseurs d’Isenseg et qu’elle connaissait très bien, puisqu’il s’agissait de l’habitation de son frère, l’ancienne maison de leurs parents, située en bordure de forêt. Visiblement ils avaient bien choisit leur emplacement, ou pas, selon le point de vue…

Son frère, Hallr, s’était absenté il y a peu, au vue du feu de bois qui était toujours allumé. Probablement une visite urgente chez un malade ou un blessé imprévu. Peu importe, Eydis n’avait pas besoin de lui pour soigner quelqu’un même s’il aurait été plus sûr et rassurant qu’il soit présent, puisqu’elle se retrouvait seule avec un étranger potentiellement dangereux. Eydis veillait, en le regardant à plusieurs reprises du coin de l’œil tout en sortant tout le nécessaire. Après quelques minutes, Eydis se retourna de nouveau vers l’inconnu en lui désignant du bout des doigts le matériel, onguent et herbes posées sur la table, lui demandant ainsi silencieusement la permission de le soigner, de lui apporter son aide en contrepartie de sa sûreté.
WILDBIRD
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