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 Lost in translation ~ Enola [FB]
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Sidroc Grímrsen
Umagr - maudit par les dieux

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STATUT CIVIL : Célibataire
METIER : Explorateur et Guérisseur itinérant
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-une épée
-des herbes médicinales
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-un pendentif en forme de chouette
-ses quelques septims

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Sujet: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Mer 19 Avr - 23:27

Sidroc n'avait pas fière allure. Voilà des mois qu'il cheminait par monts et par vaux, des mois qu'il avait perdu la guerrière qui l'accompagnait. Capturée par ces maudits Suédois, les Dieux seuls savaient ce qu'ils étaient tous devenus. Lui-même avait eu une chance inouïe de ne pas avoir été pris avec elle. Bien entendu, il avait voulu se précipiter à son secours, mais encore une fois, la malédiction dont il semblait affligé l'avait frappé et il s'était retrouvé incapable de suivre sa piste, mais aussi à rejoindre le village le plus proche pour demander de l'aider.

Il n'avait à vrai dire retrouvé de village que plusieurs semaines plus tard, où on lui apprit qu'il était bien loin de l'endroit où il pensait avoir été attaqué. Cette nouvelle l'avait tout d'abord effondré, puis il s'était rassuré en se disant que si quelqu'un avait pu régler son compte à ses bandits sans même qu'ils ne se rendent compte de ce qu'il leur arrivait, c'était bien elle. Il s'était donc accroché à cette croyance, quémandant aussi le soutient des Divins, non pas pour lui, mais pour elle qui l'avait aidé à retrouver son chemin pendant de si longues années.

C'était donc seul qu'il voyageait désormais et à la recherche non pas de son guide perdu, mais bien d'un étonnant lieu dit Finlandais dont on lui avait vanté les mérites. Leurs anciens avaient été formel : il se trouvait dans le nord de ce pays une grotte qui aurait été taillée par des géants des glaces depuis longtemps disparus. Avide de nouvelles découvertes, Sidroc avait demandé si quelqu'un pouvait l'emmener voir cette grotte, mais chacun prétendait avoir son rôle à jouer dans le village. Personne n'avait le temps d'accompagner un étranger, aussi serviable et sympathique soit-il, Sidroc comprenait. Il était donc simplement parti en essayant de suivre les indications pour s'y rendre à lettre... et s'était quand même perdu.

Désormais il errait donc, vivants de ses provisions, mais aussi de se connaissance des plantes de la région, essayant de pêcher à la lance en se taillant un morceau de bois dès qu'il croisait rivière ou lac. Impossible pour lui de chasser, après tout. S'il était capable de suivre une piste, il serait sans doute capable de suivre un chemin simple jusqu'à une destination. Cependant, Sidroc ne se plaignait pas et jamais ne lui vint le regret de ne s'être pas simplement arrêté pour de bon au village précédent. Ne pas avoir de destination précise avait toujours été l'histoire de sa vie, préférant de loin se rendre où ses pieds le conduisaient, découvrant ainsi des merveilles insoupçonnées ou créant de dangereuses rencontres.

Il était d'ailleurs en train de fredonner un air sans paroles, s'émerveillant de la beauté des montagnes de Suède lorsque l'une de ces rencontres survint. Il ne l'avait pas vu tout de suite, mais se figea en l'apercevant. Une femme, sans doute de son âge ou pas beaucoup plus vieille, se tenait non loin de lui, un air suspicieux sur le visage et une flèche encochée à un arc dans les mains. Cessant de chantonner sur le champ, Sidroc tâcha de déterminer s'il avait affaire à une brigande ou un chasseresse et estima qu'elle avait l'air en trop bonne santé pour être une hors la loi. Soupirant de soulagement, il s'adressa à elle en Suédois pour lui dire qu'elle n'avait rien à craindre de lui car il n'était qu'un simple voyageur.

À ces mots, la chasseresse leva son arc vers lui et Sidroc n'eut d'autre choix que de pousser un juron fort norvégien avant de se jeter littéralement à couvert derrière un arbre. Le cœur battant, sachant qu'il n'avait aucune chance de la battre à l'arc avec son épée, Sidroc chercha un moyen de s'en tirer sans faire de vagues, ne comprenant pas ce qui avait pu provoquer une telle réaction chez l'étrangère qui le menaçait avec son arc. Pourtant son suédois n'était pas si mauvais, si ? L'aurait-il insulté sans y prendre garde ? Se serait-il trompé en la prenant pour une chasseresse honnête ? Les temps étaient peut-être dur, peut-être avait-elle besoin de tout l'argent possible et sa bourse (bien que bien plate, comme toujours) avait sans doute eu quelque intérêt à ses yeux ? A moins que ça ne soit tout simplement son allure de vagabond crotté qui n'inspirait pas la confiance, auquel cas il comprenait et s'efforcerait de mieux convaincre l'inconnue.
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Enóla Sivertsen
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AGE : Trente-quatre ans
STATUT CIVIL : Divorcée
METIER : Chasseur
LOCALISATION : Isenseg

INVENTAIRE : joker n°1.
Un arc offert par sa famille auquel elle tient comme à la prunelle de ses yeux, un carquois plein de flèches. Un couteau de chasse à hauteur de la ceinture, un autre plus petit glissé dans la botte. Elle peut avoir également une besace lors de plus longs trajets contenant de l'eau, un peu de nourriture séchée, de la corde et une petite statuette de bois représentant une femme qui lui ressemble étrangement.
Elle a également quelques pièges en réserve qu'elle dépose à certains endroits stratégiques aux alentours d'Isenseg et elle va en vérifier les prises tous les jours.

Listen, listen. I would take a whisper if that's all you have to give, but it isn't. You could come and save me. Try to chase it crazy right out of my head.




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Sujet: Re: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Ven 21 Avr - 23:12


Lost in translation.
Sidroc & Enóla


Une fois n’est pas coutume, Enóla avait tenu à partir tôt à la chasse, tant par habitude que par nécessité. Cela faisait désormais plusieurs jours que trottait dans son esprit l’idée de se rendre à Skogen afin d’évaluer la situation là bas, lasse qu’elle commençait à être de se fier aux ragots qu’on daignait lui offrir à Isenseg. Pour se renseigner, il valait encore mieux se rendre sur place et arrêter de compter sur autrui pour rapporter des rumeurs sûrement maintes fois modifiées. Cette décision, mûrement réfléchie, impliquait toutefois qu’elle s’éloigne de la demeure familiale pour un temps, aussi voulait-elle faire quelques provisions par égard pour son père, essentiellement. Elle s’en voudrait de partir sans subvenir à ses besoins en matière de gibier, ayant qui plus est choisie d’exercer la profession de chasseresse justement pour être relativement autonome. C’est donc pour cela que la jeune femme s’obstinait dans la forêt, étant arrivée suffisamment tôt pour surprendre les quelques proies encore endormies, un lièvre pendant déjà à sa ceinture, et sachant qu’elle pourrait désormais en attraper encore d’autres durant leur réveil. Elle n’eut pas à attendre bien longtemps pour atteindre, d’une flèche, une espèce de perdrix au vol, la rajoutant à son butin dans un sourire satisfait. Forte de ses réussites, Enóla se sentait chanceuse, sa chasse bénie des dieux, et pris de ce fait la peine de poursuivre ses investigations de prédatrice même si cela ne devrait, en théorie, ne mener à rien vu l’heure désormais. Desserrant à peine l’étau de sa cape qu’elle avait maintenu autour de son cou, la température se faisant un peu plus clémente au fil des heures, ce fut d’instinct que la brune encocha une nouvelle flèche en percevant un bruit au loin. Elle avait beau ignorer la nature de sa proie, elle ne voulait pas manquer sa cible sous prétexte qu’elle ne s’était pas tenue prête. Une poignée de secondes furent cependant suffisantes pour qu’elle comprenne que ces semblants de marmonnements qu’elle percevait n’avaient rien à voir avec des animaux. C’était humain. Et cela faisait quelques jours désormais que sa propre espèce la dérangeait fortement, à ainsi toujours la perturber durant ses chasses. A croire qu’elle était entourée d’insomniaques qui prenaient plaisir à se lever en même temps qu’elle. Ravalant un soupir aussi las qu’agacé, la brune préféra dans un premier temps emprunter une autre direction, estimant qu’elle pourrait être suffisamment rapide pour atteindre une zone plus calme de la forêt et ainsi s’octroyer une chance de trouver du gibier supplémentaire. Quelle ne fut pas sa déception de constater que la musique, car elle venait de comprendre que c’est de cela dont il était question, la suivaient également. Des fredonnements, un air qu’elle aurait pu juger fort agréable dans d’autres circonstances mais qui prenait désormais des intonations bien trop fortes à son goût. Elle était fichue, indéniablement.

Nouveau soupir, avant qu’elle ne se décide à parcourir la distance qui la séparait de cet importun. Sûrement qu’elle lui ferait part de ses quatre vérités : à savoir qu’on garde ses chants pour un feu de camp entre amis et qu’on vient pas faire chier les honnêtes gens avec ça a pas d’heure, pour mieux lui conseiller d’emprunter des chemins plus sûrs et plus empruntés. Errer dans la forêt qui longeait Isenseg pouvait être risqué, surtout quand elle s’y trouvait en vérité et Enóla avait beau être devenue douée dans ses activités, des expériences récentes lui avaient rappelées qu’une flèche malavisée pouvait toujours partir trop vite. Quoi qu’il en soit, il ne lui aura pas fallu longtemps pour remonter jusqu’à la source du bruit, le vert de ses yeux captant la silhouette d’un homme qui, ma foi, semblait prendre ses aises. Il n’a pas l’air belliqueux, pas plus qu’il ne lui semble dangereux à vrai dire, ce qui ne l’empêche pas de le jauger avec plus d’intensité, de crainte de passer à côté d’un détail important. Enóla comprend cependant assez vite qu’elle est celle qui doit paraître le plus menaçant, captant le regard que l’inconnu dédiait à son arc et la flèche qui y était déjà installée. Elle ouvrit la bouche, prête à se justifier et à le rassurer quant au fait qu’elle n’était pas aussi agressive qu’elle pouvait en avoir l’air, mais il la devance. Des mots qu’elle ne comprend pas et, de ce fait, des mots qui lui font peur. Instinctivement l’arc se retrouvé bandé, l’empan de la flèche ramenée contre sa joue tandis qu’elle vrillait un regard aussi froid que déterminé en direction de sa cible du moment. Qui était-il ? Que voulait-il ? Il n’était pas seulement un étranger pour Isenseg, mais semblait être un étranger pour son pays tout entier et cela n’était pas pour la rassurer. En vérité, le plus dérangeant était indéniablement son incapacité à comprendre ce qu’il avait voulu dire, une incompréhension qui ne fit que semer le doute dans son esprit. Etait-il question d’insultes ? De menaces ? D’un ordre donné à de potentiels compagnons, que la brune se mit à guetter en observant les alentours. Elle ne voulait pas être la proie, à aucun moment de sa vie. Cependant, ce semblant de paranoïa qui venait de la saisir s’envola presque instantanément quand, dans ce bordel, elle finit par capter des jurons dans sa langue. Il parlait norvégien. Figée dans son attitude belliqueuse, Enóla hésite un instant, mais ne peut que renoncer à sa sottise en constatant que l’homme s’était finalement caché derrière un arbre. S’il avait été question d’un, ou plusieurs, brigand, la réaction n’aurait pas été la même. Alors peut-être, oui peut-être, s’était-elle montrée un peu trop virulente. Peut-être.

« Par tous les dieux, parler la bonne langue ça te viendrait pas à l’esprit ? Siffle-t-elle pour tout reproche, avant de soupirer. Abaissant son arc, et replaçant au passage sa flèche dans le carquois accroché à son dos, elle reprit la parole plus sereinement, malgré les quelques tremblements dans sa voix qui provenaient de la récente adrénaline. C’est bon, flèche rangée, tu risques plus rien. C’est promis. Et elle attend, plus patiente que précédemment, qu’il daigne sortir de son abri de fortune. Elle se doute bien que lui faire confiance après un coup pareil n’était pas évident, aussi ne s’offusque-t-elle pas de la méfiance qu’il peut lui vouer. Apercevant finalement le visage de l’homme qu’elle avait menacé, elle s’autorisa un léger sourire, un peu moqueur, tandis qu’elle exhibait les paumes de ses mains pour achever de le rassurer. Gardant le silence l’espace d’un instant, ce fut avec une certaine gêne qu’elle finit par se masser la nuque, cette dernière exhibée de par le fait que ses cheveux étaient soigneusement attachés. Désolée, mais je savais pas vraiment ce que tu me voulais. Dans le doute… » Dans le doute elle préférait menacer de te crever un œil à coup de flèche. C’est pas pour rien qu’on apprend à se méfier des femmes d’Isenseg, hein ? Quoi qu’il en soit, la jeune femme se rend alors compte qu’elle tutoyait un homme qu’elle ne connaissait pas le moins du monde, cela était pourtant venu naturellement, accompagnant instinctivement sa colère passagère. Le vouvoyer après cela lui paraissait toutefois trop étrange pour qu’elle revienne sur ce choix. Quoi qu’il en soit, Enóla n’est pas certaine de la marche à suivre et, estimant sûrement qu’il devait s’excuser pour sa part de responsabilité dans cette histoire, la chasseuse se contente finalement de garder le silence tout en observant de bas en haut son interlocuteur, daignant enfin s’intéresser à sa personne. Voyageur plus que brigand. Plus jeune qu’elle sûrement, de pas grand-chose. Et quelque chose dans l’attitude, ou la posture, qui lui fait penser à Garth sans qu’elle ne parvienne à se l’expliquer.

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Sujet: Re: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Lun 24 Avr - 0:43

Pour dire vrai, Sidroc s'imaginait déjà embroché au bout d'une flèche sans aucune chance de s'en sortir lorsque la femme qui était sensé être l'artisane de sa mort s'adressa à lui dans un langage qui ne lui était que trop familier. Hésitant à sortir malgré tout à cause de la menace, il resta encore un instant à couvert derrière son arbre, se redressant en position verticale tout en posant la main sur la garde de son épée. Il savait s'en servir convenablement, mais ça ne l'aiderait certainement pas à s'en sortir contre un arc à cette distance. En vérité, il ne se décida à se montrer que lorsqu'il eu jeté un coup d’œil rapide pour s'assurer que la flèche était belle et bien retournée sagement dans son carquois, plutôt que de croire l'étrangère sur parole.

Se décidant, quitta lentement son abris en s'époussetant, avançant à grands pas vers l'inconnue pour rendre son arc inutile dans le cas où elle changerait d'avis, nuançant cette avancée un peu rapide avec un sourire rassuré et engageant. En vérité il était agréablement surpris, il ne se doutait pas qu'il croiserait quelqu'un parlant le norvégiens en plein milieu de nulle part, en Suède.

-C'est rien je comprends, je ne savais pas vraiment non plus à qui j'avais à faire ! J'ai bien cru que j'allais finir en hérisson.

Il regarda autour de lui en se demandant si elle était seule ou bien si d'autres chasseurs l'accompagnaient, ce qui était peu probable bien qu'il ai déjà vu des duo particulièrement efficace à cette activité.

-Je ne pensais pas croiser quelqu'un qui parlerait le...

Il s'interrompit soudainement, son cerveau faisant enfin le lien entre le langage, ce qu'elle lui avait dit et l'environnement direct dans lequel ils se trouvaient. « Par tous les dieux, parler la bonne langue ça te viendrait pas à l’esprit ?  C'était là ses propres mots, qui avaient une signification légèrement plus profonde que le simple fait qu'il n'avait pas deviné quelle était sa langue naturelle. Si elle s'attendait à ce qu'il parle le norvégiens, si pour elle c'était là l'évidence même en plus d'être « la bonne langue », c'était qu'il n'y avait qu'une seule conclusion à en tirer. Son regard se fit vitreux un court instant avant de se reposer sur l'inconnue qui le menaçait un instant auparavant. Choisissant alors le tutoiement, puisqu'elle ne s'était elle-même pas embarrassée de politesse, il s'adressa prudemment à elle.

-La question va sans doute te sembler bien stupide mais... est-ce que nous sommes en Norvège ?

Elle devait sans doute le prendre pour un fou désormais, à parler des langues étranges et à ne pas savoir où il se trouvait. Telle était sa malédiction cependant : toujours appelé par les routes, mais incapable de se retrouver où que ce soit. Jamais il ne savait vraiment où il se trouvait, à part lorsqu'il était accompagné par quiconque ayant l’œil sûr, ce qui n'était pas le cas aujourd'hui. Des mois qu'il pensait se trouver en Suède, sur le chemin pour trouver une merveille naturelle de la région et voilà que ses pas l'avaient finalement mené à sa terre natale, la Norvège. Du moins s'il ne se trompait pas.

-Est-ce que tu as déjà eu cette impression étrange que toutes les certitudes que tu avais sur quelque chose s'effondraient brusquement sous tes yeux ? Soupira-t-il alors.

C'était le cas pour lui. Pas seulement aujourd'hui, mais à de multiples occasions ces derniers temps. Il n'était jamais où il pensait qu'il était. Cependant il ne pouvait s'empêcher de penser que le hasard de ses pas l'avait poussé dans une direction bien précise, bien connue de lui. Il aurait pu aboutir n'importe où et pourtant c'est en Norvège qu'il se trouvait désormais.

-Oublie ça, j'ai simplement l'habitude de me perdre, déclara-t-il avec un petit rire. Il regarda une fois de plus autour de lui. On est où exactement au fait ?
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Sujet: Re: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Mar 25 Avr - 1:37


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Un hérisson, la comparaison était bonne mais la jeune femme ne se permet pas le moindre commentaire, se contentant d’arborer un sourire énigmatique. Elle ne doutait plus depuis longtemps de ses capacités avec un arc, pas plus qu’elle ne doutait de ses capacités à traquer une proie, que celle-ci soit humaine ou animale. Alors oui, si elle l’avait voulu, il aurait été tué bien que finalement une seule flèche aurait sûrement suffi pour exprimer son désir de meurtre. Il était toutefois inutile de se vanter, tant parce que cela lui convenait qu’on ignore tout de ses capacités que parce qu’il était inutile de faire preuve d’un humour douteux auprès de quelqu’un qu’elle avait menacé de mort il y a de cela à peine une minute. C’est par ailleurs parce qu’elle a parfaitement consciente du mauvais début qu’a pris leur rencontre que la jeune femme ne s’offusque guère de le voir guetter les alentours à la recherche, sûrement, de potentiels complices. Cela la rassure en vérité car il ne chercherait sûrement pas à savoir si elle avait des hommes avec elle si lui-même s’était senti soutenu par des individus dans l’ombre. Au moins ne s’était-elle pas trompée en ne voyant finalement en lui qu’un simple voyageur, aussi étrange puisse-t-il paraître au premier coup d’œil. Et il paraît encore plus étrange dès lors qu’il reprend la parole, s’estimant surpris d’être tombé sur quelqu’un parlant… Parlant quoi ? Parlant comme elle, certes, et ? L’avait-il estimé vulgaire ? Ou était-il juste surpris de constater qu’elle parlait norvégien, ce qui lui semblait pourtant logique. Quelque peu perdue, Enóla fronce les sourcils sans jamais le lâcher des yeux, constatant de ce fait qu’il ne semblait pas être plus avancé qu’elle. Elle s’apprêtait même à lui demander s’il lui était arrivé quelque chose sur le trajet qui l’aurait déboussolé à ce point, quand il la devance pour lui poser une question étrange, une fois de plus. Prise au dépourvue, la brune ne peut retenir un léger rire, un peu gêné tandis qu’elle l’observait avec un léger sourire compatissant mais quelque peu gêné lui aussi. Elle avait presque de la peine pour lui, lui et ses questions stupides comme il le disait si bien. « Evidemment, où te croyais tu ? » Rétorque-t-elle simplement, préférant prendre toute cette histoire comme étant une vaste blague. Une plaisanterie pas bien méchante. Il fallait tout de même avoir subi un sacré choc sur la tête pour se croire dans un autre pays, elle-même n’avait jamais quitté les frontières de la Norvège et elle ne voyait pas comment elle aurait pu arriver ailleurs sans s’en rendre compte.

Malgré tout elle en vient à s’inquiéter sincèrement pour lui, se mettant à l'observer avec un peu plus d’intérêt. Elle scrutait son visage à la recherche d’hématomes quelconques, remontant jusqu’à sa courte chevelure pour vérifier qu’aucune bosse sauvage ne dépassait de son crâne. Mais rien. Peut-être le trouble était-il plus profond. Elle s’apprêtait à le questionner quand une fois de plus il la pris au dépourvu, lui posant une question presque philosophique à laquelle elle ne s’était pas attendue. Pas le moins du monde. Ecarquillant légèrement les yeux, la surprise passe rapidement et la chasseuse finit par se mordre légèrement la lèvre inférieure, retenant un véritable éclat de rire. Cet homme était fou, impossible qu’il en soit autrement. « Je ne nous pensais pas intimes au point de débattre sur de telles questions. Ironise-t-elle dans un sourire moqueur, rappelant clairement qu’ils n’étaient que des inconnus et s’ils étaient passés rapidement au tutoiement sous le coup de l’urgence et de la peur, ce n’était pas suffisant pour qu’elle se prête à un tel jeu. En vérité, peu de gens auraient pu obtenir de sa part une réponse à une question comme celle-ci. Enóla ne se confiait que rarement lorsqu’il était question de ses états d’âme, de ce qui pouvait la tourmenter. Et, définitivement, ses désillusions n’appartenaient qu’à elle. Et puis, de toute manière, elle n’aurait rien pu lui répondre de plus qu’un non bien tranché. Enóla n’avait pas de certitudes, elle n’en avait plus depuis longtemps et ne se raccrochait à plus rien. Menteuse à ses heures perdues, entourée également de gens qui étaient tout sauf fiables, elle ne croyait plus en grand-chose. Et une fois de plus, elle tenait trop à éviter des déceptions pour se permettre de se raccrocher à quoi que ce soit. On finissait simplement blessé, et affaibli. En tous les cas, l’homme se rattrape bien vite, se justifiant simplement en évoquant son habitude à se perdre. Un nouveau sourire, aussi amusé qu’étincelant, se dessine sur le visage de la jeune femme. La situation lui paraissait incroyablement ridicule et la chasseuse en elle ne pouvait que s’amuser de pareil défaut : se perdre. Voilà bien quelque chose qui ne lui arriverait sûrement jamais, même en terrain inconnu. Evidemment il en arrive rapidement à lui demander des précisions, se montrant au moins curieux d’apprendre sa position géographique avec plus de précision que jusqu’alors. En Norvège. » Rétorque-t-elle avec le plus grand sérieux du monde, avant que le vert de ses yeux ne s’ancre dans les prunelles de son interlocuteur, témoignant de son amusement. Rapidement elle se contraint de nouveau à se mordiller la lèvre inférieure pour retenir un éclat de rire. Indéniablement, elle se foutait de sa gueule. Et y prenait un malin plaisir.

Jetant un bref coup d’œil par-dessus son épaule pour indiquer une direction, elle reprit alors en guise d’explication : « Je ne suis pas sûre que cela te parle du coup, mais nous ne sommes pas loin d’Isenseg, tu pourrais atteindre le village avant que le soleil ne soit à son apogée. A condition de ne pas te perdre bien sûr. S’amuse-t-elle en ramenant son regard vers lui. Conservant un léger sourire sur les lèvres, Enóla garde finalement le silence le temps d’une réflexion. Elle était tentée de le laisser se débrouiller par ses propres moyens pour retourner chasser, caressant l’espoir vain de réussir à s’octroyer une proie supplémentaire. Mais la raison l’emporte, lui rappelant que désormais elle n’avait plus la moindre chance d’attraper quoi que ce soit, alors quitte à rentrer, autant rendre service à cet homme qui, visiblement, ne semblait pas très débrouillard. Et qui sait, il aurait peut être des histoires à raconter ? S’il était à ce point surpris d’être en Norvège, sûrement avait-il visité d’autres pays et pouvait-il lui parler de ce qu’il a vu et exploré. Finalement, la curiosité de la brune balaya tout le reste et, réajustant son carquois dans son dos d’un simple mouvement d’épaule, elle reprit la parole : Je ne pense pas que je pourrais attraper quoi que ce soit de plus ce matin, alors je vais rentrer. Tu peux m’accompagner si tu veux. Une lueur amusée au fond des yeux, elle précisa bien vite : Enfin qui sait, peut-être que je t’emmènerais ailleurs en fin de compte. Ce n’est pas comme si tu t’en rendrais compte, pas vrai ? Et sur un clin d’œil, la jeune femme n’attendit pas de réponse pour se retourner et prendre la direction de son village natal d’un pas tranquille mais décidé. Libre à lui de la suivre ou non mais il était certain qu’elle ne s’amuserait pas à l’attendre. Elle se moquait et profitait clairement de la situation mais n’était dans le fond pas bien méchante, à voir si l’inconnu avait saisi cette subtilité ou s’il venait de finir de la classer dans la catégorie des personnes qu’il valait mieux ne pas côtoyer. Peut-être même qu’il la croyait aussi dérangée qu’elle le pensait lui-même un peu fou. Et cette simple possibilité lui arrache de nouveau l’esquisse d’un sourire. Le temps passe quelque peu et la chasseuse aura bien vite compris qu’il s’était décidé à la suivre, et c’est parce qu’elle savait qu’il la suivait désormais qu’elle finit par pivoter pour lui faire face, marchant à reculons avec aisance. Ce n’est pas perturbant ? Entame-t-elle dans un nouveau froncement de sourcils, sérieuse dans ses interrogations. De ne pas savoir où l’on va. » Précise-t-elle simplement. De son côté, il était certain qu’elle aurait en horreur le fait d’avancer à l’aveugle. Et à la place de l’homme, elle aurait été particulièrement bougonne à l’idée de suivre le premier venu comme un animal docile. La prédatrice était trop indépendante pour cela, sûrement. Trop fière aussi, en un sens.

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Sujet: Re: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Mar 25 Avr - 18:32

En Norvège. Sidroc leva son regard vers le ciel, cherchant une signification à son retour au pays dans les branchages épais qui masquaient le ciel. De tous les endroits au monde, il avait fallu que ses pas le ramènent en Norvège. Cette idée ne le dérangeait pas le moins du monde et vu l'état des circonstances, il était même ravi d'être de retour dans des contrées familières, cependant il se demandait pourquoi. Il ramena son regard sur l'inconnue et soupira en la voyant se retenir de rire. Il avait l'habitude qu'on le taquine sur son talent pour se perdre et s'en formalisait plus autant qu'avant désormais. En revanche, ce fut son tous de rire lorsqu'elle émis l'hypothèse que Sidroc n'ai pas entendu parler d'Isenseg.

-Belle et farouche étrangère, il n'y a pas un lieu connu ou inconnu de ce pays qui je n'aurais pas déjà foulé des pieds ou du regard. En revanche, je serais bien incapable de m'y retrouver seul, car ainsi en ont décidé les Dieux !

En bon voyageur, il avait pris la peine de connaître ce qu'il y avait à savoir sur chaque mètre carré de surface de la Norvège avant de pousser hors des frontières. Guidé à l'époque pas son père, il avait perfectionné ses connaissances en matière de soins grâce aux guérisseurs des différents villages et avait appris à repérer des points sur une carte. Il connaissait donc par cœur une grande partie de la géographie Scandinave et plus encore la Norvège. Son seul problème relevait de son incompétence à se repérer lui-même sur une carte lorsqu'il ne se trouvait pas dans un village. Telle était sa malédiction.

Sur une nouvelle taquinerie, son sourire déjà présent s'élargit. Il serait bien incapable de trouver son chemin seul jusqu'à Isenseg, elle avait parfaitement raison de penser qu'elle pourrait l'emmener n'importe où sans éveiller un instant les soupçons du voyageur. Il lui emboîta le pas sans hésiter, assez pressé de retrouver un village connu de lui.

-Je pense que je finirais par m'apercevoir qu'on me conduit dans un piège, à condition que je sois face à des armes pointées sur moi, plaisanta-t-il.

À part pour cette réflexion, il resta silencieux en marchant dans ses pas. Ses yeux s'égaraient de part et d'autre des arbres, se demandant si son ancienne partenaire aurait deviné qu'ils se trouvaient hors de la Suède grâce leur environnement. Pour lui, tout était bien trop abstrait pour lui servir de repère. Le coude d'une route, le détour d'un sentier, un rocher particulier, toutes ces choses se trouvaient en masse dans les tous les pays qu'il avait pu visiter. Comment, dans ces conditions, différencier un chemin d'un autre ? Lorsqu'elle se retourna pour lui parler, marchant à reculons, Sidroc s'inquiéta qu'elle ne se foule la cheville mais ne dit rien sur le sujet, se contentant de sauter sur l'occasion pour se moquer gentiment à son tour.

-Je ne nous pensais pas intimes au point de débattre sur de telles questions, répliqua-t-il. Quelqu'un d'autre aurait pu s'en offusquer, mais ça n'était pas son cas. Plein de bonne volonté, il répondit néanmoins à la question : Le plus perturbant n'est pas de ne pas savoir où je vais, car qu'il qu'il arrive, chaque route recèle des curiosités fascinantes. Le plus perturbant est de me rendre compte où j'arrive. Il sourit d'un air gêné. Je me pensais encore en Suède, vois-tu ? Mais les Dieux guident mes pas et pour une raison qui m'échappe encore, ils ont décidé de me faire rentrer au pays.

Son père lui avait enseigné que les hommes avaient tout intérêt à craindre les Dieux car leur force dépassait de loin la leur, cependant Rathbarth avait à l'époque décidé de les ignorer en cessant de parcourir le monde pour se marier et s'installer avec sa femme. Les divins l'avaient puni en refusant que sa femme survive en couche et c'est ainsi que la mère de Sidroc était morte, comme punition pour ne pas avoir suivit leurs indications. Du moins, c'était ainsi qu'on le lui avait raconté. Sidroc se sachant bien loin de pouvoir rivaliser avec des divinités, que ça soit par la ruse ou par la force, s'efforçait d'obéir aux injonctions qu'il pensait recevoir de leur part. S'ils avaient décidé de guider ses pas jusqu'en Norvège, c'était sans aucun doute pour une excellente raison. Restait à savoir laquelle.
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Enóla Sivertsen
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Un arc offert par sa famille auquel elle tient comme à la prunelle de ses yeux, un carquois plein de flèches. Un couteau de chasse à hauteur de la ceinture, un autre plus petit glissé dans la botte. Elle peut avoir également une besace lors de plus longs trajets contenant de l'eau, un peu de nourriture séchée, de la corde et une petite statuette de bois représentant une femme qui lui ressemble étrangement.
Elle a également quelques pièges en réserve qu'elle dépose à certains endroits stratégiques aux alentours d'Isenseg et elle va en vérifier les prises tous les jours.

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Sujet: Re: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Mar 2 Mai - 1:27


Lost in translation.
Sidroc & Enóla


Un voyageur, voilà ce qu’il était. Cela semblait prévisible, maintenant que la possibilité d’avoir affaire à un brigand avait été écartée, pourtant cela plaît à la brune que de l’entendre le lui confirmer en quelques mots. L’esquisse d’un sourire aux lèvres, elle ne commente pas mais n’en pense pas moins, le vert de ses yeux scintillant d’un éclat nouveau qui témoignait de sa curiosité. Elle aimait les histoires, plus particulièrement celles qu’elle ne connaissait pas, celles qui relatent des aventures qu’elle ne pourrait sûrement jamais vivre. Elle ne s’en plaignait pas particulièrement, après tout elle avait choisi la vie qu’elle menait. Mais elle avait du respect pour ceux qui décidaient de s’engager sur les routes, surtout lorsqu’ils prenaient le parti de s’y engager seul, comme le faisait cet homme, visiblement. Finalement, le fait que ce dernier ne cesse de se perdre ne fait que rendre la situation plus cocasse encore, une situation dont elle abuse largement en prenant la tête de leur duo pour le guider jusqu’à son village. Tout du moins est ce là l’idée de base et la brune ne se gêne pas pour lui faire remarquer qu’elle pourrait l’emmener n’importe où qu’il ne le remarquerait sûrement pas. Il ne chercha pas à la démentir, bien au contraire et ce fut sur une nouvelle plaisanterie de sa part que le sujet fut clos. Momentanément. Ils progressèrent ainsi en silence pendant un moment, avant que la curiosité de la chasseuse ne reprenne définitivement le dessus, la poussant à se retourner durant sa marche pour lui demander si cela n’avait rien de perturbant que d’avancer ainsi à l’aveuglette. Elle ne pensait pas que cela pourrait lui arriver un jour, mais elle savait d’avance qu’elle n’aimerait pas ça. Lui en revanche semblait se complaire dans cette situation, devenant un voyageur alors même que tout semblait être contre lui car il est indéniable qu’un bon sens de l’orientation lui serait fort pratique. Mais peut-être faisait-il simplement avec, comme elle faisait avec sa propre malédiction. La seule différence résidait dans le fait qu’il était sûrement plus heureux de son fardeau qu’elle ne l’était du sien.

En tous les cas la réponse ne tarda pas, et la première partie de celle-ci lui arracha un rire franc suivit d’un coup d’œil malicieux. « Touché, admet-elle dans un large sourire avant de le laisser finir, comprenant quelque peu qu’il puisse profiter du voyage sans se poser de questions, avant d’être surpris de voir où ce voyage l’avait conduit alors même qu’il ne s’en doutait absolument pas. Indéniablement, ce voyageur ci ne plaisantait pas, il se laissait véritablement porter par le vent et cela ne fait que l’amuser un peu plus, exacerbant sa curiosité au passage. Les dieux ont visiblement décidé de te faire une belle frayeur également en mettant une chasseuse quelque peu méfiante sur ton chemin. S’amuse-t-elle avant de songer à son tour au fait que leur rencontre n’était peut être pas le fruit du hasard. Le hasard n’existait pas de toute manière, pas vrai ? Tout découlait de choix qu’ils prenaient, et de décisions divines qui leur étaient imposées. Les coïncidences cela n’existait pas et si elle ignorait tout de la relation qu’elle pourrait finir par cultiver avec son interlocuteur, elle était progressivement prête à le découvrir, de plus en plus enthousiasmée à cette idée. C’est par ailleurs pour commencer à s’ouvrir à lui, plutôt que de le questionner à tout va alors que lui-même ne la dérangeait pas de la sorte, qu’elle précisa sur un dernier sourire : Par ailleurs, je m’appelle Enóla, bien que je n’ai rien contre le terme de belle et farouche étrangère. » Au contraire. Il était bien plus courtois qu’elle n’avait pu l’être au début et elle ne cracherait jamais sur un compliment, estimant savoir faire la part des choses entre de la flatterie intéressée, un charme plus ou moins sérieux et un compliment véritablement pensé. De ce fait, cette révélation avait surtout pour but de l’inciter à dévoiler également son identité, afin qu’elle puisse mettre un nom sur ce visage totalement étranger. Enóla était habituée à avoir le contrôle d’une situation, si l’on mettait de côté les interruptions divines contre lesquelles elle ne pouvait rien, et cela passait d’après elle par une bonne connaissance de ses interlocuteurs. L’identité de ces derniers était de ce fait primordiale pour elle, là où d’autre se seraient contentés du mystère qui émanait du brun.

Mais malgré ses défauts, malgré son scepticisme naturel doublé d’un négativisme tout aussi profond, la chasseuse avait quelques qualités et elle savait également se rattraper lorsqu’elle estimait avoir fauté. Comme quoi, malgré un certain égoïsme, elle n’était pas dénuée de tout sens de l’honneur, loin de là et c’est ce qui l’incite à reprendre la parole après plusieurs minutes d’un nouveau silence qui n’était en soi pas franchement désagréable. « J’imagine que si tu n’avais aucune idée d’où tu étais, tu n’avais pas prévu non plus d’être hébergé par un proche ? Connais-tu quelqu’un à Isenseg qui saurait t’éviter une hypothermie cette nuit ? Elle exagérerait un peu, les journées commençaient doucement à se réchauffer mais cela n’était tout de même pas suffisant pour apprécier de dormir à la belle étoile ou dans un abri de fortune mal construit. Surtout à Isenseg, qui était connu pour ses neiges éternelles. Et si la jeune femme espérait pour lui qu’il connaisse des personnes dans son village qui saurait lui venir en aide, rien n’était moins sûr cependant et elle doutait très clairement de sa capacité à se payer une chambre à l’auberge. Sa propre profession, et sûrement son éducation, l’immunisait globalement à la crasse et aux écorchures qui pouvaient émaner des autres. L’apparence de son interlocuteur n’en était de ce fait pas déplaisante, loin s’en faut, mais témoignait clairement du fait qu’il ne croulait pas sur l’or. En tous les cas, la brune se montra généreuse et proposa rapidement ce qu’elle avait en tête : Si ce n’est pas le cas, je veux bien servir d’hôte pour quelques jours, cela compensera le mauvais accueil que je t’ai réservé et puis… Je dois avouer être particulièrement curieuse d’entendre ce que tu as à raconter. L’esquisse d’un sourire aux lèvres elle pivota la tête pour pouvoir l’observer, car elle s’était remise depuis un moment à marcher droit, avant de poursuivre : Si tu ne sais pas quand tu rentres en Norvège, je suis pour ma part sûre de ne l’avoir jamais quittée. Tes récits de la Suède sont donc… Intrigants. » Et le terme était faible, ce que l’étincelle presque impatiente au fond de ses yeux trahissait sûrement. Elle avait toujours aimé les récits de Verdandi mais elle commençait à en connaître de nombreux. Elle appréciait tout autant les sornettes de Garth tant elles pouvaient être vibrantes de vérité parfois, bien qu’elle ait appris depuis longtemps à ne plus s’y fier. Mais ce que ce voyageur pouvait lui offrir, c’était nouveau, attrayant également. Et puis elle ne voulait pas qu’il ait une mauvaise opinion d’elle simplement en se basant sur ce qui avait pu se produire plus tôt.

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Sujet: Re: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Mer 3 Mai - 12:02

Plaisant à entendre, le rire d'Enóla chassa bien vite les quelques appréhensions qui lui restaient encore, dessinant un sourire ravi sur ses propres lèvres alors qu'il poursuivait ses explications. Il n'y avait nul regret et nul apitoiement dans son ton lorsqu'il décrivait la façon dont il se perdait régulièrement dans la nature, mais au contraire une certaine acceptation joyeuse de son sort qui, finalement, n'avait rien de bien dramatique. Il avait depuis longtemps appris à vivre avec et à s'en émerveiller plutôt que de s'en agacer, comme c'était le cas au départ.

-Une belle frayeur ou une bonne surprise, corrigea-t-il. Je ne sais pas où j'aurais fini par arriver si je n'étais pas tombé sur toi.

La méfiance dont elle avait fait preuve n'avait rien d'étonnant et il ne lui en voulait pas une seconde de l'avoir menacé avec son arme. Depuis le temps qu'il était seul sur les routes, il devait avoir l'air d'un brigand, si ce n'était pour l'épée qu'il portait au côté, de bonne facture puisqu'elle lui venait tout droit des forges de Skogen. Il s'estimait même heureux qu'elle n'aie pas tout simplement tiré à vue ! Certaines personnes de sa connaissance n'aurait pas pris la peine de vérifier avant d'abattre tout individu suspect, ce qui d'apparence pouvait être son cas, bien que la vérité fut tout autre.

-Sidroc, et je serais ravi de continuer à t'appelle « belle et farouche étrangère » si l'expression te plaît, rajouta-t-il avec un sourire engageant.

La question qu'elle lui posa ensuite le poussa à réfléchir, hésitant. Il connaissait bien sûr quelqu'un à Isenseg, mais ne l'avait pas vu depuis des années à présent. Presque dix ans, à vrai dire et en un laps de temps aussi long, les situations pouvaient évoluer du tout au tout. La jeune fille qu'il connaissait alors devait sans doute être une femme à présent, peut-être était-elle mariée. Sans doute avait-elle des enfants. Il n'était même pas sûr qu'elle soit encore à Isenseg ! Il lui souhaitait en tout cas d'avoir suivit un beau jeune homme là où leur cœur les aurait porté.

Sa proposition le soulagea donc quelque peu, bien qu'il était certain de sa capacité à trouver un logis quelque part. Ses talents de guérisseur étaient la plupart du temps appréciés et il demandait rarement de l'or pour ses soins, préférant quémander gîte et couvert en échange. Quelque fois les soins n'étaient pas nécessaire, aussi il se chargeait d'aider à accomplir des tâches que les villageois n'avaient pas le temps de faire, apportant son aide comme il le pouvait pour le même tarif. Enfin si tout cela échouait, il dormait tout simplement à la bonne étoile, comme ce fut le cas pour les dernières nuits qu'il avait passé.

-J'ai l'habitude d'échanger des services contre un toit et de quoi manger, expliqua-t-il. Si les histoires sont ton prix, je serais ravi de te raconter tout ce que je sais sur la Suède ! 

Voilà un logement facilement mérité, si elle ne demandait que ça. Sidroc adorait qu'on lui pose des questions sur ses voyages et répondait volontiers à tous ceux qui daignaient lui en poser. Le partage était une valeur que le voyageur qu'il était appréciait énormément et sur lequel il basait toutes ses interactions avec les autres. Sans partage, il n'avait rien de plus que les vêtements qu'il portait sur son dos et les quelques herbes qu'il ramassait sur les chemins pour les faire sécher. Avec le partage, il avait des amis et des connaissances à travers tout le Midgard !

-C'est très généreux de ta part de proposer ça à un étranger, mais si ça ne te dérange pas, j'aimerais en abuser un peu en te demandant si je pourrais prendre un bain chez toi, il y a trop longtemps que je ne me lave que grâce aux rivières et aux lacs qui croisent mon chemin, déclara-t-il. De plus je pense qu'accueillir un homme propre chez soi sera tout de même un peu plus confortable que de me garder aussi crasseux que je ne le suis.

Il disait ça avec le sourire, car bien qu'il aie effectivement très envie d'un bain, il faisait régulièrement le nécessaire pour que la crasse ne s'accumule pas, ou bien qu'elle le fasse le moins possible. Le plus éprouvant restait tout de même de faire des lessives, car le temps que les vêtements sèchent, Sidroc se retrouvait bien souvent transi jusqu'aux os malgré les feux qu'il allumait et sa technique qui consistait à n'en laver qu'une partie à la fois pour ne pas rester complètement nu à chaque fois qu'il lavait ses affaires.

-Tu vis seule ? Demanda-t-il.

La question pouvait paraître intéressée, mais Sidroc cherchait simplement à savoir s'il risquait de tomber sur un mari jaloux ou des enfants curieux lorsqu'il passerait la porte de sa maison.
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Elle a également quelques pièges en réserve qu'elle dépose à certains endroits stratégiques aux alentours d'Isenseg et elle va en vérifier les prises tous les jours.

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Sujet: Re: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Jeu 4 Mai - 18:41


Lost in translation.
Sidroc & Enóla


Indéniablement, le dénommé Sidroc n’était pas un timide, ne se gênant pas pour lui signaler qu’il était prêt, en un sens, à l’appeler comme elle le désirerait. Jetant un coup d’œil amusé au concerné, la brune ne peut s’empêcher de le toiser un instant, comme pour l’évaluer, cherchant à savoir à quel point il pouvait se montrer joueur. Ne trouvant évidemment pas de réponse à cette question, Enóla finit par détourner les yeux pour mieux l’interroger de nouveau, se demandant si son interlocuteur avait déjà un toit à Isenseg ou si, comme elle le lui proposait, il préférait passer quelques jours chez elle pour se remettre de son voyage. La chasseuse n’est pas exigeante, trop curieuse des histoires qu’il pouvait avoir à raconter pour songer à réclamer quoi que ce soit d’autre. De toute manière, elle n’avait besoin de rien de plus, rien qu’il ne pourrait lui offrir en tous les cas. Elle savait se débrouiller. Et puis cela commençait à devenir une habitude chez elle d’héberger tous les voyageurs de passage, leur promettant gîte et couvert dès qu’ils passaient dans les environs. Indéniablement, elle avait plus de proches sur les routes que dans sa vie de tous les jours et c’est pour cela qu’elle comprend aisément le mode de vie de son interlocuteur, hochant doucement la tête lorsque ce dernier lui expliqua échanger des services contre bon accueil. C’est souvent ainsi que cela marchait et elle ne pouvait être que ravie de l’entendre accepter son offre, la brune arborant d’office un sourire en imaginant tout ce qu’il pourrait lui raconter. La chasseuse estimait de ce fait la conversation close, ne voyant pas ce qu’elle pourrait dire de plus, mais le voyageur ne voit pas les choses ainsi, se permettant d’abuser de sa générosité en lui demandant s’il avait moyen de prendre un bain chez elle. Bien évidemment la jeune femme n’avait rien contre, comprenant parfaitement que la sensation de saleté puisse finir par être dérangeante à force. Et elle connaissait suffisamment les environs pour savoir que se baigner dans une eau gelée n’avait rien d’agréable, surtout par ici. Cependant elle doit admettre que Sidroc a une drôle de manière d’aborder les choses, avec sa manie d’estimer qu’il serait peut-être plus agréable pour elle d’héberger un homme propre. A ses yeux, l’envie de prendre un bain était un désir égoïste bien que nécessaire, et elle ne voyait pas très bien ce que son avis pouvait avoir à faire là dedans. A moins que, bien sûr … « Tu m’aurais tenu ce même discours si j’avais été un homme ? » Rétorque-t-elle en lui jetant un coup d’œil amusé, jaugeant toutefois les réactions que sa répartie engendrerait. Aurait-il été aussi soucieux de son image face à la gent masculine ? Elle en doutait soudainement, mais l’idée qu’il fasse des efforts pour elle n’avait rien pour lui déplaire.

Enóla ne tient pas toutefois à le mettre mal à l’aise aussi ne rajoute-t-elle rien de plus. Poursuivant son chemin en compagnie du brun, la nouvelle question de celui-ci acheva de la prendre au dépourvue. L’enchaînement qui venait de se produire, à savoir évoquer le bain puis son potentiel célibat, était décidément bien ambigu. Sur le moment toutefois elle ne peut que frissonner, ne s’étant pas attendue à ce qu’il évoque le sujet, surtout avec une telle simplicité. La chasseuse ignore si la question est légitime, se dit surtout qu’elle est intéressée et ignore quoi rétorquer sur le moment. Oui, serait la réponse la plus simple et la plus honnête pourtant, sans qu’elle ne parvienne à s’expliquer pourquoi, elle ne se sent pas capable de la lui offrir. Sûrement parce que son célibat n’a jamais été véritablement un choix, sûrement aussi parce que plus personne ne lui pose la question tant la malédiction qui pesait sur elle était connue de tous au village. C’était devenue une évidence, qu’elle vivait seule, aussi ne s’était-elle pas attendue à devoir se justifier sur la question. Ce fut ainsi en partie pour ne pas avoir à s’étendre sur le sujet qu’elle finit par répliquer, dans un sourire moqueur : « C’est ce que j’appelle rentrer dans le vif du sujet, tout va toujours aussi vite en Suède ? S’amuse-t-elle en lui jetant un coup d’œil entendu. Elle n’attend pas qu’il se justifie cependant pour reprendre sur un ton plus mutin, plus provoquant en un sens : Mais pour répondre à ta question, je suis libre de prendre des bains avec qui je veux. Le regard de la brune glisse alors le long de la silhouette du voyageur, comme pour évaluer la possibilité d’en prendre un avec lui, avant qu’elle n’ancre de nouveau ses prunelles dans les siennes. J’espère que la réponse te convient. » Le regard se fait insistant, intense, avant qu’elle ne daigne de nouveau le laisser tranquille en regardant de nouveau la route devant elle, estimant au passage ne pas avoir besoin de lui retourner la question. Enóla a beau jouer les provocatrices, comme elle sait si bien le faire, cela ne l’empêche pas d’être plus incertaine intérieurement, n’étant pas sûre qu’il s’agisse de la meilleure chose à faire. Elle en doute encore plus en levant les yeux pour apercevoir le village. Elle aimait Isenseg, elle aimait sa terre natale, mais elle ne pouvait que grincer des dents à l’avance en imaginant les idées que se feraient déjà certains habitants. Mais peut-être étais-ce pour le mieux ? Vu que tout le monde irait imaginer le pire à son sujet, autant faire ce qu’elle voulait, non ?

Une fois arrivés au centre du village, la brune guida alors son compagnon jusqu’à son foyer, une modeste demeure comme tant d’autres, entassée au milieu des autres. L’espace de vie était restreint à Isenseg, aussi les maisons se trouvaient rapidement collées les unes aux autres, un mode de vie auquel elle s’était habituée et ce malgré son besoin régulier de solitude. Attrapant les clés qui pendaient à sa ceinture, elle déverrouilla l’accès à sa maison et pénétra en première à l’intérieur, demandant à son interlocuteur de prendre soin de fermer la porte derrière lui. Ce fut instinctivement que la jeune femme soupira d’aise une fois rentrée, n’appréciant décidément que trop de retrouver la chaleur de son foyer. Un foyer qui s’avère un peu plus grand que ce que l’on aurait pu soupçonner pour une femme vivant seule. En vérité elle avait hérité de la maison de son mariage, refusant de la céder au mari qui foutait le camp. Elle était la maîtresse de maison, stérile ou non, et il avait été hors de question qu’elle cède sur ce point. De ce fait Enóla avait hérité d’un espace plutôt conséquent et bien qu’elle ne possédait pas de deuxième lit pour héberger les visiteurs, Sidroc aurait le droit à large espace qu’elle saurait rendre confortable.  « N’hésite pas à prendre tes aises, tu trouveras facilement de la place pour déposer tes affaires. Bien qu’il ne semblait pas posséder grand-chose sur lui. Le vert de ses yeux s’attarda cependant enfin sur l’épée qu’il portait à sa ceinture. Enóla avait beau ne pas être une spécialiste, ignorant tout du maniement de telles armes, elle était toutefois persuadée de n’avoir jamais vu une qualité similaire chez les forgerons d’Isenseg, ces derniers étaient déjà rares et ils ne savaient pas fabriquer un tel acier. Belle épée. Constate-t-elle simplement, ne pouvant s’empêcher toutefois de se demander comment il a pu se la procurer. Lorsque l’on en était réduit à proposer ses services en l’échange d’un toit ou d’un repas, l’on avait rarement les moyens de se payer une telle lame. La chasseuse a toutefois conscience du fait qu’elle avait été un peu trop méfiante au début, aussi se retient-elle de porter de nouveau soupçons à l’encontre de son interlocuteur, conservant sa méfiance dans un coin de sa tête. Finissant par se redresser, maintenant qu’elle avait rangé arc et flèches ainsi que son gibier fraîchement capturé, la jeune femme s’empressa d’allumer un feu dans un coin de la pièce avant de s’emparer des seaux d’eau qu’elle conservait d’avance à l’écart qu’elle porta en hauteur afin d’en faire chauffer le contenu. Ce serait dommage pour Sidroc de profiter d’un bain qui aurait été tout aussi glacé que la rivière des environs. Bien, je te laisse commencer à remplir ta part du marché. » Conclut-elle en lui jetant un coup d’œil amusé, le gratifiant d’un sourire du même ton, tout en vaquant à ses activités comme par exemple celle qui consistait à retirer ces foutus plumes de la perdrix capturée. Cela ne l’empêchait pas d’écouter avec une attention toute particulière.

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Sujet: Re: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Sam 6 Mai - 19:50

La question de la chasseresse peignit un instant une expression interrogatrice sur les traits de Sidroc. Pourquoi aurait-il tenu un discours différent devant un homme ? Il ne considérait pas plus bienséant d’être sale si un homme l’invitait à loger chez lui que si c’était une femme qui l’accueillait. Sa réponse ne se fait pas attendre, bien qu’il se garda d’exprimer à voix haute que la question le troublait. Il espérait simplement pour elle que les autres vagabonds Norvégiens essayaient tout comme lui d’être propre lorsqu’ils lorsqu’il se faisait chaleureusement invité par des étrangers.

-Bien entendu, je détesterais laisser derrière moi l’image d’un voyageur qui n’apporte que crasse et maladie à ceux qui l’accueillent, affirma-t-il doucement.

Il éclata de rire lorsqu’elle souligna d’une remarque que les deux questions étaient posées un peu trop proches l’une de l’autre pour paraître innocentes. Sidroc voulait bien l’admettre, le timing n’était sans doute pas le meilleur, mais lorsqu’il les avait énoncées, il n’avait aucune arrière pensée à part celle de prendre un bon bain sans se faire étriper par un grand balaise qui trouverait un homme nu dans sa baignoire alors que sa femme se trouvait dans la maison. Il ne trouva néanmoins pas le temps de répliquer avant que Enóla ne réponde, sur un ton qui laissait entendre au voyageur que l’hospitalité qu’elle lui offrait pourrait devenir plus agréable encore que ce qu’il pensait au départ.  Il haussa les sourcils de surprise devant une telle témérité, mais lui adressa un sourire qui montrait clairement que oui, la réponse lui convenait, tout en subissant un examen qui ne le laissait pas totalement insensible.

-Elle ne pouvait pas mieux me convenir, souffla-t-il finalement pour lui-même lorsqu’elle se retourna enfin pour reprendre la route.

Comme promis, ce ne fut pas dans un traquenard qu’elle le guida et bien vite les arbres et les rochers s’effacèrent pour laisser place aux profils familiers des masures qui formaient le village d’Isenseg. À leur vue, Sidroc ne pu s’empêcher de sentir comme un étau lui étreindre le cœur. Skogen avait beau être sa ville natale et l’endroit auquel il aspirait retourner, Isenseg avait la particularité de le faire se sentir déjà un peu chez lui. Sidroc connaissait véritablement toutes les villes de Norvège sur le bout des doigts, il n’y en avait pas une où il ne comptait un être aimé, une maison familière, ou même simplement un paysage caractéristique qui l’aurait émerveillé. Il resta donc un instant sans bouger, immobilisé par une émotion à la fois pleine de mélancolie et du bonheur de fouler à nouveau une terre qu’il avait évité depuis tant d’années. Cependant, son guide, elle, ne s’était pas arrêté et le moment n’était pas venu de laisser libre cour à son sentimentalisme. C’est donc simplement avec un large sourire qu’il pressa le pas pour rattraper Enóla, sachant que s’il la perdait de vue, il ne la retrouverait sans doute jamais.

Lorsqu’il arriva devant la maison dans laquelle il serait accueilli, Sidroc se demanda un instant comment une chasseresse aurait pu s’en offrir une aussi grande, seule et surtout si elle ne lui avait pas menti quand à son statut marital, mais il su retenir sa langue de proférer le moins commentaire sur le sujet. Peut-être avait-elle perdu un être cher au fil du temps, ce qui l’avait laissée seule avec une maison faîte pour deux. Il entra à sa suite, jeta un rapide regard aux alentours, puis suivit son invitation et déposa sa besace dans un coin, déposant à ses côtés le sac en toile contenant le reste de ses effets personnels. Il était en train de détacher son épée, ne souhaitant pas rester armé sous le toit de quelqu’un d’assez aimable pour l’y inviter, lorsque Enóla le complimenta dessus.

-N’est-ce pas ? Un cadeau des forges de Skogen.

Un homme qu’il considérait comme son père l’avait forgée pour le sien. Pour Sidroc, il avait confectionné un pendentif en forme de chouette qu’il portait toujours autour de son cou, seul objet qu’il ne quittait véritablement jamais. Il n’avait récupéré l’épée qu’à la mort de son père, événements tragique qui avait entraîné son exil volontaire de la Norvège. Il savait suffisamment bien s’en servir pour vendre chèrement sa peau aux quelques bandits qu’il croisait sur les routes, mais ne tiendrait pas plus de quelques secondes aux prises avec un véritable guerrier. Répugnant de toute façon naturellement à prendre des vies, Sidroc ne la sortait que rarement de son fourreau, en prenant néanmoins un soin extrême.

Pendant ce temps là,  Enóla n’avait pas chaumé et après avoir déposé sa prise de la journée avec ses affaires, elle s’était affairée à mettre de l’eau à chauffer avant de commencer à déplumer une volaille qui aurait sans doute du rester hors des environs pour la journée. Loin de le laisser sans occupation cependant, elle lui rappela qu’il avait lui-même une mission à accomplir, quémandant qu’il replisse sa part du marcher, lui arrachant un sourire. Il alla s’installer sur une chaise non loin d’elle, se mettant à l’aise pour répondre. Il commença tout d’abord en parlant de son tout premier voyage en Suède, lorsque son père l’avait pour la première fois emporté loin des terres de la Norvège qu’il connaissait par cœur. Il parla de ses appréhensions de l’époque par rapport aux habitants, du pays et de l’hostilité à laquelle il s’attendait, puis de la surprise qu’il avait ressentit en voyant que les hommes et les femmes de Suède étaient en tout points semblables aux Norrois. Il s’épancha alors sur les mœurs qu’il connaissait, sur différentes anecdotes qu’il avait pu vivre à l’étranger, les malentendus causés par les légères différences de coutumes, mais aussi les excellents moments qu’il avait pu passer avec les jeunes de son âge en apprenant leur langage et en chahutant. Il parla également de la géographie du pays, bien moins rocheux que le leur, de plus en plus plat à mesure que l’on s’éloignait vers l’Est. Il parla ainsi pendant un très long moment, jusqu’à en avoir la gorge sèche à force de raconter tout ce qu’il pouvait savoir sur le pays, racontant au passage une bonne partie de sa vie. Lorsqu’il fut enfin arrivé au bout de ce qu’il avait à dire, l’eau pour son bain devait être chaude depuis un long moment et le soleil avait tourné dans le ciel. Se raclant la gorge, il finit donc par conclure avec un sourire :

-Voilà en gros ce qu’il faut savoir sur nos voisins. Alors, est-ce que j’ai mérité ce toit que tu m’offres ? Demanda-t-il avec amusement.
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Enóla Sivertsen
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Un arc offert par sa famille auquel elle tient comme à la prunelle de ses yeux, un carquois plein de flèches. Un couteau de chasse à hauteur de la ceinture, un autre plus petit glissé dans la botte. Elle peut avoir également une besace lors de plus longs trajets contenant de l'eau, un peu de nourriture séchée, de la corde et une petite statuette de bois représentant une femme qui lui ressemble étrangement.
Elle a également quelques pièges en réserve qu'elle dépose à certains endroits stratégiques aux alentours d'Isenseg et elle va en vérifier les prises tous les jours.

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Sujet: Re: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Sam 20 Mai - 19:15


Lost in translation.
Sidroc & Enóla


Provocatrice, Enóla n’hésite guère à relever l’ambiguïté des questions de son interlocuteur, elle n’hésite pas plus à tenir un discours tendancieux, sans en éprouver la moindre gêne. Elle était libre de prendre des bains avec qui elle voulait, car à défaut de lui permettre d’avoir des enfants, sa stérilité lui permettait d’avoir des relations le temps d’un soir sans pondre des bâtards à tout va. C’était pratique. Ce n’était pas ce qu’elle avait espéré de la vie, mais faute de mieux elle faisait avec. Toutefois la chasseuse se sait grande gueule à ses heures et les actes ne suivront pas forcément ses paroles, peu importait cependant car si elle ignorait comment cette journée se terminerait, elle savait qu’elle ne manquerait pas à sa parole pour autant et qu’elle accueillerait donc comme il se doit cet étranger. C’est pour cela qu’elle le guida bel et bien jusqu’à Isenseg, la brune prenant instinctivement le chemin jusqu’à son foyer sans se soucier des arrêts de son compagnon, ne remarquant à vrai dire même pas qu’il s’arrêtait à intervalles réguliers. Habituée à son village, elle n’imaginait pas une seule seconde que Sidroc puisse s’y intéresser outre mesure, surtout au vu du fait qu’il avait apparemment découvert nombre de choses plus intéressantes encore. Elle l’attend toutefois quelque peu avant de pénétrer à l’intérieur de sa demeure, prenant soin de ranger ses affaires et l’invitant à faire de même. Elle n’insiste pas sur le sujet, mais il lui semble évident que le voyageur peut prendre ses aises, estimant qu’il aurait suffisamment de bon sens pour savoir quelles limites à ne pas franchir pour ne pas devenir un malotru de première qu’elle s’empresserait de foutre à la porte. De son côté cependant elle se doit de s’activer, refusant de trop se laisser distraire par la présence de cet homme chez elle et ne pouvant se permettre de prendre trop de retard sur l’emploi du temps qu’elle s’était organisé pour les jours à venir. Mettant de l’eau à chauffer puis s’empressant de s’occuper de ses proies, la brune s’était contentée d’hocher la tête après avoir jaugé l’épée de Sidroc, se contentant de l’explication qu’il lui fournissait. Elle s’y connaissait trop peu pour avoir véritablement conscience de la valeur de l’arme qu’il avait sur lui et ignorait tout donc de la valeur de l’acier de Skogen, n’ayant eu vent que de la réputation de ce dernier.

Rapidement Enóla préfère donc lui demander de remplir sa part du marché, voulant profiter du temps qu’ils avaient à perdre pour l’écouter vanter les mérites de cette Suède dont elle ignore tout. La chasseuse estimait qu’il y avait suffisamment à faire et à découvrir en Norvège, mais elle ne crachait jamais sur des histoires dont elle ne connaissait rien, trop curieuse qu’elle était pour refuser d’être payée en bons récits. Malgré son occupation, elle se montra particulièrement attentive, reprenant parfois le voyageur pour lui demander des détails sur un point précis ou pour lui faire part de son incompréhension face à certaines mœurs. Elle riait souvent en l’entendant évoquer des anecdotes parfois quelque peu honteuses, jetant des coups d’œil amusés, qui témoignaient également de son admiration, en direction du brun. Rapidement elle finit par s’excuser d’être une si mauvaise hôte pour finir par sortir deux verres qu’elle s’empressa de remplir de bière, lui tendant une choppe et l’invitant à se resservir s’il le désirait.  La chasseuse eut fini de s’occuper de ses prises bien avant que le voyageur ne finisse ses récits aussi finit-elle par s’asseoir sur une chaise face à lui, non sans s’être lavée les mains auparavant, ne le lâchant pas des yeux, captivée par ses mots. La jeune femme ne voit pas le temps passer, ne se soucie même plus de l’eau sûrement brûlante désormais qui fumait dans un coin de la pièce. Ce ne fut que lorsque Sidroc s’arrêta enfin, qu’elle constata par ailleurs qu’elle s’était penchée vers lui comme pour ne pas louper une miette de ce qu’il lui dirait. Un léger sourire aux lèvres, la brune se redressa quand il s’enquit de savoir s’il avait rempli sa part de marché et elle haussa les épaules, faisant la moue. « Moui… C’est un peu léger mais je saurais m’en contenter. Ironise-t-elle avec amusement avant de jeter un coup d’oeil vers l’extérieur. Il était plus tard que prévu aussi s’empressa-t-elle de s’emparer des seaux prévus pour le bain, se dirigeant alors dans une pièce annexe où se trouvait la baignoire. L’espace était plutôt réduit, trois personnes au mieux pouvaient se tenir ici et elles se retrouveraient particulièrement à l’étroit, mais la porte qui donnait dessus permettait au moins un minimum d’intimité. Je te déconseille de te jeter dedans tête la première, elle doit être brûlante. » Conseille-t-elle évidemment, et la fumée qui émanait du liquide qu’elle déversait dans la baignoire ne fit que lui donner raison.

Délaissant les seaux vides dans un coin de la pièce, en laissant un rempli également si jamais il en avait l’utilité, Enóla se redressa pour mieux pivoter en direction du brun qui l’avait par conséquent rejoint. La proximité et les circonstances l’incitèrent inconsciemment à le lorgner du coin de l’œil et son regard finit par capter une brève lueur au sommet de son torse. Ce fut sans la moindre gêne que les doigts de la chasseuse effleurèrent la peau, attrapant délicatement le lacet de cuir qu’ils y trouvèrent pour ramener de nouveau à sa portée le pendentif qui pendait au bout de ce dernier. Un nouveau sourire naquit sur les lèvres de la brune, léger, tandis qu’elle découvrait cette petite chouette de fer. « Ta prochaine destination ? Demande-t-elle dans un souffle respectueux tout en relevant les yeux vers lui. Elle ne comprenait que trop bien l’importance que pouvait revêtir son foyer, et elle imaginait que pour cet homme continuellement sur les routes, Skogen devait représenter quelque chose de plus précieux encore. Observant l’animal de métal encore quelques secondes elle finit par daigner le lâcher, ramenant ses doigts contre elle. Si t’as besoin de quelque chose, n’hésite pas. » Conclut-elle simplement avant de quitter la petite pièce pour lui laisser un peu d’intimité. Et tandis que Sidroc profitait d’un bon bain chaud, de son côté Enóla se contenta de faire du rangement, préparant également une couchette pour son invité, constituée d’une espèce de matelas de paille et de nombreuses fourrures. Profitant de l’eau fraîche qui lui restait, la chasseuse se débarbouilla rapidement avant de délaisser sa tenue de travail pour une robe plus confortable. Ce ne fut qu’à ce moment là qu’elle estima qu’il était peut-être préférable pour Sidroc d’avoir un tissu dans lequel s’envelopper pour se sécher, s’emparant de ce fait de ce qui pouvait servir de serviette, elle retourna vers la salle d’eau, donnant quelques coups à la porte pour signaler sa présence. S’excusant de la gêne, et promettant de ne pas regarder, elle voulait juste déposer son bien et pénétra dans la pièce une fois qu’elle eut l’autorisation du voyageur. Cependant, si la brune s’apprêtait à simplement déposer le tissu dans un coin, la réalité fut tout autre.

Ayant totalement oublié les seau d’eau particulièrement encombrant, Enóla se prit d’office les pattes dedans. S’en suivit alors un enchaînement de jurons et plusieurs chutes, la chasseuse se rattrapant de justesse lorsqu’elle faillit tomber la première fois pour mieux se prendre un deuxième obstacle et atterrir dans la baignoire. Entièrement aspergée d’eau, trempée de la tête aux pieds, la jeune femme peine à comprendre ce qui lui arrive. Ses genoux se heurtent au fond de la baignoire, les jambes effleurent des cuisses dénudées. Ses doigts se referment sur un bras pour pouvoir se redresser et lorsqu’elle prend pleinement conscience de sa position, il y a un blanc. Un silence un peu gênant durant lequel elle ne sait pas trop quoi faire. Ayant fini à califourchon sur le brun, le buste totalement pressé contre le sien avant qu’elle ne daigne se redresser, s’appuyant de prime sur le bras du voyageur avant de se rabattre sur le bord de la baignoire dans un éclair de lucidité, elle demeure totalement immobile. La robe récemment enfilée était déjà trempée au possible, lui collant à la peau tandis que ses cheveux cascadaient désormais, partiellement humide, le long de ses épaules jusqu’à hauteur de ses seins. Le souffle court, elle ancre son regard dans le sien et finit par souffler. « C’est vrai qu’elle est chaude. » Un murmure, une tentative pour ne pas évoquer le ridicule de cette situation. La température de l’eau n’était toutefois pas véritablement la seule chose qui exacerbait ses sens, le moindre mouvement lui rappelant que, malgré ses propres vêtements, elle ne cessait d’effleurer un homme nu.

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Sujet: Re: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Sam 27 Mai - 20:48

Sidroc ne pu s'empêcher de laisser échapper un petit rire lorsque son hôtesse ne montra que peu d'enthousiasme par les mots alors qu'elle était un instant auparavant pendue à ses lèvres. Sidroc ne pouvait pas vraiment se vanter de ses talents de conteur, néanmoins il réussissait à captiver son auditoire par d'autres moyens que les tournures phrases puissantes ou alambiquées de ceux dont le métier était de raconter les histoires. En effet le vagabond avait tout simplement pour spécialité de faire voyager son auditoire par les mots, décrivant telles qu'il les avait vues toutes les merveilles qu'il connaissait. Il gardait l'intérêt d'Enóla en parlant avec son cœur des diverses choses qu'il avait découvert, et surtout de ce que l'on ressentait en se retrouvant face à l'immensité des paysages inconnus que l'on pouvait rencontrer. Aussi était-il certain que la chasseresse avait apprécié son récit plus qu'elle n'acceptait de l'avouer.

Elle s'empressa d'ailleurs de mettre en place son bain mérité, le poussant à proposer ses bras pour l'aider à transporter les seaux qui allaient l'aider à retrouver une propreté confortable. Sans pouvoir s'en empêcher, il poussa un soupir de satisfaction lorsqu'il vit la baignoire se remplir avec leur aide. L'espace avait beau être réduit, Sidroc ne risquait pas de s'en plaindre. La pièce eut-elle était  seulement dans les dimensions de la baignoire qui allait l'accueillir qu'il n'aurait de toute façon vu qu'un luxe parfaitement salutaire.

Enóla lui conseilla de ne toutefois pas se jeter dedans une fois qu'elle aurait quitté la pièce et voir la fumée qui se dégageait de l'eau ne pouvait que lui donner raison. Il avait beau chérir cette future propreté qui l'attendait, il connaissait l'effet d'un liquide brûlant sur le corps et en souhaitait évidemment pas finir aussi bouilli qu'une soupe de poisson. Il posa les objets transporté dans le coin de la pièce que la brune semblait avoir choisi pour s'en débarrasser, puis il se tourna vers elle, éprouvant pour la première fois l'impression que cette pièce n'était finalement pas si grande que ça au vu de la distance réduite qui les séparait.

Sans aucune gêne, Enóla vint glisser ses doigts sur son torse pour s'emparer de son pendentif. Résistant à l'envie de lui attraper le poignet pour être sûr qu'elle ne le lui prendrait pas, Sidroc se laissa faire, se contentant d'observer le visage de la chasseresse en essayant de rester détendu. Cet objet était le seul auquel il tenait véritablement plus que ça vie, en dehors de son épée. Il était d'ailleurs certain que c'était un peu grâce à lui que les Dieux avaient si bien pu le guider jusqu'en Norvège. Il symbolisait beaucoup pour lui. Un foyer. Une famille. Un lieu vers lequel il tendait, ces fois où son regard se perdait en observant l'horizon, se demandant toujours si ceux qu'il y avait laissé étaient en bonne santé et continuaient leur vie en étant heureux et à l'abri du besoin. Il avait beau être un explorateur, sa terre natale l'appelait avec régularité et seule son enthousiasme pour les découvertes le retenaient autrefois d'y retourner. Aujourd'hui cependant le message des Dieux était clair. Il était temps de rentrer à la maison.

-Je l'espère, répondit-il honnêtement en se détendant devant le respect contenu dans ses paroles.

Il ne pouvait malheureusement pas compter sur ses capacités seules pour y parvenir. Il devrait donc faire le tour du village dès le lendemain pour trouver une personne capable de l'accompagner jusqu'à Skogen. Elle le lâcha enfin avant de s'éclipser en lui affirmant pouvoir lui apporter son aide dès qu'il en aurait besoin. Sidroc ferma donc la porte derrière elle sans verrouiller avant de se déshabiller, laissant ses guenilles pliées dans un coin de la pièce, posant son pendentif par dessus. Il fit quelques tentatives avec l'eau avant de se glisser enfin dans la baignoire, savourant avec un plaisir évident de pouvoir enfin profiter d'un eau chaude et propre.

Il resta un moment à juste se reposer dans la baignoire, profitant simplement de la chaleur de l'eau, pensant au fait qu'il aurait le droit à ça tous les jours lorsqu'il rentrerait à Skogen grâce aux bons soins de sa famille. C'est donc dans cette position de détente qu'Enóla le retrouva lorsqu'elle entra dans la pièce, des serviettes à la main. Ses bras reposant sur les bords de la bassine et les yeux mi-clôt, pas du tout dérangé par l'intrusion d'une femme alors qu'il était nu dans sa baignoire. En revanche, ses yeux s'écarquillèrent bien vite lorsqu'il la vit se prendre les pieds dans les seaux, perdre l'équilibre, puis finalement échouer dans la baignoire, éclaboussant à la fois Sidroc et aussi tout le plancher autour de la baignoire, humidifiant partiellement ses vêtements toujours dans un coin de la pièce. Le plus gênant dans tout ça était cependant la position dans laquelle elle termina, à califourchon sur lui, n'épargnant que miraculeusement don entrejambe d'un choc malvenu avec un genoux, sa poitrine totalement pressée contre son torse et ses mains posées sur ses bras. En revanche, il ne pu qu'admirer ses efforts pour faire passer cette situation pour moins gênante qu'elle ne l'était.

Choisissant lui aussi de faire passer toute cette situation pour quelque chose de parfaitement naturel, il reposa lentement ses bras sur les bords de la bassine avant de laisser fleurir sur ses lèvres un sourire taquin.

-Eh bien. Il semblerait que les Suèdois ne soient pas les seuls à aller vite en besogne, finalement, lâcha-t-il l'air de rien, relevant simplement une main pour retirer une mèche humide du visage d'Enóla.

Il ne se serait sans doute pas permis de faire une telle remarque si elle ne lui avait pas tout à l'heure laisser à penser que prendre un bain avec un inconnu ne la dérangeait pas outre mesure. De plus, Sidroc estimait avoir eu suffisamment de signes qu'il ne la laissait pas indifférente pour oser poser ce genre de remarque en la touchant directement. Tant qu'il y était, il ne pu s'empêcher de lancer un autre trait d'humour, légèrement provocateur.

-En revanche, j'ai beau avoir été longtemps absent de Norvège, il me semble que pour prendre un bain il est plus pratique de ne pas porter de robe...
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Sujet: Re: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Dim 28 Mai - 23:14


Lost in translation.
Sidroc & Enóla


Au vu de la manie que semblait avoir Sidroc à se perdre même dans des lieux connus, Enóla s’était mise à réfléchir, cherchant à savoir si elle connaissait quelqu’un dans les environs qui serait en mesure de rallier Skogen et, par conséquent, qui pourrait emmener le voyageur avec afin qu’il regagne son foyer en toute sécurité. Evidemment la situation du jeune homme l’avait poussée à réfléchir à son propre cas, songeant à son désir de rejoindre le village dont il était question afin d’y évaluer la situation pour le compte de sa jarl. Devait-elle véritablement partir ? Si tôt ? Car elle se doutait que le brun ne resterait guère une semaine ou plus à Isenseg, sûrement qu’il partirait le plus vite possible, peut-être même dès le lendemain. Serait-elle en mesure de le suivre à ce moment là ? Non. La conclusion s’impose d’elle-même dans l’esprit de la chasseresse : elle n’était pas prête à partir aussi vite, pas alors que l’organisation de son voyage était encore bancale. Sidroc n’aurait peut-être pas hésité lui, remettant son destin entre les mains des dieux et rien de plus, mais elle n’était pas ainsi. Trop casanière pour songer à se jeter à corps perdu sur les routes, sans même y réfléchir à deux fois. En tous les cas, ce fut sur ce genre de réflexions que la brune était partie se changer, mais les questions qui avaient pu lui vriller le crâne quelques minutes plus tôt n’avaient définitivement plus lieu d’être maintenant qu’elle se trouvait là, juchée sur un homme dont elle ne savait rien, trempée des pieds à la tête. L’eau est chaude, et c’est ce constat qu’elle daigne offrir à voix haute, dans un souffle, comme pour dissiper le malentendu ou plutôt pour éviter d’avoir à songer au fait qu’elle venait de trébucher d’une façon pathétique qui ne lui ressemblait guère. Elle était d’ordinaire plus douée que ça, moins maladroite. Blessée dans son orgueil l’espace de quelques secondes, agacée également à l’idée qu’on puisse imaginer qu’elle n’était apte à séduire un homme que par accident, cette frustration s’envole bien vite dès lors que le voyageur reprit la parole à son tour, nullement gêné par sa présence. C’est cette indifférence qui finit par arracher un léger sourire amusé à Enóla, cette dernière ne lâchant pas des yeux le brun contre elle. Elle ne peut retenir un léger rire, même, tandis qu’il la prend à son propre jeu, estimant qu’elle aussi était du genre à brûler des étapes. « C’est une bonne philosophie en fin de compte, je m’en inspire. » Rétorque-t-elle simplement, le sourire qu’arborait la chasseresse ne disparaissant que le temps d’une respiration plus profonde lorsque son compagnon s’empara délicatement d’une mèche de cheveux, dégageant son visage.

Un sourire qui revient bien vite, toujours léger, lorsque Sidroc reprit la parole pour mettre en évidence le fait qu’elle n’était pas dans l’apparat le plus adéquat pour une telle activité. La concernée garda le silence l’espace de quelques secondes, faisant mine d’hésiter. C’est avec autant de prétendue innocence qu’elle finit par glisser ses mains dans l’eau, effleurant ce corps qui n’était pas le sien, glissant le long des cuisses du bout des doigts pour finir par arriver jusqu’au bas de sa robe à elle. « Navrée. Entame-t-elle simplement sans le lâcher des yeux, bien qu’elle ne semblait pas le moins du monde désolée, avant de commencer à remonter le vêtement progressivement, se voulant particulièrement tentatrice à ainsi faire preuve de lenteur dans ses mouvements. La robe lui collait à la peau, si bien que l’on devinait ses courbes avant même qu’elle ne finisse par les exhiber. J’avais prévu une arrivée plus sensuelle. Poursuit-elle sur ce même ton anodin qui donnait l’impression qu’il s’agissait d’une conversation des plus banales. Pourtant la chasseresse pèse habilement ses mots, évoquant la sensualité alors qu’elle achevait de se déshabiller, le bruit sourd de la robe tombant finalement au sol à côté de la baignoire sonnant comme une conclusion adéquate. Par ailleurs, Enóla ment sans y réfléchir à deux fois, à ainsi faire croire qu’elle avait prévu ces évènements alors même que tout découlait d’un véritable accident. Elle n’allait toutefois pas s’en plaindre et la honte qu’elle avait pu éprouver en chutant s’était entièrement dissipée. Désormais entièrement nue, et après avoir essayé de capter la moindre émotion qui aurait pu saisir son interlocuteur, la jeune femme finit par baisser les yeux, se le permettant enfin. L’émeraude de son regard glisse le long d’un cou, fait un aller-retour le long des bras avant de dévaler le long du torse jusqu’à la limite imposée par le liquide fumant, ce qui se trouvait plus bas étant dorénavant flouté par les mouvements de l’eau. Et si Enóla n’avait pas daigné bouger de sa place, demeurant à califourchon sur le voyageur bien que s’étant décollée de son torse pour mieux retirer sa robe, ce fut dans un léger sourire qu’elle reprit la parole : Mais puisqu’il est question de bain… La brune se pencha de nouveau vers lui et cette fois ci il n’est pas question d’accident ou de malentendu lorsque sa poitrine rencontra de nouveau, et sans tissu pour les séparer cette fois, le torse de son interlocuteur. Les lèvres frôlent celles du voyageur sans les toucher, un nouveau souffle lui échappant : Excuse moi. » Mais là encore, politesse et excuses ne sont que des façades. Le bras tendu par-dessus une épaule du brun, le visage ayant dévié et s’étant avancé quelque peu si bien que les deux comparses étaient désormais joue contre joue, la chasseresse profite de l’instant. Elle se tend, faisant mine de récupérer quelque chose qui serait apparemment hors de portée au vu de sa manière de se presser contre l’homme face à elle. Elle apprécie le contact, le savoure, en joue comme à chaque fois qu’elle a l’occasion de se rappeler qu’elle pouvait être désirable. Malgré tout.

La mascarade prend finalement fin lorsqu’Enóla daigna se reculer, instaurant de nouveau une certaine distance entre eux bien que celle-ci soit minime au vu des dimensions de la bassine, exhibant presque avec fierté le savon qu’elle était allée cueillir dans le dos du brun. Et ce fut sans plus attendre qu’elle commença à se laver, faisant globalement comme s’il n’était pas là à l’exception de quelques coups d’oeils jetés en sa direction, des regards plus ou moins soutenus qui ne l’intimidaient guère. Elle prend son temps, une fois de plus, et si elle lui prête volontiers le savon s’il le réclamait, elle finit toutefois par le garder définitivement. Ne prenant pas la peine de se rincer dignement, la chasseuse finit par se redresser légèrement dans la baignoire pour mieux faire demi-tour, tournant ainsi le dos à son compagnon. De nouveau assise, coincée entre les jambes du brun cette fois, elle pivota la tête pour lui jeter un nouveau coup d’œil tout en lui tendant son bien : « Tu m’aides ? Une fois de plus, la demande arrive naturellement, comme si elle avait passé sa vie à partager ce genre de moments avec lui. Téméraire, elle rajouta dans un souffle, un sourire amusé aux lèvres. J’ai conscience que tu vas sûrement te perdre en route, mais je prends le risque. » Et sur ce trait d’humour, elle finit par regarder devant elle, s’emparant délicatement de sa chevelure pour la glisser par-dessus son épaule, d’un même côté, afin qu’il ait entièrement accès à son dos. Par ailleurs, Sidroc avait eu largement l’occasion de remarquer la balafre, plutôt hideuse, qui ornait son buste. D’autres entailles, des cicatrices bien plus fines, ornaient également sa taille, son ventre ou ses cuisses. Cependant son dos semblait avoir été totalement épargné, le grain de peau se voulant étrangement lisse. Malgré tout, le corps entier de la jeune femme rappelait qu’elle chassait au quotidien : car si elle n’était pas particulièrement musclée ou forte, son dos était là pour rappeler qu’elle prenait soin de s’entraîner et que son quotidien tout entier l’avait forgé. Elle était habituée à bander un arc, habituée à atteindre sa cible également. Et au fond, la chasseresse avait toujours été fière de constater que son physique le clamait dès lors qu’on daignait y prêter attention.

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-un pendentif en forme de chouette
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Sujet: Re: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Lun 29 Mai - 15:28

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STATUT CIVIL : Divorcée
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Un arc offert par sa famille auquel elle tient comme à la prunelle de ses yeux, un carquois plein de flèches. Un couteau de chasse à hauteur de la ceinture, un autre plus petit glissé dans la botte. Elle peut avoir également une besace lors de plus longs trajets contenant de l'eau, un peu de nourriture séchée, de la corde et une petite statuette de bois représentant une femme qui lui ressemble étrangement.
Elle a également quelques pièges en réserve qu'elle dépose à certains endroits stratégiques aux alentours d'Isenseg et elle va en vérifier les prises tous les jours.

Listen, listen. I would take a whisper if that's all you have to give, but it isn't. You could come and save me. Try to chase it crazy right out of my head.




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Sujet: Re: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Lun 29 Mai - 22:08

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Sujet: Re: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Mar 30 Mai - 16:49

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Sujet: Re: Lost in translation ~ Enola [FB]   - Mar 30 Mai - 22:42



A bout de souffle, épuisée mais rassasiée, Enóla finit par s’autoriser l’esquisse d’un sourire avant de s’emparer une dernière fois des lèvres de son amant. Ce fut sans se soucier plus longuement de lui, estimant qu’ils avaient échangé suffisamment d’attentions depuis un long moment déjà, qu’elle se redressa et partie récupérer sa robe abandonnée dans la salle de bain. Elle avait eu le temps de sécher quelque peu et la chasseresse put ainsi se permettre de l’enfiler de nouveau, dans un soupir. Indéniablement, elle préférait sentir les doigts de Sidroc parcourir sa peau plutôt que de retrouver le contact du lin sur cette dernière mais elle se garda bien d’en faire la remarque. Elle ne put toutefois retenir une moquerie, jetant un coup d’œil par-dessus son épaule pour capter le regard de son interlocuteur tout en indiquant la salle d’eau d’un bref signe de la main : « Tu fous autant de bordel à chaque fois que tu demandes à être hébergé ou je suis une exception ? Ironique, son large sourire laissait toutefois transparaître son amusement. Consciente toutefois du fait qu’elle ne pouvait guère laisser sa maison dans cet état, et estimant que l’explorateur sous son toit pouvait bien l’aider pour les tâches qui lui incombaient, elle demanda poliment mais fermement à ce dernier de ranger et sécher le bois au sol qui n’avait sûrement pas apprécié d’être ainsi aspergé. De son côté, elle préféra s’occuper du repas, qu’ils n’avaient toujours pas pris, se résignant rapidement à ne pas faire de viande au vu du temps de cuisson. Les assiettes furent ainsi rapidement déposées sur la table, constituées de fromage, pain et de fruits confit dans du miel tandis que les cornes avaient de nouveau été remplies de bière. Tu m’excuseras. Entame-t-elle en découvrant de nouveau la silhouette de son invité. Mais tu n’auras le privilège de déguster les animaux que je chasse que demain. » S’amuse-t-elle.
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