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 Valhalla is not for us (laosten)
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Osten Fölksonn
Bondi - le peuple vikings.

behind the shield.
POSTS : 221
SEPTIMS : 875
ARRIVAL : 24/02/2017
IDENTITY : verveine.
FACECLAIM : maxirons + ISHTAR.

AGE : vingt-quatre ans.
STATUT CIVIL : seul, et c'est mieux comme ça.
METIER : bourreau, abatteur, bûcheur, béquillard, boucher, coupe-tête, exécuteur, sadique, tortionnaire, tranche-tête. Il fait le sale boulot, celui que tout le monde acclame lorsqu'il est face à la foule, mais que jamais l'on ne remercie.
LOCALISATION : dans les hauteurs de Solstheim.

INVENTAIRE : (joker n°1) Un poignard toujours bien aiguisé dans un fourreau accroché à sa ceinture, une besace dans lequel il range divers choses : un gourde d'eau, de quoi allumer un feu et des friandises pour son chiot. Pour le travail, il utilise très souvent la hache de son père qui commence à se faire vieille et pour chasser, il fabrique des pièges ou utilise une arbalète.

NOT A LOVER
A DISASTER
☾ Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse; ainsi qu'une beauté, sur de nombreux coussins, qui d'une main distraite et légère caresse avant de s'endormir le contour de ses seins. Sur le dos satiné des molles avalanches, mourante, elle se livre aux longues pâmoisons. Et promène ses yeux sur les visions blanches qui montent dans l'azur comme des floraisons.
@charlesbaudelaire ✔️

there's a warrior.

FEUILLE DE PERSONNAGE.
compétences :


Sujet: Valhalla is not for us (laosten)   - Ven 21 Avr - 14:44

Laoghaire
&
Osten
IT TAKES TWO TO MAKE A MURDER. THERE ARE BORN VICTIMS, BORN TO HAVE THEIR THROATS CUT, AS THE CUT-THROATS ARE BORN TO BE HANGED.
Quelle fin y a-t-il pour les gens comme moi ? Existe-t-il une gloire au-delà du monde des hommes, à en envoyer d'autres en Hel pour que les plus grands ici bas ne se salissent pas trop les mains ? Ou serais-je condamné à passé l'éternité avec mes suppliciés ? Comprendraient-ils alors qu'il est à tout homme de gagner sa vie, et qu'il n'y a rien de personnel dans ma fonction ?
Si leurs sang n'a pas taché mes mains, il a taché mon âme.
Je fait taire mes pensées en entrant dans la geôle. Une femme de Solsteim, m'ont-ils dit en venant me chercher chez moi : Une meurtrière vengeresse, dont le sort doit se finir sous ta hache. Je dois venir lui expliquer ce qui va lui arriver, et prendre en compte sa taille et son poids pour adapter la sentence. La mort est tout un art, disait mon père ; on ne tue pas les gens n'importe comment ! Il faut être propre et les faire le moins souffrir possible, sauf si ton Roi ou ton Jarl te demande le contraire. Le cou d'un combattant dans la fleure de l'age ne cédera pas comme celui d'une jeune femme à peine sortie de l'enfance.

Je ne connais que trop bien ces lieux, et me dirige sans peine vers la cellule que l'on m'a indiqué. L'unique source de lumière provient de la voûte de la pièce, obstruée par une grille de métal ; mais c'est suffisant pour que j’aperçoive les rats partir se cacher en m'entendant arriver. J'adresse un signe de tête pacifiste aux gardiens éveillée, dont les nombreux collèges assoupis entachent la réputation fondée. Si mon ami Freymar voyait des hommes comme lui ainsi dénigrer leur fonctions, j'aurais d'avantage de travail et une belle prime à la fin du mois. Sur mon passage, les prisonniers ont divers réactions, et pourtant toujours les mêmes : certains se taisent, comme si l'ombre de le mort passait devant eux à travers la mienne, d'autres au contraire se jettent sur les barreaux en demandant la fin de leurs souffrances, tandis que les rares à l'oser tentent de me cracher dessus.

C'est au bout du couloir que se trouve la cellule de l’intéresse du jour. Aussi misérable et insalubre que les autres, la criminelle à cependant le luxe d’être seule. Je m'accroupis pour être à sa hauteur et prends le temps de l'observer avant de m'adresser à elle. De taille moyenne, ce n'est visiblement pas une guerrière à en juger par la taille de ses biceps. Qui plus est, elle ne porte aucune cicatrices visibles ainsi vêtue ; vêtements qui sont encore assez propres pour m'indiquer qu'elle n'est pas là depuis longtemps. Elle fait en sorte de garder son visage dans l'ombre, mais je lui donne moins de vingt-cinq ans.
Il faudrait que je discute avec la personne en charge de l'ordre d'exécution mais je pourrais lui briser la nuque assez facilement et proprement, ce qui éviterait l'horreur pour sa famille de voir sa tête rouler âpres le coup de hache. Les hommes ont plus de mal à voir une femme mourir, mais ils sont également plus friands de spectacles. Une chose dont mon père ne m'avait pas parlé, c'est que ce travail consiste également à divertir la foule.

Je sors de mon sac une petite miche de pain, et la glisse à travers deux barreaux ; si je veux qu'elle m'écoute, je dois lui faire comprendre que je ne suis pas là purement pour lui faire du mal.
- Bien. Tu sais peut-être déjà ce qui va t'arriver mais je suis tenu de t'en rendre comte. Tu as entre deux et trois semaines avant ton exécution. Avec un peu de chance, quelqu'un plaidera en ta faveur et tu seras simplement flagellée en place publique, mais ce genre de chose de me surprendrais et dans tous les cas ce serait quand même à moi de détruire ton dos.
Je marque une pause et cherche à voir le visage de la jeune femme, mais elle est encore trop loin de moi pour cela.
- Je n'ai pas beaucoup de choix quant à ton exécution : la décapitation ou la nuque brisée. C'est ce qu'il y a de moins long comme souffrance. A moins que tu souhaite mourir d'une façon en particulier ?
Stupide serait celle qui choisirait la souffrance alors qu'on lui offre une fin rapide.
- Sache qu'il n'y a rien de personnel en moi. Tu peux me haïr autant que tu le désir, et tenter de me faire du mal, mais je ne prends aucun plaisir à ça. Je ne sais ni ton nom, ni qui tu as tué, ni pour qu'elle raison exactement. Je suis à pour faire mon travail et rien d'autre.
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Sujet: Re: Valhalla is not for us (laosten)   - Dim 23 Avr - 23:10

Le noir. La faim. L’humidité. Les rats. Voilà tout ce dont j’avais droit ces derniers temps. Coupable. Je l’étais manifestement. Comment ne pas l’avouer. Comment ne pas le dire. Alors je le dis. Je suis coupable. Mais si c’était à refaire, je le referai.  Si c’était à refaire, je vengerai une nouvelle fois la mort de mon frère. Je tuerai encore celui qui a ôté la vie à celui qui était le seul être qui me restait sur terre. La vie ne m’a pas épargnée. Mes parents sont partis bien trop tôt, mais dans mon malheur, j’avais la fortune d’avoir encore un  frère. Un être qui m’était cher. Ma chair, mon sang. Celui qui m’a soigné comme un père, qui m’a élevé comme sa fille. Par honneur, je ne pouvais laisser ce crime impuni. Cette mort oubliée. Alors me voici ici. Seule. Traitée comme une meurtrière que je suis. J’ai la terrible impression de vivre un cauchemar éveillé. Une vie au ralenti. Une terrible illusion. Mais je devais me résoudre à me dire que c’était bel et bien la réalité.

Une cellule sale. Croupie par l’eau stagnante. Mes seuls compagnons se trouvent être des rongeurs répugnants. Mais pas plus que les hommes enfermés plus loin. Le bruit d’une porte en fer s’ouvrant et se refermant. Recroquevillée sur moi-même, le visage sur mes genoux, j’attendais. J’attendais peut-être la mort. J’attendais de savoir si j’allais rejoindre ceux qui étaient déjà partis. Tous ceux qui m’étaient chers étaient déjà bien loin d’ici. Logés, dans un autre monde bien meilleur que celui-là. Pourtant, une présence vint me sortir de mes pensées morbides. J’entends qu’elle bouge. J’entends un bruit qui vient à moi. Et pourtant, je n’ai même pas la force de bouger. Ni de lever la tête. Mon âme est vidée. Mon essence évaporée. Mon estomac aussi. La force semblait m’avoir abandonnée face à la faim. Une voix masculine s’adressa à moi. Cette voix m’explique. Cette voix est détachée, mécanique. Elle n’a aucune compassion. Elle connaît bien le texte qu’elle me récite. La mort, au mieux la flagellation en place publique. Quoi qu'il en soit, mon bourreau, se sera lui. La décapitation ou la nuque brisée. Désirais-je autre chose ?

« Non »
un murmure, la voix enraillée. Des jours que je n’avais pas parlé. Je n’avais pas envie de débattre sur la manière dont j’allais mourir.

Il n’y a rien de personnel. Il ignore qui je suis et ce que j’ai fait. Il fait son travail, simplement. Je n’en demandais pas tant. Je redresse mon visage. Je suis toujours dans l’ombre. Je remarque le morceau de pain non loin de moi. Je tends la main pour le saisir mais trop éloignée, ma main n’atteint pas le bout de pain. Me décalant, je saisis le quignon, un rayon de soleil de barre le visage. Plissant les yeux, les rayons m’aveuglent un instant. Apportant à ma bouche la denrée, affamée.  Je le savourais. Et pourtant, j’avais envie de le dévorer en une seule bouchée.

« Laghoaire. Je m’appelle Laoghaire... » Je marquai alors une pause. Devant prendre un temps d’arrêt avant de poursuivre. « Il n’y a rien de plus intéressant à dire sur moi. » J’étais fatiguée. J’avais moins faim. J’avais désormais soif. « J’ai tué l’homme qui a assassiné mon frère.» Je passais ma main dans mes cheveux légèrement ébouriffés, me tenant le crâne.

« Merci. Pour le pain. »

Désormais habituée au soleil, je dirigeais mon regard vers mon geôlier. Il était jeune. Je le scrutai un instant, surprise. Plissant les yeux à nouveau. L’observant. Comme si je ne voulais pas voir qu’il est vraiment jeune. Nous devions avoir le même âge. Ou pas loin.

« Vous êtes jeune » lâchais-je spontanément. « Comment s’appelle celui qui mettra fin à mes beaux jours ? »


Dernière édition par Laóghaire Seàghdha le Lun 1 Mai - 22:29, édité 1 fois
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Sujet: Re: Valhalla is not for us (laosten)   - Dim 30 Avr - 18:53

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IT TAKES TWO TO MAKE A MURDER. THERE ARE BORN VICTIMS, BORN TO HAVE THEIR THROATS CUT, AS THE CUT-THROATS ARE BORN TO BE HANGED.
« Non ». Bien. Ce sera beaucoup plus simple pour tout le monde. Elle s'approche vers la porte de la cellule pour attraper le pain, doucement, comme si tous les os des son corps étaient brisés. Peut-être le sont-ils ? Il font subir tant ce choses aux malheureux qui passent ces portes. Un rayon de soleil barre son visage tandis qu'elle s'approche et lui fait plisser les yeux, comme s'il la brûlait. L'espace d'une seconde je semble reconnaître un visage familier et me surprends à prier que ce ne soit pas le cas. Je l'observe alors tandis qu'elle mange, cherchant à reconnaître d'où viendrait ses traits si peu inconnus. Mais la jeune femme me devance avant même que je ne trouve de réponse :
- Laghoaire. Je m’appelle Laoghaire…
Son nom résonne à mes oreilles comme un écho lointain et pourtant bien trop récurent. Mais je ne m'y attarde pas, l'ordre du métier revenant au galop, mes paroles aussi récités qu'un discourt appris par cœur :
- Rien ne vous oblige à me parler ou à me dire ce que vous avez fait, innocente pour coupable, je ne pourrais pas faire changer la décision qui à été prise, je suis simplement exécuteur.
Mais comme beaucoup de criminels, la jeune femme persiste :
- Il n’y a rien de plus intéressant à dire sur moi. J’ai tué l’homme qui a assassiné mon frère.
Il me vient en tête le fait récent de l'action de la jeune femme, raconté par tous dans la taverne ; mais je n'arrive pas à faire le lien avec son visage qui me semble familier. Si je passais un peu plus de temps sobre là-bas, peut-être le saurais-je. Mais à quoi bon ne pas être inhibé dans un tel lieu ?
- Je suis désolé de votre sort, c'est tout ce que je peux vous dire.
Si seulement les condamnés savaient vraiment que c'est le cas ; que je me fiche de leur sort mais que j'aimerais des fois ne pas en être la fin. Ne pas avoir à terminer la vie d'une femme n'ayant pas encore donné d'enfant ou d'un homme en ayant encore de nombreux à élever. Que ma tâche, bien que correctement rémunérée, est un travail comme les autres qui hanterais cependant les plus faibles : le tisserand ne seras jamais hanté par sa laine, lui. Grand bien lui fasse !
- Merci. Pour le pain.
Je ne lui réponds pas, et me contente de continuer à l'observer. Un « de-rien » serait mal placé après ce que je vais lui faire subir ; alors autant me taire ; et suis supposé parler le moins possible avec mes suppliciés ; mais cette jeune femme me donne du fil à retordre pour me contenter de faire ce à quoi je suis supposé :
- Tu es jeune. Comment s’appelle celui qui mettra fin à mes beaux jours ?
- Tu parles beaucoup.
Mon ton est sec, aussi sec que celui de mon père et je m'en surprends. Je commence à être bien trop habitué à la mort, mon caractère en pâti. Je me reprends : cette Laoghaire ne doit chercher qu'un peu de réconfort dans sa solitude, et je suis peut-être la première personne à qui elle parle depuis plusieurs jours. Me montrer aimable ne va rien me coûter :
- Osten. Et en effet merci de remarquer que je ne suis pas un vieillard.
Toujours et encore bien trop froid. Un souvenir me reviens alors soudainement un mémoire : une jeune femme dansant entre les tables de la taverne, un sourire sur les lèvres, les hommes penchés sur ses formes. Elle me sert à boire jusqu'au ce que j'en finisse déséquilibré et garde toujours ce sourire. Les hommes ne veulent qu'une chose : la toucher, avoir la petite serveuse pour eux. L'un d'eux passe même sa main au niveau de ses cuisses et je me surprends à hausser le ton, l'alcool me rendant bien plus impulsif que je ne le suis normalement. La jeune femme s’arrête et l'homme aussi, mais pour se lever et venir vers moi. Il crache sur mes bottes : « Qu'est ce qu'il à le bourreau, il s'attaque aux jeunes vierges maintenant ». Je soutiens son regard : « Fait bien gaffe à ce que tu dis, j'ai toujours ma hache avec moi et deux trois témoins contre toi. » Il ris : « Voyez vous ça, un sauveur ce jeune homme ! Va plutôt pleurer tes parents au lieu de te mêler de ce qui ne te regarde pas. » Le coup part tout seul, l'homme tombe à terre, assommé par mon poing. Je quitte les lieux sans trop tarder.
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Sujet: Re: Valhalla is not for us (laosten)   - Lun 1 Mai - 23:28

Lorsque je regardais mes bras, je n’avais plus que la peau sur les os. J’avais dû perdre du poids. Je ne me nourrissais pas bien. Entre l’angoisse permanente de mourir et le manque de nourriture, j’avais littéralement fondue. Je n'avais pas vu mon reflet depuis mon emprisonnement. Etrangement, je me moquais de la tête que j’avais. Certes, je ne devais pas être au plus haut de ma forme. Je le ressentais. En moi. Au plus profond de moi. Je sentais que mes forces me lâchaient en même temps que l’espoir de survivre. Je préférais croire que je n’y survivrai pas. Que les hommes étaient résolument mauvais. Je n’avais pas une once d’espoir qu’on me libère. Un beau jour. Non. Je ne préférais pas y croire. Ne pas y penser. Ne pas imaginer un évènement qui, probablement, n’avait aucune chance de se dérouler. J’avais les pieds sur terre, aujourd’hui plus que jamais. Aucun chevalier ne viendra me sauver. Je ne suis pas celle que l’on vient libérer de sa tour d’argent. Je ne suis pas une haute dame, de celle que l’on encense, non pas pour ce qu’elle est, mais pour ce qu’elle représente. Non, je ne suis pas de celles-là. Je ne suis qu’une jeune serveuse ordinaire et discrète. Enfin, je me suis toujours considéré comme discrète. J’ai toujours eu l’impression que l’on ne me regardait pas plus qu’une autre. Pourquoi me regarderait-on plus qu’une autre d’ailleurs ? Mon geôlier me regardait justement en ce moment même, et j’avais remarqué sa jeunesse. Etonnée par l’addition de son jeune âge et de son métier, « tu es jeune » m’avait échappé. Oui, il était bien jeune – selon moi –  pour porter sur ses épaules le poids de la mort des condamnés qu’on lui offrait. Il me répondit que je parlais beaucoup. Sa réponse fut sèche, tellement qu’elle me crispa. Sa réponse avait été brutale. Je refermai la bouche bien décidée à ne plus l’ouvrir. En temps normal, je n’aurais pas été heurtée par ce genre de réponse, mais ici, maintenant, rien n’était comme avant. J’étais plus vulnérable et plus sensible.

Je fronçais les sourcils, imaginant la difficulté de ce métier. « Il ne doit pas y avoir de bon âge pour exercer ce métier... » J’imaginais la scène. Ma scène. Et lui assénant le coup de hache. Comment arrivait-il à faire cela de son métier ? Certes, il était celui que la foule acclamait le jour. Mais, comment rentrait-il le soir chez lui et faire comme si rien ne s’était passé ? Mon regard était dans le vague. Puis revint à lui. Son visage ne m’était pas inconnu mais j’ignorais si ma faiblesse physique et mentale me faisaient divaguer. « J’imagine qu’on ne ressent plus rien...» concluais-je. A force, je pensais qu’on ne ressentait plus ce qu’on avait ressenti la première fois. Une question d’habitude, probablement. Une fois qu’on s’était habitué au sang, à l’odeur. S’habituait-on vraiment à cela ? Je fronçais les sourcils. Non. Je ne pourrais m’y habituer. Mais peut-être que lui, s’y était fait. On se fait une raison à tout. C’est ce qui le fait vivre après tout.

« Osten... » murmurais-je. Après un instant de blanc. De silence volontaire de ma part, il me confia enfin son patronyme. Osten. « C’est charmant... » soupirais-je sans trop y croire, le regard dans le vague. Je savais qu’il n’allait pas s’attarder ici. Qui le ferait ? « Restez... s’il vous plaît. » suppliais-je mon geôlier en fixant le mur en face de moi. Je marquais une pause pour reprendre mon souffle. Je sentis qu'il hésita. Je ressenti même qu'il pensa à refuser. Il allait sans doute le faire...« Juste un peu. Juste quelques minutes. » Si ce n’est pas la lame de sa hache qui me tuerait, la solitude s’en chargera bien aisément. Et je devenais littéralement folle de ne parler à personne. Et je ne considérais pas mes « compagnons » de bagne comme une compagnie. Sans vouloir me l’avouer, j’avais peut-être besoin d’une compagnie humaine. Que ce soit mon geôlier ou pas, cela ne comptais guère pour moi. Un humain, doué de la parole suffisait. Je tournais mon visage vers lui et déglutis. « Parlez-moi de vous, Osten. » j'anticipai sa réponse. Classique. Je l'imaginais me répondre qu'il n'était pas intéressant. Sauf que je pensais, au contraire, que cet être était intrigant. « Et n'évitez pas la question en me rétorquant qu'il n'y a rien à dire sur vous.»
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Sujet: Re: Valhalla is not for us (laosten)   - Dim 21 Mai - 12:21

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Elle est pâle, la jeune femme, mais elle parle beaucoup trop, elle devrait plutôt économiser ses forces.
- Il ne doit pas y avoir de bon âge pour exercer ce métier... J’imagine qu’on ne ressent plus rien.
Elle n'en sait rien, et je ne crois pas qu'un jour elle serait capable de comprendre ce que je me tue à hurler silencieusement au monde qui m'adresse cette pensée : les hommes ne sont que chaire et corps au delà du destin que les dieux leur réserve. Je ne suis qu'os, sang, et boyaux. Elle n'est que peau, poils et liquides. Et tous nous finiront tous par délaisser nos corps, écorchés, beaux ou affaiblis par l'âge. Je charcute un homme comme un découpe un porc, à l’exception prés que je ne me nourrit pas de mes semblables. Je ne prends ni plaisir à saigner une truie, ni excitation à donner un terme à la vie d'un homme. Je fais ce pourquoi je suis fais, tel une vermine, un charognard, élément mal aimé des créatures de la nature mais sans qui l'équilibre serait bouleversé. Telle la mouche sur le cadavre.
Mais je ressent la lassitude, la satisfaction du devoir et du travail bien fait et appréhension de l'erreur.
- Osten… dit-elle avant d'ajouter plus bas : C’est charmant...
Je décide de me relever et de partir. Mon travail est terminé, je n'ai plus rien à faire là, et le soleil me manque déjà. Si j'ai voulu faire preuve d'un peu d'amabilité, la situation est maintenant vraiment déplacée.
- Restez... s’il vous plaît ! me supplie-elle sans pour autant me regarder. Juste un peu. Juste quelques minutes.
Je me retourne, debout de toute ma hauteur, elle paraît encore plus petite, recroquevillée sur elle même, seulement éclairée par un rayon du lumière. Mais bon sang, pourquoi fait-elle cela ? L'enfermement la rendrait-elle folle ?
- Que voulez vous donc ? Je ne suis pas là pour vous tenir compagnie, vous avez les charmants gardes pour ça...
- Parlez-moi de vous, Osten. Et n'évitez pas la question en me rétorquant qu'il n'y a rien à dire sur vous.
Je frissonne quand elle prononce mon prénom, je n'aime pas cette proximité. Je m'accroupis pour me retrouver face à elle, son visage à quelque mètres du sien. Si elle est sale de crasse, son minois doit être de plus fin lorsqu'elle est à son avantage ; et il me semble vraiment être familier.
- Que voulez vous que je vous dise ? Vous voulez savoir si je suis aussi horrible que les gens de la ville ne le disent ? Si je suis aussi sanguinaire et si je mange les jeunes femmes après les avoir violés comme certains s'amusent à le raconter.
Je la regarde, et cherche dans ses yeux une preuve que oui, c'est cela, et que je suis la personne à détester, pour qu'elle se délaisse enfin du fardeau d’être le coupable de son sort, qu'elle puisse ne concentrer ses pensées que sur le fait de me haïr pour ne pas trop se torturer à savoir que c'est elle la responsable des faits, car c'est tellement plus facile ainsi. C'est ce qu'ils font tous.
- Je ne suis pas un être sanguinaire, je ne touche que les femmes qui acceptent de venir entre mes draps et je suis plus amateur de volaille que de chaire humaine. Je suis un homme comme tous les autres qui ne fait que son travail, alors allez y…
Je m'approche et attrape d'une main ferme mais assez calme son visage, pour qu'elle me regarde dans les yeux :
- Haïssez-moi, jeune femme, mais je ne ferrais rien d'autre pour que ce soit le cas.
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