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 Un sommeil long de tant de vies effacées (Sjøen)
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Vitserk Leiknir
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IDENTITY : Gérard.
FACECLAIM : James Purefoy (Carnavage & Anaëlle)

AGE : quarante-huit ans.
STATUT CIVIL : marié, cinq enfants.
METIER : trésorier royal.
LOCALISATION : château royal.

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Sujet: Un sommeil long de tant de vies effacées (Sjøen)   - Sam 22 Avr - 17:36


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Un sommeil long de tant de vies effacées 


Il arrivait parfois à Vitserk Leiknir de se trouver parmi les guerriers. Ces occurrences, rares, faisaient très souvent se lever les sourcils, voire les moqueries. Tout le monde savait que l’homme avait, depuis longtemps, abandonné la voie de l’épée, et qu’il préférait largement se consacrer au sport de chambre afin de garder la ligne. Le centre d’entraînement du palais n’était pas donc un lieu dans lequel on pouvait le voir fréquemment. Lui et son sourire de prince, ses riches vêtements et son absence d’arme ne passait pas inaperçu. Surtout, nombreux étaient ceux qui désiraient le voir mort et enterré, et c’était la crainte de la revanche de sa famille qui en dissuadait la plupart. Pour les autres, c’était sûrement de devoir affronter, avant cela, le regard sombre de son esclave fétiche, Alfketill.
Alors, que faisait-il ici à quelques jours à peine de l’anniversaire du règne de son employeur ? Que pouvait-il donc avoir à faire avec la Commandante, avec qui il avait eu un entretien ? Les gardes royaux l’avaient regarder passer comme une chèvre vivante en plein festin, pour aller se présenter près de la terrible Moira Lund, qui s’exerçait à la hache à cet instant précis. On les regarda, tous les deux, alors qu’il parlait et qu’elle, visiblement, oscillait entre l’énervement et la lassitude. On pria pour qu’on lui tranche la tête. On paria sur le nombre de membres qu’il allait perdre. On la supplia mentalement d’au moins lui cracher à la figure. Elle sembla hésiter, d’ailleurs.
Les gardes royaux eurent cependant la satisfaction de l’entendre l’insulter abondamment avant qu’il ne parte. On leur annonça ensuite que tous ceux qui acceptaient de travailler le soir du banquet recevraient une prime. Et on leur rappela de ne jamais emprunter d’argent à Vitserk Leiknir.

Énerver Moira restait une des activités préférées du trésorier, certes loin derrière le temps passé avec sa femme et la satisfaction de se savoir immensément riche, mais tout de même. Il se risquait même à aller risquer sa vie au milieu des brutes et des truands (ou ceux qu’il jugeait de la sorte) rien que pour pouvoir répondre, avec deux mois de retard, à l’une de ses requêtes. Ce n’était pas qu’il était contre, ni même que la décision avait mis particulièrement complexe à prendre… Il jugeait juste que chaque chose devait arriver à point nommé, et lorsqu’il s’agissait de Moira, c’était toujours terriblement en retard.
Il était cependant temps de partir, et après un dernier regard pour l’étendue des armes et des muscles et des poils, il se dirigea vers la sortie. Il lui suffit cependant de trois pas avant de remarquer une autre silhouette facilement reconnaissable faire sa route vers le coeur du palais. Un sourire malicieux et satisfait s’installa aussitôt sur ses lèvres alors que, en trottinant, il rattrapa la chevelure blonde pour marcher à ses côtés.

« Salutations, princesse. Quelle surprise de te trouver ici. »

Un regard sombre se leva aussitôt vers lui, et il jubila de nouveau, silencieusement, de sentir la haine de Sjøen tournée vers lui. L'enfant se transformait en jeune femme, et pourtant elle semblait toujours aussi fervente dans sa colère (potentiellement justifiée). Il irritait cependant bien trop de monde pour en prendre rigueur. Gardant toujours son sourire poli et servile, il ajouta :

« Es-tu venue ici admirer un guerrier aux beaux yeux ? Un garde peut-être ? »

D’un ton badin, il aborda ainsi quelque sujet trivial. Il ne parla pas de la mort de son esclave d’ami. Il n’évoqua pas celui qu’il avait racheté, et renommé du même nom. Il tenait à être toujours irréprochable devant la princesse, toujours mielleux et calme. C’était à elle de lui sauter à la gorge.
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Sjøen Lund
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Sujet: Re: Un sommeil long de tant de vies effacées (Sjøen)   - Sam 22 Avr - 21:43

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UN SOMMEIL LONG DE TANT DE VIES EFFACÉES






C
ela commençait à devenir une habitude. Dès que la jeune fille savait que sa sœur prenait des leçons d’arme dans la cour, Sjøen Lund ne se faisait pas prier pour venir espionner, à travers une porte entre-ouverte. Chaque fois, elle faisait toujours de son mieux pour n’être vue par personne… Après tout, espionner était quelque chose de bien bas, surtout pour quelqu’un de son rang ! Son titre de princesse ne rentrait certes pas souvent en ligne de compte, mais quand il s’agissait de son honneur et de sa fierté, alors elle ne se privait guère. Avec une épée invisible, immatérielle, elle s’appliquait à répéter chaque mouvement, chaque conseil qu’on donnait à son aînée.

Depuis la mort de Valgeir, elle ne reprenait que difficilement son épée de bois. Elle continuait de se battre dans les rues, mais diriger sa bande d’enfant, défendre et conquérir des territoires, elle ne le faisait plus que par sens du devoir auprès de ses compagnons. Enfin, elle tirait de leurs victoires énormément de fierté, mais ce n’était plus la même chose, maintenant que Valgeir n’était plus là. Cet esclave, ce garçon de cuisine… il était vraiment son meilleur ami. Son premier et seul ami. Et elle le revoyait encore dans ses cauchemars, flotter sur le ventre, la tête dans l’eau, le corps inerte…

Elle secoua la tête vivement, et se remit à observer. La leçon semblait être finie, elle voyait sa sœur ranger quelques dernières choses – d’où elle était, Sjøen n’arrivait pas à savoir de quoi il s’agissait – avant de s’en aller. La jeune fille pesta intérieurement, mais c’était peut-être pour le mieux… Après tout, elle n’était pas concentrée ! Discrètement elle sortit alors, prenant soin de regarder si personne n’approchait… Aujourd’hui ne sera pas le jour où on la prendra la main dans le sac ! « Salutations, princesse. Quelle surprise de te trouver ici. » Pendant un temps, elle se figea. Puis se retourna. Vitserk Leiknir. Le serpent. Le rapace. L’homme qui lui procurait le plus de dégoût dans ce monde. Elle ne put s’empêcher de le foudroyer du regard avant de réaliser qu’il avait certainement dû la voir sortir… non ? Oh par tous les dieux ! Si elle devait être surprise à espionner les cours de sa sœur, faites que ce ne soit pas par lui !

Non, du calme Sjøen. Il n’y avait aucune raison pour qu’il t’ait vue. Tu as fait attention, tu as été discrète… Il est juste venu là avec sa langue de vipère pour la provoquer.

«Es-tu venue ici admirer un guerrier aux beaux yeux ? Un garde peut-être ? » S’il existait un dieu de la patience, il avait intérêt à faire en sorte que la princesse garde son calme jusqu’au bout ! Entre la panique et l’hostilité la plus totale, elle ne savait pas vraiment où donner de la tête.

« Vitserk Leiknir. » grinça-t-elle entre ses dents avant d’accélérer le pas.

Sa présence l’irritait, mais était-ce vraiment un secret ? Sjøen n’était pas du genre à se cacher derrière des faux semblants… son mépris, il se voyait au premier regard. Et elle en éprouvait beaucoup pour le trésorier. Mêlé à de la colère, de la rancœur, de l’hostilité et de la méfiance. Qui pouvait savoir ce à quoi il pensait, dans le fond ?

« Et vous, êtes-vous venu ici pour tourmenter un autre de vos esclaves ? Votre neveu, qui sait ? »

Pour l’instant, elle gardait encore son calme… Et ce n’était pas plus mal. Elle s’impressionnait, d’ailleurs ! Mais elle se doutait bien que là n’était pas non plus la raison de sa venue. La personne qu’il souhaitait tourmenté, elle se doutait qu’il s’agissait d’elle… Ou alors il était comme ça naturellement, toujours avec cette perverse envie d’irriter quelqu’un. Ah Comme elle aimerait le voir foudroyé par Thor en cet instant.

« Bon ça suffit, j’en ai assez. Vous avez quelque chose à me dire en face ou bien je peux continuer mon chemin seule ? Je suis assez grande pour retrouver ma route dans ma propre maison, si c’est cela qui vous inquiète. Enfin, s’il y a quelque chose au monde qui puisse vous inquiéter, autre que votre petite personne sournoise et perfide. »

Sa voix était un véritable miroir de tout ce qu’elle ressentait : malgré certains mots polis, son ton et son expression ne laissait aucun doute sur le véritable message. Elle voulait juste qu’il la laisse tranquille, qu’il aille loin, très loin, là où personne ne pourra jamais le trouver et qu’il y meure. Ou alors, elle le tuerait elle-même. C’était une bonne idée, ça ! Et bien plus satisfaisante. Si seulement il n’était pas celui qu’il était… Pourquoi est-ce que les personnes les plus détestables étaient les plus intouchables ?
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Sujet: Re: Un sommeil long de tant de vies effacées (Sjøen)   - Sam 6 Mai - 21:44


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« Vitserk Leiknir. » Impressionnant comme on pouvait mettre dans de haine dans la prononciation d’un simple nom. L’enfant, l’innocente enfant, avait toujours eu du mal à contenir ses émotions. Il la connaissait depuis sa plus tendre enfance, avait même pu admirer l’arrondi du ventre de sa mère, et n’en revenait toujours pas de l’avoir vu grandir autant. Nulle délicatesse chez cette petite sauvageonne. Il se demandait souvent comment allait évoluer une créature aussi brûlante dans un monde aussi froid. La politique, et surtout les membres autour de la couronne, devaient dealer avec les non-dits, la pression et les menaces au quotidien. Si elle voulait survivre dans ce monde de loups, il allait falloir qu’elle s’endurcisse. Et Vitserk était là pour cela. Homme dévoué, philanthrope méconnu, il aimait se considérer comme l’obstacle volontaire pour former les jeunes âmes à la dure réalité de la vie. Si ces jeunes gens n’étaient pas capables de se défendre d’un Leiknir, alors comment pouvaient-ils espérer survivre ?

« Et vous, êtes-vous venu ici pour tourmenter un autre de vos esclaves ? Votre neveu, qui sait ? » Un éclat de rire lui échappa à la pique de la princesse. Derrière lui, Alfketill se crispait sûrement en foudroyant le sol du regard. Il détestait la notoriété que lui offrait son rôle d’esclave, le fait qu’on ne retienne qu’à peine son nom, pour l’appeler le neveu Leiknir. Après tout, maintenant, il n’était plus qu’Alfketill, souvent appelé Alf, castré de son nom de famille tout comme de son héritage et de sa fierté. Et cela faisait bien rire Vitserk. « Mais mon neveu se porte très bien, merci bien. Non non, je venais rendre visite à ta tante, pour tout t’avouer. Toujours aussi aimable par ailleurs. » Il allait enchaîner avec une petite pique lorsque, brusquement, elle se laissa aller : « Bon ça suffit, j’en ai assez. Vous avez quelque chose à me dire en face ou bien je peux continuer mon chemin seule ? Je suis assez grande pour retrouver ma route dans ma propre maison, si c’est cela qui vous inquiète. Enfin, s’il y a quelque chose au monde qui puisse vous inquiéter, autre que votre petite personne sournoise et perfide. » Et sans oser en rire, le visage de Vitserk s’écorcha d’un rictus amusé. Oh que non, il ne comptait pas la laisser tranquille. Il aimait bien trop son tempérament de feu pour ne pas se risquer à s’y brûler encore un peu.

« Mais nous allons dans la même direction, autant en profiter pour rattraper un peu le bon vieux temps non ? Tu as déjà prévu ta robe pour la cérémonie ? » Encore une fois, Vitserk se prêtait au jeu glissant de prendre la princesse pour une enfant, et même une petite poupée mièvre et superficielle. Impossible de savoir si c’était par ignorance ou par provocation. Il avait parfois, tout simplement, l’instinct pour savoir où taquiner. Et il était encore bien loin d’arriver là il en voulait. « Pour ma part, je suis en route pour les cuisines. J’ai une petite faim, et je vais indiquer à mon nouveau cuisiner comment s’occuper de mes plats. » Il n’avait pas besoin de la regarder pour sentir que le mot avait fait mouche. Persuadé d’avoir capté toute son attention, il continua, l’air de rien, comme s’il parlait de la chose la plus badine du monde : « Un charmant jeune homme, travailleur, un peu maladroit mais plein de bonnes volontés. » Il salua comme si de rien n’était un membre de la cour passant non loin, avant de poursuivre. « Je l’apprécie déjà mais c’est un étranger, de je ne sais quelle partie de la mer… Un nom imprononçable... » Les esclaves disposaient souvent de surnoms, de raccourcis ou carrément de nouveaux baptêmes autour de Vitserk. Il avait besoin de reprendre le contrôle de ses créatures, et cela passait souvent par la souillure du nom donné par les êtres chers : « Je l’ai donc appelé Valeigr. Plus court, plus simple et puis… c’est facile de s’en souvenir. »

Et enfin, il baisse de nouveau les yeux pour se confronter à la réaction de la princesse. Sa curiosité maladive lui mordillait l’esprit, l’incitant à chercher chez toutes les personnes un tant soit peu intéressantes les naufrages de l’émotion.
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Sujet: Re: Un sommeil long de tant de vies effacées (Sjøen)   - Ven 19 Mai - 10:42

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P
lus les secondes passaient, plus la jeune fille imaginait des scénarios toujours plus imaginatifs des façons dont elle pourrait tuer ce trésorier à la langue de serpent. Pour l’heure, le plus tentant était de se jeter sur lui, de lui crever les yeux avec ses pouces avant de l’étrangler là, au milieu du couloir comme s’il n’était… rien. Et peut-être même qu’elle lui arracherait la langue, s’il criait trop ou s’il riait. Ce qu’il risquait de faire. Mais malheureusement, ce n’était pas une chose réalisable pour l’instant, et elle se contenta de respirer profondément, tentant de rester calme. Rester calme… Par les dieux, elle détestait ça ! Ça bouillait, ça ne demandait qu’à sortir ! « Mais nous allons dans la même direction, autant en profiter pour rattraper un peu le bon vieux temps non ? Tu as déjà prévu ta robe pour la cérémonie ? » Vraiment, il avait le chic pour poser des questions que Sjøen aimerait voir étouffées dans sa gorge. Elle ? Choisir une robe ? Elle détestait cela encore plus que d’être coiffée et lavée. Si seulement on la laissait porter une armure ou alors, de manière moins ambitieuse, simplement une tunique et un bas, comme chaque garçon de la cité… Mais non. Elle était une fille, une princesse de surcroit, et on ne lui laissait pas le choix sur le type de vêtement à porter. Sale rapace de Leitnir… Cependant il la sous-estimait s’il croyait qu’elle céderait si facilement.

«Pour ma part, je suis en route pour les cuisines. J’ai une petite faim, et je vais indiquer à mon nouveau cuisiner comment s’occuper de mes plats. » Malgré elle, la princesse se figea un bref instant. Il avait visé juste, et un visage lui revint en mémoire, comme un écho de souvenirs douloureux. Elle tourna vers le trésorier un regard à la fois perplexe et hostile, comme si elle se doutait déjà du but de cet homme. Il parlait, et parlait, comme s’il évoquait les nuages ou le soleil, mais chacun de ses mots chamboulait la jeune fille. «Je l’ai donc appelé Valgeir. Plus court, plus simple et puis… c’est facile de s’en souvenir. »

Il avait osé. Cette sale vipère perfide avait osé. Rare étaient les occasions qu’elle avait d’entendre ce nom, ce si précieux nom… Celui qui appartenait à la seule personne qu’elle était certaine d’aimer. Valgeir avait été bien plus qu’un esclave de cuisine, il était son premier ami, son seul ami… son meilleur ami. Et lui, ce serpent de trésorier… Il avait osé salir sa mémoire en renommant son minable esclave ? Ce n’était pas une coïncidence, évidemment que non ! C’était trop gros pour être innocent, et c’était Vitserk Leitnir ! La fourberie n’avait pas de limite dans son être et jamais Sjøen n’avait cru être capable de haïr autant une seule personne.

« Vous avez osé… » grinça-t-elle entre ses dents, les poings serrés jusqu’à devenir blancs. « Sale vermine perfide, vous avez osé ! »

Sa maigre patience avait atteint sa limite et même si elle mourrait d’envie de lui sauter à la gorge tel un chien enragé, elle se limita à lui déverser toute sa colère en aboyant. Mais que pouvait-elle faire d’autre ? Comment pouvait-elle lui faire ravaler sa langue fourchue ? Elle le haïssait si fort, si fort…

« Valgeir était mon ami ! De quel droit osez-vous réutiliser son nom ?! Rapace ! Charognard ! Le tuer ne vous suffisait pas, hein ? Il fallait que vous salissiez sa mémoire encore une fois ! Votre nouvel esclave n’est en rien semblable à Valgeir, vous voulez juste continuer de le tourmenter même dans la mort ! Vous méritez de brûler pour l’éternité… POUR L’ÉTERNITÉ !! »

La jeune fille pensait le moindre de ses mots. Si seulement elle était capable de les mettre à exécution, comme chacun infime partie de son corps le lui hurlait… Cependant elle devait faire face à l’évidence : elle n’avait aucun moyen de venger Valgeir. Le serpent était bien au-dessus, protégé comme un couard par des millions de choses qui le rendaient parfaitement intouchable. Même sa tante ne pouvait pas lui planter une épée dans le cœur ! Cela ne freina pourtant pas les envies meurtrières de la jeune princesse : elle se jura qu’un jour, elle prendrait sa vie de la même façon que Valgeir avait probablement perdu la sienne. En souffrant. Et elle se jura également qu’elle apprécierait. Sa présence si proche de la famille Lund était intolérable, et il était temps que justice soit faite.
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