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 Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"
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Stighr Sorensen
Bondi - le peuple vikings.

behind the shield.
POSTS : 213
SEPTIMS : 687
ARRIVAL : 27/04/2017
IDENTITY : Winter Soldier
MULTILINK : Ravn
FACECLAIM : Alexander Dreymon © Winter Soldier

AGE : Il y a aujourd'hui trente années qu'il écume les terres de Norvège.
METIER : S'il est un peu touche à tout, Stighr est aussi le genre d'homme qui se lasse facilement d'une activité : il a été soldat, tavernier ou encore apprenti forgeron, un peu de tout en somme, mais surtout de rien. Aujourd'hui, il est principalement membre d'un groupe de mercenaires, alors la chasse à la prime est ce qui rythme ses journées et ses voyages. Mais il occupe tout de même une place de tavernier à Skogen, histoire de bien rester dans les petits papiers de tout le monde, et surtout, d'avoir les oreilles un peu baladeuses, à l'affut du moindre ragot.
LOCALISATION : Partout et nulle part

INVENTAIRE : joker n°1.

there's a warrior.

FEUILLE DE PERSONNAGE.
compétences :


Sujet: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Jeu 27 Avr - 23:27




Stighr Sorensen
the white winds blow

ÂGE, LIEU DE NAISSANCE. ≈ Il y a aujourd'hui trente années qu'il écume les terres de Norvège, il a vu le jour à Isenseg mais n'y est plus désormais. LIEU DE RÉSIDENCE. ≈ Il a établi son nid à Skogen, perdu dans les hauteurs et le froid, mais il voyage souvent de par son occupation. PROFESSION. ≈ S'il est un peu touche à tout, Stighr est aussi le genre d'homme qui se lasse facilement d'une activité : il a été soldat, tavernier ou encore apprenti forgeron, un peu de tout en somme, mais surtout de rien. Aujourd'hui, il est principalement membre d'un groupe de mercenaires, alors la chasse à la prime est ce qui rythme ses journées et ses voyages. Mais il occupe tout de même une place de tavernier à Skogen, histoire de bien rester dans les petits papiers de tout le monde, et surtout, d'avoir les oreilles un peu baladeuses, à l'affut du moindre ragot. STATUT FAMILIAL. ≈ Second fils de sa fratrie, suivi par les prunelles curieuses d'une petite sœur ; il était de ces enfants choyés par une mère aimante, et un père qui avait beaucoup à leur apprendre. De cette famille il ne lui reste aujourd'hui que des cendres. Il a pourtant Marsilia qui le soutient depuis toutes ces années, victime elle aussi de cet incendie ; elle est sa seule famille, la seule personne qui lui reste. Elle n'est pas une sœur, de par l’ambiguïté qui règne entre eux, mais elle n'est pas non plus une compagne ; elle fait partie de sa vie, et tout ce qu'il désire c'est qu'elle reste à ses côtés. SITUATION MATRIMONIALE. ≈ Aucun mariage n'est à prévoir pour le cœur meurtri du mercenaire ; il n'est pas du genre à s'épancher dans les sentiments frivoles, tout comme il ne forcerait pas le destin avec une demoiselle qu'il ne mériterait pas. Pourtant, il n'a pas besoin de faire la cour aux charmes féminins, et les demoiselles, il en a déjà connu plusieurs dans les méandres de la nuit, là où les secrets demeurent. Il se perd à oublier, et il ne veut pourtant pas trouver l'ennui de goûter aux mêmes lèvres toute une vie. Peut-être qu'un jour son cœur sera percé par la beauté d'une femme, mais il réside encore trop d'entraves pour qu'il se laisse à l'amour pur et bienfaisant. RANG HIÉRARCHIQUE DANS LE PEUPLE VIKING. ≈ C'est un ancien esclave, qui a fui son maître et n'y retournera pas ; il se considère comme un homme libre, et arrive à subvenir à ses besoins malgré les secrets et les mensonges qu'il est obligé d'utiliser : mais ça, personne ne doit le savoir, alors il se contente de dire qu'il a sa liberté, et que rien ni personne ne devra la lui ôter. MANIEMENT DES ARMES. ≈ Il connaît plutôt bien les armes, et au delà d'une simple nécessité face à sa survie, l'homme a appris a se battre comme un lion. Ni la mort, ni la guerre ne lui font peur ; il sait que seule sa lame pourra le sauver d'un destin trop rapidement joué. Cependant, il n'est pas très divers dans ses capacités : il manie l'épée, courte et large de préférence, mais pas l'arc, ni la fronde, ni même la lance. Les lames, tranchantes et viles, sont sa préférence, et il en usera tant qu'il pourra soulever une épée. DISTINCTION PHYSIQUE. ≈ Un large tatouage orne l'une de ses épaules, recouvrant des marques qu'il ne veut plus voir ; une légende contée dans son peuple, celle de Níðhöggr, le dragon qui ronge les racines d'Yggdrasil. Peut-être une allégorie de sa propre vie, sans racines et sans plus d'attachement, rien d'autre qu'une impression constante de voir sa vie se défaire et se refaire. L'homme a également deux cicatrices qui affublent son minois trop pâle, vestiges de batailles durement menées pour sauver sa peau, ou celle des autres. CARACTÈRE. ≈ Le silence assez contraint qu'il gardait autrefois pour masquer la honte de ce qu'il était laisse aujourd'hui place à un joli masque qu'il portera toujours : celui d'un homme qui tente de cacher aux yeux du monde la misère qui l'habite, remplaçant chaque once de silence par une aisance feinte. Il a toujours une bonne – ou une mauvaise – remarque à faire, un peu vantard sur les bords, pour masquer ses fragilités. S'il peut paraître bien plus sûr de lui qu'il ne l'était en réalité, Stighr utilise cette facette qu'il donne au monde pour se fondre dans la masse, où au contraire, s'en extraire, mais sans jamais révéler ce qui se cache tout au fond. Des cicatrices trop dures à avouer, et dont même lui n'aurait pas voulu se souvenir.

Devenu très habile combattant, il a pourtant beaucoup de mal à supporter l'ennui. Cela ne se ressent pas spécialement dans son comportement, qui devant les autres, reste toujours le même : il aurait sans doute pu passer pour un vantard ou une grande gueule, mais c'est aussi une façade pour gagner le manque d'attention dont il a besoin, et peut être aussi distraire les gens de trop se poser de questions à son sujet. Un besoin constant d'approbation de la part des autres qu'il ne voudra probablement pas admettre, mais qu'il ne peut tout à fait occulter. Un esprit fougueux, libre comme le vent qui souffle sur son visage lorsqu'il observe l'horizon ; Stighr est un homme qui a besoin de sa liberté, et ce pour n'importe quel prix à payer. Il déborde d'une énergie trop longtemps donnée à autre chose qu'à ses propres volontés, et il en résulte aujourd'hui un enthousiasme autour de chacune de ses actions, souvent un peu démesuré face à ce qu'il se passe. S'il n'aime pas rester en place, cela se ressent dans tous les aspects de sa vie : il a un sérieux problème avec le fait de s'attacher aux choses comme aux gens.

Son sens de l'humour plutôt piquant ou assez spécial ne lui vaut pas les appréciation de tout le monde, néanmoins, il a une facilité d'accès aux gens qui l'aide à avoir beaucoup de contacts. De répliques plus ou moins bien placées, il aime dire les choses, surtout au mauvais moment. Stighr se concentre surtout sur les choses présentes, et pas tant sur les conséquences de ses actions, encore moins sur l'impact qu'elles auront sur autrui. D'aucun le diraient imprédictible, il se définirait surtout comme quelqu'un qui vit au jour le jour, incapable de faire des projets sur le long terme. Pour lui, les choses sont comme elles viennent, sans doute déjà écrites pour eux par les dieux.

Stighr est un homme qui sait s'intéresser aux choses nouvelles, ce qui est aussi intrinsèquement lié à son besoin de nouveauté et de changement : il ne passera jamais l'opportunité d'apprendre quelque chose, et son esprit vagabonde très facilement d'une idée à l'autre. Il est toujours en ébullition, le privant souvent de ses heures de sommeil au profit de grandes pensées souvent vaines. Il est toujours levé très tôt le matin, couché très tard le soir, et jamais très longtemps entre les murs de sa maison.

Si tout cela aurait pu paraître comme un masque subtilement posé sur son visage par ce qu'il a vécu, c'est en réalité une nouvelle peau qui s'est glissée sur son être tout entier, le recouvrant jusqu'à ne plus faire la différence avec le passé. Il y aura toujours des séquelles, des choses difficiles qui referont surface au mauvais geste ou à la mauvaise parole, mais cet apparat de choix s'est fondu sur lui comme une aube nouvelle, et il l'arbore avec fierté et conviction.


Winter Soldier

ÂGE. ≈ 20yo FUSEAU HORAIRE. ≈ france MULTICOMPTES. ≈ Ravn ! COMMENT AS-TU TROUVÉ LE FORUM ? ≈ En tapis volant TON AVIS ? ≈ il est vraiment tout pourri, c'est pour ça que je fais un deuxième compte AUTORISES-TU LA MORT DE TON PERSONNAGE ? ≈ j'autorise les dés à faire mourir mon personnage/j'autorise le staff à ajouter mon personnage au registre des morts si je venais à quitter le forum/je ne veux pas que mon personnage meure. (rayer la/les mentions inutiles.) AVATAR. ≈ Alexander Dreymon, mon amour ♥️ CRÉDITS. ≈ Winter Soldier. AUTRE CHOSE ? ≈ CEST QUAND QUON BOUFFE ??


VALHALLA'S DOORS.
QUELLE EST TA POSITION PAR RAPPORT À TON JARL ET TON ROI ? ≈ Le jarl de Skogen, qu'il connait sous le nom d'Aldarik Wilhjelm, est pour Stighr un homme méprisable. Il n'apprécie pas sa façon de gérer le village, à vouloir absolument se concentrer sur le commerce florissant des ressources de son domaine ; il n'a, selon lui, qu'un régime trop tyrannique pour ses habitants, et si Stighr se fiche bien de qui est au pouvoir, il a tout de même peur de voir des répercussions importantes sur sa vie s'il reste à Skogen. L'arrivée au pouvoir de l'actuel jarl, après avoir assassiné son prédécesseur bien trop gentil avec le peuple, y est sans doute pour quelque chose dans cette détestation. Il ne manquerait d'ailleurs pas de murmurer de sulfureuses insultes à son passage, ou de l'imiter pour amuser Marsilia. Quant au roi, c'est une figure encore lointaine pour lui : il l'a bien croisé quelques fois lors de son séjour à Solstheim, pour autant, c'est un homme qui lui semble si loin de lui dans ses décisions que cela n'a pas réellement d'importance pour lui.

EN QUOI FAIS-TU HONNEUR AUX DIEUX EN ÉTANT VIKING ? AS-TU EU À FAIRE DES SACRIFICES EN LEUR NOM ? ≈ Il cherche à honorer les dieux en sevrant la juste cause, à des fins rédemptables ; servant la justice sur un plateau d'argent à Odin, Stighr espère ainsi gagner sa place aux côtés des guerriers dans l'au-delà. Pour les sacrifices, il est, comme tout viking, amené à en faire : il n'a jamais sacrifié d'humains, seulement de petits animaux, et ça ne l'enchante bien que cela soit pour servir des intentions divines.

QUEL DESTIN PENSES-TU QUE LES DIEUX ONT CHOISI POUR TOI ? QUELLE EST TA PLUS GRANDE CRAINTE QUANT À TON AVENIR ? ≈ Inévitablement, sa plus grande crainte serait qu'on lui ôte une nouvelle fois sa liberté : pour éviter cela, Stighr serait prêt à se battre jusqu'à sa mort s'il le fallait, ce qui ne serait de toute manière pas une fatalité en soi, tant qu'il rejoint le Valhalla. Il pense que les dieux ont choisi de le mettre à l'épreuve, sans doute pour le rendre plus fort, et espère gagner un jour la paix qu'il a parfois pu trouver, pour de trop brèves périodes. Qu'on lui accorde du repos, et surtout de vivre comme il l'entend.
BEHIND THE SHIELD.
1. Des choses les plus marquantes pour les enfants, il est surtout la perte d'une famille, d'un idéal pour grandir, d'un guide pour se rappeler sans cesse d'où l'on vient. C'est au cœur des flammes qu'il a perdu la sienne, dans une demeure modeste qui jadis portait la joie et l'insouciance, à jamais réduite au silence des cendres. Il n'est a priori que le seul survivant, c'est ce qu'on lui a dit, alors qu'il voyait les dernières fumées se réchapper des ruines d'une masure qu'il n'avait jamais quittée.

2. Si d'innocence il n'avait plus, la perte de sa famille l'a conduit à être recueilli par un fermier et sa femme. Promis un père, il ne trouva en réalité qu'un maître : il lui fallait travailler dur pour obtenir son repas, et sa couche n'était qu'un pauvre lit de paille dans un grenier. Pourtant, il s'était fait une amie avec qui les journées trop difficiles se terminaient tout de même en rires partagés, et en rêves oubliés.

3. Si facile d'en rêver, et de projeter son avenir au loin, comme quelque chose de beau ; une fuite, au prix de sa délivrance, un affranchissement. Il ne fallut que quelques mois pour une première tentative rapidement échouée, et six années de plus pour qu'enfin ils soufflent quelques jours. Mais les bonnes choses jamais ne durent, et il fallut bien moins de temps à leur maître pour que quelqu'un ne les retrouve, tapis dans la forêt, pour les ramener à Isenseg.

4. D'ingratitude et d'insolence, cette seconde fuite amena ce que les deux enfants craignaient le plus : une séparation. Stighr fut remis aux mains d'un batelier pour une poignée de pièces, et des années de servitude à ramer sans but, sans espoir et sans cœur. Un déchirement pour l'âme aussi bien que pour l'esprit, et le corps meurtri ; de marques il en allait, que ce soit aux châtiments ou aux usures de l'eau et de la rame, il changeait de visage, les joues creusées par la faim, et l'esprit mut dans un cocon impénétrable. Une voix abimée qui demandait la terre, et qui n'aurait rien d'autre que les étendues sans fin des mers glacées.

5. Réchappé d'un destin funeste, quelques pas et il était libre. Il n'avait fallu que quelques foulées sur la terre ferme pour qu'il s'effondre en inhalant l'odeur des pins, et il avait su à ce moment précis qu'il gagnerait sa liberté : une fuite, encore, et il avait passé l’œil inattentif du batelier pour disparaître à jamais de ce village. Marsilia rapidement retrouvée, un cheval volé, et ils étaient partis pour de bon, loin de cette vie miséreuse et de ces années de servitude.

6. C'est à Skogen qu'ils établirent leur demeure, une pièce louée à un forgeron en l'échange d'une somme raisonnable, parfois ôtée au profit de services dans sa forge. Une masure humble et réservée, occupée par des secrets que personne ne devait connaître : sous un nouveau nom, les Sorensen s'étaient présentés comme un jeune couple, une couverture pour masquer leurs méfaits, et aussi pour assouvir la curiosité du peuple. Discrets eux aussi, mais pas toujours, ils ont pourtant bien des choses à tenir loin des oreilles trop bien tendues.

7. Déchirure soudaine et pourtant prévue, le départ de Marsilia pour Skogkatt ne le fit pas aller mieux. L'homme s'était retapé après des années à supporter la faim qui creusait ses joues, et pourtant, son esprit ne semblait pas guéri : seul dans la demeure, pas de rires, rien. Noyant la solitude par les vices de l'alcool, un goût amer pendu à ses lèvres comme un baiser empoisonné, il ne pouvait rien d'autre qu'attendre, et tromper son ennui auprès de songes lassants.

8. S'il avait bien séduit des femmes, celui qui se croyait cornu en se pointant à sa porte ne fit pas de cas : l'on avait rendu sa femme infidèle par les traits trop frais d'un jeune homme du nom de Stighr. L'intéressé jouant de sa fierté ne niant pas les faits, il s'en fut conclu que c'était bien lui : il aurait volé une femme dont il ne connaissait pourtant ni le nom ni le visage. L'on s'occupa de distribuer la rumeur selon laquelle le jeune Sorensen aurait trouvé la mort dans un règlement de comptes inconnu, tandis que quelqu'un se chargeait de le larguer au beau milieu de la forêt, à l'y laisser pour mort. Aussi près qu'il était de Solstheim à ce moment-là, c'est là bas qu'il se retrouva.

9. Une main tendue, un morceau de pain ; le symbole n'était rien et pourtant c'était quelque chose de vraiment fort que lui avait donné cet homme. Alors qu'il n'avait rien de plus qu'une couverture trouvée pour dormir discrètement dans un coin de rue, Stighr n'aurait jamais pensé que quelqu'un ne l'aide comme cet homme l'avait fait. Quelques mois aussi, et en l'échange de travaux dans sa maison, son sauveur lui avait appris le maniement de l'épée. Il était devenu bon, excellent même, durant ses leçons nocturnes, jusqu'à obtenir le droit d'un poste de soldat à Solstheim, aussi monotone que cela pouvait être pour une cité princière.

10. Mais comme d'ennuis souvent il trouve, Solstheim n'avait pas échappé à son esprit trop difficilement concentré : le bourreau ratant son coup sur sa victime, devant le peuple, et d'un rire cristallin il avait laissé s'échapper une moquerie mal placée. Dans le silence du rassemblement, l'écho s'était porté à toutes les oreilles et lui avait valu un renvoi. Ses pas le conduisant vers la seule cité qui pourrait abriter ses débordements, il rentra à Skogen le cœur lourd, et acheva de prendre sa revanche sur celui qui l'avait banni.

11. L'alcool toujours infusé dans ses veines, tentation désireuse de le voir sombrer, Stighr occupe toutefois la place de tavernier dans le village : s'il ne possède pas l'établissement, il y travaille de son temps libre, l'oreille à l'affût de croquantes nouvelles pour se distraire d'un penchant dangereux.

12. Peut-être que c'était pour se racheter auprès des dieux, mais il ne mit pas longtemps avant de rejoindre les Lames d'Hel, pour y faire la sale besogne des hommes qui avaient peur de tâcher leurs mains de sang. La justice, c'est ce qu'il voulait pour ce monde : pour que des enfants comme lui n'aient jamais à subir ce qu'il avait subi. Mercenaire, chasseur de primes aux côtés de Marsilia et d'Anja, il fait un travail qui ne réveille aucun ennui en lui.

13. De ses années de servitude, il lui restait une marque bien trop douloureuse à porter pour ne pas la faire disparaître : une trace laissée sur son épaule au fer rouge, baignée de cris et de protestations. Il avait préféré orner son épaule d'un tatouage aux traits de Níðhöggr, le dragon rongeant les racines d'Yggdrasil, comme une allégorie de sa propre vie, sans racines et sans plus d'attachement, rien d'autre qu'une impression constante de voir sa vie se défaire et se refaire.

14. Sa liberté, c'est sans doute ce qu'il a de plus cher au monde. Longtemps bafouée et ignorée, elle est pourtant ce qui guide ses pas : Stighr serait capable de perdre beaucoup pour la préserver, et après ce qu'il a pu vivre, il ne compte pas retourner sous la coupe d'un maître ni même soumettre ses ordres. Qu'on le laisse en paix, marginal inépuisable, et qu'il aille honorer les dieux comme il le voudra, mais il aura une mort digne d'un homme qui s'est battu, et une place au Valhalla.

15. Il a forgé lui-même son épée, une lame à l'image de ce qui lui avait permis d'arriver là où il en était. Ornée à la poignée par une pierre aux éclats de soleil ; elle demeure un souvenir poignant de l'homme qui l'avait aidé dans la ville au même symbole. Dreyrugr de son nom, elle assiste tous ses faits et ses méfaits, apportant la justice pour le sang qu'elle fait couler et celui qu'elle épargne.
A WARRIOR IS BORN.
Sur AJOI vous disposez d'un nombre de points, calculés par le staff selon des critères, à répartir dans chacune des compétences suivantes. Ce nombre de point vous sera donné une fois votre fiche terminée, juste avant la validation. Une fois la fiche de présentation validée, les compétences seront retranscrites sur le profil du joueur, et ne seront modifiables que par un membre du staff. Faites donc bien votre choix.

Vous devez également choisir une compétence supplémentaire à ajouter à vos compétences de base. Pour plus de renseignements, rendez-vous ici. Pour ajouter un point de compétence, remplacez simplement ☐ par ☑️ - soyez réaliste, votre viking ne peut pas être surhumain, pensez à lui donner des faiblesses qui balanceront ses forces. (Texte à effacer après lecture.)


nombre de points à répartir : 28 points. (donnés par le staff)

force : ☑️☑️☑️☐☐☐
vitesse : ☑️☑️☑️☐☐☐
agilité : ☑️☑️☑️☐☐☐
résistance : ☑️☑️☐☐☐☐
discrétion : ☑️☑️☑️☐☐☐
stratégie : ☑️☑️☑️☑️☐☐
combat corps à corps : ☑️☑️☑️☐☐☐
combat armé : ☑️☑️☑️☐☐☐
chasse : ☑️☑️☑️☑️☐☐

 

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Dernière édition par Stighr Sorensen le Dim 30 Avr - 22:08, édité 3 fois
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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Jeu 27 Avr - 23:27

by the will of the gods
or from time to time you may wish to call me arseling



"What should we do next: something good, something bad? Bit of both?"

"Bit of both"




whoever brings the night



Un rire perdu dans les échos des montagnes qui entouraient Isenseg, et le petit garçon s'amusait avec trois fois rien ; il était comme tout bambin, empli d'une imagination débordante, et pour lui, rien n'était plus intéressant qu'une branche qui devient son sceptre magique, ou qu'un chemin sinueux dans la forêt qui devient la route vers les plus belles épopées qu'il s'imaginait vivre. Il rêvait d'aventures et de péripéties, il rêvait d'un grand destin, comme les contes et légendes de son peuple le lui décrivaient. L'insouciance de sa vie d'enfant lui faisait sans doute penser que la vie n'était que trop facile, mais il n'avait pas le temps de penser à tout cela ; il n'avait pas le temps, parce que son esprit d'enfant était plongé dans les jeux et dans l'innocence, dans la joie et dans la liberté. Il était un gamin qui avait toujours besoin de faire quelque chose, de s'occuper, alors c'était au plus grand plaisir de ses parents qu'il était souvent celui qui menait leur troupeau de bouquetins dans les hautes montagnes, à la recherche des herbes les plus enfouies sous une épaisse couche de neige. Une vie sans doute bien plus calme qu'il ne l'aurait pensé à cette époque. Second fils de sa fratrie, il était suivi par une petite sœur, et au plus grand bonheur de ses parents, la famille semblait encore devoir s'agrandir : quoi de mieux qu'un petit frère pour jouer ? Et bien, sans doute rien, se serait-il dit. Et c'était dans cette joie si habituelle qu'il vivait, qu'il en aurait presque oublié que rien n'était jamais acquis, et que la destinée pouvait tout faire basculer en quelques secondes.


Un jour qu'il jouait dans la forêt, une branche entre ses petites mains, prétendant qu'il s'agissait d'une épée tranchante, Stighr s'amusait à combattre des ennemis invisibles, des animaux fantastiques qui étaient seuls le fruit de son imagination. Il n'avait pas vu le soleil redescendre dans le ciel, et passer l'heure à laquelle il aurait du rentrer : au moment où il s'en rendit compte, il s'était bien passé près d'une heure en plus, et il ne doutait pas que malgré tout l'amour que sa mère pouvait lui porter, il ferait sans doute les frais d'une réprimande pour n'avoir pas respecté les consignes. Tant pis, de toute manière c'était trop tard : et elle pouvait bien comprendre que ses jeux d'enfants soient si prenants qu'il en oubliait la réalité. Sur le chemin du retour, Stighr se prit à penser qu'il espérait que son grand frère non plus ne soit pas rentré à temps, et qu'il ne soit donc pas le seul à se faire taper sur les doigts ; mais il fut pris d'un mauvais pressentiment, alors que ses petits pas d'enfant le ramenaient à la maison.

Il n'était pas encore à l'orée de la forêt qui bordait son village que l'enfant entendit pourtant des cris, de l'agitation au cœur des rues. « Vous pensez qu'on peut les sauver ? » fit une voix apeurée, une femme en larmes qu'il ne connaissait pourtant pas. « Non, les flammes sont trop grandes, on ne pourra plus rien faire.. » Pris d'un sursaut, le petit garçon accourut vers l'endroit en question, découvrant un immense brasier qui entourait les quelques maisons du coin.. Dont la sienne, celle où il avait espéré ne pas se faire disputer par sa maman. Et à l'intérieur, des cris, sans doute ceux de sa famille, prise au piège au milieu des flammèches qui rongeaient le bois et les murs, qui rongeaient tout sur leur passage. Il fallut s'y prendre bien avant que l'idée ne traverse l'esprit du gamin, mais déjà des mains s'étaient refermées sur ses petites épaules avant qu'il ne pousse un hurlement et qu'il ne cherche à se soustraire à l'emprise de celui qui voulait le protéger ; c'était le jarl, mais qu'importe ; qu'importe parce qu'à ce moment-là, rien de plus ne comptait qu'un dernier espoir, celui de pouvoir peut-être faire quelque chose.

Finalement, la foule s'était dispersée lorsque les toits des maisons avaient cédé sous les fumées épaisses et noires, et il n'était plus resté que cet enfant qui hurlait à la mort, et les mains pourtant rassurantes du jarl. « C'est fini, tout est fini » lui murmura-t-on, des mots vains, emportés par la brise alors que tout autour du gamin semblait s'effondrer.


Ce soir-là, alors qu'il levait les yeux au ciel pour les perdre sur les minuscules points de lumière qui le parsemaient, l'enfant sentit son cœur se serrer. De toute la joie qu'il avait ressentie depuis ses plus tendres années, son cœur semblait se déposséder, se vider et se serrer dans sa poitrine comme un trou béant qui s'y serait formé. Il ressentait la douleur, sans doute aussi la haine de l'injustice face à laquelle il avait été confronté. Sur le dôme sombre où luisaient les étoiles, il imagina encore un instant les bras de sa mère l'enlacer au coin du feu ; une sensation étrange s'infusant dans ses veines, il se doutait pourtant qu'il ne la reverrait plus jamais. Le souvenir semblait s'effuser dans son esprit, se tarir comme quelque chose devenant trop lointain, et pourtant, ce n'était que la première nuit qu'il allait passer sans eux. Et toutes les paroles bienveillantes du jarl n'auraient sans doute rien changé à cette douleur, celle d'un enfant qui voyait son monde s'effondrer sous son regard encore trop jeune, troublé dans sa quiétude que rien d'autre n'aurait su détruire. S'il ne sut trouver l'apaisement dans les paroles des adultes, Stighr entendait le silence lourd et difficile qui s'était installé entre lui et cette autre petite fille dont il ne connaissait pas le nom. Un silence qui pourtant, semblait en dire assez long sur ce qui brisait leurs cœurs à tous les deux. Une souffrance partagée entre deux cœurs, et dans la nuit sombre, les quelques larmes qui ruisselaient sur ses joues se firent elles aussi silencieuses, secrètes. L'enfant savait que le temps apaiserait sa douleur, du moins, on le lui avait tellement dit qu'il avait espoir que cela soit vrai. Et pourtant, c'était aussi cette même nuit où il avait compris que les légendes qui avaient peuplé ses journées d'enfant n'étaient que ce qu'elles étaient : des légendes, rien de plus qu'un beau destin qu'on lui aurait fait miroiter. Alors il se laissa porter par quelques brèves heures de sommeil, trop difficiles et peuplés de songes dissonants, mais lorsqu'il s'éveilla au lendemain, la douleur reprit de plus belle, et son visage fatigué ne pouvait que témoigner du mal qui l'habitait.



dust to dust



Stighr savait bien que leurs jours passés dans la demeure du jarl étaient comptés, et surtout, d'une extrême préciosité. Il aurait voulu demander à cet homme s'il pouvait les garder, lui qui avait sans doute déjà des enfants, mais n'osa pas lever la parole devant un tel homme, qui, il fallait bien le dire, l'impressionnait. Il ne fallut malheureusement que quelques jours pour que l'on cède la garde de Stighr et de la petite fille à un fermier, et qu'ils ne deviennent pas les enfants d'une nouvelle famille, mais plutôt ceux qu'on occulte et qu'on use à coups de fais-moi-ça. L'enfant n'osa pourtant lever le ton, et jamais il ne répondit, ni ne souffla devant les ordres de ce fermier. Ce n'était pas un père, comme on le lui avait promis ; c'était un maître. Il donnait des ordres, avait eu tôt fait de faire comprendre au gamin qu'il devrait travailler dur pour obtenir son repas, et que chaque chose qu'il voudrait, il aurait à la mériter. Au départ, l'enfant s'était simplement dit que c'était une forme d'autorité comme une autre, surtout parce qu'il savait que ses parents n'avaient pas été aussi sévères avec lui que ceux de ses amis. Pourtant, sous son insouciance enfantine, Stighr ne comprenait pas pourquoi cette famille était aussi dure avec eux. Il avait le sentiment que c'était pourtant le sort que les dieux lui avaient réservé, alors il suivait sa destinée sans se plaindre, courageux comme sa mère le lui avait appris.

S'il avait essayé plusieurs fois d'ouvrir le dialogue avec la petite fille qui était avec lui, c'était en vain : elle semblait muette, ne voulait probablement pas lui parler.. Mais Stighr avait bien l'intention de persévérer, et il lui adressait un sourire à chaque fois qu'il la voyait entrer dans le grenier où ils dormaient tous les deux, et il lui tendait toujours son morceau de pain dur lorsqu'on avait déposé leur nourriture. Ce n'était qu'en de rares occasions pourtant qu'il pouvait se permettre de lui sourire, de lui adresser un petit mot de bonjour ; leurs journées étaient bien occupées, et surtout très longues et difficiles. Stighr étant un peu plus âgé que la fillette, il avait souvent des travaux plus conséquents à faire, et son esprit d'enfant s'était soudainement tari de toute imagination, le laissant se focaliser sur son travail sans plus de fioritures qui ornaient ses pensées. A cela, un enfant n'était pas habitué, et pourtant, le gamin se contentait de faire son travail, de faire ce que l'on attendait de lui afin de recevoir sa nourriture et son eau, et jamais il ne lui vint l'idée de s'enfuir.


Les jours pouvaient passer, blêmes et sans couleurs, silencieux, un peu trop silencieux. Le petit garçon répétait pourtant toujours les mêmes gestes : il attendait la gamine avec un sourire, lui tendant de sa petite main abimée les restes de leur repas partagé. Elle était la seule compagnie qu'il pouvait trouver ici, et dans son silence murée, il la voyait souffrir sans doute autant que lui. Plus jeune, mais sûrement pas moins apeurée que lui. Ce n'était pas forcément le besoin de jouer les protecteurs qui lui donnait envie de parler à la petite aux cheveux roux, mais sans doute aussi ce fardeau qu'ils devaient porter tous les deux, et que lui seul pouvait comprendre, tout comme elle même pouvait le comprendre lui. Alors Stighr ne lâchait pas prise, pour elle, pour lui montrer que même si pour l'instant, cette vie ne valait peut-être pas d'être vécue, il était là pour elle, et ils auraient sans doute un jour le temps et l'idée de se donner un avenir meilleur. Elle avait fini par lui adresser la parole, et derrière cette petite voix fluette, le garçon avait trouvé une amie précieuse. Elle était en quelque sorte, avec les mois qui passaient, ce qui retenait un peu de joie dans son cœur.

Ici, les travaux ne semblaient jamais finir, et la fatigue les gagnait tellement qu'ils n'avaient presque plus le temps de se raconter des histoires avant de s'endormir, ni même de bricoler des poupées en paille comme ils en avaient parlé. Stighr avait parfois l'impression que leur maitre, plutôt que de les considérer comme des enfants, ne pensait à rien d'autre qu'au travail qui devait être fait : n'en déplaise aux intéressés, ils étaient des esclaves, et trimer sous les réprimandes était leur quotidien. S'il n'y avait pas songé lui-même, la fillette finit par venir le trouver un jour, lui proposant de s'évader tous deux, loin, très loin d'ici. C'était risqué, d'autant plus qu'il serait le seul à pouvoir défendre et aider la rouquine. Et pourtant.. Pourtant il le fallait. Alors tous les soirs, plutôt que de s'endormir éreintés par leurs journées sous leur pauvre petite couverture rongée par les mites, les deux enfants planifiaient sagement leur évasion : tout était calculé au détail près, et ils mirent de longues semaines à tout bien prévoir, mais le jour venu, ils savaient qu'ils n'avaient rien laissé au hasard.

Le chemin encore noyé dans la pénombre, le petit garçon se pressait, encourageant son amie. « Allez viens, regarde, au bout du chemin, on est libres ! » lui faisait-il, désignant ce bout de sentier qui se perdait dans la brume matinale, pas encore éclairé par les doux rayons du soleil, encore trop pâles pour percer les quelques branchages qui surplombaient leurs têtes. Tout était prévu, ils le savaient, ils en étaient certains. Rien n'aurait pu les arrêter, si ce n'était cette étrange figure qui les surplomba trop tôt, et Stighr reconnut rapidement le visage du fermier. Alors donc il savait.. Il savait et il les avait laissés filer pour mieux les réprimander après. Et bien.. C'était bien pensé. Trop bien pensé sans doute pour qu'un petit garçon d'une dizaine d'années n'ait pu s'en douter ? Sans doute. « Sale petit vaurien ! » avait lâché le fermier, et il avait attrapé Stighr par les cheveux, ramenant les deux enfants à la maison sans prendre de pincettes, sans rien laisser de douceur dans sa voix ni dans ses gestes. Il s'était rapidement débarrassé de la fillette, trainant le gamin avec lui jusque dans la forge. De loin, l'on entendait sans doute que des hurlements, et les paroles sévères d'un homme qui mutilait un enfant. Des cris, qui laissaient leur écho résonner contre les murs, dans la brise fraîche d'un matin qu'il ne pourrait plus jamais oublier. Sa peau marquée à jamais, une brûlure si douloureuse ornant son épaule ; la marque assurément la plus évidente de sa captivité ici, et l'enfant sut à cet instant là qu'il se battrait encore et encore pour sa liberté, même s'il lui fallait mourir pour cela.



gone to the other side



Six années, c'est ce qu'il leur fallut avant de se décider à braver encore les entraves qu'ils avaient. Six années de labeur, à trimer sous les réprimandes, et pour pas grand chose finalement. Alors, ce jour-là, ils n'avaient pas eu besoin d'un plan ni de quoi que ce soit d'autre ; ils avaient seulement décidé de fuir, de s'échapper, se promettant l'un à l'autre que jamais on ne pourrait les retrouver. Si dans les yeux des enfants les choses sont souvent belles, ici, elles l'étaient réellement : la liberté à portée de main, ils avaient rapidement filé.

Les forêts seules avaient abrité leurs secrets ces nuits-là, Stighr protégeant l'enfant qu'elle était encore comme il le pouvait. Ils eurent le temps de piller rapidement quelques étales avant de susciter les représailles des marchands, filant à toute allure pour disparaître dans les bois sans jamais regarder derrière eux. Ils marchèrent bien longtemps avant de faire leur première pause, qui s'avéra désigner l'endroit où ils voulaient rester plusieurs jours avant de repartir plus au nord. Stighr aida la petite fille à bâtir une cabane pour eux, puisqu'il était un peu plus âgé, il avait aussi plus de forces : il fit une jolie maisonnette en bois et en lierre, avant de jouer le jeu de son amie en imaginant à son tour une forge et du sanglier dans de belles assiettes dorées. Ils ne mirent pourtant pas longtemps à attirer l'attention de voyageurs un peu trop curieux par leurs rires, et si c'était d'infortune pour eux, ce fut un homme du fermier qui tomba en premier sur leur petite cachette. Il ne fallut pas longtemps pour qu'il les attrape et les traine à nouveau vers Isenseg, de retour à ce grenier où il faisait toujours froid, et à cette nourriture sans goût qu'on leur donnait.

Mais ce à quoi il n'aurait pu s'attendre, malgré tout ce dont leur maître avait pu se montrer capable, c'était d'être privé de ce qu'il chérissait le plus au monde : le soutien de son amie, ses mots et ses quelques rires perdus comme des échos quand ils étaient tous les deux. Stighr ne savait pas si le fermier l'avait vendu, lorsqu'il le fit débarquer sur les quais du port le plus proche d'Isenseg, en le poussant devant lui comme un vulgaire bout de viande. Mais c'était tout comme. « Tiens, le gosse dont je t'ai parlé » fit-il, le ton sans doute amusé par ce qui attendait pour lui. « C'est de la bonne chair, il travaille dur quand il a faim » Alors le jeune homme fut marchandé, les négociations ne prirent pourtant que quelques minutes : cinq ou dix pièces, il n'avait pas tellement écouté. Non, ce qu'il avait en tête, c'était surtout le fait qu'une fois qu'il aurait mis les pieds sur ce bateau, il ne pourrait sans doute plus revoir le visage de son amie, ni même revoir les terres de Norvège. Condamné à devoir ramer pour ce batelier, Stighr se fichait bien qu'on use de lui, qu'on fatigue son corps jusqu'à la moelle ; il avait perdu de vue celle qui comptait pour lui.

Combien de temps cela faisait-il ? Il n'en savait rien, parce qu'au delà des hautes bordures du bateau, l'homme ne pouvait voir rien de plus qu'un ciel grisé en permanence. Des mois, peut-être un an ? Ou deux ? C'était difficile à dire, et il sentait pourtant jour après jour son corps s'affaiblir, alors qu'il devait toujours ramer, ramer encore, s'il ne voulait pas laisser les mains du batelier infliger encore une marque dans son dos déjà lacéré. Il n'avait toujours que peu de nourriture, juste assez pour rester en vie, pour faire son boulot ici, mais rien de trop, jamais une miette qui lui aurait échappé. Souvent, le batelier s'amusait à jeter un morceau de pain rassis au milieu des hommes, les regardant se battre pour l'obtenir. Avec le temps qui passait, il avait senti sa peau changer, mangée par l'iode de l'eau de mer, par le vent glacé qui abimait son visage. Il avait senti ses cheveux s'allonger considérablement, en une masse informe. Le cœur usé, l'espoir mourrait petit à petit jusqu'à ce qu'il n'oublie presque totalement le visage de son amie. Elle était loin, et lui même n'avait aucune idée de l'endroit où il pouvait bien se trouver. Les remous de la mer sous la coque du bateau le rendaient malade après tout ce temps, il aurait voulu hurler, hurler de tout son être qu'on lui rende la terre ferme, qu'on le sorte de cet endroit où il commençait à perdre sa santé d'esprit, qu'on le nourrisse, ou peut-être simplement qu'on le laisse dormir. Qu'on manifeste un tant soit peu d'attention à son égard..?

Les années trop longues, trop semblables avaient passé, et il semblait à Stighr qu'il ne reverrait jamais ce port non loin d'Isenseg. Pourtant, ce matin-là, lorsqu'il entendit le batelier leur annoncer une escale, il n'en crut pas ses yeux. Découvrant le port pourtant inchangé d'où il était parti il y a bien six années en réalité, Stighr sentit son cœur faire un bon dans sa poitrine. Il ne pouvait réellement croire qu'il était enfin revenu à son point de départ, sans doute pas non plus qu'il aurait bien longtemps le loisir d'observer le paysage. Le batelier fit descendre les rameurs, les trainant avec lui jusqu'à une tente où il marchanda rapidement pour quelques effectifs en plus. La terre ferme sous ses pas, enfin.. Bien sûr, il était déjà descendu du bateau, les hivers, mais jamais n'était-il revenu à ce port d'où il était parti, et jamais après une période aussi longue. Les premiers pas furent presque difficiles, avant qu'il ne tombe finalement à genoux, le front contre la terre durcie par le gel. Il prit une profonde inspiration, l'odeur des pins lui montant au nez comme le parfum qu'il avait si longtemps attendu, la saveur des forêts lui revenait enfin, la sensation de la poussière sur ses mains, des petites mottes de terre qu'il pouvait égrener sous ses doigts calleux. Enfin.. Enfin la terre ferme, et le chant des oiseaux, et les fumets de nourriture qui s'échappaient du premier bâtiment qu'ils croisèrent.

La halte ne serait que brève, les avait-on prévenus. Juste histoire de régler le commerce, de trouver quelques nouveaux effectifs pour remplacer les rameurs que l'on avait déjà trop usés. Et pourtant, l'homme pouvait voir d'ici l'orée de la forêt, l'endroit précis où il pourrait disparaître à jamais. Qu'y avait-il, quelque chose comme.. Une quinzaine, une vingtaine de mètres..? Et la tentation si forte, si grande qui étreignait son cœur. La liberté n'était-elle donc qu'à un pâté de maisons ? Un regard sur les chaînes qui entravaient encore ses poignets lui rappela qu'il ne pourrait pas être le seul à devoir courir pour sa vie s'il voulait en réchapper. Il entendait le batelier discuter du prix des esclaves, apparemment bien concentré sur son argent qu'il ne voulait point trop donner. Stighr donna un léger coup d'épaule à l'homme auquel il était enchaîné, attirant son attention, et il lui désigna l'orée de la forêt, dissimulée juste derrière un bâtiment du port. L'autre sembla dubitatif, hésitant, mais Stighr avait son idée en tête, et il avait déjà souffert trop longtemps de toute cette situation. « C'est le moment où jamais.. Tu sais très bien qu'aucun de nous ne tiendra encore un an ici » murmura-t-il, tout doucement pour ne pas attirer le regard de leur maître.


Le souffle court, le cœur cognant contre sa poitrine, dans ses tempes ; il avait envie de hurler, de hurler au monde qu'il était libre, qu'il était bel et bien libre de toutes chaînes cette fois-ci. Son corps abimé par les années dans l'humidité du bateau, sans assez de nourriture et d'eau, il avait pourtant l'impression de pouvoir battre n'importe qui se mettant entre lui et sa liberté. Isenseg ne lui offrirait rien de bon, et il le savait. Mais Stighr ne pouvait pas quitter ce village sans ce qui l'avait gardé en vie toutes ces années. Courant au travers des quelques bosquets qui le séparaient encore de la ferme où il avait vécu étant enfant, il sentait son corps éreinté lui demander du repos, et surtout son cœur fatigué de tout ce que ce monde lui avait jeté à la figure depuis le début. Son seul réconfort était pourtant à portée de main : il garantirait la liberté de Marsilia au même titre que la sienne, et plus encore. Elle serait libre, comme lui, et ils n'auraient rien, mais ils seraient heureux.



the courage or the fall



Les circonstances ne leur permettant pas de rester dans le petit village, Stighr et Marsilia firent leur chemin, long et pénible, vers Skogen. Ils ne savaient pas tellement où ils allaient, tout ce qu'ils savaient, c'est qu'ils seraient libres pour de bon. Les choses ne seraient jamais plus les mêmes pour le jeune homme après ce qu'il avait du endurer pendant ces six dernières années. Le chemin en lui-même se montra d'une extrême difficulté, et plus d'une fois il avait dû s'arrêter pour reprendre des forces, ou simplement pour souffler, contempler le monde, les arbres qu'il n'avait plus vu depuis si longtemps. Il n'avait, étrangement, aucun appétit, ni même l'envie de s'abreuver ou de faire quoi que ce soit d'autre que de sauver sa peau et celle de son amie. Les trop longs mois passés à bord de ce bateau, à ramer sans cesse, avaient ravi tout ça, crevant à petit feu celui qu'il avait un jour été.

Et au fond, tout au fond de son cœur, juste à côté de Marsilia, il y avait cette haine profonde, cette honte de ce qu'il était devenu : un homme incapable de ressentir, de trouver le calme ou l'apaisement. Il semblait souvent livide, pâle et dépourvu de toute joie, comme une coquille vide. L'arrivée à Skogen lui redonna quelques bribes d'espoirs, alors qu'il voyait fleurir leur nouvelle vie avec Marsilia. Une vie dont ils avaient tant parlé, tant rêvé tous les deux et finalement elle était devant eux : un forgeron leur céda une partie de sa masure pour quelques pièces, et ils s'y installèrent ensemble. Stighr savait qu'il n'aurait jamais pu vivre loin d'elle, elle avait été ce symbole si fort pour lui lorsqu'il n'avait plus eu aucun espoir.. Un symbole qu'il devait garder au plus près de son cœur meurtri. S'ils s'étaient présentés comme un jeune couple à leur arrivée dans le village, les premiers mois, Stighr n'avait pas eu beaucoup d'occasions de se rendre sociable. Au lieu de cela, il passait souvent de longues heures de sa journée allongé sur l'herbe à regarder le ciel, et les jours passaient, et il avait pourtant toujours l'impression d'être aussi fatigué. Une blessure si profonde dans son être ne pouvait se guérir en si peu de temps, et il en avait conscience, mais la solitude n'était sans doute pas ce qui l'aiderait le plus.


Le cours du temps lui semblait étonnamment long, mais il avait repris du poids, et surtout, son visage avait recommencé à s'illuminer parfois d'un semblant de sourire. Il avait sans doute compris qu'il ne serait plus jamais comme avant, qu'il allait devoir construire quelque chose de nouveau avec ce qu'il lui restait de bien. Marsilia était à ses côtés, et elle l'aidait à aller mieux, autant qu'il l'aidait à savoir se battre avec les rudiments de combat qu'il avait pu glaner ça et là. Le silence laissait peu à peu place à la parole, mais jamais il n'avait parlé à la jeune femme de qu'il avait vécu pendant ces six longues années. Elle n'en entendrait certainement jamais parler, pas maintenant du moins, parce que tout était encore trop fragile pour oser remonter de telles choses à la surface. Au lieu de cela, l'homme se contentait d'occuper ses journées à des services un peu plus utiles. Il avait retapé une bonne partie de la petite masure pour le forgeron en l'échange de quelques pièces, et avait même travaillé pour lui en tant qu'apprenti, ce qui avait également aidé à le tirer loin de sa torpeur et à lui changer les idées. Mais bien vite, il s'était lassé de la forge et il avait travaillé pour tout et rien, aidant ceux qui en avaient besoin pour les travaux manuels. Il était devenu assez inconstant, se lassant souvent des choses, sans doute qu'après les années à ramer dans un bateau, refaire constamment la même chose faisait remonter de trop mauvais souvenirs. Il avait trouvé du réconfort auprès d'une jeune femme mariée, mais elle aussi ne fit pas long feu dans sa vie, parce qu'il ne voulait pas s'attacher et qu'il avait rapidement eu un profond désintérêt pour elle. Il y en eut aussi une suivante, servante dans la maison du jarl de Skogen, dont tout le monde pouvait bien se foutre à vrai dire. Une jeune femme un peu naïve, sans doute trop parce qu'elle avait rapidement tout raconté à ses consœurs, qui s'étaient empressées de venir porter la nouvelle aux oreilles de Marsilia, qui était supposée être sa femme, de la façon qu'ils s'étaient présentés en arrivant ici. Bien sûr, elle joua le jeu, et faisait toujours mine de le réprimander lorsqu'elle apprenait qu'il avait trouvé les nuits agréables dans le lit d'autres femmes, mais cela n'avait sûrement rien d'important pour elle, parce qu'ils n'étaient mariés que sur le papier, et qu'aucun d'eux n'était impliqué sentimentalement dans l'histoire.

Et pourtant, lorsqu'elle lui annonça son départ pour Skogkatt, Stighr sentit son cœur se serrer. Trois ans loin d'elle, encore une fois. Même si la distance serait seule ce qui les retiendrait éloignés l'un de l'autre, elle était une sacrée entrave, et le jeune homme fit mine d'être content pour elle, lui offrant un sourire malgré tout. Son départ arriva bien trop vite, et Stighr retrouva la maison vide, aucun rire, aucun son. Il était seul ici, et pour la première fois depuis leur arrivée à Skogen, il sentit la solitude lui peser énormément. Le temps ne tarda pas à ce qu'il finisse trop de fois aux bras des femmes, ou que l'odeur de l'alcool ne s'imprègne dans sa peau. Il buvait beaucoup trop, dépourvu de compagnie les soirs où il n'avait aucune femme dans son lit, et qu'il se demandait où il en était. Souvent, dans les rues, l'on entendait murmurer sur son passage, à dire qu'il n'était rien d'autre qu'une épave. Pour le vivre mal, ça, il le vivait mal : Marsilia n'était pas non plus là pour le remettre sur le droit chemin, et nombreuses furent les fois où il se retrouva à dormir adossé à la porte de leur maison, tellement il était misérable. Et le temps serait long, bien trop long avant le retour de la jeune femme.



disarm



Et pourtant les heures étaient bien forcées de passer, impitoyables avec lui, et l'ennui mortel que chaque journée lui donnait de plus. Peu importe qu'il s'éveille ou non dans les bras d'une femme, elle ne faisait de toute façon pas bon ménage ici et il avait tôt fait de rendre leur liberté à ces créatures de fougue et de secrets. S'il avait bien tâché de garder tout cela à l'abri des regards ou des discussions, il y en avait pourtant qui n'échappaient pas à l’œil inquisiteur des bonnes femmes mal placées. Des journées comme d'autres, alors qu'il rentrait chez lui tard dans la nuit, l'odeur de l'alcool émanant de sa fumante respiration, il était encore à peine assez bien pour comprendre quelle rue il lui fallait prendre pour revenir jusqu'à sa masure. Et sous la lueur sélène qui se projetait sur la porte de la petite maison, il tendit la main pour attraper la clenche quand il sentit une lame se déposer sur sa nuque, sous ses cheveux emmêlés. « Je te jure que tu vas dégager de ce village, sale bâtard cagneux, avant de je me charge de ton petit minois de rat » entendit-il, une voix masculine derrière lui. Malgré tout l'alcool qui infusait déjà ses veines, Stighr sentit un sourire se former sur ses traits, le sourire d'un homme à la fois tout à fait fier de ses conneries et de celui pris au piège par des caprices impossibles.

Sans doute qu'il avait usé de la femme de cet homme, parce que de toute façon ça ne l'intéressait guère de savoir qui étaient celles qu'il prêchait au beau milieu de la nuit. Des visages, il en avait vu, et il n'avait pas pris la peine de les retenir, ni de demander des noms. Ce n'était rien pour lui, rien de plus qu'un amusement, mais qui tournait au vinaigre. La lame dans sa nuque se fit plus insistante, le collant contre la porte de sa masure avant qu'une main vienne fermement saisir son habit sur l'épaule, et qu'on ne le retourne pour qu'il fasse face à son agresseur. « Oh, ta femme, tiens donc, je ne pensais pas ! » fit-il sur un ton insolent, alors que la dague de celui qu'il venait de reconnaître se logeait sur sa joue. « Elle n'a pas fait mine de penser à toi une seule fois » Cette fois-ci, la remarque acerbe lui valut quelques représailles, laissant une vilaine marque sur sa joue. Stighr échappa un grognement, portant sa main sur la blessure, alors qu'il était pourtant toujours au bout de l'épée de cet homme. « Tu vas dégager d'ici sinon je te jure que je te fais la peau, saloperie »


Il n'aurait trop su dire ce qu'il s'était passé ensuite, plongé dans l'obscurité et dans des songes incertains. Dans les rares moments où il était éveillé, il sentait les remous de là où il se trouvait, et si à première impression il avait cru à un bateau, il avait senti son cœur exploser dans sa poitrine, battant la chamade jusqu'à ce qu'il ne se rende compte qu'il avait probablement été chargé à l'arrière d'une charrette, à en juger les bruits des chevaux qu'il entendait marcher. Il ne savait pas pourquoi il était là, et surtout, il craignait qu'on lui ait à nouveau volé sa liberté. Non, ce n'était pas possible. Pas maintenant qu'il essayait d'aller mieux et de se relever.

Depuis sa charrette, loin des rayons pourtant peu violents du soleil, Stighr écoutait les dires des voyageurs, qui parfois s'arrêtaient pour discuter avec une voix qu'il ne connaissait pas, mais qui était pourtant bien celle qui guidait son destin à présent. Il avait ouï dire qu'on disait qu'un homme était probablement mort à Skogen à cause d'un règlement de comptes, et qu'on avait retrouvé chez lui rien de plus qu'une trace de sang sur la porte. Et bien.. C'était donc ça, et cela lui revenait petit à petit. Cet homme qui l'avait menacé, et dont il n'avait pourtant pas souvenir d'avoir un jour déshonoré sa femme, malgré les remarques qu'il lui avait faites, par pure provocation. Toujours était-il qu'il aurait sa revanche sur cet homme, un jour, peut-être.

Il ne fit pas franchement la différence entre le moment où il s'était éveillé dans la charrette et le moment où il ouvrit les yeux, allongé sur le sol dur de la forêt, avec des maux de crâne dont il ne connaissait même pas la raison. Hésitant un instant, Stighr se redressa, passant ses mains sur son visage où il sentit une douleur sur sa tempe droite qui acheva de le ramener à la réalité. Très vite, il regarda partout autour de lui, se relevant en trombe avant de comprendre qu'il était bel et bien seul au beau milieu de la forêt. On l'avait donc laissé là, loin de tout, sans doute pour qu'il crève tout seul ou qu'il n'attire des charognards.


Dissimulé sous sa capuche qui protégeait son visage du reste du monde, l'homme avait marché, marché encore. Il n'avait pas franchement de but, pas d'endroit où aller ni de réconfort à trouver. Après tout, il en était arrivé à un point où seule sa liberté comptait, et il serait capable de la sauver pour un prix cher payé. Ses pas désordonnés l'avaient mené plus au sud sans qu'il ne sache vraiment où il allait. Ce voyage dura un moment, quelques jours ou plus, il n'en savait pas grand chose. Mais allant à droite à gauche, il avait fini par échouer à Solstheim, la cité royale, où il s'était caché dans un recoin de rue pour voler la nourriture qu'on lançait aux chiens. Il n'avait rien, pas même la dignité d'aller demander l'hospitalité, un bain ou encore à manger, rien. Et pour ainsi dire, quelques semaines passèrent avant que quelqu'un ne pose enfin son regard sur lui, alors qu'il était recroquevillé sous une fine couverture miteuse, la neige se déposant sur ses cheveux abimés et le froid lui gelant les os.

« Du pain, tu en veux ? » demanda l'homme qui avait eu la décence de s'agenouiller pour être au même niveau que Stighr. Il lui présenta un morceau de pain dur, le plaçant entre les mains bleuies du mendiant. « Je n'ai que ça pour le moment » Il sembla esquisser un sourire, tout du moins c'est ce que le jeune homme eut l'impression de voir, bien qu'il eut à peine osé lever les yeux pour confronter l'inconnu qui lui parlait. Son ventre criait famine, alors il ne fit pas franchement cas de savoir pourquoi l'on se montrait aussi charitable avec lui, et il commença à mordre dans le pain, en ayant presque les larmes aux yeux d'avoir de quoi manger. La faim, il ne connaissait que trop bien et cela lui était insupportable, le ramenant sans cesse à ces années de labeur à ramer sur un bateau de commerce.. Et aujourd'hui il était là, à saisir cette main salutaire qui se présentait à lui.

Il ne se souvenait pas avoir jamais entendu le nom de l'homme qui l'avait tiré de la rue et du froid pour l'installer dans un recoin très discret de sa maison, mais cela n'avait pas tellement d'importance. Il était désormais son seul espoir, et Stighr ne pourrait jamais le remercier assez pour ce qu'il avait fait pour lui.



hope for the hopeless



Des bonnes âmes, il en restait sur Midgard : et c'était ce que cet homme-là lui montrait, à Stighr. S'il ne s'était pas attendu à ce que quiconque ne vienne lui donner de la nourriture ou encore l'héberger, il n'aurait jamais pu penser croiser quelqu'un comme celui qui venait de lui tendre la main. Stighr avait déjà entendu parler de ce proverbe qui disait qu'en donnant un poisson à un homme, on le nourrissait un jour, mais qu'en lui apprenant à pêcher, on le nourrissait toute une vie ; et si cet homme-là n'était pas tombé sur lui quelques jours plutôt, il serait sans doute mort à l'heure qu'il était.

Il n'aurait su dire si c'était seulement de la pitié, ou alors peut-être juste de la gentillesse, mais celui qui l'avait recueilli lui proposa rapidement un marché : il l'aiderait à perfectionner son art au combat, après quoi il pourrait sans doute lui négocier un poste de soldat dans la ville, en l'échange de quoi Stighr l'aiderait à retaper sa maison, et ferait tous les petits travaux qu'il jugerait nécessaires. C'était un bon marché : pour l'un comme pour l'autre, un gain assez considérable. Stighr n'aurait pas pu trouver meilleur professeur : un membre de la garde royale, formé à Skogkatt ? Avec un tel entrainement, il aurait sans doute une technique bien au point.

S'il n'avait pas forcément retrouvé cette force qui lui donnait envie de revenir chez lui, Stighr persévérait à chacun de ses entrainements : ce fut long, et difficile. Mais ce n'était jamais pire que ce qu'il avait pu vivre, et il avait de quoi se mettre sous la dent, un endroit où dormir, et quelque chose à faire de ses journées. Le goût de l'alcool lui était devenu étranger, subitement, et parfois, il se prenait encore à des crises lorsqu'il repensait à ce bateau, ou à ces périodes où il n'avait rien à manger. Mais il se battait avec ferveur pour voir dans le regard de cet homme qui l'avait sauvé, la petite étoile qui lui soufflait qu'il avait bien fait son travail. Une récompense à peine visible et qui, pourtant, lui donnait l'espoir dont il avait besoin.

En quelques mois, il avait réussi à atteindre un bon niveau, et surtout, il avait obtenu une place en tant que soldat à Solstheim. Aurait-il pu rêver mieux ? Assurément, mais cela le contentait, et il était peu à peu en train de reprendre du poil de la bête. Le silence assez contraint qu'il avait gardé au départ, pour masquer la honte de ce qu'il était aux yeux de quelqu'un qui l'avait vu, avait peu à peu fait place à un joli masque qu'il portera toujours : celui d'un homme qui tente de cacher aux yeux du monde la misère qui l'habite, remplaçant chaque once de silence par une aisance feinte. Il avait toujours une bonne – ou une mauvaise – remarque à faire, un peu vantard sur les bords, pour masquer ses fragilités. S'il pouvait paraître bien plus sûr de lui qu'il ne l'était en réalité, Stighr utilisait cette facette qu'il donnait au monde pour se fondre dans la masse, où au contraire, s'en extraire, mais sans jamais révéler ce qui se cachait tout au fond. Des cicatrices trop dures à avouer, et dont même lui n'aurait pas voulu se souvenir. Ce fut d'ailleurs dans cette même période qu'il fit recouvrir la marque au fer rouge sur son épaule par un tatouage, une représentation de Níðhöggr, le dragon rongeant les racines d'Yggdrasil. Il en était presque rendu à nier son passé, et pourtant, à chaque fois qu'il y repensait, il finissait souvent aussi mal que lorsque Marsilia avait quitté Skogen.

Bon gré mal gré, Stighr faisait pourtant son travail, mais il éprouva rapidement une certaine lassitude par rapport à son métier : être soldat dans la cité royale, c'était surtout résumé à garder les portes, pas tant à utiliser ses capacités avec une épée dans la main. S'il était devenu très habile combattant, il avait pourtant beaucoup de mal à supporter l'ennui. Cela ne se ressentait pas spécialement dans son comportement, qui devant les autres, restait toujours le même : il aurait sans doute pu passer pour un vantard ou une grande gueule, mais c'était aussi une façade pour gagner le manque d'attention dont il avait besoin, et peut être aussi distraire les gens de trop se poser de questions à son sujet. Cela passait relativement inaperçu dans les rangs de soldats, mais pas en d'autres occasions.


Il se souvenait pourtant de ce jour où il avait du garder les alentours d'une estrade de mise à mort, et que le froid lui gelait pourtant les os, mais qu'il affichait un sourire tout à fait fier. Il était bien loin de laisser paraître aux autres ce qu'il y avait tout au fond de son cœur, et il s'en sortait plutôt bien avec cette différence. Alors, le condamné était arrivé, Stighr posant son regard sur lui avec une indifférence totale : il se fichait bien qu'on tue quelqu'un, qu'on fasse du mal aux autres, tant que l'on ne touchait pas à ceux qu'il aimait, ou à sa liberté. L'homme fut monté sur l'estrade, le soldat gardant son regard sans l'ombre d'une étincelle simplement posé sur lui. Il vit le bourreau arriver, l'on annonça ses peines et au moment de procéder à l'exécution, le coup du bourreau sembla mal partir, et il rata l'endroit parfait pour sa cible. Stighr ne put retenir un rire, le cachant rapidement de ses mains, prenant un air faussement discret. Mais si le bourreau se faisait renvoyer ce soir, il était sur la liste lui aussi.



s(t)eal our fate



Les journées étaient redevenues vides, ennuyeuses. Sans cesse, elles le ramenait à des souvenirs dont il ne voulait pas, et il avait finalement quitté Solstheim pour refaire son chemin vers le nord, pour rentrer chez lui, à Skogen. Il ne l'avait sans doute jamais réalisé avant, mais c'était bel et bien là qu'il se sentait chez lui, qu'il espérait retrouver un jour Marsilia si elle revenait. Mais la route encore longue, solitaire, ne lui valut rien de bon : il avait souvent noyé son manque d'attention dans une bière ou un verre d'hydromel, et les mauvaises habitudes s'encraient beaucoup trop facilement. L'homme réussit pourtant à rejoindre le village, et le premier endroit où il se dirigea fut la taverne.


La nouvelle eut tôt fait de faire bavasser qu'il avait à peine pris son premier verre que déjà, les voix tout autour s'étaient mises à murmurer à son propos. « Mais, n'est-ce pas cet homme-là que l'on croyait mort..? » pouvait-il entendre, complété par des regards surpris, des femmes et des hommes qui reconnaissaient ses traits abimés. Toujours pourvu de la bonne répartie qu'il avait gagnée à Solstheim, le jeune homme ne tarda pas à se retourner, dévisageant tout le monde d'un air qui donnait l'impression qu'il était sûr de lui. « Oh, mais regardez, si c'est bien lui ! » fit-il, désignant son torse de ses propres mains, installant un lourd silence au travers de la salle. « Maintenant quoi ? Le revenu d'entre les morts vous fait peur ? » Et il se rassit sur son tabouret, ayant délogé tous les regards trop intrusifs sur sa personne. Ce n'était sans doute pas la meilleure façon de donner de ses nouvelles dans le village où il devait faire sa vie, mais c'était fait. Pourtant, il eut l'impression que la nouvelle s'ébruita rapidement dans la cité, malgré les verres qu'il avait déjà alignés. L'alcool avait bon dos, d'une compagnie plus agréable encore que les femmes. Alors il avait continué à boire, jusqu'à ce que le tavernier ne le foute dehors pour pouvoir fermer.

Stighr était dans un bien sale état, et à s'en trainer par terre. Il sentit l'idée poindre dans son esprit embrumé qu'il pourrait certainement se trainer jusqu'à sa masure, sans doute que cela lui prendrait bien une heure pour y arriver, au vu de ses capacités cognitives franchement réduites par l'alcool. Mais c'était sans compter sur la voix qu'il entendit lui hurler des noms d'oiseaux, avant qu'il ne comprenne de qui il s'agissait : Marsilia. Découvrant le visage de la demoiselle dans la pénombre, l'homme laissa un sourire niais se déposer sur son visage. Il l'avait retrouvée, et même s'il allait sans aucun doute passer un sale quart d'heure – et probablement une sale semaine après ça – il ne pouvait que se réjouir d'avoir face à lui le seul visage qu'il aurait voulu voir.

Les jours qui suivirent furent difficiles pour lui, mais la première chose qu'il décida de faire en sortant de sa maison fut d'aller trouver l'homme qui l'avait fait bannir, pour lui montrer qu'il venait porter sa vengeance et surtout, qu'il ne laisserait pas un pourceau pareil s'en tirer comme ça. Prenant la seule chose qu'il avait sous la main, et bien qu'il fut plus habile de l'épée, Stighr claqua la porte derrière lui, et quelques minutes plus tard, il ouvrait à la volée celle de ladite-maison. Pas qu'il soit stupide au point d'aller dégoter un homme sans avoir un sérieux avantage, mais il n'allait pas s'engouffrer dans une situation s'il n'était pas certain d'en venir à bout. Poussant la porte d'un coup brut alors qu’il entendait les cris d'une femme protester contre son mari qui abusait d'elle, il ne se posa pas plus de questions : nul besoin de vendre son identité à l'homme qu'il allait tuer, il s'en fichait bien de toute manière, et il sauverait sans doute une vie de plus que la sienne. Mais il planta la hache dans son dos un premier coup, et laissa le ressentiment et la haine faire le reste alors qu'il délogeait son arme pour l'enfoncer à nouveau dans la chair de son ancien agresseur. Les mains couvertes de sang, il n'avait nul besoin de hurler pour exprimer ce qu'il avait sur le cœur ; ses gestes violents le faisaient pour lui, et il acheva sa lourde tâche en récupérant sa hache, balayant la pièce des yeux pour y découvrir une épouse dont le visage lui était vraisemblablement étranger. Stighr passa machinalement sa main droite sur son visage, laissant quelques traces de sang sans que ce ne soit volontaire. Il n'avait pas besoin de parler à cette femme pour lui expliquer ce qu'il venait de se passer. Peut-être l'avait-il sauvée d'une indigne journée, mais le travail était fait. Il lui adressa seulement un signe de tête, le menton vers le bas, avant de sortir par la porte arrière de la maison pour rentrer chez lui.


Il fallait pourtant reprendre une vie, désormais, et les choses semblaient pourtant étonnement simples à l'homme pour qu'elles y soient réellement. Trente années écoulées en ces terres, trente années qui n'étaient, semblait-il, rien de plus que poussière et souvenirs, trop ancrés dans son corps. Masquant les désastres par une jolie gueule, et des remarques spécialement bien placées aux moments où il ne fallait pas, l'homme dissimulait les choses fragiles par un apparat de choix. Il était pourtant loin d'être certain de lui, et dresser cette barrière jusqu'à s'y fondre presque totalement pour ne plus faire la différence, c'était ce qui l'avait attendu.

Stighr s'était aussi dégotté un travail à la taverne, d'abord pour réparer les nombreuses fois où il avait dû être mis à la porte ivre mort, et puis surtout pour gagner quelques pièces honorablement. C'était difficile pour lui, qui avait toujours le goût amer de la bière sur les lèvres jadis, d'essayer de ne pas céder. Mais il occupait son temps à écouter les gens parler, et ça, c'était souvent des plus divertissants. Mais de celle qui lui avait sauvé la peau, il ne pourrait jamais s'écarter : Marsilia était revenue dans sa vie, et jamais, peu importe ce que cela lui demanderait, il ne la laisserait s'écarter encore de lui.

Il avait pourtant gagné sa liberté, au prix fort payé, mais il avait eu des mains salutaires pour le sortir de sa torpeur. Les vestiges dans sa peau témoignaient encore pour lui de ce qu'il ne voulait plus dire, mais aussi du destin qu'il se promettait. Peut-être que c'était pour se racheter auprès des dieux, mais il ne mit pas longtemps avant de rejoindre les Lames d'Hel, pour y faire la sale besogne des hommes qui avaient peur de tâcher leurs mains de sang. La justice, c'est ce qu'il voulait pour ce monde : pour que des enfants comme lui n'aient jamais à subir ce qu'il avait subi. Mercenaire, chasseur de primes aux côtés de Marsilia et d'Anja, il faisait un travail qui ne réveillait aucun ennui en lui. L'homme forgea lui-même l'épée qu'il aurait à utiliser, une lame courte mais tranchante, ornée à la poignée par une pierre aux éclats de soleil ; un souvenir poignant de l'homme qui l'avait aidé dans la ville au même symbole, que jamais il n'oublierait. Il nomma son épée Dreyrugr, pour le sang qu'elle faisait couler et celui qu'elle épargnait, à jamais l'annonciatrice d'une vengeance méritée.

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Dernière édition par Stighr Sorensen le Dim 30 Avr - 21:09, édité 1 fois
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LOCALISATION : Skogen est le village où on la trouve principalement. Mais le plus clair du temps elle voyage avec un groupe appelé "les lames d'Hel"

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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Jeu 27 Avr - 23:31

rebienvenuuuuue ♥️
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Un arc offert par sa famille auquel elle tient comme à la prunelle de ses yeux, un carquois plein de flèches. Un couteau de chasse à hauteur de la ceinture, un autre plus petit glissé dans la botte. Elle peut avoir également une besace lors de plus longs trajets contenant de l'eau, un peu de nourriture séchée, de la corde et une petite statuette de bois représentant une femme qui lui ressemble étrangement.
Elle a également quelques pièges en réserve qu'elle dépose à certains endroits stratégiques aux alentours d'Isenseg et elle va en vérifier les prises tous les jours.

Listen, listen. I would take a whisper if that's all you have to give, but it isn't. You could come and save me. Try to chase it crazy right out of my head.




(Asunn ♥️)

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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Jeu 27 Avr - 23:38

"Oui c'est vide mais ça va se remplir", c'est pas une excuse ça :stare: :stare:
BOUGE TON CUL (mais rebienvenue )
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AGE : 26 ans
STATUT CIVIL : Célibataire et libre comme l'air, et pour le moment ça lui va très bien comme ça.
METIER : Membre de la garde royale
LOCALISATION : A Solstheim, près de la princesse du solstice

INVENTAIRE : - Une épée dont il prend soin, deux dagues toujours logées dans son dos, prêtes à être dégainées en cas de besoin, une armure écaillée et un arc de chasse accompagné d'un carquois rempli de flèches.
- Joker n°1.


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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Jeu 27 Avr - 23:54

Rebienvenue !
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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Ven 28 Avr - 0:10

hello you.
dépêches-toi d'écrire, j'ai hâte de découvrir stighr. I love you
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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Ven 28 Avr - 12:17

Rebienvenue !

Et plus vite que ça, cette fiche
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AGE : Il y a aujourd'hui trente années qu'il écume les terres de Norvège.
METIER : S'il est un peu touche à tout, Stighr est aussi le genre d'homme qui se lasse facilement d'une activité : il a été soldat, tavernier ou encore apprenti forgeron, un peu de tout en somme, mais surtout de rien. Aujourd'hui, il est principalement membre d'un groupe de mercenaires, alors la chasse à la prime est ce qui rythme ses journées et ses voyages. Mais il occupe tout de même une place de tavernier à Skogen, histoire de bien rester dans les petits papiers de tout le monde, et surtout, d'avoir les oreilles un peu baladeuses, à l'affut du moindre ragot.
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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Ven 28 Avr - 12:20

* se fait fouetter * Oui maitre, j'y travaille maitre !! JE BOUGE MON DERCHE PROMIS  :uuh:

Merci à tous
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STATUT CIVIL : volage, palpitant libre et sans attache, solitude amère.
METIER : jadis combattant à la svart, tu es revenu dans les froides contrées d'isenseg pour y conseiller ta demi-soeur devenue jarl.
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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Ven 28 Avr - 12:33

rebienvenue loulou.
j'suis trop curieuse de savoir ce que tu vas faire de ce bonhomme. tu connais la maison hein, mais en cas de besoin tu sais où nous trouver. I love you
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Silke Thorsen
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STATUT CIVIL : veuve depuis près d'un an, tu devrais te remarier mais n'en ressens pas encore l’intérêt.
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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Ven 28 Avr - 13:18

re-bienvenue petit poulet, hâte d'en savoir plus sur ce charmant personnage
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STATUT CIVIL : célibataire, nul ne voudrait épouser la différente, la sorcière à l'étincelle carmine
METIER : alleresse, elle est celle que l'on appelle seulement en dernier recours, lorsque les naissances se présentent au plus mal. Elle est aussi la guérisseuse des dernières chances.
LOCALISATION : Isenseg.

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◆ une lame courte, qu'elle garde toujours à sa ceinture
∆ des herbes et plantes médicinales
⊱ une collection de cailloux plus farfelus les uns que les autres


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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Ven 28 Avr - 14:26

Re-bienvenue avec ce personnage !
Dépêche-toi de remplir là qu'on ait quelque chose à se mettre sous la dent :stare:
*sort son fouet s'il le faut*
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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Ven 28 Avr - 17:13

Re-bienvenue I love you
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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Ven 28 Avr - 20:37

Re-bienvenue à toi ! Hâte de voir ce que tu vas nous réserver avec ce personnage
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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Sam 29 Avr - 14:29

C'est vide.
Nourris-nous. La curiosité piaille.

(re)bienvenue, & bonne rédac' ! ♥️
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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Sam 29 Avr - 14:39

J'y travaille, j'y travaille !!  

En tout cas ça sent bon le drama par ici !! ça devrait être tout bon d'ici demain ♥️♥️
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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Dim 30 Avr - 21:59

du coup me voilà.
j'aurais juste une petite question en fait. pas de soucis pour que l'esclave ait réussi à échapper à son maître, mais n'aurait-il pas été recherché ? parce que bon quand même c'est pas commun qu'un homme échappe au joug d'un homme qui retient sa liberté, et du coup j'me demandais si, après une "longue" période de fuite, on aurait fini par tout simplement l'oublier (déjà par le fait qu'il soit parti loin d'Isenseg, et jsp peut-être qu'il aurait changé physiquement + leur changement de nom si j'ai bien lu ainsi que leur faux couple, pour ne pas être reconnu ?) et qu'il aurait retrouvé sa condition d'homme libre de cette façon ? du coup il serait rangé dans la catégorie Bondi c'est ça ? (j'veux juste être sûre d'avoir tout suivi. )

autrement je te donne 28 points à répartir, enfin tu connais la chanson.
lorsque c'est fait tague moi et j'accours te valider.
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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Dim 30 Avr - 22:10

Coucou toi !! Merci pour ta lecture ♥️ Du coup oui, je suppose qu'il aurait lancé des recherches mais les deux vagabonds partis aussi loin, ça m'étonnerait qu'ils aient retourné tout le pays pour un esclave Le changement physique et de nom y jouent aussi, ça leur sert de couverture pour éviter d'éveiller des soupçons mal placés. On a décidé de garder un peu de mystère du côté des maîtres que Stighr et Marsilia ont eu justement pour laisser quartier libre si on veut s'en resservir en rp ensuite ! J'espère que ça ira avec cette précision !! Du coup oui, pour la catégorie je pense que c'est bondi !

J'ai ajouté les points !!

@Njall Strøm
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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Dim 30 Avr - 22:17

floki approves.
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félicitation, tu es validé(e).
d'accord, merci de ta précision, j'ai tout compris du coup. je te valide avec plaisir, ce personnage est superbe. et puis j'te fais une léchouille pour alex du coup.
Désormais que ta fiche est validée, le monde viking s'offre à toi. Mais avant de te précipiter pour de nouvelles aventures, voici quelques liens que nous te conseillons d'aller visiter.

≈ LE BOTTIN pour réserver ta trombine à vie.≈ LES REGISTRES pour ajouter ton métier et éventuellement les proches morts.≈ LES SEPTIMS pour réclamer le flouz qu'on te doit et devenir riche (ou pas).≈ LE RÉPERTOIRE pour te faire pleins de copains et lister tes rps.≈ LES COMPÉTENCES pour faire créer ta fiche de compétences et la tenir à jour.≈ LE FLOOD pour parler de tout et de rien.≈ LES NEWS pour te tenir informé.
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Stighr Sorensen
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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   - Dim 30 Avr - 22:21

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Sujet: Re: Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"   -

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Stighr Sorensen ♦ "Or from time to time, you may wish to call me arseling"
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