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 Sans langue de bois ( Silke )
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Týldr Víðarson
Dengr - les guerriers vikings.

behind the shield.
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ARRIVAL : 30/01/2017
IDENTITY : Thomas / Bangerang_Wiver
FACECLAIM : Travis Fimmel / ©Bang_Wiver / ©Dakini vava

AGE : 35 ans
STATUT CIVIL : L'esprit et le cœur aussi libre que le vent s’engouffrant dans les crevasses glaciales et escarpés d'Isenseg
METIER : Fermier / Guerrier
INVENTAIRE : Mon barda se compose d'une épée de bonne facture ainsi qu'une hache de taille plus réduite. Un bouclier robuste attelé sur mon épaule quand l'heure du combat se fait sentir. Des vivres, une source d'eau bien remplie. joker n°1.


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Sujet: Sans langue de bois ( Silke )   - Lun 1 Mai - 20:59



Sans langue  de bois

Silke & Týldr




Je me souviens avoir vu le cadavre d'une chienne couché dans l'herbe. De son vivant s'était vraiment une sale chienne. Mais morte elle ressemblait à un gentil chiot. Je me souviens l'une des premières mouches posée sur ses yeux. S'était très étrange elle avait l'air vivante mais ses yeux restaient fixe. S'était la première fois que je me demandais à quoi pouvait bien ressembler cet instant là. Les bras ballant le long de mon corps ma nuque fraîchement dénudée au contact de la brise d'un vent si froid et abrupt qu'il hérissait ma pilosité plus ou moins distinguable de part et d'autres des parties de mon corps mis à nu. La notion de temps au travers de ce paysage n'existait plus. À mon sens cette terre apportait une image figée à travers la glace auquel le temps n'avait plus aucune emprise désormais. Les nombreuses engelures et entailles sur mes doigts que j'arborais telles les stigmates du passé auquel j'avais décidé de ne plus continuer à penser apportaient des brides, des fragments de souvenirs auquel je préférais ne plus songer. Avais-je peur de la douleur ? Des émotions qui me submergeraient si jamais mon cœur tendait à se poser trop de questions ? Non, il n'en serait pas autrement m'obstinais-je à croire alors que l'évidence même déduisait de cet instant que je n'avais pas d'autres choix maintenant.

Mes mains calleuses se posèrent sur cet immense et robuste sapin aux branches bien développées et à la cime si haute qu'il en était presque capable de vous donner le vertige les pieds à même le sol. C'était peu dire que cet endroit regorgeait d'endroits, de lieux si uniques et particuliers qu'il était difficile de tous les répertoriés. Le manque d'habitude, la défaillante mémoire d'un homme qui pouvait reconnaître chaque détails aussi infimes soient-ils de la houle, des grandes marées et des tempêtes s'amorçant à travers l'océan. Et le voici là réduit à la réflexion, à la recherche de ce je ne sais quoi qui pouvait apporter une certaine habitude, un quotidien auquel il était plus qu'apte à traverser et à accepter. Tout était si simple à travers quelques pensées, elles viennent ici et là, vous traverse la boîte crânienne qui vous sert de tête et s’envolent aussi vite qu'elles apparurent dans votre esprit. Éphémère et si précieuse chose que la pensée humaine. Si le temps me permettait de me poser quelques instants j'aurais sans aucun doute prit l'initiative de contempler un peu plus longtemps les lignes sinueuses de l'écorce constituant l'armature de cet arbre. Bras ouverts, je suis seul. Je ne suis pas un héros, je ne suis pas fait de pierre. Vraie ou faux, je peux difficilement dire si Je suis sur le mauvais côté du ciel. Ou aux côtés des justes en Enfer. Le cordage tressé entre mes mains se délia subtilement si bien que mon corps machinalement et dans un geste aussi naturel se perdit à envoyer la corde de part l'autre côté d'une des solides branches de ce long pin auquel je percevais à travers le tronc un long mât de plusieurs pieds de long. La réalité semblait si confuse, en proie à un changement si brutal qu'il m'était difficile de comprendre si j'étais entrain de libérer les voiles d'un navire ou de préparer le propre nœud coulant de mon imminente potence.

Il n'en fut rien, mon corps se rétractant au contact de cet amas brumeux et froid glaçant l'humidité de mes yeux et éclatant mes poumons d'un souffle puissant et brûlant força mon esprit à sortir de cet état léthargique auquel je ne devais laisser aucune place. Ne pas céder face à la pression, aux attaches que je tentais vainement au fond de moi de faire subsister. Le monde n'était plus ainsi maintenant. Je n'avais rien à perdre ici bas. À mon départ de Skogen ma tête était éprise de voyages et de renommée. Aujourd'hui j'étais maussade, j'avais envie de toute arrêter et pourtant je ne pouvais m'y résoudre. Je tâchais de m'en convaincre chaque jour qui passait peu à peu près de l'âtre d'un feu fébrile et pourtant si vigoureux pour nourrir mon corps d'une chaleur substantiellement bénéfique à ma survie. Une journée de plus ici, alors que je perdais le fil et le court du temps une certaine forme à la silhouette si fine et peine perceptible à travers la brume s'approcha silencieusement de moi sans que je ne daigne détourner mon attention du piège que je confectionnais pour attraper ma pitance de se soir. Que faisais-je ici ? Pourquoi avais-je laissé mon foyer et mes amies ? J'avais la réponse à tout ceci, les dieux eux même semblaient vouloir continuer à poursuivre la route alors que mon corps était lasse et étrangement fatigué. Je laissais ma main droite m’interpeller m'infligeant quelques claques pour ne pas oublier. J'étais ici pour rencontrer le jarl d'Isenseg, me mettre à son service, aspiré à devenir quelqu'un de plus grand, de plus fort. Laisser derrière moi ce passé de fermier et permettre au guerrier de s'éveiller. Quitter le confort de Skogen malgré la rudesse d'une vie de labeur à longueur de journées.

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Silke Thorsen
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AGE : trente flocons tombés.
STATUT CIVIL : veuve depuis près d'un an, tu devrais te remarier mais n'en ressens pas encore l’intérêt.
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Sujet: Re: Sans langue de bois ( Silke )   - Mar 23 Mai - 22:32

sans langue de bois.

týldr et silke


Tu remontes, sur tes épaules frêles, l'épaisse fourrure grisonnante; allant jusqu'à sentir les poils hirsutes te chatouiller le bout du nez. Tu sais le temps maussade, changeant, imprévisible; et si le ciel était jusqu'alors dégagé, ou seulement bercé par quelques nuages moroses, tu sentais au fond de toi que l'étendue céruléenne était d'humeur à se couvrir, ainsi qu'à déverser les torrents de larmes de la déesse Bertha sur vos têtes. Il était de ton devoir de rendre visite à ton peuple, d'aller à leur encontre afin de partager leur vie, leurs sentiments, leurs questionnements; mais il était aussi de ton rôle de mère que de sortir de la bâtisse les deux silhouettes emmitouflées que les dieux avaient eut la bonté de t'offrir pour filles. Tu jetais un regard attendri sur ton aînée, à la fois belle et rebelle, ses cheveux châtains attachés par une simple broche à l'arrière de sa tête et ses quelques mèches retombant sur ses yeux mordorés, surplombant d'une bonne tête ta cadette; angélique enfant à la chevelure couleur des blés et aux prunelles d'azur; qui tentait vainement de se sortir de l'étreinte presque étouffante dans laquelle l'avait enfermé sa sœur. Tu retrouvais en Frieda, cette enfant calme et sereine, presque trop gentille parfois, certains traits communs avec son oncle Njall; tandis que l'impétueuse Ymir te ramenais des années en arrière par son tempérament insatiable qu'elle avait sans nul doute hérité de toi; et tu te mettais à penser alors, que le destin était bien étrange de t'avoir accordé des filles si différentes et si complémentaires à la fois. Le tableau manqua de t'arracher un hoquet de tristesse, un râle de désespoir, tandis que venait à ton esprit l'image froide et distante du visage fermé de ton mari décédé... même livide et blême, soufflé par le baiser de la mort, ses traits francs et nets ainsi que son regard réprobateur te poursuivait de n'avoir réussi à lui donné un héritier, de n'avoir donné une suite à la lignée Thorsen, de l'avoir stoppé avec sa mort et deux filles à doter... Et si, il y a quelques mois de cela, même dans tes cauchemars les plus sombres, tu ne parvenais à soutenir cette accusation; tu parvenais maintenant à te dresser fièrement face à cette chimère, arborant la dignité qui devait être celle que toute mère sur cette terre, chassant ce mirage belliqueux d'un sourire triomphant et d'un amour sans borne pour le trésor de tes entrailles.

Tu regardais présentement les coques encore vides d'âme, squelette incomplet des futurs drakkars qu'il vous fallait livrer bientôt; et passant ta main sur le bois travaillé, tu sentis toute la puissance et la rugosité qui s'en dégageait. — Celui-ci devrait être orné d'une tête de dragon; et tel Fáfnir, il enlacera les eaux jusqu'au moment fatidique de son trépas. — Le batelier inclina la tête et griffonna sur un morceau de papier une ébauche, une esquisse, un croquis reptilien à l'aspect agressif qu'il te tendit après quelques minutes. Et tu lui souris. Ces hommes possédaient le don de faire du bois ce qu'ils souhaitaient, le modelant, le sculptant afin d'en révéler toute sa beauté; et cette figure de proue, si elle voyait le jour, serait une marque incontestable de l'habileté des hommes du village d'Isenseg. La fierté qui découlait de cette idée t'enorgueilli quelque peu; t'obligeant à reprendre tes esprits lorsque tu sentis ta manche se tirer vers le bas. Posant ton regard sur les grands yeux bleutés de Frieda, tu y décelais une pointe d'agitation et de crainte. — Maman... Ymir est pu' là. — Scrutant les lieux autour de vous, tu es bien obligée de te rendre à l'évidence, ta fille n'est plus là et... le temps se gâte, les premiers flocons tombant sur le sol. Tu demandes à ta cadette de remonter vers le village et la demeure familiale et, puisse les dieux en être remerciés, elle t'obéit sans broncher et remonte à toute vitesse se mettre à l'abri. Le vent se lève et tes cheveux s'emmêle devant ton visage tendu...

Les minutes passent, les heures s'égrainent; et tu ne la vois pas, toujours pas; tu la cherches des yeux cette silhouette fine et élancée mais elle ne daigne apparaître, elle reste dans l'ombre de la sorgue tombante... L'inquiétude creuse entre tes reins, te ronge les sangs, te brûle les veines jusqu'à t'en faire ressentir un goût amer dans la bouche... Le vent te fouette, les flocons se collent à tes cils et alourdissent tes paupières, tu ne distingues plus grand chose dans le blizzard se hissant entre les cimes des arbres, et si les troncs massifs te protège encore des rafales virulentes, il n'en sera plus le cas lorsque Njörd décidera de forcer un peu plus les courants. Tu glisses sur de la mousse finement enneigée, tu manques de tomber, et si tu pestes contre toi-même d'être aussi inattentive, tu finis par entrapercevoir, du coin de l’œil, ce profil tant recherché depuis des heures. Tu cours vers elle, sans te soucier de ce qui t'entoure, de ce qui vous entoure et, arrivant à sa hauteur, tu enlaces l'enfant égarée. — Mère. — La voix d'Ymir est claire, sans intonation et sans couleur; très loin de son ton d'ordinaire taquin et moqueur; et tandis qu'elle darde de sa main tremblante quelque chose se trouvant droit devant elle, tu suis du regard ce mouvement lent pour découvrir une forme ramassée et enveloppée de plusieurs couches de pelisses, vous transperçant d'une œillade au bleu aussi pur que l'acier. Tu serres par réflexe ta fille contre ta poitrine, tout en étant fascinée par ce regard translucide et profond à la fois. — Par Bertha toute-puissante ! Qui êtes-vous ? — Tu te sentis soudainement démunie, sans défense, à la merci de cet homme et le danger environnant qu'il représente fait que ton cœur commence à battre à tout rompre. Tu fais doucement glisser ta fille derrière toi, et pour une fois, elle obtempère sans piper mot, tenant toujours en joug de ses prunelles dorées l'inconnu nous faisant face. Tu remarques finalement, les cordes emmêlées à ses pieds. — Avez-vous besoin de...quelque chose ? Le temps se gâte... Est-ce Isenseg que vous cherchiez ? — Tu sais que tu n'es pas une guerrière et que, même si tu l'avais été, tu n'aurais jamais pris le risque de faire quoique ce soit qui puisse risquer la peau de ton héritière... Tu tends le bras vers elle, l'enveloppant de ton aura maternelle. Elle attrape ta main et la serre de ses doigts, que tu ressens encore tellement fragiles, enfantins... Et la mère louve s'éveille, prête à bondir si l'étranger ose faire un geste désagréable envers le fruit de sa chair.


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Sujet: Re: Sans langue de bois ( Silke )   - Lun 5 Juin - 12:14

sans langue de bois.

Silke & Týldr


Ses mains aussi froides que rugueuses manipulaient les derniers ajustements du piège. Un traquenard pour le premier cervidé qui passerait dans le coin. Cette pensée était pour le moins optimiste. Il avait plus de chance de prendre dans ses filets un lapin ou un quelconque renard infortuné. Le craquellement de la peuf sous son poids devenait plus sourd et silencieux. Un genoux à terre le sol terreux et endormit sous l'épais manteau de neige attendait patiemment qu'un temps plus clément balaye cet amas de poudreuse scintillante. Les conditions étaient rudes, un homme seul sans une communauté et des villages aux environs auraient mieux fait de s'approcher d'un point d'eau. La pêche était assurément l'activité principale des habitants d'Isenseg. La nourriture devait être une denrée rare à cette période de l'année. Pour autant, les bonnes mœurs et un commerce proliférant jusqu'à Solstheim devait épargner à ces gens bien des problèmes. Le guerrier aurait tout autant pu monnayer quelques vivres supplémentaires aux abords d'un commerce. Pourquoi s'écharper les doigts et gaspiller son énergie au travers d'un labeur qui était incertains de fructifier ? Une seule réponse à cela, faire ses preuves, montrer aux yeux du monde que Týldr  était prêt à faire face aux conditions les plus rudes et les plus accablantes de cette terre. Il y avait aussi un peu trop d’entêtement. Le froid mordant les extrémités de ces doigts violacés préconisait à celui-ci de ne pas s'éterniser. Bientôt il faudrait se trouver un lieu à l'abri des intempéries et de l'air glacial qui fendait ses lèvres gercées.

Quelques mouvements se faisaient sentir. C'était doux, imprécis et un tantinet curieux. Le temps ne me permettait pas de suite de comprendre de quel côté le bruissement et l'appui léger des pas menaient à cette position. Cela s'approchait, c'était pour le coup la seule chose que je distinguais clairement, pour autant je n'en étais pas alerter. Peut être l'heure du dîner ? Un quelconque gibier de plus ferait l'affaire. Il fallait faire preuve de prudence, d'un calme approximatif et surtout d'une patience intangible. Je pivotais lentement ma nuque et ma tête à l'arrière. Ce que j’aperçus alors n'avait rien d’appétissant. Mon faciès haussait un sourcil, le regard cyan perçait à jour une rencontre aussi singulière qu'étonnante. Je restais figé telle une statue, ma respiration se profilant à travers une bouche entrouverte et béante. Une si fragile et minuscule créature, comment avait-elle pu se trouver seule et dans quelles circonstances ? Elle était là tout simplement. Ses yeux me scrutaient et me fixaient sans autre expression que le bout de ses lèvres humides expirant l'air chaud au travers elle.
Ne pas faire peur à la fillette, voilà une première pensée. Aussi sage et fouineuse qu'elle pouvait être il ne fallait pas l’apeurer. Je laissais ma main droite s'élever légèrement. Un signe, courtois et poli. Un simple coucou pivotant ma paume de gauche à droite dans un geste saccadé. Aucun son ne sortait de ma bouche. J'aurais aussi bien pu l'effrayer en me relevant et couvrant sa posture de mon ombre imposante. J'étais statique et coincé dans cette vision d'une petite fille qui semblait tout aussi muette que moi. Aussi abrupt et rude que je pouvais paraître à travers cet épais manteau de fourrure, je ne lui voulais aucun mal.

Alors surgissant au travers des arbres elle apparue. Elle semblait quelques peu troublées, de tout évidence la perte de cette fillette était la première raison d'une telle panique dans ses yeux et ses gestes. Pourtant la simple vision de celle-ci était suffisante pour calmer ces maux les plus sévères. Elle était là, et de toute évidence ma personne gênait la tranquillité de son être. À bien réfléchir c’était moi qui était là tranquille. Je n'avais rien demandé à personne outre un bon repas pour dîner. La voix fluette de la petite poupée s'éleva pour aussitôt retomber à travers le fracas d'une bourrasque. Au delà de cette petite voix fluette, celle qui était désignée comme sa mère s'éleva aussi rapidement qu'il en fallait pour toiser cette chevelure brune et ses yeux étrangement similaires aux miens. Je contemplais ses traits, écoutant à peine cette voix claire et limpide tant son regard me jaugeait avec une certaine profondeur d'âme et de défiance. L'instinct maternel primait sur tout, telle une louve protégeant sa progéniture égarée face à l'étranger. Sa chevelure en cascade magnifiait la pâleur de son teint. Elle était telle une déesse aux yeux pers. Si la froideur du climat se confrontait à la chaleur qui émanait d'entre ses lèvres. Les siennes restaient charnues et aussi vivaces contrairement aux miennes qui faisaient pâle figure. Cette touche imparfaite rendait ce faciès aussi expressif que contemplatif. Un chef d’œuvre que la nature n'offrait qu'aux yeux de quelques chanceux. Je déglutissais lentement,  me relavant sans changer de posture et dévoilant sans plus attendre les mains calleuses aussi vides que la bourse d'un paysan. Répondre sans approche, sans une quelconque atteinte à la sphère protectrice que formait cette femme et surtout cette mère pour sa fille. « Je m’appelle Týldr. » Ma voix paraissait s'extirper d'une crevasse à l'écho éclatant. De ma hauteur je ne pouvais désigner que le piège que je venais de confectionner pour répondre aux inquiétudes de la brunette. « Une prise. C'est bien tout ce qu'il me reste à trouver ou... » Je détournais mes yeux de sa personne un court moment zieutant les liens de mon piège. « Capturer serait le mot juste. » Reprenais-je de plus belle feintant un maigre et honnête sourire contenu du temps je n'allais pas trouver aisément fortune d'avance. « Pour être honnête, par ce temps je crains ne pouvoir trouver Isenseg aussi facilement désormais. » Lançais-je restant à bonne distance je me penchais en direction de la jeune fillette. « Vous pourriez m'aider à retrouver son chemin ? » Questionnais-je prenant le temps de ne pas presser les mots ni les gestes.



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