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 The deepest wounds are those you cannot see (Sunniva & Stighr)
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Stighr Sorensen
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IDENTITY : Winter Soldier
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AGE : Il y a aujourd'hui trente années qu'il écume les terres de Norvège.
METIER : S'il est un peu touche à tout, Stighr est aussi le genre d'homme qui se lasse facilement d'une activité : il a été soldat, tavernier ou encore apprenti forgeron, un peu de tout en somme, mais surtout de rien. Aujourd'hui, il est principalement membre d'un groupe de mercenaires, alors la chasse à la prime est ce qui rythme ses journées et ses voyages. Mais il occupe tout de même une place de tavernier à Skogen, histoire de bien rester dans les petits papiers de tout le monde, et surtout, d'avoir les oreilles un peu baladeuses, à l'affut du moindre ragot.
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Sujet: The deepest wounds are those you cannot see (Sunniva & Stighr)   - Mar 2 Mai - 22:55

The deepest wounds are those you cannot see
Sunniva & Stighr




La douleur étreignant encore son épaule, le guerrier s'était pourtant installé près de l'âtre rougeoyante, ses deux palmes tournées vers les flammes qui réchauffaient son épiderme mangé par le froid. Il avait mis plus de temps que de coutume pour revenir jusqu'à sa modeste masure, trainant sur le chemin sans vouloir presser le pas ; il fallait dire que son épaule n'avait pas franchement arrangé les choses. Mercenaire de son état, Stighr avait le bon dos pour la sale besogne, et il avait encore hérité d'un bon voyage pour gagner les quelques pièces qui faisaient sa simple fortune. S'il en avait besoin pour assurer son confort aussi humble soit-il, ce salaire était mérité par sa dextérité à l'épée. Néanmoins, il lui arrivait, comme n'importe quel homme qui usait d'une épée pour en provoquer d'autres, de se sortir de ces combats avec quelques blessures. Pour le coup, la lame de son ennemi ne l'avait pas épargné, et elle était venue se loger dans la fine courbure qu'offrait son omoplate, laissant là la marque de sa pénible morsure.

Assis devant les flammes, l'homme prenait toutefois son mal en patience : cela faisait bien deux jours qu'il supportait la douleur sans broncher, émettant quelques grognements quand les mouvements se faisaient trop brusques pour son épaule. Il avait retrouvé sa maison, avec du retard, mais il était chez lui, bien au chaud devant la cheminée et les flammes qui jettaient sur son visage fatigué leur lueur dansante. Ainsi pouvait-il enfin souffler pour de bon, et si la peine était encore bien présente, il n'y avait pour lui aucun doute : une bonne nuit de repos sous d'épaisses couvertures, et au lendemain matin, il aurait sensiblement moins mal. Stighr se contenta d'un maigre repas avant de rajouter une bûche dans le foyer ardent ; il était seul ce soir-là quand il rejoignit son matelas de paille, se faufilant entre les fourrures et les couvertures pour retrouver la chaleur qui lui avait manqué durant son absence. Dormir à la belle étoile avait ses avantages, mais à choisir, lorsqu'il était blessé, Stighr préférait de loin la chaleur de sa couche et le confort de sa maison.

L'homme ferma les yeux, se laissant bercer par le feu crépitant à quelques mètres de lui et les bruissements des feuilles au dehors ; il entendait le cours d'eau clapoter, quelques animaux faisant leur vie non loin de sa fenêtre, et pourtant, si d’ordinaire tous ces sons le plongeaient bien vite dans un sommeil profond et imperturbable, cette nuit-là s'annonçait plus difficile. Stighr se retourna plusieurs fois, ne trouvant pas franchement une position adéquate qui ne le gênait pas avec son épaule. Et autant la nuit fut longue, qu'il ne trouva le sommeil que très tard, et qu'il fut tout aussi rapidement tiré de ses songes pointillés par la douleur qui s'imprimait de plus belle dans son corps. Échappant quelques soupirs entre l'énervement et la souffrance, Stighr se tira de ses couvertures, une moue sur son visage. Quittant ses vêtements pour en passer des propres, il s'attarda quelques secondes à essayer de se tordre le cou pour regarder la blessure, ne pouvant pas l'entrevoir, mais sentant assez la douleur pour savoir qu'il n'avait plus le loisir de rester chez lui à attendre.

Assez contrarié par l'idée de devoir perdre du temps avec une blessure, Stighr ne voulait pas se permettre plus de jours à ne rien faire : il avait besoin de bouger, de vagabonder et de voir du pays pour se sentir bien. Assez certainement, une plaie comme celle qu'il avait ne pouvait pas lui faciliter les choses, et il était arrivé à en avoir assez marre pour remédier au problème d'une autre façon que par l'attente. Alors le jeune homme quitta sa demeure pour arpenter les ruelles dépeuplées de Skogen, se mouvant silencieusement entre les maisons encore endormies. Il était peut-être tôt pour aller glaner le savoir de la guérisseuse du village, il n'en savait rien.. Qu'importe de toute façon, il ne pouvait plus attendre.

Arrivant finalement devant la demeure de la loeknir, Stighr leva le poing, hésitant un instant. Mais la douleur trop vive dans son épaule acheva de le convaincre, et il ne fit pas marche arrière, frappant doucement sur la porte, avant de se reculer pour attendre la venue de la demoiselle qu'il avait déjà croisée quelques fois dans les rues. Lorsqu'elle ouvrit, il accrocha un instant son regard, avant d'entamer sur les raisons de sa venue, un léger sourire s'imprimant sur ses lèvres carminées. « J'ai entendu dire du bien de vous et j'ai.. Besoin d'aide. Une épaule un peu entamée, j'ai attendu quelques jours mais le mal ne passe pas et j'ai besoin de repartir bientôt.. »






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Sujet: Re: The deepest wounds are those you cannot see (Sunniva & Stighr)   - Mer 3 Mai - 0:46

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Perdue au cœur d'une forêt étrangement silencieuse, celle-ci semblait chanter le deuil qu'elle portait pour sa mère récemment emportée par la maladie. Ressentant le besoin de s'éloigner de l'agitation du village, la jeune femme trouva refuge sous un saule dont elle profanait la chair pour y subtiliser sa précieuse écorce médicinale. Elle aimait particulièrement se perdre au milieu des végétaux, écoutant les feuilles s'agiter sous les caresses du vent et spectatrice d'un soleil qui tentait de s'infiltrer à travers les branches. Ici il n'y avait personne pour la juger, seule avec ses pensées, esclave de ses désirs et de ses rêves qu'elle souhaitait plus que tout voir se réaliser. Un lieu parfait pour se réfugier dans la prière et quémander aux dieux un regard compatissant sur son existence prosaïque. Sa mère lui avait enseigné l'art des plantes à travers de nombreuses promenades, se remémorant avec tendresse les moments passés avec elle. La jeune femme honorait sa mémoire en reprenant son rôle de Loeknir, guérisseuse d'un village pas toujours reconnaissant avec elle. Sunniva offrit une caresse compatissante à l'arbre qu'elle venait de blesser, s'éloignant ensuite pour reprendre sa marche, panier dans la main qui se balançait au rythme de ses pas. Depuis la mort de sa mère et du départ de sa sœur, elle se retrouvait seule avec une solitude qui aimait la tourmenter. Pointée du doigt par certaines, moquée pour sa virginité. Seule les prêtresses embrassaient une vie de chasteté, n'ayant jusqu'à présent pas trouvé celui envers qui elle s'abandonnerait. Pourtant elle ressentait parfois cette envie entre ses cuisses, son cœur hurlant son désir de vivre et d'être aimé. Mais elle était vouée à servir les autres, à les soigner à défaut de se sauver elle-même de cette triste mélancolie. Pourtant elle souriait à cette nature, posant son regard sombre sur une petite rivière qui traversait ces bois tant aimés. Elle s'approcha alors, abandonnant ses chausses et son panier tout en s'installant sur un rocher. Elle observait la source suivre son chemin, point embêtée par les obstacles sur sa route. Des paupières qui se fermaient pour mieux écouter la nature chanter, les mains dans la terre, les pieds dans l'eau et les prières portées par un vent doux. Elle portait dans son cœur un feu fébrile, celui de l'espérance.

Lorsqu'elle rouvrit les yeux, le ciel semblait s'être lassé de brûler. Une faune plus sauvage allait bientôt prendre possession de la forêt et il était tant de les laisser régner en paix. Elle quitta la rivière pour retrouver le sentier en direction de sa cahute. Les chèvres bêlaient une faim qu'elle ne pouvait pas ignorer, se hâtant de les nourrir pour retrouver la froideur de son habitat. Instinctivement, elle jeta un regard vers l'ancienne couche de sa mère désormais vide. Une vague de tristesse déferla alors dans son regard, nourrissant le feu pour pouvoir se réchauffer près de l'âtre. Cette peur de l'obscurité, cette nuit avec ses ombres angoissantes qui s'infiltraient à l'heure des cauchemars et qui ne pouvait s'imaginer que sous le règne de la noirceur. Elle verrouilla sa porte, bloquant même celle-ci avec une chaise. Si elle avait des rêves, elle portait aussi des craintes. Cette angoisse de finir seule, de mourir dans l'indifférence. Son père avait été fauché, sa mère aussi. Et si cette mort avide n'en avait pas fini avec les Mortensen ? Une pensée qui ne fit qu'accroître ce sentiment de peur, préférant bouder son estomac qui criait famine pour se réfugier sous une fourrure et dormir. La mort rôdait, la guerre grondait, mais il était temps de fermer les yeux et de pénétrer un monde où rêver n'était pas encore interdit.

Un soleil aux couleurs pourpres venait la réveiller tandis qu'elle quittait sa couche pour sa toilette. Matinale, elle avait une ferme à gérer. Vêtue simplement d'une longue robe blanche sans manches et décolleté, elle glissa un châle sur ses épaules et alla s'occuper des animaux. Quelques chèvres, des poules et un âne revêche qui ne cessait de vouloir gagner sa liberté. Des terres fraîchement labourées grâce à la générosité de fermiers qui avaient l'habitude de s'entre-aider. Tant de responsabilités sur ses épaules tandis qu'elle retrouvait son foyer pour s'habiller. Cependant, des coups sur sa porte vinrent stopper la guérisseuse qui venait de sursauter. Il était bien tôt pour recevoir de la visite. Ses longs cheveux tombaient en cascade derrière son dos, emmitouflant dans son châle par pudeur. La porte s'ouvrit alors sur un homme aux traits familier. Skogen était un petit village, croisant chaque jours des visages auxquels était habituée à côtoyer depuis toujours. « J'ai entendu dire du bien de vous et j'ai.. Besoin d'aide. Une épaule un peu entamée, j'ai attendu quelques jours mais le mal ne passe pas et j'ai besoin de repartir bientôt.. » Sunniva resta un instant muette, observant le géant apparemment blessé. La rosée du matin apportait avec elle un vent de fraîcheur qu'il lui était difficile d'ignorer, frissonnante. La naissance d'un sourire doux sur ses lippes, apanage de la guérisseuse. Elle l'invita alors à entrer, refermant la porte derrière lui. « Je t'en prie tu peux me tutoyer. » Souffla alors la brune qui s'approchait du feu pour y jeter une bûche. Elle se tourna alors vers lui, l'invitant à s'asseoir à sa table. « On pense parfois que le temps est le meilleur des remèdes, mais il ne guérit malheureusement pas toutes les blessures. » Un fin de sourire aux lèvres, parlant aussi pour elle-même. Elle reprit tout en s'approchant de lui. « Je peux regarder ? » Face à lui, elle attendait qu'il lui dévoile son épaule blessée. Elle cherchait dans sa mémoire le prénom qui accompagnait cette apparence sauvage. Séduisant, elle l'avait déjà remarqué. Sunniva avait déjà entendu une fille du village parler de lui, mais elle n'était pas de celles à écouter les racontars de vipères versatiles. Elle le regardait, prête à soulager sa peine autant du mieux qu'elle le pouvait, c'était pour cela qu'on venait la consulter. C'était pour cela qu'elle continuait d'exister.






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Sujet: Re: The deepest wounds are those you cannot see (Sunniva & Stighr)   - Mer 3 Mai - 12:38

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La voix du guerrier se perdit dans la brise matinale, annonçant la raison de sa venue à la jeune femme qui venait de lui ouvrir la porte. Il sentit l'alizée trop frais s'insinuer dans ses longs cheveux, jusqu'à parsemer son contact sur le visage de la demoiselle, encore sans doute trop sensible au froid qu'il apportait avec lui. La rosée du matin laissait poindre une atmosphère encore lourde, mais pourtant pas désagréable, si ce n'était qu'à ce moment précis, l'homme aurait pourtant préféré la chaleur d'un feu à la froideur aubéene. Il étaya son annonce d'un sourire presque gêné de venir troubler de si bon matin la quiétude de la loeknir, et la déranger dans son existence silencieuse. Il avait pourtant bien essayé de s'éviter un passage ici, malheureusement, la blessure semblait lui donner du fil à retordre et la douleur ne voulait pas le laisser tranquille, lui enlevant jusqu'à de précieuses heures de sommeil subtilement marquées sous ses deux prunelles céruléennes. L'homme avait les traits tirés, et ce n'était pas étonnant avec les derniers jours : la route, plus longue que d'ordinaire, ne lui avait pas franchement permis de se reposer, et le retour avait bien déçu ses espérances.

Stighr fut pourtant rassuré de voir que la guérisseuse l'accueillait d'un sourire, et qu'elle ne refusait pas sa venue. Elle avait l'air d'une bonne âme, et de ce qu'on lui en avait dit, le guerrier la savait dévouée à sa cause : une jeune femme dont les remèdes lui avaient été loués, et qui vraisemblablement lui offrait là tout ce qu'on lui en avait vendu. Un charme discret caché sous ses boucles brunes, Stighr s'attarda quelques instants sur son minois avant de l'entendre l'inviter à entrer. Faufilant sa carrure à l'intérieur de la cahute, l'homme la vit refermer la porte, laissant filer un rire presque inaudible à la première remarque de la demoiselle : il n'avait pas osé l'aborder d'une telle manière, et pourtant, elle lui semblait tout à fait accessible à la façon dont elle lui avait répondu. L'homme l'observa un instant rajouter une bûche dans l'âtre de sa cheminée, sentant peu à peu la chaleur envahir la pièce et réchauffer les cœurs.

Oh, non, le temps ne pouvait tout guérir, ni les maux trop blessants, ni les déchirures de l'âme. Il était de ces douleurs que jamais les heures ne sauraient effacer, et quoi qu'on puisse en dire, Stighr avait à son encontre bien des marques imprimées dans sa peau qui ne lui rappelaient que trop bien à quel point cela était vrai. Néanmoins, il se contenta de répondre comme un homme qui avait seulement besoin de soins, et qui de façon très idiote avait tardé à rendre visite à une guérisseuse. « Le temps est le remède des entêtés, mais j'ai à croire que tu sauras mieux m'aider » glissa-t-il doucement, sans trop vouloir la flatter mais juste insinuer assez de reconnaissance pour que la jeune femme comprenne qu'il s'en remettait à elle. Elle ne tarda d'ailleurs pas à lui demander d'examiner sa plaie.

Stighr sentit sa mâchoire se raidir, espérant bien que cela ne se voit pas. Bien sûr, il fallait qu'il dévoile son épaule blessée, afin que la jeune femme puisse comprendre les causes de son mal et lui prodiguer des soins efficaces ; pourtant, il ne savait que trop bien ce que le reste de son dos pourrait montrer, et les secrets trop lourds qu'il aurait préféré dissimuler. L'homme hésita quelques secondes avant de finalement enlever sa veste, la déposant sur le dossier de sa chaise. Il passa machinalement sa main sur le tissu de sa chemise, grimaçant sous la douleur que le mouvement pour s'en débarrasser risquait de lui infliger. Toutefois, il était bien obligé de le faire, alors il attrapa le bas de son habit, relevant les bras dans un grognement pour finalement laisser choir le tissu juste au dessus de sa veste. Sous les lueurs encore faibles du soleil, il laissa découvrir à la jeune femme sa peau meurtrie, piquée de cicatrices et de marques relatant un passé bien trop difficile. Vestiges d'une époque qu'il voulait révolue, et qui pourtant, dénoteraient à jamais de ce morceau de son existence. L'homme espérait que la loeknir ne pose pas plus de questions sur ce qui s'offrait à sa vue, et il laissa son dos entre ses mains expertes, frissonnant au moindre contact qui ravivait en lui la douleur jamais tout à fait oubliée. Il n'osait alors plus soutenir le regard de la jeune femme, baissant la tête pour la laisser à son travail, dans un silence un peu trop lourd.






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Sujet: Re: The deepest wounds are those you cannot see (Sunniva & Stighr)   - Mer 3 Mai - 23:47

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Près du feu, elle nourrissait les flammes tout en jetant par moment des regards à ce nouveau patient qui apportait avec lui une aube nouvelle. C'était rare que les habitants de Skogen viennent si tôt pour la consulter, mais cela ne l'a dérangeait pas vraiment. Elle manquait cruellement de compagnie et elle était toujours heureuse de pouvoir aider son prochain. Beaucoup étaient dans le même cas de cet homme, préférant penser que le temps allait soigner tous leurs maux. Ils remettaient leurs blessures aux dieux, pensant naïvement qu'ils allaient descendre d'Asgard pour venir les soulager. Parfois ils attendaient trop longtemps et elle ne pouvait rien faire. « Le temps est le remède des entêtés, mais j'ai à croire que tu sauras mieux m'aider » Elle lui offrit un sourire, ne préférant rien promettre tandis qu'elle détournait le regard. Elle n'était pas magicienne, juste une femme qui maniait avec sagesse les plantes qui poussaient autour d'elle. L'habitat était sombre, éclairé par le feu et les faibles rayons qui s'infiltraient par les trous de sa modeste toiture. Une simple pièce où trônait une table, quelques chaises et un coin où dormir près de la fenêtre. Les étagères étaient décorées de flacons refermant les secrets de la guérison. Plantes, racines et étranges mixtures soigneusement préparées pour apaiser certaines afflictions. Elle avait reprit le flambeau de sa mère, devenant la gardienne des secrets, celle qui soulageait les peines de l'âme et du corps. Mystérieuse Sunniva, celle qui ne sortait que pour se perdre dans les bois, préférant une vie solitaire en compagnie d'une flore sauvage. Elle ramena sa longue chevelure sur le côté, se penchant vers le chaudron pour y remuer son infusion qu'elle buvait chaque matins. Un fortifiant qui l'aidait à affronter d'harassantes journées et qui sustentait ses papilles. Elle ne savait pas encore quel genre d'homme était assis à sa table, mais il lui semblait bien calme malgré la douleur qui semblait le gagner.

Elle se lava rapidement les mains qu'elle sécha ensuite sur sa robe blanche, observant le viking retirer ses frusques. La tête qui se tournait pour lui laisser un peu d'intimité, attendant de voir l'ampleur des dégâts. Elle recevait bien plus souvent des hommes que des femmes. Eux qui s'en allaient naviguer et se battre sur d'autres terres. Ils revenaient amochés, sciant leurs membres gangrenés avec regret. Une fois torse nu, elle s'approcha pour poser son regard sur une peau parsemé de cicatrices en tout genre. Chacune d'entres elles racontaient une histoire dont elle n'était pas certaine de vouloir écouter malgré cette curiosité qui commençait à la démanger. Un homme qui avait sans doute trop souffert malgré un âge qui était censé chanter les louanges de l'amour et non de la guerre. Elle laissa glissa ses doigts sur sa peau, caressant un instant les stigmates du brun pour finir par se concentrer donc sur la plaie encore fraîche qui ne semblait pas vouloir cicatriser. Pas de saignements, mais une infection qui n'allait pas tarder à venir l'achever. Elle toucha son front, légèrement chaud. Son patient ne semblait pas vouloir la regarder tandis qu'elle cherchait ses yeux dans la semi-obscurité. « Je pourrais cautériser la plaie, mais quelle façon douloureuse de débuter une si belle matinée. » Elle s'éloigna pour se diriger vers ses étagères et s'empara d'un pot qu'elle reposait ensuite sur la table. Une étrange mixture à l'odeur particulière qui ressemblait à de la boue blanche. « Dis-moi si je te fais trop mal. » La brune s'appuya contre la table, étalant avec douceur le cataplasme sur la plaie du guerrier. La mixture chauffait sous ses doigts et était destinée à anesthésier son affliction tout en faisant reculer le mal. Bientôt la douleur ne serait qu'un lointain souvenir, mais il gagnerait une nouvelle cicatrice. « J'imagine que l'auteur de ce coup a eu droit au châtiment qu'il mérite. » Souffla-elle, continuant de masser la zone endolorie pour bien faire pénétrer l'onguent dans sa chaire abîmée. Curieuse de connaître l'histoire qui se cachait derrière cette plaie et aussi pour toutes les autres. Elle se détacha ensuite de lui pour laisser sécher le cataplasme et alla se rincer les mains.

Sunniva se hissa sur la pointe des pieds pour attraper deux gobelets qu'elle posa ensuite sur la table. Elle servit alors de sa tisane sucrée à son patient. Elle y ajouta une cuillère de miel dans le godet et se posa face à lui pour souffler sur son infusion. « N'hésites pas si tu as faim, je peux te préparer quelque-chose. » Un sourire tandis qu'elle trempait ses lèvres dans sa tisane tout en reprenant avec douceur. « Ta blessure nécessite seulement quelques points, mais il faut attendre que le cataplasme sèche. La prochaine fois ne patiente pas aussi longtemps pour te faire soigner. » Amusée, elle le regardait tout en sirotant sa boisson chaude qui venait la réchauffer. D'une nature réservée, elle était beaucoup plus à l'aise chez elle, ne supportant pas vraiment la foule et le regard des autres sur elle. Autant profiter du temps qu'ils avaient devant eux pour faire connaissance. « Je m'appelle Sunniva. Il me semble qu'on s'est déjà croisé dans le village. » Le feu chantait, observant les flammes dévorer le bois et les braises crépiter. Même les animaux semblaient se reposer à l'extérieur, une matinée tranquille qu'elle appréciait tout bonnement. C'était son moment préféré de la journée, celui de la lumière chassant l'obscurité.






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Sujet: Re: The deepest wounds are those you cannot see (Sunniva & Stighr)   - Mar 9 Mai - 9:48

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Son dos découvert, l'homme offrait au regard si pur de la demoiselle les vestiges d'un passé dont il ne voulait pourtant pas se souvenir. De traces, il en avait ; des marques infligées à son corps de guerrier, et qui contaient silencieusement de trop sombres histoires. Il ne se souvenait pas avec précision de chacune d'entre elles, comment le pouvait-il ? Mais il demeurait en ses songes des souvenirs bien trop vivaces, difficiles et qui lui nouaient la gorge au moment-même où ils refaisaient surface. L'homme déglutit, la douleur dans son épaule avait irradié son dos dans le mouvement pour retirer sa chemise, lui arrachant un grognement de gêne qu'il camoufla. Toutefois, lorsqu'il sentit les mains de la jeune femme sur sa peau, il fit l'effort de ne pas se soustraire à son contact, bien qu'il ne doute pas une seconde qu'elle sente la tension sous ses muscles, et l'effort incroyable qu'il faisait pour supporter qu'on ravive autant de démons qu'il avait en lui.

La loeknir prit quelques secondes pour observer la plaie. Stighr ne bougea pas, conscient que s'il voulait qu'on le soigne, il fallait bien qu'il coopère et qu'il se montre digne des savoirs de la jeune femme : s'il voulait ses soins, il fallait la laisser observer. Il sentait pourtant le silence lui peser, comme la lourdeur de tout ce qu'elle devait observer dans son dos. Sa peau meurtrie en disait long sur celui qu'il était, ou celui qu'il avait été. Des choses qu'il ne pourrait jamais dissimuler à cette femme, parce qu'elle avait vu de quoi il retournait et qu'il ne pouvait pas seulement dire que c'étaient des blessures de guerre. Heureusement, elle ne pourrait pas voir la marque la plus évidente de son passé d'esclave, aujourd'hui recouverte par l'encre d'un tatouage. Alors l'homme garda son calme comme il le put, attendant le verdict de la guérisseuse.

Elle lui appliqua d'abord un cataplasme, recouvrant la plaie avec douceur et attention. Elle ne lui faisait pas franchement mal, de toute manière, Stighr était habitué à supporter la douleur : c'était plutôt le contact qu'il fuyait, mais la souffrance d'une plaie n'était pas nouvelle pour lui, seulement désagréable. « Je ne sais pas si c'était le châtiment qu'il méritait pour ce coup, il s'est bien battu. Mais j'ai été plus rapide que lui pour le reste. Il est au Valhalla, parce que je ne pouvais pas laisser un guerrier partir sans son arme à la main. Mais il a reçu ce qu'il devait avoir pour les crimes qu'il a commis. La justice a été faite » expliqua-t-il, s'attardant sur les détails à propos de cet homme qu'il avait tué dans l'espoir de détourner l'attention des marques dans son dos.

La jeune femme le relâcha finalement lorsqu'elle eut fini, préparant pour eux deux une tisane fraichement infusée. Stighr échappa un sourire discret, il n'avait pas l'habitude qu'une autre femme que Marsilia lui propose son aide, et l'un dans l'autre, cela ne lui déplaisait pas tout à fait : la demoiselle qui se tenait avec à lui avait ce charme discret qu'il savait apprécier, il la trouvait jolie, sans doute un peu timide sous ses longues boucles brunes. Une créature farouche qui devait avoir, tout comme lui, bien plus l'habitude de vivre en solitaire. Elle lui proposa de la nourriture qu'il ne sut pas accepter, se contentant de la tasse fumante qu'il porta à ses lèvres. « C'est vrai que j'aurais du venir te trouver plus tôt. Mais tu sais, c'est bien la première fois que je vais voir une guérisseuse. » répondit-il à ses mots. « D'habitude, on ne prend pas cette peine, parce que soit ça guérit, soit c'est déjà trop tard » ajouta-t-il rapidement. Puis il l'entendit se présenter, rappelant à ses tympans le prénom qui allait avec la douceur de son visage. Une sonorité qui, bien qu'il l'ait déjà croisée plusieurs fois dans le village, ne lui était pas familière. Le guerrier esquissa un sourire, se soustrayant toujours à son regard : comment aurait-il pu lever les yeux, après ce qu'elle avait vu dans son dos..? Et pourtant, il devait bien lui rendre la pareille : le regard rivé sur la tisane, il répondit à son tour. « Oui, je me souviens avoir déjà vu ton visage à plusieurs reprises » fit-il, un sourire se dessinant sur ses lèvres alors qu'il n'osait toujours pas lever le regard. Jamais il ne s'était senti de cette manière face à une femme, lui qui d'ordinaire feignait l'aisance : elle en avait trop vu, plus qu'il n'aurait voulu lui montrer. Elle avait trop vu et il craignait qu'elle ne pose des questions, auxquelles il aurait beaucoup trop de mal à répondre. « Stighr » se présenta-t-il à son tour, et il enchaîna rapidement pour détourner encore l'attention de la jeune femme sur un autre sujet. « Tu vis ici depuis longtemps ? Il me semble t'avoir croisée au tout début où je suis arrivé ici »






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